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La télé-réalité fait des vagues. Ici comme ailleurs, ce genre (si c'en est un) attise les passions tant des intellos que des corniauds. En soi, il s'agit d'un phénomène qui divise autant qu'il rassemble et de ce fait suscite la polémique. On peut être pour, on peut être contre, on peut aimer autant qu'on peut détester. Mais personne n'y est insensible. C'est là, peut-être, sa plus grande force. Si c'était complètement nul, on n'en parlerait même pas, pas plus d'ailleurs que si c'était vraiment bon.
C'est parce qu'il y a cette large zone grise entre le tout-à-fait génial et le totalement méprisable que ce créneau est en train de créer un véritable débat. Je ne veux pas m'attarder sur les contenus ou sur les formes qu'on donne à cette façon de faire de la télé. C'est de la télé, point à la ligne. Et la télé ce n'est pas, comme certains le voudraient bien, que de l'information, de l'art ou de la culture. La télé c'est aussi aussi ça. Un médium commercial qui vend au bon peuple tout ce qu'il veut bien acheter. C'est un business qui utilise toutes les techniques du marketing moderne pour faire un pakaging commercial winner. Convergence, valeur ajoutée, produits dérivés...vous connaissez ?
Dans notre monde de sur-consommation, bien naifs sont ceux qui croient encore à l'objectivité de ce médium. Il n'y a que les riches propriétaires de compagnies dites de communication qui prennent la télé pour du cash. Parce qu'ils en font un paquet. Les autres, les téléphages, s'accomodent assez bien de ce qu'on leur donne à bouffer si on considère les cotes d'écoute. On en prend, on en laisse. Pour ma part, j'en laisse beaucoup plus que j'en prend. Il y a beaucoup d'autres sources auxquelles je peux m'abreuver pour appaiser ma soif d'information, d'art et de culture. Je ne suis pas inquiet de savoir vers où nous pousse le vent parce que j'ai appris à naviguer et que peu importe sa direction, je suis capable de mener ma barque là où je le veux bien.
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