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Tout en douceur
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Grand fan de Jack Johnson, je suis rapidement tombé sous le charme de Ian Kelly, dont le style est très proche de celui du surfer américain. Kelly, par contre, se démarque par la grade qualité de ses textes. Comment ne pas aimer celui de take me home, dont la justesse du propos est d'autant plus touchante que Kelly le livre avec une fragilité palpable.
Musicalement, tout est sobre, d'une grande simplicité, mais bien livré, avec un talent certain.
À écouter si vous aimez le folk et les bons textes.
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Lucide ?
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Bien que les propos de Daniel Jacques provoqueront la montée aux barricades du noyau dur du mouvement souverainiste, il se trouvera bon nombre de nationalistes modérés pour abonder dans le sens de le démonstration de Daniel Jacques. Toutefois, je ne pense pas que nous puissions enterrer la souveraineté aussi facilement, pourquoi ?
Simplement, en considérant l'Histoire récente du Québec, il est aisé de constater que le nationalisme des Québécois en est souvent un de réaction, en ce sens sa remontée fait souvent suite aux attaques des fédéralistes purs et durs et des pourfendeurs de culture.
Ainsi, nous ne pouvons juger de rien en la matière. Mais, il appert, actuellement, que le Québec semble à bout de souffle, que les passions identitaires passent au second rang derrière la nécessité de préserver l'économie. Cela sera vrai pour un temps, mais encore là, on ne peut jurer de rien !
Alors, redeviendrons-nous des Canadiens-français ?
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Des découvertes ordinaires ?
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Alors que je suis toujours impatient de me procurer le Bélanger nouveau, j'étais plutôt hésitant face à Joli chaos. Les compilations... Mais bon une compilation accompagnée d'inédites, alors voilà que je me précipite chez Archambault accompagné de fiston qui trouvait donc la marche longue...
Et bien, la marche aura valu le détour ! D'abord la joie de redécouvrir pourquoi Bélanger fait partie de l'élite de la pop québécoise et ensuite, la plaisir de comprendre pourquoi certaines chansons méritaient bel et bien leur statut d'inédites !
Farce à part, les inédites sont bien inégales, mais me semblent toutes dignes d'intérêt. Je m'explique, il y a quelque chose d'amusant dans la tentative de replacer les pièces dans le parcours historique de Bélanger pour ensuite déterminer si quelques pièces eurent méritées de figurer sur les opus originaux du monsieur.
Malheureusement, je pense que Bélanger avait fait les bons choix, ce qui nous laisse avec des découvertes un peu banales pour du Bélanger. Toutefois, bon nombre d'artistes nous offrent des pièces souvent indignes des oubliettes de notre bon poète.
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Quand la critique sonne faux
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Alors que je me fais toujours un devoir de ne pas lire de critiques des pièces auxquelles j'assisterai, j'avoue avoir violée la règle pour cette pièce. Disons simplement que la critique de La Presse était plutôt dure. C'est donc quelque peu craintif que je me suis présenté chez Duceppe hier soir...
Eh bien, j'espère que je contraindrai dorénavant ma curiosité, car Halpern et Johnson méritaient certainement une meilleure critique que celle qu'il m'avait été donnée de lire...
Certes, le texte comporte certaines longueurs, mais le jeu des comédiens compensent amplement pour celles-ci.
La thématique est intéressante et soulève une question qui mérite de l'être :
connait-on jamais ceux que l'on aime ?
Bref, une bien belle soirée à la Place des arts.
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Magnifique !
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Nous livrer 400 ans d'histoire en moins d'une heure, quel défi... Si nous comprenons que la limite du temps impose un survol historique rapide et que nous l'acceptons, toute critique au sujet des dits choix historiques devient donc caduque.
Ainsi, malgré cette limite, il n'en demeure pas moins que l'œuvre de Lepage impressionne. D'abord et avant tout, elle le fait par ses prouesses techniques, notamment par sa capacité à utiliser le vaste écran qui s'offre à elle. En ce sens, l'aspect tridimensionnel des bâtiments ajoute une perspective intéressante aux images de ce moulin bercé par une trame sonore des plus impressionnantes, presque surréaliste par moments.
En somme, le moins que l'on puisse dire, c'est que l'événement valait le détour.
Bref, de bien beaux moments malgré la fraîcheur de la brise venue du port !
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Une belle surprise
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Je ne sais pas pourquoi, mais je n'attendais rien de bien spécial de cette pièce. Toutefois, Equus, portée par le jeu exceptionnel de Guy Nadon, s'avère une pièce intense et propice à la réflexion philosophique : Qu'est-ce que la normalité ? Certes, les deux personnages principaux ne peuvent être catalogués de normaux, mais le voyage au coeur de la psyché du jeune patient nous dévoile un côté souvent méconnu de la folie : elle a une rationalité bien à elle.
