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J'aurais voulu être un artiste des fourneaux
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Selon le magazine Forbes, Rachael Ray fait 18 millions de dollars par année. Elle n'est ni une star du cinéma, ni la vedette d'un soap américain, ni une chanteuse pop. Sa spécialité? Les spatules, le batteur et l'art de bien choisir son huile d'olive. Rachael Ray est chef cuisinière vedette.
Je ne suis pas un bon cuisinier. Loin de là. Comme disait Woody Allen dans Stardust Memories, quand je m'essaie aux fourneaux, la cuisine a toujours l'air d'Hiroshima. Seulement, cette semaine, j'ai osé m'égarer dans la section "Cuisine" d'un stand à journaux, et la chose m'a frappé. Sur le tiers des pages couverture de magazines, un visage reconnaissable, une tronche de star, un regard déjà aperçu à la télévision. En 10 ans, la ligne entre "vedette" et "référence culinaire" s'est embrouillée, ce qui fait qu'une comédienne comme Patricia Paquin distribue maintenant son Moi & la cuisine et qu'une animatrice comme Clodine Desrochers fait fureur avec le magazine Tout simplement Clodine. Éditrice du magazine américain Gourmet, Ruth Reichl explique cette tendance par notre obsession de la célébrité. Désormais, la promesse de déguster un bon plat ne suffit plus pour capter l'attention. Tout est question de connexion personnelle. "Plus les gens peuvent s'identifier au chef ou à celui qui prépare le repas, plus ils seront portés à aller visiter son restaurant, à acheter son livre de recettes, à avoir une forme de contact avec lui", explique-t-elle. Si tout le monde a déjà eu sa Charlie's Angel préférée ou son Backstreet Boy favori, c'est maintenant son chef ou son chroniqueur vedette qu'il faut choisir. Les femmes ont donc Ricardo, les couples, le beau Louis-François Marcotte, les hipsters, Chuck Hughes, les ados, Bob le Chef, et les trois quarts de la population québécoise, Josée di Stasio. Pour ma part, on ne m'enlèvera jamais ma Sœur Angèle ou mon manuel de Recettes au "blender" de Juliette Huot de 1971.
En cette ère du multiplateforme, les chefs vedettes sont donc devenus les nouvelles stars omniprésentes de la culture populaire avec leurs lucratifs empires aux tentacules infinis: livres en librairie, sites Web, restaurants, accessoires de cuisine et produits dérivés, émissions de télévision en HD... Tout le monde y trouve son compte. Aux États-Unis, la Rachael Ray dont je parlais plus tôt possède ainsi quatre émissions de télévision sur le Food Network, un talk-show produit par Oprah Winfrey, un magazine lu par 1,5 million de lecteurs et un partenariat avec Dunkin' Donuts. La superstar autrichienne Wolfgang Puck, lui, possède 15 restaurants dont certains fréquentés par Brad Pitt et Jamie Foxx, des comptoirs de sandwichs dans les aéroports, des bistros de banlieue, une marque de soupe distribuée en épicerie et de la coutellerie vendue sur le Web. De la convergence sautée dans la poêle et mijotée au four à 450 oF. Servir bien chaud sur un lit de beaux billets verts.
Une orienteuse plutôt désorientée a déjà déconseillé à un de mes amis de se diriger vers des études en gastronomie. Pas d'argent à faire dans une cuisine. J'espère qu'elle est présentement en train de lire cette chronique.
Sexy chef
On aura beau dire ce qu'on voudra sur les milliards de dollars générés chaque année par cette industrie du divertissement culinaire, au bout du compte, c'est nous qui sortons gagnants de toute cette entreprise. À mettre en ondes des chefs cuisiniers plus sexy aux allures de mannequins, les réseaux de télévision ont en effet créé de nouveaux modèles et de nouveaux héros pouvant faire passer leur message et prêcher pour une meilleure alimentation. Des stars absolues de la cuisine comme le Britannique Jamie Oliver ont même donné envie aux hommes de cuisiner et de délaisser le football en adoptant une façon résolument moderne d'aborder la cuisine. Chef cuisinier le plus connu d'Angleterre grâce à ses émissions de télévision diffusées dans plus de 40 pays, Oliver a donné un grand coup en lançant à la fin de 2009 une application iPhone portant son nom et proposant aux utilisateurs du gadget des recettes quotidiennes réalisables en 20 minutes. En l'espace de quelques semaines, l'application vendue en ligne à 7,99 $ est devenue la plus populaire sur le site d'Apple au Royaume-Uni, présentant un nouveau modèle d'union entre la cuisine traditionnelle et la technologie du 21e siècle.
Avec ou sans tablier, les nouvelles stars du 21e siècle s'admirent maintenant le ventre plein, le livre de recettes ou le iPhone dans une main et le malaxeur dans l'autre. Bon appétit.
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Ne manquez pas la dernière émission Voir de la saison avec le grand retour de Karkwa, Charles Aznavour en visite dans nos bureaux et un tête-à-tête au piano avec Rufus Wainwright.
Mercredi à 21 h, Télé-Québec
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Pauvres ados
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Inciter les ados à fumer, c'est du passé. Les cigarettes dans la bouche du capitaine Haddock ou de Lucky Luke, ce n'est plus très joli. Mais encourager les jeunes à vider leur compte en banque pour mettre la main sur la dernière application iPhone de Lady Gaga ou à courir au Blockbuster pour louer le dernier Twilight et recevoir en prime une affiche du film, ça, c'est plutôt cool. Pourtant, c'est du pareil au même. Deux cinq sous pour un dix cennes.
