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Un roman réussi qui nous apprend des aspects peu connus de l'Histoire
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Ce roman de William Boyd est tout à fait réussi : clarté du style, trame narrative accrocheuse, reconstitution crédible de l'époque, rebondissements astucieux et personnages intéressants. Mais le plus fascinant est la mise en évidence d'un aspect peu connu de l'Histoire : les tentatives secrètes de l'Angleterre pour pousser les USA à s'engager dans la guerre contre l'Allemagne nazie, avant que ne survienne l'attaque de Pearl Harbor en décembre 1941 qui a entraîné l'Amérique dans la 2ième guerre mondiale.
Un autre aspect peu connu de l'Histoire évoqué en filigrane, mais qui constitue un élément important pour comprendre le dénouement du récit, est l'appui de l'URSS à l'Allemagne qui durera jusqu'à ce que Hitler l'attaque en juin 1941.
Mais il y a plus. La lecture de ce roman nous permet de constater la similitude saisissante de certains aspects de cette époque et de l'époque actuelle.
Ainsi, l'Amérique de Bush au début des années 2000 s'annonçait aussi isolationniste que celle de Roosevelt au début des années 1940. Au début de son mandat, le manque d'intérêt de Bush pour mettre de l'ordre dans certains conflits à l'étranger et sa priorité mise sur la politique intérieure étaient dénoncées. Tout comme l'attaque de Pearl Harbor, l'attaque du World Trade Center a tout changé. Les USA ont dû intervenir militairement en Afghanistan et en Irak comme ils avaient dû le faire en Europe dans les années 1940.
Le plan de reconstruction en cours en Afghanistan et en Irak est la reproduction du plan Marshall par lequel les USA ont subventionné la reconstruction de l'Europe de l'Ouest au coût de 100 M $.
Il est risible de voir la gauche s'opposer au renversement des dictatures de Saddam et des Talibans (des régimes aussi horribles que celui des nazis) et aux efforts pour remettre sur pied ces pays. Que les USA l'aient fait pour l'Europe de l'Ouest, ça va. Lorsque c'est au bénéfice des populations arabes opprimées par leur gouvernement, pas question.
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L'environnement est un domaine de désinformation
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L'environnement est vraiment devenu un domaine de désinformation. Les prédictions alarmistes occupent les manchettes (de la science-fiction pour mousser le tirage), tandis que les faits sont relégués dans des entrefilets et racontent une toute autre histoire (du sérieux basé sur l'observation de la réalité) :
- selon la Commission de coopération environnementale, les rejets de polluants dans l'air, l'eau et le sol ont diminué de 20 % en Amérique du Nord entre 1998 et 2003 (Journal de Québec, 1 septembre 2006)
- selon Statistiques Canada, les polluants atmosphériques ont diminué jusqu'à 37 % depuis 1990 au Canada (Le Soleil, 10 novembre 2006)
- selon l'Environmental Protection Agency (EPA), les USA ont réduit la pollution atmosphérique de 21 % ces dernières années (La Presse, 21 juin 2007)
- selon EPA et Environnement Canada, les Grands Lacs continuent d'être une bonne source d'eau potable et la quantité de contaminants y a diminué de manière importante au cours des 30 dernières années (La Presse, 12 juin 2007)
- selon Environnement Canada, les concentrations de substances toxiques dans le fleuve Saint-Laurent ont diminué de 90 % depuis les années 1970 (Le Soleil, 1 avril 2007)
- selon un guide professionnel, le fleuve Saint-Laurent offre une pêche de qualité : on peut y capturer des dorés et des achigans très bons à manger. Les poissons ont les branchies rouges et saines et les yeux clairs (Média Matin, 3 juillet 2007)
- selon les biologistes du Nunavut, la population d'ours blancs augmente (Le Soleil, 7 mars 2007)
- selon le plus important centre de recherche polaire, l'Antarctique ne se réchauffe pas, sauf la péninsule qui ne représente que 2 % de la surface (La Presse, 20 février 2007)
Quand vous lisez une nouvelle sur l'environnement, vérifiez s'il s'agit d'une simple prédiction ou hypothèse qu'il faut prendre avec scepticisme, ou bien d'une véritable information obtenue avec une méthode rigoureuse. Sinon, vous vous faites manipuler.
