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Non mais quel film ! Catherine Frot, hallucinante dans ce rôle de pianiste déchue.
Et la jeune virtuose !
Ce film m'a renversée tant les émotions y déferlent, sans dessus dessous: l'admiration (l'idôdaletrie, devrais-je plutôt dire !) pour une virtuose du piano, la haine, l'amour. Le désir de performer, la vengeance.
Cette tourneuse de pages a gagné. Puisse ce gain lui apporte la paix que son échec à l'entrée du Conservatoire lui a substitué. Mais Catherine Frot en subira les conséquences sa vie durant...
Frissons garantis. Cinq étoiles.
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Hommage aux femmes
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Un hommage aux femmes...comme dans tous les films d'Almodovar.
Cruz y est admirable, on n'en attendait pas moins d'elle. Les autres actrices ne le sont pas moins, et le prix d'interprétation qu'elles ont toutes gagné à Cannes y est grandement justifié.
L'histoire, originale, est bien fignolé, autour de ces duex soeurs et de cette disparue, et retrouvée. Sans oubliée cette tante complètement névrosée...Quelques longueurs pontuent toutefois ce film, qui n'est pas le meilleur du cinéaste, mais on les oublie bien vite grâce au scénario, au jeu des actrices, à l'accent chantant espagnol et à la musique, envoûtante.
à voir.
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Pas vraiment un thriller.
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Si l'on s'attend à un "thriller" psychologique, il est fort à parier que l'on sera déçu. D'emblée, le tueur, le psychopathe, est identifié. Les victimes, leur identité et leur nombre n'importe pas, ou si peu. La technique utilisée est dévoilée rapidement. Difficile alors de parler à proprement dit de thriller, où l'objectif est à priori de tenir le spectateur en haleine, le coeur haletant. Non, dans ce film, il est plutôt question de contradictions importantes. Une jeune femme sage, ou du moins d'allure sage, mariée, mère, professionnelle. Pourtant, ses pulsions la poussent vers cet homme qu'elle soupçonne pourtant être le tueur en série recherché dans sa ville et qui sème la terreur depuis un an. À ses côtés, aurait-elle l'impression de tout simplement vivre, comme c'était le cas lorsqu'elle s'automutilait à 15 ans ? Et pourquoi ce psychopathe est-il incapable de faire d'elle sa future victime ? Serait-ce parce qu'avec elle, enfin, il ressente enfin une émotion quelconque, ce qui ne lui était jamais arrivé jusqu'ici ? Et ses pulsions meurtrières ne lui servaient-elles pas justement à ressentir, enfin, quelque chose ? C'est ce que le personnage nous laisse entrevoir. Je ne dévoile aucune énigme, puisqu'il ne s'agit pas d'un thriller. Il s'agit plutôt là d'une formidable et complexe relation qui s'établit entre deux êtres humains coincés dans leur univers émotif; l'un l'exprimant de façon sadique et l'autre de façon acceptable (vie sage et rangée), mais tout aussi déçevante pour elle.
La réalisatrice a merveilleusement bien su nous faire saisir d'emblée la psychologie pourtant complexe de ses deux personnages, tout en préservant une ambiance de non-dit et de regards souffrants, lourds de sens. L'acteur jouant le psychopathe (dont le nom m'échappe) excelle dans l'expression des divers rôles que prend le personnage (sadique, puis, à la fin, victime). On est presque empathique envers lui à la fin...ce qui se traduit rarement, dans la réalité.
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Un sitcom littéraire...
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Phillipe Djian s'est sans contredit inspiré des séries américaines pour pondre ce roman écrit sous la forme typiquement télévisuelle: on relie très bien dans notre imagination chaque passage à une scène.
L'histoire se passe en Amérique (ou d'autre ?), chez la riche famille Sollers, aux personnages riches, en argent et en couleurs. La vie des deux frères sera littéralement bouleversée lorsqu'ils feront la rencontre d'une femme sublime, mais ambitieuse et manipulatrice. Tous deux tomberont amoureux fous d'elle, elle sera amoureuse des deux à la fois. Problème. Haine entre les deux frères, auparavant si proches. Puis, elle disparaît, fuyant le conflit. Les frères se réconcilient enfin, héritent de la concession automobile de leur père, brassent de grosses affaires, n'ont aucun souci financier. Tout cela est trop beau, vous vous en doutez. Plusieurs années plus tard, la demoiselle revient, assurant dorénavant "savoir" qui est l'heureux élu. Bisbille à l'horizon.
Les personnages sont singuliers, détraquées, mais peu à peu prennent beaucoup de profondeur au fur et à mesure que les épreuves les affligent. Mon résumé ne leur rend pas hommage, croyez-moi.
L'écriture est ryhtmée, et le suspense est grand. Le désir est omniprésent, comme c'est souvent le cas chez Djian. Le désir pervers. Il s'agit du premier roman d'une série. J'attends déjà la suite.