Il y a trois semaines, je dénonçais dans cette chronique toutes les mesures prises depuis quelques mois pour enrayer la cigarette de nos films et de nos émissions de télévision. Des moyens souvent draconiens allant des simples campagnes de sensibilisation à la censure d'affiches de films montrant une clope fumante. Plusieurs lecteurs m'ont fait connaître leur désaccord, croyant dur comme fer que l'usage du tabac au cinéma pouvait inciter les jeunes à la consommation. Je ne reviendrai pas sur la chose. Simplement, j'ai l'impression que le fait d'inclure la cigarette dans le scénario d'un film ou d'une série télévisée n'est rien comparé à tout ce à quoi on expose les adolescents en ce moment. Récemment, l'entreprise alimentaire Saputo faisait ainsi les manchettes avec son nouveau site Web What Up Gangstars, un blogue destiné aux jeunes et annoncé dans les boîtes de gâteaux Jos. Louis qui utilise le vocabulaire et l'imagerie des gangs de rue. Les femmes-objets et la violence y sont donc présentes, tout comme des clips d'artistes associés aux gangs de rue tel Lil Wayne. En surfant sur le blogue en question tout en avalant deux Jos. Louis, j'ai moi-même l'impression que c'est maintenant "in" de faire partie d'un gang, d'un "hood". "What's up, mon bro?!"
Je plains les adolescents d'aujourd'hui. Pas qu'ils aient la vie plus difficile ou que les choses aient bien changé. Seulement, je me dis qu'ils ne doivent plus savoir sur quel pied danser à force de recevoir autant de messages contradictoires et de se faire taper sur les doigts pour avoir adhéré à ce qu'on leur avait pourtant vendu. "Cessez de voir la vie en noir et de penser au suicide!" Mais achetez le nouveau disque de Tokio Hotel qui va vous montrer à quel point le monde est sombre... "Soyez bien dans votre peau!" Mais procurez-vous la garde-robe des pop stars à peine plus âgées que vous qui débarquent sur les tapis rouges les lèvres botoxées et le cul pimpé comme un Hummer...
Autrefois, pour se rebeller et se trouver une identité, les jeunes écoutaient Elvis ou s'habillaient en punks. Aujourd'hui, ils consomment. Des applications iPod du rappeur T-Pain, des Jos. Louis à saveur de gang de rue ou des perruques de Lady Gaga commandées sur eBay. Elle en est là, la rébellion. J'achète, donc je suis.
La vie secrète des adolescents
Tous les parents rêvant d'entrer dans la tête de leurs adolescents devraient sauter sur la dernière édition du magazine Colors, qui donne la parole à des jeunes du monde entier. De Téhéran à Melbourne, en passant par l'Italie et le Brésil, les ados se révèlent sans fard et sans filtre et s'étendent librement sur leurs rêves et leurs aspirations profondes. Rajesh Tumjella, un habitant de Mumbai de 19 ans, rêve par exemple au jour où il deviendra un célèbre acteur de Bollywood et pourra fuir son village, tandis que Vuyo Ndima d'Afrique du Sud raconte comment elle a économisé son argent pendant des années pour se procurer la robe qui l'a transformée en véritable princesse lors de son bal de finissants. Certains, comme Verneri Pouttu de la Finlande, triment dur pour devenir un jour des rock stars et faire le tour du monde, alors que d'autres, comme la chanteuse pop allemande de 17 ans Kim Petras, sont maintenant des cas mondialement célèbres. Copie de Hannah Montana, Kim est en effet devenue l'une des plus jeunes transgenres de l'histoire. Un petit garçon, devenu fillette, puis copie de Hannah Montana, puis pop star modèle pour la jeunesse allemande. Mes maths ont beau être loin derrière moi, il y a plus d'une inconnue dans cette équation. Il faut de tout pour faire un monde...
Être ado en 2010, ce n'est pas du gâteau. Et on dit qu'être adolescent est pire qu'être un enfant parce qu'on est conscient de tout ce qui nous arrive... Souvent, je me dis qu'au fond d'eux-mêmes, entre deux textos envoyés sur leur téléphone édition limitée U2 et un appel pour faire augmenter la limite de leur carte de crédit, les jeunes de 2010 sont conscients du sapin qu'on leur passe. Il ne faut pas prendre les ados pour des cons.
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La semaine prochaine à l'émission, Guylaine Tremblay, Maude Guérin et Marie-Thérèse Fortin deviennent les nouvelles Belles-Sœurs de Michel Tremblay, un tête-à-tête avec Martin Matte, et le groupe Misteur Valaire s'éclate en musique dans un restaurant bondé de la Plaza St-Hubert.
Mercredi à 21 h, Télé-Québec
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Des images de TRON
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Enfin, les studios Disney ont mis en ligne les premières images du remake de TRON qui devrait atterrir en salles en décembre prochain.
Inspiré de la célèbre épopée de science-fiction de 1982 mettant en vedette Jeff Bridges, TRON LEGACY promet surtout pour sa bande sonore signée Daft Punk. Un mariage parfait entre le duo de robots musiciens et les images rappelant vaguement le jeu Light Bright du long métrage.
Voyez la bande-annonce ici. Revoyez également le vidéoclip de la chanson "Qu'en est-il de la chance" de Pierre Lapointe inspiré du film original.
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Prière d'éteindre vos téléphones cellulaires
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Pendant un spectacle, souvent, je grince des dents. Pas que le groupe sur scène soit mauvais ou que la soirée soit désagréable. Ce sont plutôt les téléphones cellulaires qui m'horripilent. Le fait de voir autant de gens les brandir au bout de leur bras comme on brandissait autrefois un briquet durant une power ballad. Cette manie de vouloir tout filmer et tout prendre en photo, comme cette fille que j'ai vue regarder la prestation complète de Franz Ferdinand sur l'écran de son téléphone, l'automne dernier. "Baissez-vous! Votre tête me cache!" criais-je autrefois aux colosses qui m'empêchaient d'apprécier ce qui se passait sur scène. Maintenant que l'expérience physique d'assister à un spectacle se doit d'être vécue virtuellement par appareil interposé, j'ai dû changer mon discours. "Baisse ton bras! Ton BlackBerry me cache!"
