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Il est peut-être bon d'expliquer que la chaîne culturelle est depuis longtemps sous la direction de Lafrance et compagnie ; depuis longtemps, elle déclinait en qualité et en contenu, et ses cotes d'écoute baissaient. Facile alors de condamner la moribonde, de lui assener le coup fatal et, à grand renfort de publicité rose, de tenter de lancer un nouveau concept, en prétendant que l'ancien ne marchait plus! Beaucoup de signataires de la pétition du MRCC n'écoutaient plus la chaîne depuis quatre ou cinq ans, ennuyés par les capsules "info-culture", le départ de plusieurs émissions littéraires, et des animateurs bonbons comme Carole Trahan (toujours bien présente sur Espace Musique), qui présente des pièces entrecoupées de commentaires ridicules ("Saviez-vous que le guépard court plus vite que le lion? Eh bien, Schubert, lui, prenait bien son temps! On écoute!"). Cette pétition n'est donc pas le reflet d'une indignation subite de mystérieux auditeurs dont on se demande où ils étaient avant, mais bien le reflet d'un problème à la chaîne culturelle qui existe depuis des années et qui avait été abondamment traité déjà dans des revues comme "L'inconvénient" à l'époque de la mise à la porte de Stéphane Lépine et de Jean Larose. On en avait même tellement parlé que le Devoir avait fermé son courrier des lecteurs à la question pour clore momentanément le débat!
Parler de génocide culturel comme le fait VLB est pour le moins abusif. Mais parler de dictature des lobbys est une insulte à tous les auditeurs déçus. Et de grâce, sacrez-nous patience avec le snobisme, l'élitisme, l'Académie et quoi d'autres encore... Qui sont les élitistes, ceux qui veulent conserver des émissions de haute qualité pour que tous puissent y avoir accès ou ceux qui croient que ces émissions ne peuvent être comprises que par quelques universitaires et ne méritent pas d'être diffusées? Un contenu riche et accessible n'est pas une utopie, si on s'en donne vraiment la peine.
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