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Il me semble que la question ne se pose même pas : il faut cotiser à un REER, à la hauteur de ses moyens, bien entendu. Même avec un petit budget, avec un minimum de discipline, plusieurs y parviennent en utilisant la formule du prélèvement sur chaque période de paie que à laquelle adhèrent la plupart des employeurs. Il faut éviter de penser à des gains rapides. C'est sur le long terme qu'un portefeuille REER se bâtit. Et pour débuter, rien de mieux que de cotiser à un fonds de travailleurs, soit celui de la FTQ ou celui de la CSN.
Les Québécois sont encore trop hésitants. Les journaux de la fin de semaine nous apprenaient que de tous les Canadiens ils sont ceux qui sont les moins nombreux à cotiser à un REER. Et ceux qui cotisent, investissent moins, en moyenne, que l'ensemble des Canadiens. On peut continuer à penser que c'est la responsabilité de l'état de pourvoir à notre retraite, ce qui est déjà fait pour assurer le minimum vital. Mais, pour quiconque aspire à plus et à mieux, il faut d'abord compter sur ses propres initiatives.
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Le Roi Salomé.
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L'histoire de ce roman est fascinante, à l'image de l'auteur. Écrivain et cinéaste, le Goncourt 2005 a jalousement préservé ce premier roman, écrit en 1969 à 27 ans, jusqu'à cet automne. Autobiographique, ce récit érotique dans lequel il décrit le tourbillon de ses multiples rencontres avec des femmes (qu'il appelles toutes secrètement Salomé), qu'il veut toutes plus belles les unes que les autres ? Sans doute. On le suit d'un aéroport d'Amsterdam à un Opéra de Venise, toujours dans cette frénétique course vers les femmes (et vers lui-même). Le personnage est narcissique: la beauté des femmes et des lieux fréquentés doivent rejaillir sur lui. Toutefois, il tentera d'en saisir le sens, par le biais d'une psychanalyse. L'écriture sera plus facile. Il s'agit là d'un autoportrait singulier, captivant, d'un homme angoissé, obsédé par le sexe, les femmes, l'opéra et le cinéma. Un présage pour ses romans futurs.
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Renversant...
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Je m'attendais à un film de cow boys. Je m'attendais à de la violence. Je m'attendais à de l'homophobie murs à murs. Je m'attendais à tout, sauf à ce que j'ai vu. Une formidable et combien bouleversante histoire d'amour, solide comme du roc, durant plus de 20 ans. Pourtant, peu de paroles, peu de touchers. Mais combien de regards, de souffrance...Ces deux acteurs-là, par leur gestuelle, leur regard, par tous les pores de leur peau, nous ont signifié que leur personnage était amoureux de l'autre. Qui plus est, il s'agissait de deux hommes, deux cow boys, dans les années soixante de l'Amérique puritaine.
Un chef d'oeuvre.
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Émouvante Ponette...
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J'ai de la difficulté à conçevoir qu'une enfant aussi jeune puisse jouer_et si juste. Le jeu de la fillette est criant de vérité, elle nous émeut dans sa douleur pourtant silencieuse, car les enfants, surtout de cet âge, ne vivent pas leur deuil en pleurant et pleurant encore. Ils se referment sur leur tout petit corps, cherchent la personne qu'ils ont perdu, lui parlent...C'est ce que fait Ponette à sa maman. Le film est d'une très grande retenue, essentielle pour traiter un tel sujet, le deuil d'une mère, avec respect, dignité et émotion.
Pour le jeu de la petite Victoire, dans le rôle principal, surtout.
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Et L'Audition ?
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J'ajouterais volontiers ce premier film de Luc Picard, qui en assuré le scénario, la réalisation et le premier rôle. Un film étonnant, émouvant jusqu'à la fin, sans tomber dans la sensiblerie. On connaissait Picard l'acteur, on ne lui savait pas ce côté créateur. C'est durant une période moins fertile en projet que Picard, alors avec son fils seul à la maison, a écrit ce magnifique scénario, si riche en rebondissements. S'il s'agit là d'un présage pour l'avenir, Picard, cinéaste, moi j'embarque !
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Davantage que des livres !
Année après année, on est étourdi par le nombre de livres qui se publient en français et que les éditeurs cherchent à faire connaître par le biais du Salon. Mais il est un autre aspect du Salon qui m'incite à y retourner chaque année. C'est celui des rencontres d'écrivains et des entrevues auxquelles on peut assister aux différents lieux de rencontres aménagés par les responsables, comme la Place Archambault, le carrefour Montréal ou l'espace de Radio-Canadien.