Que l'on assiste à un concert rock, une pièce de théâtre ou un spectacle de danse, il existe une étiquette. Des règles non écrites de savoir-vivre qui rendent le fait de braquer son portable en l'air durant la totalité d'une prestation plutôt désagréable pour ses voisins. Les mêmes conventions qui nous feraient sortir à grands coups de pied dans le derrière un insolent osant assister à un concert de l'OSM un iPod dans les oreilles. Tant qu'à se payer un billet à 30 $, une file d'attente pour le vestiaire et une heure et demie à suer tassé dans la foule d'une salle de spectacle humide, autant vivre l'expérience à fond. Suez, dansez et regardez de vos propres yeux. Sinon, restez en pyjama et tapez-vous sur YouTube les extraits de concerts tournés par d'autres amateurs préférant regarder la vie en 12,1 mégapixels. Certaines études indiquent qu'un conducteur qui utilise son téléphone cellulaire au volant court quatre fois plus de risques d'être impliqué dans un accident de voiture. Selon une autre étude pas scientifique pour deux sous menée par moi-même, un individu qui utilise son téléphone cellulaire pendant un spectacle réduit de 95 % le plaisir éprouvé pendant la soirée. Des chiffres qui font peur.
Le pire dans tout ça, c'est que les sérieux journalistes sont souvent les premiers à blâmer pour cette pollution par mini-écrans ACL. Il existe d'ailleurs un running gag dans le milieu au sujet d'un journaliste dont je tairai l'identité qui passe la majorité des projections de presse et des premières de théâtre à twitter sur son écran de BlackBerry. Un accro de la diffusion sur le Web de ses moindres gestes, états d'esprit et de la condition de sa flore intestinale minute par minute. La chose est maintenant à ce point connue de tout le monde qu'on peut savoir si le journaliste en question est présent ou non à une soirée: il suffit de repérer le faible éclairage d'un écran de portable dans la salle. Où est Charlie quelqu'un?!
Selon l'agence de télécommunications des Nations Unies, approximativement 5 milliards d'êtres humains auront un abonnement auprès d'une compagnie de téléphonie mobile d'ici la fin de l'année. Cinq milliards de potentiels petits écrans flottant devant la scène pendant un spectacle ou durant le monologue d'ouverture d'une pièce de Shakespeare. Ça ne me dit rien qui vaille.
Il n'y a plus de service au numéro que vous avez composé
Le fléau cause désormais à ce point problème que plusieurs organismes culturels doivent se montrer créatifs. Puisque le simple et traditionnel rappel "Merci de bien vouloir éteindre vos téléphones portables pour ne pas gêner le travail des acteurs" ne semble plus suffisant, certaines salles de spectacle se sont ainsi munies de systèmes de brouillage qui rendent l'accès à un réseau impossible. La Ville de New York a même adopté en 2003 une loi interdisant complètement les téléphones cellulaires dans les salles, sous peine d'une amende de 50 $. Mais puisque le maire Bloomberg n'a jamais réellement cru en cette mesure plutôt drastique après s'y être fermement opposé, il est plutôt rare de voir des propriétaires de salles de théâtre ou de concert appliquer la fameuse sanction.
C'est dimanche dernier qu'avait lieu la Journée mondiale sans Facebook. La plus grande grève virtuelle de l'histoire, alors que des dizaines de milliers de junkies du site de réseautage ont boycotté la page durant une journée. Une cure de désintox à l'échelle planétaire. Des journées du genre sont aussi organisées ailleurs dans le monde pour inciter les gens à lâcher leur sans-fil pendant 24 heures. J'attends avec impatience la version québécoise de la chose.
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La semaine prochaine à l'émission, Tricot Machine réchauffe notre hiver avec un nouvel album, Anne-Marie Cadieux débarque dans nos bureaux et la nouvelle star de la chanson française, Rose, chante dans une buanderie.
Voir, mercredi à 21 h, Télé-Québec
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Nickelback : Mes nouveaux amis
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En ce premier
lundi étrangement chaud de mars, j’ai une certitude. Clotaire Rapaille et Nickelback sont mes nouveaux amis.
D’abord le
Clotaire, l’expert en marketing engagé par le Maire Labeaume pour
« pimper » l’image de la ville de Québec et qui fait couler beaucoup
d’encre depuis son embaûche plus tôt cet hiver avec ses honoraires faramineux
de rockstar du changement d’image.
Le Clotaire qui m’a aujourd’hui fait une demande d’amitié en bonne et
due forme sur Facebook. Clotaire
Rapaille qui est devenu mon ami après être devenu celui de Patrick Lagacé, Marie-Christine
Trottier, Daniel Lemire, Mc Gilles, Josée Blanchette… Un vrai speed dating virtuel version "gens de médias" qui se révèle malheureusement être la
plus grande duperie de la semaine.
Le simple travail d’un malheureux imposteur. Commentaire de Dany Turcotte sur le Mur Facebook de Clotaire
à 9 :36 ce matin : « C’est amusant de s’amuser à être quelqu’un
d’autre. Clotaire Rapaille, vous
êtes démasqué! » Bien triste histoire.
J’aurais tant aimé que la chose soit vraie. C’est qu’il a l’air sympathique le vrai Clotaire. Avec
son flair de « marketeux », il aurait pu m’aider à vendre le condo de
ma blonde…
Puis il y a le
groupe Nickelback. Formation
canadienne qui m’a toujours donné la chair de poule avec son gros rock
dégoûlinant semblant enregistré spécialement pour accompagner la routine
d’une stripteaseuse.
