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La fille de Monaco
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C’est l’histoire d’un brillant avocat au criminel qui débarque dans la Principauté de Monaco et qui doit défendre la mère d’un riche homme d’affaire poursuivie pour meurtre.
Tout va très bien jusqu’à ce qu’il rencontre une fille du coin, la fille de Monaco. Bien que nunuche et aux mœurs quelque peu légères, elle finit par le rendre accro. Plutôt introverti, Bertrand cet avocat s’attache dans cette relation sans queue ni tête au point de perdre justement sa tête.
Alors comédie certes, dramatique probablement. L’histoire de ce procès finalement pas très important. Ce n’est bien sûr pas le scénario du siècle, mais le jeu d’acteur reste sérieux appliqué et très juste. Notamment entre Roschy Zem en garde de corps et Luchini toujours aussi complet dans ses rôles. Quant à Louise Bourgoin, c’est elle l’histoire du film. Dommage par contre sur la fin plus que prévisible.
À retenir quelques phrases fortes comme souvent dans les films de Luchini. En occurence celle ci : « Au fait, pourquoi on couche ? »
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À force d'être trop prudent, on fini par tout casser...
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Voici un film sur un excellent. Guylaine Dionne, la réalisatrice explique avoir voulu prendre le temps qu'il fallait pour faire un film aussi proche que possible de la réalité.
Le pitch est simple. Une jeune brésilienne sans emploi finit par tomber dans les mailles du milieu dur des danseuses professionnelles. Malheureusement on ne saura jamais si le film est centré sur la brésilienne ou sur Ariane, l'amie qui trahira son milieu pour un voyage dans le sud. La réalisatrice en prenant toutes les précautions pour ne pas tomber dans les préjugés a finit par faire ce qu'elle ne voulait. Un film sur le milieu des danseuses nues sans qu'on ne puisse voir la moindre scène dure. À peine une poitrine ici ou là, aucune emphase sur la pourtant triste réalité du métier.
Peu de violences. Beaucoup de déchets techniques, des longueurs insupportables (les scènes de déneigement filmées de long en large) et une postproduction mal ficelé. Il faudra attendre l'arrivée de Anne Dorval comme toujours éblouissante et le croisement entre Gérard Lanvin et François Berleand du Québec (Colm Feore) pour apprécier le jeu d'acteur. Bref un film à oublier, malgré un énorme travail de recherche fait en amont.
En voulant à tout prix préserver la vérité et l’authenticité des histoires et des faits et ce sans verser dans le préjugé grotesque et abusif. La réalisatrice n’a qu’effleurer les vraies questions et s’est plutôt concentrée sur le caractère psychologique difficile d’une situation dure.
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Je t'aime, moi non plus !
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Avec les réalisateurs asiatiques et souvent hongkongais, le moins que l’on puisse dire c’est qu’on ne sait jamais à quoi s’attendre avec leur film. Wong Kar-Wai n’échappe pas à cette tradition. Et il l’a prouvé plus d’une fois, que ce soit avec In the Mood for Love(2006), 2046(2004) ou encore My Blueberry Nights (2007).
L’idée du film (Dung che sai duk), il l’a eu en 1992. Il s’en est suivi une première version non aboutie selon les propos de Wai. 15 ans après, il nous revient avec sa version finale du film.
Question technique, rien à dire. Aucun détail n’est pris à la légère. Wong Kar Wai est un maniaque de l’esthétisme. Par exemple, lorsqu’il mélange le bruit strident du sable fin dans le désert avec la musique qui accompagne certaines scènes.
La direction photo est magnifique et les décors sont somptueux. Les images sont précises et chaque plan renvoi à un besoin précis. On s’en rend compte lorsque la rapidité et la vélocité des sabres dans les scènes de bataille épouse la musique d’ambiance. Ou lorsque la précision des images contraste progressivement avec le flou entourant les personnages notamment lorsque le réalisateur veut cacher les jets de sang.
Ashes of Time est forcement une histoire de vengeance. C’est aussi une histoire d’amour. Mais bien qu’on le devine des le début du film, un soudain enchevêtrement des évènements complique la compréhension et parfois agace. Il faut alors être patient.
Bref, un film qui comblera les attentes des fans de Wong Kar Wai et peut-être même des amateurs du cinéma de Hong Kong mais qui troublera les non initiés.