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Le réchauffement de Mars prouverait-il l'existence des martiens ?
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L'histoire est une science incontournable pour comprendre les choses.
Au Moyen-Âge, le climat est plus chaud que maintenant. Le Groenland est verdoyant lorsque Érik le Rouge et ses Vikings le découvrent en 982. Groenland signifie Terre Verte. Ils le colonisent et le cultivent. Comment est-ce possible, les gaz à effet de serre (GES) d'origine humaine sont nuls ? « Euh, phénomène naturel ».
De 1350 à 1850 : ère de refroidissement appelée « Petit Âge Glaciaire ». La Tamise, la Seine, Hudson River gèlent l'hiver. Le Groenland se recouvre de glaces et se dépeuple. « Phénomène naturel ».
Du début du 20ième siècle jusqu'à 1940 : léger réchauffement. Comment est-ce possible, les GES d'origine humaine sont minimes ? « Euh, phénomène naturel ».
De 1940 à 1978 : léger refroidissement qui amène les médias à entonner dans les années 1970 la rengaine du changement climatique qui s'accentuera et sera catastrophique. Comment est-ce possible, les GES d'origine humaine sont à la hausse ? « Euh, phénomène naturel ».
De 1978 à 1998 : léger réchauffement égal à celui du début du siècle (+ 0,15 C par décennie). Après la peur du « Global Cooling » des années 1970, voici celle du « Global Warming ». Pourquoi paniquer : comme toujours, phénomène naturel ? « Impensable ». Ah, bon ?
De 1999 à 2006 : la température moyenne annuelle est toujours inférieure à celle de 1998. Fin du réchauffement ? En tout cas, il piétine. On fête de plus 20 ans de prédictions alarmistes liées aux GES jamais réalisées. Nos petits-enfants se moqueront de nous.
L'astronomie est aussi une science intéressante.
Mars, Jupiter et Saturne se réchauffent. Comment est-ce possible, il n'y a là aucun méchant GES d'origine humaine ? À moins qu'il y ait des extra-terrestres qui conduisent des Hummer et exploitent des usines ? « Euh, phénomène naturel ».
Alors, le léger réchauffement de la Terre au 20ième siècle après le « Petit Âge Glaciaire » : phénomène naturel aussi ? « Impensable ». Ah, bon ?
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Une métaphore de ce qui se passe actuellement
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300, c'est une métaphore de ce qui se passe actuellement.
C'est l'Amérique qui est en guerre contre une forme de fascisme. C'est le courage d'hommes libres, debout, face à une horde d'envahisseurs en turbans qui leur promettent l'esclavage et la destruction totale de leur culture.
C'est un film sans rectitude politique mensongère qui nous rappelle que la liberté n'est pas gratuite. Que le plus grand risque des grandes cultures n'est pas d'être conquises, mais de s'effondrer de l'intérieur. Que le plus grand risque provient de citoyens qui se comportent comme des gamins trop gâtés qui se plaignent de tout ce qui ne fonctionne pas parfaitement en permanence, qui croient que toutes les cultures sont égales, que tout système est aussi valable qu'un autre et que la soumission confortable est préférable à la liberté.
Un film à voir absolument pour se rappeler l'essentiel.
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Nos ancêtres se bidonneraient de lire cet article
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Ce serait nos ancêtres qui se bidonneraient d'entendre et de lire ce membre de la gauche-caviar, eux qui ont connu les fléaux millénaires de la famine, du dénuement et de la pénurie que le capitalisme a supprimés. Mais il les aurait remplacés par pire nous dit-il : l'abondance !