Hier soir, à mon grand étonnement, j’étais heureux de les voir débarquer
à la Cérémonie de clôture des Jeux Olympiques. Heureux de voir la tignasse blonde et albertaine de Chad
« Fabio » Kroeger se faire aller en insufflant un peu de jeunesse et
d’actuel à une cérémonie dans laquelle je ne me suis pas reconnu une seule
seconde. Heureux de les voir décoiffer un
peu l’armée de polices montées et les totems trop nombreux dans ce spectacle où
notre pays a joué la carte du stéréotype et du lieu commun devant toute la
planète pendant 2 heures. Le
Canada restera toujours le pays de la neige, du bacon et des barrages de
castors. Pour la relève culturelle, l'innovation et le goût du risque, on se reprendra quand Québec aura ses Jeux.
C’est le 1er mars, le temps est doux et j’ai de nouveaux
amis. Ça sent le printemps.
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Avez-vous 24 heures de votre vie à perdre?
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Depuis qu'il a arrêté de boire, Éric Lapointe n'est pas parti se ressourcer sur le chemin de Compostelle, ne prie pas la bonne sainte Anne et n'est pas en train d'écrire ses mémoires. Non. "Je suis devenu addict aux séries TV!" a-t-il lancé à mon pote Alexandre, qui vend des DVD chez Archambault. "Et il connaît son affaire! m'a raconté mon copain. J'ai passé une heure à lui suggérer de bonnes séries et il avait tout vu. Il est finalement reparti avec le coffret de 30 Rock." Une nouvelle dépendance pour en remplacer une autre.
Les séries télé, j'en ai marre. Trop de choix, trop de coffrets trop chers à acheter, trop d'heures de ma vie à perdre rien que pour avoir l'air au courant dans les conversations autour de la machine à café. Non, je n'ai pas vu toutes les saisons de Six Feet Under, Mad Men, Heroes, How I Met Your Mother, The Big Bang Theory ou Rome. Je plaide coupable. Pourtant, j'aimerais bien, moi aussi, faire comme tout le monde et me convertir. Suivre la bonne nouvelle. Consacrer 24 heures de ma vie à une saison de 24 et aux aventures de Jack Bauer. Vingt-quatre heures scotché devant mon téléviseur à prendre la poussière et à fusionner avec mon divan IKEA. Mais la vie est si courte! Mieux vaut prendre 24 heures pour faire de la sauce à spaghetti, apprendre l'espagnol ou me lancer dans la culture de bonsaïs.
Selon la firme Nielsen, qui compile les cotes d'écoute pour la télévision américaine, 32,6 millions de téléspectateurs auraient syntonisé NBC pour regarder le spectacle d'ouverture des Jeux olympiques de Vancouver il y a deux semaines. Au réseau CBS, un seul épisode de la série CSI attire en moyenne 30 millions de fidèles. Si ça, ce n'est pas entretenir la flamme dans le cœur des gens... "Au Québec, c'est la folie furieuse et le marché continue de croître! explique Alexandre de chez Archambault. C'est pour ça que la chaîne V a fait un méchant bon coup en diffusant les grandes séries américaines en français. Une belle façon de faire du rattrapage!"
Dire que jusqu'aux années 90, les critiques américains aimaient bien cracher sur les séries télé. Rien de plus que les enfants pauvres du cinéma, qu'on se disait. Pourtant, les temps ont changé. "Le plus grand chef-d'œuvre de pop culture de son époque!" a-t-on ainsi dit dans le Vanity Fair au sujet des Sopranos, une des séries qui ont donné leurs lettres de noblesse au genre et que le génial écrivain Norman Mailer a même qualifiée de "grand roman américain". Une bonne série vaut donc maintenant autant qu'un grand film, rapatriant au passage de grands noms comme Al Pacino ou Glenn Close pour faire le plein de cotes d'écoute et se payant un Tarantino pour réaliser des épisodes de CSI. Les temps ont changé.
Peut créer une dépendance et une forme légère de fanatisme
C'est ce qu'on devrait maintenant lire sur les boîtiers DVD de séries télé. Une industrie en constante évolution qui voit des fans de True Blood se prendre à leur tour pour des vampires sur un des milliers de blogues consacrés à la série et qui fait prendre pour du cash tout ce qui se passe dans The Sopranos aux ligues italo-américaines, offusquées de voir leur "vraie vie" montrée de façon irréaliste.
Quand j'étais petit, j'ai longtemps pris ma grand-mère pour une fanatique parce qu'elle se tapait chacun des épisodes de la série Top Models en anglais puis en français. "Ça m'aide à mieux comprendre l'intrigue quand je la revois deux fois!" qu'elle me lançait depuis sa chaise berçante. "Et puis de toute façon, j'ai pas l'impression de me répéter parce que ces séries-là, ça se ressemble toujours un peu!" Pas folle, ma grand-mère. Et de toute façon, les vrais fanatiques, je les ai connus il y a deux ans quand j'ai eu la chance de tourner un reportage télé dans les studios de son Top Models, à Beverly Hills. "Ridge et moi, on reçoit constamment des demandes en mariage et des lettres d'amour", m'avait confié l'interprète du patriarche Eric Forrester au sujet des admirateurs un peu trop fidèles de la série. "Certains fanatiques dépassent par contre les limites, comme cette femme qui voulait recevoir par la poste une photo de mes pieds!" Les risques du métier.