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Mon cinéma = ma société
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Pourtant, c’est vrai. Quand vous sortirez du dernier James Bond, vous allez devoir reprendre votre souffle. Ce n’est pas comme un film sur les courses automobiles mais c’est tout comme. De la première scène à l’avant dernière, on ne cesse de courir. À travers le scénario, l’agent 007, M, les femmes, il faut sans cesse courir.
N’est ce pas aussi ce qu’est notre vie de tous les jours. Comme l’expression souvent repandue, les films ne sont que les reflets de nos sociétés.
Et pour une fois, c’est vrai. Et c’est aussi çà, la force des James Bond. Stigmatiser notre vie de tous les jours. Toujours entrain de courir, peu de discussion et de conversation. Rien que de l’action, toujours de l’action. Une fois en passant on plonge dans l’univers de la sexualité, mais jamais trop profondement puisque comme souvent, nos sentiments ont été bafoué par le passé.
Mais les moments les plus forts du film reste à souligner. Maintenant, à l’heure de l’Obamania, de l’ère post-Kyoto et de l’environnement au centre de nos préoccupations, les responsables du dernier Bond ont jugé opportun de ramener les préoccupations de tous les jours au centre du film. Ainsi, les voitures dans le film sont presque toute électrique ou écologique (hybride). La scène finale se joue aussi dans un palace entièrement alimenté par l’hydrogène.
Alors si vous trouvez que ce dernier Bond est peut-être un peu fade, rappellez vous que c’est peut-être que la société d’aujourd’hui se plait à être tout simplement..fade !
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Céline Dion, star lucide !
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Par un étrange hasard comme il y en a souvent les dimanches en soirée, je suis tombé sur un entretien entre Céline Dion la diva québécoise et la journaliste Denise Bombardier sur les ondes de TV5 Canada.
Et là, franchement j’ai été bluffé par la dignité et la grandeur d’esprit de cette dame. À 40 ans elle a tout gagné dans la vie, elle remplit des stades entiers, elle a fait le tour de la planète, elle a chanté pour les plus grands de ce monde, mais elle a pourtant toujours gardé l’essentiel de ce qui fait de nous des êtres humains. La dignité. La simplicité. L’humanité. Le réalisme. L’amour. Le respect. Le courage. Le travail. Surtout, la maturité!
Même si je l’ai trouvé quelque peu perplexe et soucieuse sur son avenir une fois que certains autour d’elle s’en iront, elle a été extrêmement “lucide” comme l’a très justement remarqué Mme Bombardier. Je ne sais pas s’il s’agit d’une nouvelle Céline ou simplement de la vraie Céline qu’on ne découvre que maintenant mais en tout cas, il faut lui reconnaître ses nombreuses qualités.
Alors effectivement, le procès d’intention qui lui est fait par l’ensemble des médias-peoples-Intelligentsia frise souvent les extrêmes mais il est surement le résultat soit d’une méconnaissance de cette grande dame, soit d’une pure jalousie.
En tout cas, bien que n’étant pas nécessairement un fan inconditionnel, MME CÉLINE DION, restez toujours aussi authentique et surtout ne lâchez rien.
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À la gloire de ma mère
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C’est en modifiant le
titre du roman de Marcel Pagnol (À la gloire de mon père) ainsi que
l’amour indubitable qu’il avait pour sa mère qu’on obtient ce titre
qu’on aurait pu donner au film La femme oubliée de Dilip Mehta.

Il est une chose de
sure. Vous sortirez de ce film en ayant une sensation forte de
culpabilité extrême. Celle d’avoir peur de ressembler aux enfants de
toutes ces femmes oubliée. Dans ce documentaire de 90 min, il est
question du sort des veuves indiennes. On y découvre avec stupeur la
situation catastrophique dans laquelle 11% de la population indienne
vit, survit en fait.
Abandonnées une
première fois par un mari (qui leur avait fait voir de toutes les couleurs),
veuves ensuite, elles sont rejetées par leur belle famille, chassées
comme des moins que rien par leur propre enfant (souvent des fils),
dépouillées de toute dignité par une société conservatrice et ancrée
dans une tradition paranoïaque, retrograde et inhumaine. Et lorsqu’elles arrivent à y échapper,
elles finissent souvent par atterrir à Vrindavan, l’anté-paradis des
veuves du Bengale...
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Astérix aux Jeux Olympiques : Par Nullilissimix
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À peine sorti au
Québec, le film le plus attendu de cette année suscite un accueil
plutôt mitigé alors qu’en France, les critiques furent tout simplement
sanglantes.