Ce serait donc un désastre que, selon l'ONU, la pauvreté a régressé davantage ces 50 dernières années que sur les 500 années précédentes et, qu'au cours de cette période, ce sont 3,4 milliards de personnes qui ont quitté le statut de pauvres.
Tout de même, comme il parle bien ce bobo : « il faut proposer un monde qui, épuré des feux clinquants mais soporifiques de la consommation effrénée, permettrait de ré-enrichir les relations humaines et les émotions esthétiques ». Si ce n'était pas si condescendant, j'en aurais les larmes aux yeux.
Bien sûr que quitter le centre commercial pour passer plus de temps à rendre visite à des amis, faire des promenades dans la nature ou cultiver un talent artistique est une idée sympathique et pleine de bon sens. Mais si ce choix est possible (y compris celui de critiquer dédaigneusement la façon de vivre des gens), c'est justement parce que nos sociétés sont plus riches.
Et Kempf ne nous reproche pas seulement de vivre mal mais de détruire la planète, rien de moins. Contrairement à ce qu'il prétend, il est prouvé que l'enrichissement de l'humanité amène une amélioration de l'environnement. Tous les rapports, toutes les études, toutes les données le démontrent : la planète va mieux qu'elle ne l'a jamais été.
On a du mal à s'en rendre compte parce que ce dont on nous abreuve, ce ne sont pas d'informations sur la réalité présente et la comparaison avec hier, mais de prédictions d'apocalypse que l'on finit par confondre avec la réalité.
Si la Terre était un tel enfer de pollution, l'espérance de vie n'aurait pas pu doubler durant le XXième siècle et continuer encore sans cesse de croître à chaque année.
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Les vraies solutions
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La fin du monde est proche si on ne réduit pas radicalement les gaz à effet de serre (GES). Malheureusement, Kyoto, on le sait tous, c'est de la niaiserie : des centaines de milliards $ chaque année qui ne serviraient qu'à retarder de six ans la température qu'il fera de toutes façons vers 2100.
En outre, on n'est même pas capable de s'approcher de ce faible objectif de réduction : les GES augmentent plutôt que de diminuer.
L'heure est grave. Cessons les demi-mesures. Aux grands maux, les grands remèdes.
- Le principal GES, responsable de 60 à 80 % de l'effet de serre, est la vapeur d'eau produite par l'évaporation des océans. Attaquons-nous en priorité à la cause majeure du problème. Installons au-dessus des océans d'immenses ventilateurs pour faire redescendre la vapeur.
- Les jeunes végétaux captent les CO2, nécessaires à leur croissance, mais les forêts matures rejettent des centaines de millions de tonnes de CO2 et de méthane (un GES 21 fois plus puissant que le CO2). Rasons ces forêts, en particulier la forêt amazonienne, grande productrice de GES.
- Les marais, marécages et tourbières dégagent de grandes quantités de méthane. Remblayons tous les milieux humides.
- Les pets des vaches contribuent plus à l'effet de serre que les gaz des autos. Abattons tous les troupeaux.
- Les rizières émettent presque autant de méthane que les vaches. Détruisons toutes les cultures de riz.
- Réduire rapidement les GES produits par les autos et les usines ne peut se faire que si une crise économique aussi grave que celle des années 1930 survient. Que les gouvernements la provoquent.
- Les économies de la Chine et de l'Inde sont en pleine expansion et créeront bientôt autant de GES que l'Occident. Qu'on leur fasse renoncer par tous les moyens à l'élévation de leur niveau de vie.
Ces solutions vous semblent farfelues ? Pourtant, elles sont tout à fait appropriées au problème appréhendé. C'est que le problème appréhendé est tout aussi farfelu.
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La renaissance des forêts est manifeste dans les pays les plus riches
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Il est évidemment essentiel de continuer à chercher sans cesse de meilleurs moyens de gérer l'exploitation des forêts. Cependant, il existe beaucoup de fausses informations sur l'état des forêts. Dire par exemple qu'on les ravage est excessif.