Chers fidèles à télécommandes, en vérité, en vérité je vous le dis, vous saurez tout de la bonne nouvelle. À condition de vous taper les 56 épisodes de la série et de flamber vos paies pour acheter des coffrets que vous ne regarderez qu'une seule fois. De mon côté, je crois rester athée encore un moment. Résister à l'envahisseur et vivre ma vie. J'irai vous rejoindre en dedans quand j'en aurai assez de jouer dehors.
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La semaine prochaine à l'émission, Pascale Bussières de retour sur les planches, un face-à-face avec l'auteure à succès Amélie Nothomb et l'art infiltre les souterrains de Montréal.
Mercredi à 21 h, Télé-Québec
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J'ai été une coquerelle
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Adolescent, j'ai fait un rêve étrange. Transformé en coquerelle géante, je me faisais dévorer vivant par mes
amis au beau milieu de la cour d’école…
J’avais 16 ans, et je venais de dévorer La Métamorphose de Franz Kafka. C’est dire à quel point l’oeuvre étrange de Kafka a marqué mon
adolescence, comme la musique de Nirvana ou de Pearl Jam a nourri celle de
plusieurs des gens de ma génération.
J’ai donc très hâte de mettre la main sur le nouvel ouvrage Franz
Kafka – Eléments pour une théorie de la création littéraire écrit par
le sociologue Bernard Lahire. Un
“zoom in” sur la bébitte Kafka et les obsessions qui ont façonné des oeuvres
majeures comme Le Procès et La Métamorphose : sa relation avec son père
tyrannique, son travail de fonctionnaire, les lectures qui le hantaient,
l’antisémitisme qui règnait déjà à Prague durant les années ’20, la place des
Juifs dans la communauté allemande…
Une sorte de cartographie d’un des univers littéraires les plus
troublants du Xxe siècle... et un rappel de cette époque où, adolescent, j'ai déjà été une coquerelle.
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Ce texte est un pur chef-d'oeuvre
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Malgré son œuvre immortelle, le grand Gilles Vigneault n'a jamais remporté de Félix en carrière. En fait, oui. Un seul. Celui de la plus belle pochette. Avec leurs trophées de l'ADISQ, les membres de Star Académie, eux, pourraient sans doute meubler trois manteaux de cheminée.
De nos jours, notre culte de la célébrité transforme à peu près tout ce qui connaît du succès ou tient de la vedette en relatif chef-d'œuvre. Et l'expression est tellement galvaudée qu'une chanson peut autant être qualifiée de "chef-d'œuvre" que la recette de lasagne de ma mère ou les pantoufles en Phentex de ma tante Rita. En d'autres mots, le mot "chef-d'œuvre" ne veut plus rien dire.
Et pourtant, une appellation pareille, ça se gagne. La Joconde, de Léonard de Vinci, vous connaissez? Sans doute le chef-d'œuvre d'entre les chefs-d'œuvre, qu'on était pourtant loin de vouloir canoniser lors de sa création en 1506. Pendant près de 300 ans, l'œuvre resta dans l'oubli, passant entre les mains de plusieurs membres de la royauté française avant de finalement atterrir au Louvre en 1809. Puis, il fallut attendre qu'un criminel la vole de façon rocambolesque et qu'on la retrouve trois ans plus tard à Florence, au début des années 1900, pour qu'on daigne finalement s'y intéresser. Aujourd'hui, le légendaire portrait est connu partout sur la planète et se décline en affiches, cartes postales, tasses à café, casse-têtes, t-shirts, jaquettes pour dormir, porte-clés, tapis de souris, shampoings pour la douche, boîtes de céréales... La Joconde peut bien sourire dans sa barbe.
Au printemps, le nouveau Centre Pompidou-Metz français ouvrira ses portes avec l'exposition Chefs-d'œuvre?, qui tente justement de déterminer quelles œuvres méritent la prestigieuse étiquette. Pour l'occasion, 1000 Français ont été sondés par la revue Beaux Arts sur ce qu'ils considèrent comme des chefs-d'œuvre absolus dans les collections du Louvre et du Centre Pompidou. Résultat? Selon monsieur et madame Tout-le-monde, plus une œuvre a de l'âge, plus elle risque de mériter une place aux côtés de La Joconde et du Penseur de Rodin. Les personnes sondées ont ainsi préféré qualifier une chapelle datant de 2400 ans avant J.-C. de "chef-d'œuvre" plutôt que les peintures plus contemporaines de Piet Mondrian ou Mark Rothko, qui sont pourtant elles aussi étudiées dans les écoles et les universités.
Si un star académicien a battu Vigneault au jeu de l'ADISQ en remportant davantage de trophées en carrière, je doute fort qu'on continue de se bercer en écoutant ses chansons dans 250 ans. Les disques du poète de Natashquan, eux, devraient survivre au test du temps après avoir gagné en maturité comme une bonne bouteille de vin. Déjà un must dans les collections de disques du futur avec Jaune de Ferland et L'Heptade d'Harmonium. "Un chef-d'œuvre est une œuvre qui accompagne une vie, dont on ne se lasse jamais, à laquelle on revient sans cesse", explique le président du Louvre Henri Loyrette. L'étiquette de "chef-d'œuvre", ça se gagne.
Tout est parfait
Alice in Wonderland, le nouveau film du cinéaste américain Tim Burton, sort début mars. Personne ne l'a encore vu. Et pourtant, déjà, dans la blogosphère, on s'énerve le poil des jambes. Un chef-d'œuvre.