Et avec raison !
Il faut savoir c’est vrai, que le dessinateur Uderzo n’ayant pas beaucoup aimé la version « améliorée » d’Alain Chabat (Mission Cléopâtre, 2002) n’avait pas non plus aimé le premier projet du film initialement réalisé par Gérard Jugnot. C’est pourquoi Thomas Langmann
qui proposait une mouture beaucoup plus proche de la BD fut installé à
la barre d’un navire censé battre tous les succès du cinéma français…

Au final, on sort de
ce film avec l’impression d’avoir été victime de l’arnaque du siècle.
Depardieu, Cornillac, Rousseau et même Delon déçoivent beaucoup et
n’eut été la solide performance du belge Benoît Poelvoorde
, le film laisserait un profond gout d’amertume. Les sketchs sont
idiots. L’ensemble du scénario est pathétique. Et c’est même à se
demander si la version de la Bd dans nos souvenirs reflète vraiment la
réalité. Il n y a rien d’intéressant.
Et les scènes ou les
Guest Stars apparaissent sont encore plus pathétiques que l’ensemble du
film. Un Zidane perdu et presque victime de coup de boule
cinématographique, un Tony Parker donnant l’impression de sortir d’une
énième défaite en NBA contre les Lakers, une Mauresmo décidemment à rue
depuis longtemps et finalement un Jamel qui pourtant flamboyant dans la
version Chabat et qui là parait s’offrir un passage dans le film non
pas par envie de faire rire et faire plaisir mais plus pour des raisons
économiques. Seuls Jean Todt et Michael Schumacher réussissent à nous
arracher un sourire dans leur parodie de la F1 et de Gladiateur en
compagnie de Poelvoorde.

Et dire que le budget
du film avoisinait la rondelette somme de 78 millions d’Euros. Il
faudra voir la réaction québécoise. Les gens voudront forcement aimer
le film puisque Stéphane Rousseau digne représentant de la belle
province fait partie d’une belle brochette d’acteurs et d’actrices.
Malheureusement, si on reste objectif, le film deviendra comme en France l’un des plus beaux navets de sa génération.
Ave César !
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Jean de Florette
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Avec Yves Montand, Gérard Depardieu et Daniel Auteuil.
Un grand classique. C’est à la base une œuvre de l’éternel Marcel Pagnol mais il a fallu le génie de Claude Berri (Ensemble, c'est tout, Germinal, L'un reste, l'autre part) pour en faire un chef d’œuvre cinématographique.
Le pitch : Un jeune campagnard de la lignée des Soubeyrans décide un beau
jour de se lancer dans une nouvelle culture qui le permettra de vivre
pour le restant de ses jours en paix avec le franc (la monnaie de
l’époque). Pour cela, il a bien sûr besoin de l’oseille du
papy César Soubeyran dit Papet (dernier d’une dynastie disparue) mais
surtout du terrain (et peut-être) de la source qui va avec. Mais pour
cela, il faut convaincre le voisin Romarin de vendre (et forcement) au
prix le plus bas… la philanthropie n’existant pas encore dans ces temps
là.
Au
bout de quelques scènes (et de pages), le voisin rend l’âme et c’est
alors que débarque tel l’enfant prodigue le fil de la sœur de l’ancien
voisin, Jean de Florette, un citadin brillant et intelligent au rêve
démesuré et donc l’obstination de la terre nuira beaucoup aux velléités
des Soubeyrans.

Un film qui valu le prix de l'Académie nationale du cinéma pour Claude Berri
et en 1986 à Daniel Auteuil, le césar du meilleur acteur. Et ce ne fut
que mérité. L’acteur, jeune à l’époque éblouit le film dans sa
prestation d’un jeune Soubeyran épargné par la beauté mais dont le cœur
et les ambitions sont aussi imposants que la chaleur qui pouvait
s'abattre jadis dans cette lointaine Provence, capitale du Sud. Quand à
Montand, il est grand, il est beau, il est fort. On comprend mieux la
fascination, le respect et l’admiration que l’ensemble du cinéma
français et même mondial lui vout.
Depardieu
n’est pas en reste avec sa prestation d’un Jean Cadoret bossu, plutôt
bel homme, marié à une très belle femme et père d’une petite Manon
qu’on sent déjà très au fait de la réalité humaine.