Sur le plan mondial, il n'y a pas eu de réduction de la superficie forestière tempérée durant les cinquante dernières années. Par exemple, c'est au Moyen-Âge que l'Europe a perdu la plus grande partie de sa forêt originelle pour des fins agricoles et de cueillette de bois de feu. En Amérique, c'est au XIXième siècle que cette perte s'est surtout produite.
Le bilan est encore plus encourageant si on examine la période récente. Ainsi, selon une étude de l'ONU, les arbres ont poussé plus vite qu'ils n'ont été abattus ou perdus depuis 1990 dans les pays les plus riches. La renaissance des forêts est manifeste en Amérique du Nord et en Europe de l'Ouest notamment.
Par ailleurs, selon le rapport de l'Association des produits forestiers du Canada publié ce mois-ci, l'industrie des pâtes et papiers a pu augmenter sa production de 20 % depuis 1990, tout en réduisant sa consommation de pétrole et de gaz naturel de 45 % et de gaz à effet de serre de 44 %. Les usines consomment aussi moins d'eau et rejettent moins de dioxines et de furanes. Pour obtenir de tels résultats, des investissements totalisant 8 milliards $ ont été réalisés.
La croissance économique et le progrès technologique rendent possibles un environnement mieux géré et de moins en moins pollué.
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L'explosion démographique: un phénomène positif
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L'explosion démographique est un phénomène positif. Si nous sommes plus nombreux, ce n'est pas que les gens se sont reproduits comme des lapins, mais bien plutôt qu'ils ont cessé de mourir comme des mouches.
En effet, cette croissance est due à une chute importante du taux de mortalité résultant d'une meilleure alimentation, d'une meilleure hygiène, de meilleurs soins de santé et d'un meilleur approvisionnement en eau potable, et ce partout dans le monde à l'exception notable de l'Afrique.
Contrairement à ce que l'on pense souvent, cette croissance n'est pas due au fait que les familles dans les pays en voie de développement ont de plus en plus d'enfants. Au début des années 1950, les femmes dans ces pays donnaient naissance à plus de six enfants en moyenne, alors que la moyenne est de trois environ aujourd'hui.
La forte croissance a débuté vers 1950 et a culminé en 1990 avec l'ajout de 87 millions d'individus. La croissance a commencé à diminuer graduellement par la suite et, la population mondiale qui a dépassé les 6 milliards en 1999, se stabilisera à 11 milliards en 2200.
Évidemment, la croissance de la population a toujours amené les alarmistes à prévoir des pénuries alimentaires. Mais les prophètes de malheur se sont toujours trompés à ce sujet car ils ont postulé que la production agricole serait stable, alors qu'elle a augmenté plus fortement encore que la population, grâce à de meilleures technologies. Les famines ont beaucoup diminué et ne sont pas le fait d'une surpopulation mais de guerres et de gouvernements aberrants.
Autre exemple : la quantité d'eau potable sur la planète est encore beaucoup plus abondante que les besoins. Les problèmes locaux ont toujours été solutionnés grâce à une meilleure gestion de la ressource et il n'y a jamais eu de guerre avec l'eau potable comme enjeu.
Pour éviter de prédire à tort des catastrophes, ne sous-estimons jamais le génie de l'homme pour résoudre les problèmes.
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Un vieux problème qui s'améliore
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Bon, bon, bon, encore de l'alarmisme environnemental injustifié. Pourtant, l'article commence bien dès la première phrase: « la qualité de l'air à Québec est plutôt bonne ».
Par contre, dès la phrase suivante, on se met en mode catastrophe sans aucune justification : « la qualité de l'air pourrait bien se dégrader dans les années à venir et avoir un effet direct sur la santé des Québécois ».
Pourrait-on parfois, dans le domaine de l'environnement, se baser sur des données provenant de la réalité plutôt que de faire de la science-fiction ? Que disent ces données ?