Marcel Duchamp, génial artiste du ready-made qui a remis en question la notion de chef-d'œuvre en exposant un urinoir dans une galerie d'art, disait que "ce sont les regardeurs qui font les tableaux". En d'autres mots, à peu près n'importe quoi peut maintenant devenir un chef-d'œuvre. Même une œuvre qu'on n'a pas encore vue. Tout est une question de perception. Au cours des derniers mois, on a ainsi qualifié de chef-d'œuvre le dernier disque de Massive Attack, le premier film de Xavier Dolan, l'Avatar de Cameron, Le Ruban blanc de Michael Haneke, la pièce Sextett présentée à l'Espace Go, le Precious d'Oprah Winfrey... Alors que La Joconde a mis 300 ans à devenir un chef-d'œuvre, voilà qu'on vient d'en produire trois pelletées en l'espace de quelques mois. Tout est parfait.
En 2010, un vrai chef-d'œuvre aux qualités artisanales exceptionnelles, qui possède une aura immortelle, ça n'existe plus. Aujourd'hui, les œuvres n'ont plus rien d'unique et peuvent être reproduites à la perfection à l'infini. Nos séries télé sont des chefs-d'œuvre. Les tournées de Madonna sont des chefs-d'œuvre. Les pubs de ShamWow sont des chefs-d'œuvre.
Le texte que vous venez de lire est un pur chef-d'œuvre.
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La semaine prochaine à Voir, la contre-attaque des Vulgaires Machins, une rencontre avec Biz de Loco Locass, et Mara Tremblay enfile une robe de mariée pour chanter l'amour sur la Plaza St-Hubert.
Mercredi à 21 h, Télé-Québec
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Une vidéo à découvrir!
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Qui a dit que les gens de marketing de ce monde n'en avaient que pour les chiffres? Voici un court vidéo réalisé en stop motion par les étudiants du bac officiel en communication marketing de l'UQAM dans lequel on suit le parcours d'une mystérieuse petite boule rouge. Une prouesse technique et créative et un travail de moine à visionner ici. Ça nous change des lipdubs.
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Note parfaite pour Ariane Moffatt
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Oh qu’il était bon de voir Ariane Moffatt et ses deux
acolytes Marie-Pierre Arthur et Joseph Marchand sur la scène du National hier
soir. Tout au long de ce nouveau
spectacle TRIO, les trois vieux chums ont fait la démonstration de ce à quoi
pouvait ressembler un show quasi parfait et en ont profité pour ramener un
élément qui manque trop souvent à bien des performeurs : le plaisir. Le plaisir de se retrouver sur scène
avec des amis sans autre mise en scène que la convivialité et la passion. Celui que peut éprouver une artiste
accomplie qui après 10 ans de tournées à bâtir des spectacles aussi complexes
au niveau technologiques que touffus côté mise en place, se paie le trip de
l’année : revisiter son répertoire comme on le ferait autour d’un feu de
camp, avec juste ce qu'il faut de "broche à foin" pour qu'on se sente comme dans son salon. Un réel retour aux sources
et une lettre d’amour passionnée au geste de jouer de la musique lui-même. On a donc eu droit à un « Point de mire » dénudé
de ses rythmes et bidouillages électroniques, à une version toute en douceur du
« Cœur dans la tête » contrastant avec la fougue de l’original, et à
un « Je reviens à Montréal » rebaptisé « Je reviens au
National ». On nous avait
promis des reprises? Chose dite,
chose faite! Ariane et sa bande
ont donc revisité la superbe « Nobody’s fault but my own » que Beck
avait enregistrée pour son « Mutations », et à un « Man in the
mirror » de Michael Jackson donnant la chair de poule présenté en rappel pour complémenter le
hit « Je veux tout ». Une
soirée jouissive donc, et une belle façon pour Ariane Moffatt de rappeler à son
public que même si son aventure en France commence à prendre de sérieuses
proportions, elle est loin de l’avoir oublié...
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Mes amis les fumeurs
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Je n'ai jamais compris pourquoi on fumait. Jamais compris pourquoi on s'imposait une haleine de chat calciné, des doigts jaunes et une bronchite aux deux semaines à aller se les geler dans le portique à -20. C'est probablement le non-fumeur en moi qui n'a rien compris. Seulement, par les temps qui courent, je me surprends à éprouver de la compassion pour les méchants fumeurs. Ça a débuté quand on s'est mis à jouer sur leur culpabilité. D'abord ces photos de vieux poumons noircis et quasi ensanglantés qu'on a plaquées sur les paquets de cigarettes. Puis ces hideux panneaux de tôle avec lesquels on a caché tous les paquets derrière les comptoirs des dépanneurs de la province. Avec tout ça, j'ai maintenant l'impression d'entrer dans un bunker en allant m'acheter un pain et un paquet de gomme.
Moi qui croyais avoir tout vu en cette époque sur-stérilisée où tout est bio, diète, sans gras trans, sans calories et sans goût, j'ai bien failli tomber en bas de ma chaise en apercevant le comédien Jici Lauzon militer pour qu'on soit désormais moins exposé à la cigarette au grand écran. Une initiative des prix Oxygène et Cendrier qui encouragent les productions cinématographiques ayant utilisé le tabac de façon responsable, et dont le comédien est porte-parole. Selon leur raisonnement, la cigarette à l'écran est beaucoup moins inoffensive qu'on ne le croit puisque le geste de fumer est banalisé et incite les jeunes à fumer. Comprenez-moi bien. J'ai toujours appuyé les campagnes antitabac et les concours pour arrêter de fumer. Enfin terminée, l'époque où je devais faire mariner mes vêtements pendant deux jours dans l'eau de Javel après être sorti dans un bar enfumé. Seulement, qu'on ne me fasse pas gober que toutes les femmes fatales de l'histoire du cinéma sont des méchantes parce qu'elles séduisent leurs proies cigarette aux lèvres. "Avez-vous remarqué qu'un personnage fume beaucoup même si cela n'ajoute rien au scénario?" peut-on même lire sur le site de la campagne. Vous imaginez des types comme Columbo ou le Terminator sans leur gros cigare? Je les aurais bien vus jouer les durs un Mister Freeze au bec.