Bref un film que vous devez absolument voir ou lire. D’autant qu’il s’agit du premier d’une série « (diptyque) de Marcel Pagnol, L'Eau des collines, dont le deuxième volet est Manon des sources. »(Wikipedia).
Extrait Vidéo :
[youtube]http://youtube.com/watch?v=zS_8ROtKTU0[/youtube]
crédit photo : Hallaig
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La ligne est brisée… Et moi aussi!
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Ce film ressemble beaucoup à un ami avec qui on entretient une relation de je t’aime moi non plus.
Au début, vous êtes persuadé que c’est un imbécile. Vous apprenez à le
connaitre et là vous vous dites qu’il est plutôt sympathique. Et
finalement lorsque vous le connaissez bien, vous vous rendez compte que
vous aviez raison : C’est définitivement un connard !
Récapitulons l’histoire.
Au début du film, on
voit deux imbéciles saouls à bord d’une Mustang sans âme ni conducteur
et on se dit qu’un des deux ne finira pas le film et que l’autre va
nous faire le combat du siècle en souvenir de son vieil ami. Et en
fait, on se trompe et on se dit alors, qu’on est parti pour 1 h 42 de
bonheur et d’excellence. Tout va bien
Et là, quand on croit
que tout va comme sur des roulettes, voilà qu’on aperçoit un pied, une
image, un souvenir et un film qui s’écroule tellement les évidences
débordent de la coupe. Pourtant, tout avait bien commencé. Mais les
scénaristes n’ont su que faire de ce chef-d’œuvre manqué. Prévisible,
le film finit par agacer. Une histoire d’amour mal utilisé, une haine
incompréhensible, une vengeance encore moins compréhensible, le tout
dans un film mal achevé.

Pourtant, les acteurs
sont splendides. On a beaucoup parlé de la prestation de Guillaume
Lemay-Thivierge qui a surement dû travailler très fort pour paraître
plus boxeur que l’ensemble des Rocky Balboa réunis. Mais la palme de
l’interprétation dans ce film revient sans aucun doute au boxeur
Messier joué par David Boutin. Il sait tout faire. Boxeur, macho,
parano, barjo, amoureux, suicidaire, mais aussi ami.
On retiendra aussi
les quelques piètres scènes de footing à la mémoire de Rocky et de tous
ses films de boxe aux chansons ringardes et langoureuses ainsi que la
triste volonté du réalisateur de faire dans l’univers hollywoodien tout
en oubliant justement ce qui fait la force de ces films : drame
romantique se terminant avec l’homme et sa rédemptrice sous le perron
de leur balcon s’en allant courageusement faire la paix et pleins de
bébés…
Crédit photo : Daniel Desmarais
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La vie après l'amour
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La
recette est simple. Prenez une boxeuse oscarisée (Hilary Swank),
anciennement sous la houlette de Clint Eastwood et un ancien spartiate
(Gerard Butler), leader des 300. N’oubliez surtout pas Dolores
Clairbone (Kathy Bates) en maman déprimée et déçue de la vie et du
bonheur. Ajoutez une cuillerée de Phoebe (Lisa Kudrow), toujours aussi
excentrique et à l’ouest, même en Irlande. Laissez reposer un moment
avant de simultanément mélanger dans un bol composé du Dr Leo Markus
(Harry Connick Jr) from Will and Grace, du patient Denny Duquette
(Jeffrey Dean Morgan) de Grey’s Anatomy et finalement du méchant Spike
(James Marsters) d’Angel. Vous aurez alors la recette miracle pour une
comédie dramatique et romantique de 2h06.

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L’histoire
du film est presque simple. Un mari qui meurt, mais qui s’arrange pour
que la femme qu’il aime traverse méticuleusement une cure de
désintoxication amoureuse. L’entourage de holly devient alors complice
d’un long supplice qui n’a d’égal que l’amour incommensurable qu’un
homme envers sa femme. Voilà, vous savez tout. Même s’il est un peu
long par moment, le film vaut la peine d’être vu. Il s’inscrit dans la
lignée des films romantiques d’Hollywood qui ne se prennent pas pour
autre et donc le but est simplement de nous divertir tout en traitant
(de temps en temps) de la question épineuse de la vie qu’il reste
lorsqu’on a perdu l’être cher.