Vous me direz que vous le saviez déjà, que cette pièce ne vous apprend pas grand chose de neuf sur le sujet, que l'approche thérapeutique employée est discutable, un peu vieillotte... Peut-être ? Mais qu'importe, cette pièce fait appel à notre intelligence, son intrigue se dévoile lentement et la qualité du jeu de l'ensemble de la distribution est à souligner.
Bref du théâtre intelligent qui demeure un bon divertissement.
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De bons moments
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Depuis le début de sa carrière, je n'ai jamais raté un album de Bélanger, je les dégustes comme certains les vins nouveaux ! Farce à part, je considère que l'intelligence du propos fait de cet homme un auteur-compositeur-interprète d'exception, l'un des grands de sa génération. Car, mis à part l'expérience un peu malheureuse de Déflaboxe, tous ces disques sont intéressants sinon géniaux. Il en va de même de son dernier opus, L'échec du matériel. Heureux invité de Voir à la représentation de son dernier spectacle qu'il donnait à Lasalle le premier février 2008, je me suis littéralement régalé. Pourquoi ? Tout simplement pour la qualité des pièces, pour les arrangements revisités de certains de ces succès et son humour. Car sans être un bête de scène à la Jagger, Bélanger y est très certainement à son aise et son public devient rapidement son complice. Par ailleurs, bien que le spectacle soit l'occasion de présenter son dernier album, Bélanger fait plaisir aux spectateurs en présentant bon nombre de ses succès plus anciens dont on redécouvre, encore une fois, la qualité des textes.Les musiciens sont excellents et l'on sent déjà que le spectacle est bien rodé.Bref, de bien bons moments en cette soirée de tempête hivernale...
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Quand nos attentes sont la cause de notre déception
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Certains films sont si attendus que la commande devient simplement trop lourde. Ainsi en est-il des Trois petits cochons. Alors que je m'attendais à quelque chose de franchement génial de la part de Patrick Huard, tant on m'avait fait l'éloge de son film, je suis resté sur ma faim : j'ai trouvé son film quelconque. Peut-être est-ce attribuable au fait que les couples se font et se défont si rapidement de nos jours que les trois frères n'en sont qu'une illustration parmi d'autres ? Cependant, je crois que si la sauce ne prend pas tant que cela, c'est que la psychologie des personnages demeure sommaire, que les personnages ne sont qu'esquissés. Ainsi on regarde ce film, mais on n'y croit pas réellement... En fait, on regarde le film un peu machinalement, sans empathie pour ceux qui s'y font baiser au propre comme au figuré !
Par ailleurs, alors que l'intrigue n'est pas très intrigante, faut-il s'étonner qu'on profite de la projection du film pour faire un petit roupillon !
Bon, j'ai déjà vu pire, mais aussi franchement mieux...
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De bonnes idées, de piètres résultats !
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En sortant du théâtre Prospero, j'étais perplexe quant à la véritable nature du spectacle auquel je venais d'assister. Portés par un texte qui se veut à la fois une comédie et une critique sociale sans exceller dans un genre ni dans l'autre, on ressent rapidement un malaise devant des dialogues qui semblent parfois tourner à vide tant on ne saisit pas toujours les visées de l'auteur.
Par ailleurs, je ne sais si nous devons attribuer cela à une mauvaise direction artistique ou à la faiblesse du texte, mais nous n'embarquons jamais réellement dans cette pièce dont l'authenticité des personnages est plus qu'incertaine. Si Jean Turcotte arrive à devenir un tant soit peu crédible en drag-queen, il en va tout autrement d'Alexandre Mérineau, dont le personnage demeure d'une insignifiace absolue. Sans être aussi mauvais que celui de Mérineau, le jeu de Marie-Josée Forget n'est pas convaincant du tout (et je suis gentil...). Pour sa part, bien que devant composer, elle aussi, avec un texte incertain, Chantal Baril arrive à nous faire croire en cette "Première dame plus folle que nature".
Par ailleurs, le décor était minimaliste et sans véritable ingéniosité, mais il aurait normalement dû suffire à la tâche si l'ensemble de l'ouvre avait été plus solide.
En résumé, l'auteur effleure de nombreux thèmes d'importance : mondialisation, monoculture, fermeture d'usines, corruption politique, terrorisme, etc. Cependant, il n'offre rien de bien significatif à nous mettre sous la dent, son texte manque de substance, de vision.