À ce que je sache, le fait de fumer n'est pas encore illégal et fait partie de la vie. Comme la violence et le cul. Si le cinéma est le reflet du réel, il devrait donc pouvoir montrer des tueries, la guerre, des couples qui font l'amour... et des gens qui fument.
La valse de la censure
Vous avez entendu parler de l'affaire Avatar? On dit que le cinéaste James Cameron aurait écopé de deux minutes au banc des punitions pour avoir montré le personnage de Sigourney Weaver clope aux lèvres dans plusieurs scènes de son Avatar. Oh le vilain! J'avoue avoir vu plusieurs adolescents foncer vers le dépanneur pour s'acheter un du Maurier King Size après la projection...
En Europe, le ridicule atteint toutefois des sommets avec la loi Évin, qui interdit toute promotion du tabac. "Toute propagande ou publicité, directe ou indirecte, en faveur du tabac ou des produits du tabac ainsi que toute distribution gratuite sont interdites", nous dit-on. Le dernier numéro des Inrockuptibles fait état de plusieurs cas tout simplement inacceptables de censure découlant de cette stupide loi. Alain Delon retiré d'une pub d'Eau Sauvage de Dior parce qu'on le montrait avec une cigarette. Les posters du film Gainsbourg modifiés pour que seule une fumée blanche s'échappe de la bouche de l'acteur Eric Elmosnino. Un Gainsbourg diète sans ses légendaires gitanes! On est même allé jusqu'à retoucher un timbre français qui montrait l'écrivain André Malraux fumant une cigarette et la photo faisant la promotion d'une exposition consacrée à Jean-Paul Sartre par la Bibliothèque de France. Résultat: le pauvre bougre fait maintenant face à Simone de Beauvoir les deux doigts en position V devant la bouche... Si la photo n'incite maintenant plus les jeunes à fumer, elle leur donne certainement bien d'autres idées.
L'autre jour, j'ai croisé l'acteur Antoine Bertrand durant un tournage. En le voyant en griller une pendant une pause café, j'ai voulu avoir son avis sur la chose. "On a toujours dit que la cigarette causait le cancer, qu'il m'a lancé. Mais on dit aussi que le stress cause le cancer. Et moi, quand vous arrêtez pas de me dire que fumer c'est pas beau, qu'il faut cacher ça et que je pollue la vie des autres, ça me stresse! Finalement, c'est peut-être vous autres qui allez finir par me donner un cancer!" Un Bougon aura toujours raison.
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La semaine prochaine à l'émission, on attrape le chef d'orchestre Yannick Nézet-Séguin au vol pendant une folle tournée de promotion, Léa Pool et Yves Jacques discutent cinéma dans nos bureaux et la chanteuse Elisapie Isaac se paie un déjeuner en musique à La Binerie Mont-Royal.
Voir, mercredi à 21 h, Télé-Québec
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Les arts explosent à Chicoutimi!
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Je déteste les plogues, mais j’en fais une
quand même. On n’a qu’une seule
vie!
Je tenais donc à souligner que c’est la
semaine prochaine que se tiendra le Festival CHANTIERS OUVERTS tenu par les
finissants en art de l’Université du Québec à Chicoutimi.
Du 17 au 27 février, j’aurai en effet le
plaisir d’agir à titre de président d’honneur de cette manifestation culturelle
bouillonnante de projections vidéo, représentations théâtrales et vernissages
d’art visuel. 10 jours de party
artistique à tout casser en compagnie de nos artistes de demain. Pour connaître le calendrier de le 8e édition du Festival,
visitez le http://www.uqac.ca/chantier/index.html Visionnez la publicité de l'événement tournée par Télé-Québec ici.
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Je chanterai au Superbowl l'an prochain
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L'an prochain, je compte bien présenter ma candidature pour chanter en ouverture du SuperBowl. Je n'ai pas vraiment de voix ni de talent de chanteur, ni de charisme sur scène, mais à voir la gagnante d'American Idol Carrie Underwood massacrer "Star Spangled Banner" devant des millions de téléspectateurs hier soir, je me dis que j'aurais des chances.
Après Jennifer Hudson (une autre finissante d'American Idol) qu'on a soupçonnée d'avoir chanter l'hymne américain en playback l'an dernier, voilà en effet que l'idole instantanée et nouvelle reine des palmarès a livré à son tour une prestation fort peu mémorable, terminant sa chanson d'une voix chevrotante et aussi criarde d'un klaxon de voiture. Un moment insupportable tout en contraste avec la superbe "America The Beautiful" version Queen Latifah et l'explosif duo Rihana/Jay-Z interprétant la solide "Run this Town" avec l'Orchestre symphonique de Rutgers au milieu d'un extraordinaire tourbillon pyrotechnique.
À côté de la performance peu reluisante d'Underwood, même le vieillissant Roger Daltrey des Who donnait l'impression d'avoir encore de la voix.
Rien pour me réconcilier avec les vedettes instantanées de ce monde...
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Mon père s'appelle Picasso
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Le père de Maya Picasso était le plus fort. Sans farce. Un certain Pablo qui aurait co-inventé le cubisme et qui dessinait lui-même un peu comme un enfant. D'ailleurs, Picasso était un papa si gentil qu'il aidait souvent sa fille à l'heure des devoirs. "De temps à autre, il faisait des dessins à ma place et je les rapportais à l'école", raconte-t-elle aujourd'hui à l'âge de 74 ans. "Mais il avait toujours de très mauvaises notes... autour de 8 sur 20!"