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Hilary
Swank avec son interprétation juste d’une veuve éperdue et dépressive
épate dans ce nouveau registre. Après son oscar justement mérité auprès
de Clint Eastwood et Morgan Freeman dans Million Dollar Baby, après avoir tapé dans l’œil de Brian De Palma pour Dahlia noir,
voilà qu’elle nous revient avec le réalisateur Richard LaGravenese qui
lui avait déjà offert le rôle de l’institutrice Erin Gruwell dans Freedom Writers.
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Should I Stay Or Should I Go
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Connaissez-vous Joe Strummer ? Peut-être pas. Mais en fait si, vous le connaissez forcement. C’était le leader du groupe The Clash… Toujours pas ? Pourtant vous avez surement déjà crié sur des chansons comme Rock the casbah ou Should I Stay Or Should I Go. Et oui c’était eux.
Le groupe s’est dissous en 1985 suite à des divergences inexplicables (comme tout bon groupe Rock qui se respecte).

Dès le 22 Février, le Cinéma du Parc diffusera le film documentaire Joe Strummer - The Future is Unwritten. Réalisé
en 2007 en Irlande et en Grande Bretagne, le film de Julien Temple
retrace l’histoire du groupe mais surtout de son leader John Graham Mellor.
De son enfance, jusqu’à sa mort le 22 décembre 2002, le réalisateur
décrypte le parcours atypique de ce surdoué de la musique. On y apprend
ainsi comment il a successivement changé de groupes et de noms pour
devenir dans les années 1980 Joe Strummer, le leader controversé du
groupe de rock le plus controversé de cette période.
Et c’est Bono, autre leader d’un autre groupe tout aussi légendaire (U2) qui décrit avec justesse le phénomène : « If the Clash could dot it, you could do it ». Ce
témoignage comme pleins d’autres apporte et donne à ce documentaire
toute la profondeur nécessaire pour contenir le spectateur. Johnny
Depp, Mick Jones, Steve Jones, Matt Dillon, Martin Scorsese sont
quelques uns des “grands” de ce monde qui ont bien voulu dire tout le
bien qu’il pensait de Strummer.
Et si vous êtes un fan de Strummer, vous allez être
comblé. En plus de ses entrevues, le film regorge d’une multitude
d’extraits de ses chansons. Une belle façon de rendre hommage à celui
qui nous a donné Rock the Cashah.
Extrait du film http://www.youtube.com/watch?v=xg3md__8IaQ
«Joe Strummer naît le 21 août 1952 à Ankara en Turquie où son père, employé du Ministère britannique des Affaires étrangères est en poste. En 1976, Strummer découvre le groupe pionnier du punk les Sex Pistols en concert. Il abandonne aussitôt son premier groupe au style pub rock, The 101′ers, avec lequel il commençait à connaitre un certain succès pour former les Clash avec Mick Jones, un rocker prolo, ainsi qu’avec Paul Simonon, tous deux originaires de Brixton, un quartier du sud de Londres.
Il se sépare alors radicalement de son entourage plus ou moins hippie
et quitte le squatt où il vivait pour entamer ce qui lui semble une
nouvelle vie.
Il devient alors le chanteur et seul leader de Clash jusqu’en 1985,
au moment d’une tournée américaine où le groupe est devenu énorme. Il a
continué ensuite différents projets musicaux, notamment en remplaçant Shane MacGowan comme chanteur du groupe The Pogues puis en créant le groupe The Mescaleros jusqu’à sa mort» (WIKIPEDIA). Rock the casbah http://www.youtube.com/watch?v=OAkfHShATKY
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Ma vie en cinemascope !
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Ouvrer
votre télé et syntoniser là sur un reportage qui parle de la ville
d’Aberdeen, Olympia ou Seattle. Mettez en même temps sur votre lecteur
CD une compil d’autres groupes rock et à la fin quelques chansons de Nirvana et Écoutez ensuite dans votre baladeur mp3 une entrevue de Kurt Cobain de
1992. Voilà, vous avez reconstituez et vous être entrain de voir Kurt Cobain about a son, le film de AJ Schanack.
Le film dure 97 min et
tout au long, vous serez constamment entrain de chercher une image, une
face, un bout de pieds ou de cheveux de la rock star ou encore pire de
sa muse Courtney. Mais hélas rien. Que du bois ! Pas de langue de bois
certes, mais beaucoup de bois. Le réalisateur de cet hommage à surtout
d’abord voulu que le public apprenne de l’homme, du fils et du père. Et
pour cela, toutes les analogies possibles ont été utilisées.