On s'y trouve par hasard, on entend un bout de conversation et on se surprend à passer trente ou quarante minutes à entendre des auteurs discourir sur leurs oeuvres et le cheminement qui les y ont conduits. Cette année, en tout seigneur, tout honneur, j'ai assisté à une table-ronde ou la présidente du Salon, Micheline Lachance, participait à une discussion sur le thème des « Biographies et histoires de familles ». Les auditeurs ont pu apprendre que derrière l'auteure de biographies romancées (sur Julie Papineau et Lady Cartier) se cachait une véritable chercheure qui se donnait la peine de tout vérifier (état des lieux, température, mode vestimentaire, habitude alimentaire) afin de donner un caractère historique précis aux événements qu'elle décrit. Pour cela, le Salon mérite d'être visité. Et ce genre de rencontres se répète chaque jour, plus d'une fois.
Vivement le prochain Salon !
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Clémence, c'est Clémence
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Elle n'a jamais cessé ne nous épater. Son passage, la semaine dernière, à "Tout le monde en parle", était délicieux. On a pu entendre quelques unes de ces chansons_elle a toujours voulu faire de la poésie, comme son père Alfred_mais sa voix n'est pas tout-à-fait au point. Qu'importe, c'est Clémence ! Authentique comme pas une, elle n'essaiera jamais de vous en passer une. Elle dit, amusée, qu'elle "call" toujours qu'il s'agit d'une tournée d'adieux, lorsqu'elle annonce une tournée, comme ça, les salles sont pleines: je ne crois pas qu'elle ait besoin de ce petit subterfuge. En tout cas, ses shows sont véritablement complets au Petit Champlain en novembre, mais des supplémentaires sont annoncées pour mai 2006 !
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La plus belle histoire jamais tournée ???
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Ayant vu ce film sur le tard, après en avoir entendu tant de bien, "la plus belle histoire d'amour jamais tournée !", j'ai été grandement déçue. Ma faute sans doute. Trop d'attentes. L'histoire est banale. Cent fois vue et revue: l'histoire d'un jeune couple dont l'amour est impossible; il est pauvre et sans éducation, elle est riche et provient d'une famille rivhe, prospère et vous vous en doutez bien, autoritaire.Les difficultés usuelles s'ensuivent. Le scénario est prévisible, le jeu d'acteurs, corretc, sans plus. Par contre, la direction photo est époustoufflante, et porte presque le film à elle seule sur ses épaules.
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Placido Domingo et l'OSM : une réussite !
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Malgré les critiques, les Montréalais qui ont rempli la Place des Arts à capacité pour les deux concerts de cette semaine, ont fait un triomphe à Placido Domingo et à l'OSM. Les cordes ont-elles attaqué une mesure plus tôt, ou plus tard, dans le deuxième mouvement de l'oeuvre de De Falla ? Le monde s'en moque pourvu que l'ensemble de l'oeuvre et de la soirée se soit déroulé sous le sceau du haud degré de professionnalisme auquel l'OSM nous a habitués.
Voilà un interprète auréolé d'une gloire internationale qui s'amène en toute modestie comme chef d'un des bons orchestres du monde. Il le dirige avec compétence, s'efface derrière les oeuvres et, parvient au terme du concert, devant une salle debout, à mettre en valeur, à tour de rôle, les bois, les percussions, les vents, les cuivres avant d'inviter le violon solo à sortir de scène avec lui.
Peu de chefs d'orchestre avant lui ont eu une telle générosité, ici, envers leurs interprètes. Le public montréalais ne s'est pas trompé en réservant à Placido Domingo, et à l'OSM une ovation de plusieurs minutes.
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Ces Saguenéens...
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C'est un secret de polichinelle, les maladies génétiques sont malheureusement légendaires au Saguenay-Lac-St-Jean, cosanguinité oblige. L'acidose lactique n'en est qu'une parmi tant d'autres, mais elle est fréquent, touche les enfants et entraîne la mort. Les Saguenéens, solidaires, organisent une "méga randonnée" de vélo chaque été (très médiatisée) afin d'amasser des fonds pour la recherche sur l'acidose lactique. Voilà qu'ils remettent ça cette année avec un album de Noël. Je leur souhaite bonne chance, mais bon courage surtout à tous ces petits patients...
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Que de répétitions !
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Je ne sais pas ce qui n'a pas fonctionné pour moi avec "Les poupées russes". Pourtant, tous les ingrédients y étaient: réalisation rythmée, excellent jeu d'acteurs...Était-ce le scénario ? Toujours est-il que je me suis sérieusement ennuyée et que j'ai_patiemment_attendu jusqu'à la fin qu'il se passe (en vain) quelque chose. Le personnage principal, on l'aura compris dès le début, court, comme un chien après son os, la femme idéale, qu'il trouve enfin après en avoir "testées" quelques unes (plusieurs). Le personnage m'était franchement antipathique. Et le scénario, tellement répétitif. Pourtant, j'avais trouvé "L'Auberge Espagnole" plutôt rafraîchissante. Cette fois-ci, j'ai été déçue...
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