Bref, un divertissement inégal qui ne mérite pas vraiment le détour.
Les applaudissements furent polis, mais le fruit d'une salle tout aussi perplexe que moi. Pire encore, quelques spectateurs ont quitté la représentation avant la fin.
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Je doute donc je suis...
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Au moment de m'abonner chez Duceppe, j'avais hâte d'assister à cette pièce dont le thème est d'autant plus actuel que la pédophilie est toujours présente dans notre société et que je suis prompt à en condamner les présumés auteurs.
Au-delà des qualités artistiques évidentes de cette pièce, c'est donc à une véritable réflexion philosophique sur le doute que nous avons été conviés par la brillante distribution d'acteurs menée par un Gabriel Sabourin en grande forme et une Louise Laprade au jeu très juste. Par ailleurs, la traduction de Michel Dumont est excellente et rend justice au texte original en ce sens qu'il arrive à reproduire l'effet escompté par l'auteur Patrick Shanley : le doute. Même le décor, qui est magnifique contribue à immiscer le doute en nous. Après la pièce, nous avons été conviés à une rencontre intéressante avec les membres de la distribution. Ainsi, il nous a été donné d'apprendre qu'il se trouvait peu de spectateurs avec une idée très claire de la culpabilité ou de l'innocence du Père Flynn. Une ambigüité d'ailleurs partagés par les acteurs de la pièce eux-mêmes.
Ainsi, comme c'est trop rarement le cas, en refusant de nous livrer toutes les réponses, l'auteur fait en sorte que nous pouvions, comme spectateurs, dépasser le caractère anecdotique du récit et plonger dans une réflexion plus riche sur la nature humaine, sur les grands idéaux qui s'affrontent. Le conservatisme ou le progressisme ? Qui a raison ? Le conservatisme accusateur de sour Aloysius ou le progressisme plein d'incertitudes incarné par le Père Flynn ?
En effet, sommes-nous trop enclins à juger sans preuves ? Devons-nous, comme sour Aloysius, nous fier à notre instinct et traquer ceux que nous présumons coupables ?
Volontairement, l'auteur nous reste sans autre réponse que le doute.
Bref, je suis sorti de là en digne élève de Socrate : Celui qui sait qu'il ne sait pas en sait plus que celui qui prétend savoir.
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Un frère de Kundera
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Certains textes sont de véritables révélations tant ils sont pleins de génie. Ainsi en est-t-il du texte de Bohumil Hrabal, Une Trop Bruyante Solitude. Dans la minuscule salle du Prospéro, j'ai été l'un des prévilégiés à assister à représentation de cette pièce intense et propice à la réflexion. Si la brève présence sur scène de deux danseuses Tsyganes nous empêche de catégoriser la pièce comme un monologue, il n'en demeure pas moins que celle-ci est portée à bout de bras par un Claude Lemieux d'une grande justesse.
Peu habitué de ce théâtre, j'ai été impressionné de me retrouver à quelques centimètres de la scène. Voilà qui était d'autant plus propice que Hanta se livre à nous sans retenue.
Pour ceux qui sont familiers avec l'oeuvre de Milan Kundera, cette pièce vous replongera dans l'univers de ce dernier tant le texte de Hrabal nous transporte dans l'univers particulier de la tchécoslovaquie du temps du communisme triomphant et destructeur.
Ainsi, l'homme a-t-il tojours besoin de faire du sens, même avec ce qui est absurde. Voilà pourquoi Hanta en vient à s'attacher à sa vieille machine, sa complice des 35 dernières années. En ce sens, il souffre presque du syndrôme de Stocholm ! Rien ne semble lui faire plus de mal que de perdre son labeur, aussi insensé soit-il !
En résumé, voilà un texte d'une grande profondeur qui ne pourra que provoquer en vous une intense réflexion sur le sens de l'existence.
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Justesse et authenticité
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Les plus belles rencontres sont souvent inattendues. Alors que je n'espérais rien de La vie des autres, j'ai rapidement été captivé par ce film d'une grande justesse. Ce superbe film de Florian Henckel von Donnersmarck est d'une finesse et d'une intelligence que l'on ne retrouve que trop rarement au cinéma. Tellement, que je me suis surpris à me penser dans un roman de Kundera, voilà qui n'est pas un mince compliment tant ce drnier est un auteur admirable.
Par ailleurs, le jeu des acteurs est d'une justesse que même la lecture des sous-titres n'arrive pas à atténuer ! Je dirais même que le sous-titrage du film plutôt que son doublage lui confère d'ailleurs une grande authenticité. Au niveau des décors, de l'éclairage, nous retrouvons une sobriété qui nous transporte littéralement dans le morne Belin-est, une ville grise au possible. Accentué par le flegme de Gerd Wiesler, le côté "déprimant", destructeur du système est illustré habilement par les drames qui jalonnent ce film.