Eh bien, c'est plutôt positif. Par exemple, selon la Commission de coopération environnementale, les rejets de polluants dans l'air, dans l'eau et dans les lieux d'enfouissement ont diminué de 20 % en Amérique du Nord entre 1998 et 2003. Impressionnant, n'est-ce pas ?
Un autre exemple. Selon Statistiques Canada, les émissions des principaux contaminants atmosphériques attribuables au transport ont diminué considérablement entre 1990 et 2004. Les oxydes de soufre de 41 %, le monoxyde de carbone de 37 %, les composés organiques volatils de 36 %, les particules de 28 % et les oxydes d'azote de 19 %. L'utilisation de convertisseurs catalytiques et de carburants moins polluants expliquent cette baisse qui est survenue malgré une hausse importante du nombre de véhicules.
Pourquoi ce catastrophisme ? Bien sûr, comme le dit dans l'article le spécialiste Pierre Lajoie, il ne faut pas cesser d'agir. Mais c'est ce que l'on a toujours fait, notamment grâce à des innovations technologiques, et c'est ce qui explique les bons résultats actuels. Pourquoi le passé ne serait-il pas le garant de l'avenir ? Selon M. Lajoie, la population pourrait doubler au cours des prochaines décennies. C'est plutôt la décroissance de la population qui est prévue ! N'importe quoi.
La pollution atmosphérique n'est pas un problème récent qui empire, c'est un vieux problème qui s'améliore depuis le 18ième siècle.
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Un point de vue original et crédible
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Ce film porte sur un sujet dont l'intérêt n'est pas évident à prime abord : la façon avec laquelle la reine d'Angleterre et le premier ministre Tony Blair ont composé avec la mort accidentelle de Diana et la réaction irrationnelle de la population. Je dois d'ailleurs avouer que je suis allé voir ce film non par choix personnel, mais pour accompagner des proches.
Durant la première demi-heure, je me suis demandé si le ton était ironique ou sérieux. Il était sérieux. Le fait que tous les personnages soient dans la réalité encore en fonction mais joués dans le film par des comédiens amène une note surréaliste.
De façon surprenante, les personnages principaux sont présentés sous un jour favorable. La reine en femme de devoir, rigoureuse, honnête, victime des circonstances et injustement traitée par l'opinion publique. Tony Blair en homme sensible, en premier ministre au-dessus de la mêlée, préoccupé par les intérêts supérieurs de la nation.
Le « personnage » qui aurait dû être le plus tourné en ridicule, mais que le film décrit avec complaisance, est la population. Celle-ci a voué un culte immérité à Diana, fondé sur sa beauté et ses « ouvres de bienfaisance », en mettant au rancart tout sens critique sur ses privilèges de classe, sa vie de « jet-set », la légèreté de son engagement humanitaire et sa superficialité.
Malgré que l'on doute que ce film réflète réellement les dessous de l'histoire et la psychologie véritable des personnages authentiques, on se surprend à penser qu'il présente néanmoins un point de vue original et qui se tient.
C'est un film que j'ai somme toute bien apprécié. Il est avantageux parfois de se faire imposer des choix et d'aller voir des films pour lesquels on ne se serait pas déplacé.
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Enfin un roman sur fond historique de génocide qui ne prend pas comme sujet la période nazie
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Je ne connais pas du tout cet auteur, ni son oeuvre. Merci à Voir pour cette suggestion. Enfin un roman sur fond historique de génocide qui ne prend pas comme sujet la période nazie.
La prise du pouvoir du Cambodge en 1975 par les Khmers Rouges et le génocide qui a suivi ont été rendus possibles avec le retrait des USA du Vietnam en 1973. Les USA s'y étaient engagés afin de protéger le Sud-Vietnam contre l'impérialisme communiste du Nord-Vietnam. Ils avaient réussi le coup en Corée entre 1950 et 1953 (guerre de Corée) alors qu'ils avaient refoulé la Corée du Nord communiste à l'extérieur des limites de la Corée du Sud. La Corée du Sud est devenue démocratique et développée tandis que la Corée du Nord est encore une dictature sanguinaire.