La revue française Art Magazine consacre sa dernière édition aux enfants d'artistes. Un passionnant dossier sur les bambins qui ont grandi dans l'odeur des tubes de peinture et de la glaise à sculpture et qui ont sué toute leur vie pour sortir de l'ombre d'un père génie qui, à leurs yeux, n'avait rien de plus que les autres papas. Après tout, que ton père soit Pablo Picasso, Pierre Paul Rubens ou Auguste Renoir, il demeure celui avec qui tu manges tes toasts chaque matin. "On n'était pas des gosses d'artistes. On était des gosses!" explique ainsi la fille de Picasso en relativisant les choses. Maya Picasso, celle qui recouvrait les sculptures de son père d'une serviette pour les transformer en chaises longues sur lesquelles prendre du soleil durant l'été. Celle qui acceptait de dormir dans la même chambre que son formidable paternel pendant leurs nombreux voyages malgré le fait qu'il ronflait comme un 18 roues. La Maya Picasso qui n'avait que deux ans et demi lorsque Pablo se mit à bosser sur Guernica, une des œuvres-clés du 20e siècle. "Je mettais ma main sur des visages en criant "Maman! Maman!" parce que je l'identifiais partout sur la toile. Pour moi, c'était naturel. Je voyais simplement mon père écrire le journal de sa vie dans ses tableaux."
Être élevé par un artiste... Je me souviens de certains collègues de l'école secondaire dont les parents aux emplois plus traditionnels auraient bien fait une attaque si leurs enfants avaient troqué le destin d'avocat ou d'ingénieur contre celui d'artiste visuel ou de chanteur lyrique. Le célèbre peintre impressionniste français Pissaro, lui, voyait les choses tout autrement. Son fils ne put ainsi jamais poursuivre ses études vétérinaires. "Dans la famille, on est peintre de père en fils!" disait-il. Résultat? Ce sont 19 artistes répartis sur 4 générations de Pissaro qui perpétuèrent la tradition familiale. "Dans chaque enfant, il y a un artiste", disait Pablo en croyant à la postérité du talent créatif naturel des Picasso. "Le problème est de savoir comment rester un artiste en grandissant."
Dans l'ombre de papa
Si la rumeur dit vrai, Charlotte Gainsbourg a bien failli jouer elle-même le rôle de son père dans le film qui lui est consacré et qui prendra l'affiche au Québec le 12 mars prochain. L'hommage ultime à celui qui fut un paternel exemplaire malgré son image publique de gueulard un peu trop ami de la bouteille. Mais, trop bouleversée à l'idée d'incarner au grand écran celui qui, encore aujourd'hui, lui donne des complexes en tant que chanteuse, elle aurait cédé sa place à Éric Elmosnino.
On a beau répéter que les artistes sont souvent des êtres légèrement dysfonctionnels (c'est bien Van Gogh qui mangeait parfois de la peinture directement du tube?!), je suis persuadé qu'ils font en général de très bons parents et des conseillers très avisés et ouverts d'esprit sur la vie en général, envers qui on demeure plein de gratitude pour le restant de ses jours. Si le grand Jean-Paul Belmondo n'est jamais devenu sculpteur comme son père Paul, mais qu'il est tout de même arrivé à sortir de son ombre, c'est peut-être grâce à la folie créatrice dont il a hérité et à l'admiration pour la beauté très esthétique de l'anatomie féminine que son père lui inspira durant sa jeunesse: "À l'adolescence, quand nous allions le voir travailler dans son atelier, c'était surtout pour reluquer les petites modèles qui posaient nues pour lui!" se souvient-il aujourd'hui. Robert De Niro n'a lui non plus jamais souffert d'être né fils de Robert De Niro senior, peintre et poète américain de talent qui fut même exposé en France. Seulement, s'il a réussi à ce point en tant qu'acteur majeur de sa génération, c'est un peu grâce au front de bœuf de celui qui l'a élevé. "Ce que je retiens de mon père? Si quelque chose me déplaît, je ne dois pas le faire!"
Qu'il soit chauffeur d'autobus, inventeur du bouton à quatre trous ou peintre de La Joconde, un père demeure un père. Celui avec qui tu manges tes toasts chaque matin.
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La semaine prochaine à Voir, Antoine Bertrand se transforme en porc-épic, Pierre Lapointe dans nos bureaux, Gad Elmaleh en balade dans Montréal et nos suggestions culturelles pour la Saint-Valentin.
Voir, mercredi à 21 h, Télé-Québec
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Le Pape n'aime pas AVATAR...
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Le film AVATAR est toujours numéro 1 au box office. Ça me scie la banane, comme disait Jean-Pierre Coallier à la belle époque d'Ad Lib. Autant de succès et d'éloges pour un film qui repose essentiellement sur un nouveau gadget techno. Le plusse meilleur 3D de tous les temps... Et puis après? À la limite, je vous avouerais m'être solidement emmerdé pendant les 2 heures et quelques de cette orgie multicolore qui donne mal à la tête. Des créatures laides comme tout, des personnages à peine intéressants et des longueurs qui n'en finissent plus d'être longuement longues. Et dire que certains prédisent déjà un potentiel Oscar du Meilleur Film à l'histoire de petits bonhommes bleus de Monsieur Titanic... Mais le pire dans tout ça, c'est le tapage qu'on en fait. Après la Droite américaine qui a accusé Cameron pour ses propos anti-américains et sa critiques des politiques étrangères américaines, voilà que le Vatican s'est mêle! "Impie"! C'est comme ça que Radio-Vatican et le Journal du Vatican ont qualifé l'oeuvre de Cameron qui a fait de la Nature non pas une création de Dieu mais une religion en soit. À croire que le popcorn de sa Sainteté est passé de travers pendant son visionnement au Guzzo de Rome... Mais moi qui croyait avoir trop entendu parler d'AVATAR, voilà que je conclue un Xe billet à son sujet... Pas fort.
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