La plus forte est sans
doute celle qui compare le chanteur et guitariste de Nirvana au produit
d’un arbre (bois). Cette chose solitaire qui ne sait d’où elle vient et
qui tout au long de son existence sera soumis aux contraintes et aux
pressions des autres. Ce truc qui ne vit que parce que son
environnement ne vit pas (ou plus) et qui aura toujours besoin de se
sentir vivre en puisant dans l’énergie du soleil (ici la drogue) ou de
sa sève (le rock).
Ce qu’on retiendra
surtout de ce documentaire, c’est Kurt Cobain, l’être humain, fragile
et talentueux, solitaire et consciencieux mais aussi attachant et très
belliqueux. Un homme qui s’il ne s’aime pas toujours, a malgré tout, un
profond respect pour la famille et les valeurs qui vont avec.
Recommandé pour tous
ceux qui ont aimé Kurt Cobain ou Nirvana et qui en redemandent. Pour
les autres, soyez patient, curieux et très à l’écoute car Kurt Cobain about a son c’est d’abord et avant tout un récit et un hymne à la mémoire de ses artistes fragiles et morts sur le champ de bataille.
En salle dès le 1er février au Cinéma du Parc.
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Juno, un film pour jeunots et viellots
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Après avoir vu dans la même journée le film documentaire Kurt Cobain, about a son,
le film Juno a mis du bonheur dans mon existence. C’était soir de
première au cinéma Quartier Latin de Montréal, et la présence de
plusieurs jeunes dans la salle laissait présager de la légèreté du film.
Et
ce fut un magnifique film léger. Comme on les aime, bien fait, bien
écrit, bien filmé, bien joué, bref tout bon (pour la faire à la cool).
Une production d’acteurs et actrices excellents tournant autour d’une
Ellen Page (Juno McGuff), canadienne et nominée aux Oscars. Les autres,
Cotillard, Blanchette, Christie et Linney n’ont qu’à bien se tenir. La
jeunesse arrive, toujours aussi insolente et irrévérencieuse et
n’hésitant pas une seule seconde à déboulonner de leur piédestal
l’archaïque génération d’antan.

Mais
Ellen Page n’est pas seule. Au contraire elle est bien entourée. Le
père (Jason Bateman, canadien) et le fils (Michael Cera) Bluth dans l’excellente série Arrested Developement livrent dans Juno
une interprétation exemplaire. Ils ont fini de jouer dans la catégorie
série et se sont enfin révéler au grand public. Jennifer Gardner n’est
pas en reste aussi. Elle savait déjà tout faire dans la défunte série Alias. Dans ce film, elle est la mère qu’on voudrait pour n’importe quel enfant.
Juno,
c’est donc l’histoire d’une jeune ado de 16 ans qui découvre malgré
elle les joies et les peines de la vie adulte. Le film commence
lorsqu’elle se rend compte après trois tests (dans la même journée)
qu’elle est porteuse d’un petit Bleek (son « chum »). C’est alors que
commencera une longue aventure, de l’avortement au bonheur de
l’accouchement.
Un
film touchant, émouvant et à voir absolument avec ses enfants, surtout
s’ils sont jeunes, adolescents et prêts (ou non) à une sexualité « active ». On regrettera toute fois, la mauvaise traduction franco-française qui parfois enlève au dialogue son naturel.
Pour les parents cardiaques et vivants encore à « l’ancienne »,
enfermez-vous, prenez une bonne respiration, éclatez vous devant cet
excellent film et ensuite allez donc embrassez vos enfants car vous
êtes surement aussi coupables que les parents de la petite Juno.
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Lost in Antarctique
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J’ai enfin pu voir Le dernier continent
de Jean Lemire. Je m’attendais à un film sur l’environnement et sur
l’antarctique, on a eu plutôt droit à un film sur une expédition et sur
des gens qui sont allé passer un an dans l’antarctique.
J’ai été un peu déçu de ce que j’ai vu et je comprends mieux la critique virulente de ma préférée, Anabelle Nicoud de la presse : «Malheureusement,
c’est loin d’être le cas. On commence le film en attendant de voir les
scientifiques à l’œuvre, mais finalement, c’est une équipe que l’on
trouve, qui fête ses 365 jours sur le voilier. Les questions fusent sur
ceux qui vont passer l’hiver antarctique sur le bateau et ceux qui
doivent repartir. Le temps presse nous dit Jean Lemire en voix hors
champ, dans deux jours, la dernière chance de retrouver la terre ferme
sera passée ».