Cependant, les USA n'ont pu réussir à protéger le peuple du Sud-Vietnam et ont signé les Accords de paix de Paris en janvier 1973 devant mettre fin aux hostilités. Évidemment, les Viet-Congs ont renié leur signature et continué leur agression, et le régime sud-vietnamien s'est écroulé en avril 1975. On estime que près d'un million de sud-vietnamiens ont alors été affreusement maltraités et souvent liquidés dans des camps de rééducation communistes.
C'est dans ce contexte que les les Khmers Rouges communistes ont conquis le Cambodge avec l'appui des Viet-Congs, en avril 1975 aussi. Les USA avaient bien tenté d'empêcher la progresssion khmère qui avait débuté en 1970, mais leur retrait du Vietnam a aussi fait en sorte de stopper leurs efforts contre les communistes cambodgiens.
Pol Pot (le chef des Khmers) a réussi en près de quatre ans à tuer de la manière la plus atroce deux millions de personnes, le quart de la population du pays. Celui-ci avait fait ses études universitaires à Paris et s'était familiarisé avec l'idéologie marxiste auprès du Parti communiste français. On doit imputer à ses membres une part de responsabilité.
Ce contexte fascinant et un auteur qui l'a vécu promettent des romans intéressants.
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Le faux documentaire: une tricherie à l'égard du spectateur
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J'ai été déçu de ce film, particulièrement à cause du genre préconisé, soit le docu-fiction ou le faux documentaire.
Il s'agit d'un genre étrange auquel je n'avais jamais été confronté. Il comporte tout d'abord l'aridité du genre documentaire mais sans qu'en retour on apprenne des éléments de la réalité. Ainsi, une grande partie du film repose sur des extraits d'entrevue de personnages fictifs joués par des comédiens: responsable de la sécurité, suspect, rédacteur de discours, etc.
Par ailleurs, il s'agit d'une fiction se déroulant en 2007 qui ne bénéficie aucunement des techniques narratives habituellement utilisées pour séduire le spectateur, pour lui raconter une histoire bien ficelée.
On ne bénéficie donc aucunement des avantages de chacun de ces genres mais on en subit les inconvénients. C'est comme si on lisait la biographie extrêmement sérieuse d'un personnage qui n'a jamais existé ou qui se déroule à une époque que l'on ne connaît pas encore.
Je suis sorti de la projection avec le sentiment de celui que l'on a voulu trompé. Emprunter le genre documentaire pour raconter une fiction ressemble à une tricherie à l'égard du spectateur.
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Trouver des solutions de compromis, c'est primordial
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J'ai eu l'impression de lire un texte de militant qui noircit un acteur (le mauvais ministère de l'environnement) et enjolive les autres (les bons groupes écologistes), plutôt qu'un article écrit par un journaliste qui fait la part des choses.
Il est fort probable que le ministère ne fait pas parfaitement bien son travail. Mais je ne peux pas croire qu'il a tout faux et que les groupes écologistes ont raison sur toute la ligne.
Le travail de ces groupes est utile. Mais c'est facile pour eux d'être radical ou dogmatique : ils ne sont pas élus, n'ont aucune responsabilité et n'ont de compte à rendre à personne.
Trouver des solutions de compromis comme tente de faire le ministère, c'est difficile mais primordial. On ne peut tout bloquer au nom de l'environnement, sinon la cause perd toute crédibilité et le pendule va se retrouver plus tard à l'autre extrêmité du spectre : le développement économique sauvage.
On dirait que, nous citoyens, on se croit irréprochables. Ce ne sont que les grosses compagnies qui détruisent l'environnement, pas nous.
Pourtant, par exemple, le dépotoir à Lévis dont il est question dans l'article renferme les déchets des résidents en bonne partie.
La maison dans laquelle on habite, notre lieu de travail, les rues qui les relient, tout ça était de la forêt à l'origine. Il a fallu qu'il y ait des compromis pour que nous puissions en bénéficier.