Sans attente, le film
serait sans doute un bon film. Peut-être pas nécessairement sur
l’écologie, mais au moins sur l’idée qu’une dizaine de personne se
retrouve loin du monde et de la civilisation pendant plus de dix mois.
On ne sait pas pourquoi est fait le film, qui le fait et comment. Qui
sont les membres de l’équipage ? Pourquoi ont il été choisi ? Ne serait ce que le bateau, pourquoi le Sedna IV et pas un autre ?
Aussi, la voix off de Jean Lemire dérange. Le dernier continent ressemble
à du Jean Cousteau sans le capitaine, sans son calypso et sans une
histoire étoffée. La musique d’opéra qu’il faut se taper tout au long
du film n’est pas toujours nécessairement en phase avec les plans ou
les scènes du film. Mais on a de belles images. Certains plans sont
merveilleux et les scènes sous-marines alors que le glacier se met en
place sont tout simplement magiques.
Souvent tourné à la
manière d’une téléréalité, le téléspectateur ne peut que rester sur sa
fin. Il aurait fallu définir un certains nombre de chose. On
a voulu filmer les membres de l’équipage mais la majeure partie des
scènes intéressantes ont été coupé. Ou sont les moments de déchirement
? De friction ? Certes, les histoires drôles et comiques sont montrées
mais quand est-il des autres moments ? Romance ? Solitude ? Dispute ?
Ou sont passé les
scientifiques ? Leurs expériences ? Au delà du fait que la banquise
diminue, quels sont les faits ? Au fond, on à l’impression que l’équipe
du tournage avait du matériel pour trois films et que finalement pour
des raisons inexplicables (marketing ?) on a plutôt opté pour un seul
film. Peut-être qu’en optant pour une série en une dizaine d’épisode
(avec à la fin les résultats des différentes expériences), on aurait
enfin pu se donner une véritable idée de ce qu’ils ont constaté comme changement.
Bref, Le dernier
Continent est tout sauf un film sur l’environnement. Au mieux il s’agit
d’un film relatant l’épopée en 430 jours de gens aimant et se
préoccupant de l’environnement.
Est-ce suffisant ?
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When Venus met O'Toole
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L’histoire de venus se déroule à Londres, dans la
city de sa majesté. Deux vieux amis en pleine prolongation dans leur vie vont
voir leur vie changer et se compliquer lorsque la petite nièce d’un des deux (Ian) débarque de sa province natale. C’est
alors que commencera une longue période de fiançailles entre les trois
personnages.
Oui c’est un film de répertoire. Non ce n’est pas
un film Hollywood, encore moins Bollywood. Effectivement c’est-ce genre de film
qu’il faut regarder lorsqu’on est bien dans sa peau, qu’on a la tête sur épaule
et surtout quand on se sent le besoin de réfléchir plus que deux secondes.
Venus, c’est une histoire de vieux pour jeune
mais tourné dans un esprit de jeune pour vieux. Mais c’est aussi l’inverse. Il
se situe entre une histoire d’amitié véritable et sincère entre deux
pachydermes de la vieille époque, un vieux couple uni comme le dit dicton pour « le meilleur et pour le pire » et finalement une histoire d’amour
légère, perverse et profonde entre deux solitaires.
Les plans sont géniaux et les scènes sont
magnifiquement filmées, avec le plus grand soin et la plus grande minutie, à la
manière British. Rien n’est laissé au
hasard et le moindre détail ici à une haute importance là. Le réalisateur Roger Michell qui nous a donné Nothing Hill ou Changing Lanes a réussit là un film à point. Tantôt loufoque, on
nage souvent en plein burlesque sans jamais parfois s’éloigner du dramatique ou
du romantique. La scène dans le magasin où Peter O'Toole s’apprête à payer une
robe pour venus avec un zeste d’orteil est à pleurer de rire, tout comme celle
ou dans le bar, les deux habitués du coin contemple l’énorme page nécrologique.
Que dire de la performance des acteurs ? Un Peter
O'Toole dont la nomination en 2007 comme meilleur acteur n’est que trop évidente,
une jeune actrice Jodie Whitaker qu’on devrait revoir très bientôt et Leslie Philips en seconde rôle, ami et
surtout en pépé brailleur mérite que vous ailliez vous procurer le DVD.
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