C'est exactement ce que tente de faire le ministère. Fait-il de bons ou de mauvais compromis ? C'est sur ce point qu'on peut le critiquer. Et pour juger, il faut en savoir plus sur les dossiers sur lesquels il prend des décisions grâce à un travail journalistique honnête, plutôt que de tout rejeter en bloc ce qu'il fait.
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Le contenu culturel des bons romans policiers
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A ceux qui se demandent ce que ça apporte la lecture de polars et d'histoires à suspense, eh bien voilà.
Comme dans tout genre de littérature, il y a des bonnes et des moins bonnes oeuvres. Parmi les bonnes, on retrouve une présentation de la psychologie des personnages bien campée, mais aussi souvent une description des moeurs d'un pays étranger et d'une époque particulière.
Les enquêteurs doivent fouiller dans la vie des suspects, ce qui nous permet d'apprendre à connaître des aspects de la sociologie, de l'histoire et de la géographie d'un pays à travers une intrigue captivante. Voici quelques suggestions de lecture en ce sens:
- Peuple navajo au Nouveau-Mexique: Tony Hillerman
- Grèce: Petros Markaris
- Italie: Michael Dibdin
- Afrique du Sud durant l'apartheid: James McCLure
- Angleterre: John Harvey
- Russie: Alexandra Marinina
- Allemagne durant la période nazie: La trilogie berlinoise de Philip Kerr
Si vous avez besoin d'un alibi culturel pour justifier vos lectures, vous pourrez dire que vous ne lisez pas ces livres pour le récit, même si en fait il est excellent, mais pour améliorer vos connaissances. Un peu à la manière d'un acheteur du Playboy qui dit lire cette revue pour les articles et non pour les photos.
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Pourquoi l'auteur ne s'est-il pas tourné vers une des tragédies engendrées par le communisme ?
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Il faut vraiment être motivé pour s'attaquer à une brique de 900 pages écrite par un écrivain dont c'est le premier roman. Cependant, il semble que cela vaille la peine. Les critiques sont élogieuses. De plus, Jonathan Littell est le fils de Robert Littell, un auteur de plusieurs merveilleux romans d'espionnage (même meilleurs que ceux de John Le Carré). Bon sang ne saurait mentir.
Toutefois, le sujet est loin d'être original. Encore les nazis et l'Holocauste. Loin de moi l'idée de minimiser cette tragédie, mais elle a déjà été traitée des milliers de fois dans la littérature et au cinéma. L'angle d'approche du roman de Little est intéressant, soit le point de vue d'un bourreau, mais il aurait pu se tourner dans une autre direction.
Pourquoi pas vers une des tragédies engendrées par le communisme, l'autre grande idéologie totalitaire du 20ième siècle ? Le nazisme a provoqué l'extermination de près de 10 millions de civils, alors que le communisme en a 100 milliions à son actif. Celui-ci a été un régime politique encore plus sanglant.
L'auteur aurait pu ainsi ancrer son roman durant le rêgne de Mao en Chine. Celui-ci est le plus grand criminel de l'histoire avec 60 à 70 millions de chinois supprimés. L'histoire aurait pu être racontée par un bourreau des camps de rééducation.
Si cela ne convient pas, ce n'est pas le choix d'autres exemples d'exterminations massives érigées en système qui manque: URSS de Staline, Cambodge des khmers rouges, Vietnam des viet-congs, etc.
Il y a même des abominations semblables qui sont à l'oeuvre présentement, comme par exemple à Cuba sous Castro (100,000 cubains ont goûté aux camps de concentration et 15,000 à 17,000 ont été fusillés) et en Corée du Nord. Il me semble que le roman aurait été encore plus intéressant s'il racontait des faits actuels plutôt que passés et déjà souvent évoqués.
Le choix de la période nazie est-elle due à l'abondante documentation et au fait que les victimes sont des blancs occidentaux ?
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