Plus encore, jamais le cinéphile ne sentira que le réalisateur le considère stuipide tant le non dit est important, tant il se sentira respecté par l'intelligence de l'oeuvre.
Bref, pour le dire simplement, ce fim possède toutes les qualités des grands film. Il est, à mon humble avis, d'une grande lucidité et d'un réalisme trop rare en ces temps marqués par le triomphes des films faciles et sans intérêts.
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Tout en puissance et sans finesse...
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Dans Live free or die hard, Bruce Willis prête à nouveau ses traits au policier John McClane, qui voit encore le destin s'acharner sur lui. Dieu que cet homme a le don d'être au mauvais endroit au mauvais moment ! Bien que le film constitue un agréable divertissement, je suis plutôt en accord avec ceux qui trouvent que l'on cherche à étirer la sauce tant la formule sent le déjà vu. Toutefois, ne m'attendant pas à rien d'autre que du pur divertissement, j'ai su apprécier les nombreuses cascades et les effets spéciaux qui habitent le film de bout en bout.
Par contre, la prévisibilité du scénario et l'improbabilité des cascades font vite de ce film un produit jetable parmi tant d'autres films du même acabit dont le seul intérêt est constitué des scènes d'action. Ainsi, à moins d'être un inconditionnel de John McClane, je ne pense malheureusement pas que ce film mérite le détour par les salles de cinémas. Il est clair que ce film est le moins bien fignolé de la série, alors que les personnages ne nous sont présentés qu'en survol, ce qui n'était certainement pas le cas du premier Die Hard, qui fit en sorte que nous nous sommes attachés à McClane.
Malgré tous ses défauts, par respect pour un Bruce Willis qui se démène sans relâche, Live free or die hard mérite certainement de figurer sur vos dépenses de locations de DVD !
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Un mélange de genres qui ne colle pas trop...
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Disons le tout de suite : Nitro n'est pas un grand film. Au mieux, il s'agit d'un agréable divertissement... Pourquoi ? Je pense qu'une partie de la réponse réside dans un mélange de styles qui ne collent pas trop. En effet, Nitro n'est pas tant ce film bourré de cascades et d'action qu'on nous promettait, mais aussi un film qui se veut plus réfléchi, un film qui soulève des questionnements de nature éthique. Le don d'organe, la corruption, le crime organisé sont tous au centre de ce film, mais le traitement demeure partiel, caricatural.
Sans être mauvais, les comédiens peinent à rendre ce scénario plutôt prévisible et improbable avec justesse. Guillaume Lemay Thivierge livre une performance honnête, mais il peine à transporter le film sur ses épaules, bien que je ne pense pas qu'un autre acteur aurait fait mieux dans les circonstances. Lucie Laurier est superbe de sensualité, mais on peine à croire en la véracité de son personnage, qui plonge dans l'aventure de Max, alors que celui-ci est disparu de sa vie plutôt cavalièrement une dizaine d'années auparavant. Martin Matte livre une bonne performance, mais son personnage, encore une fois, est plutôt caricatural.
Par ailleurs, les scènes de course automobile sont parfois filmées d'une manière qui frise l'amateurisme, ce qui est plutôt dommage pour un film qui les place en son centre.
En résumé, Nitro est un film plein de bonnes intentions qui se démarque du reste de notre cinéma par sa volonté à nous donner des scènes d'action. Toutefois, le scénario est plutôt improbable et on peine à croire en l'histoire qu'il veut nous livrer malgré la grande volonté des acteurs qui doivent tenter de donner forme à des personnages caricaturaux.
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Des phrases chocs !
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Avant la lecture de cette critique, je n'avais jamais entendu le nom de Sylvie Laliberté, mais à lecture des deux extraits présentés ici, j'ai déjà hâte de suggérer l'achat de Je suis formidable mais cela ne dure jamais très longtemps à ma bibliothèque de quartier. En attendant ce moment, je pourrai dire comme elle affirmer que «Je sais beaucoup de choses sur l'attente. / Je pourrais en parler longtemps. / Mais ce serait trop long.»
Toutefois, je dois demeurer en désaccord avec elle quand elle avance : «La vie n'est pas bien courte / ce sera bel et bien / la chose la plus longue / que j'aurai faite»... Pour moi, la vie demeure bien courte malgré qu'elle demeurera la chose la plus longue que j'aurai faite...
En tout cas, la dame semble avoir de la répartie et le sens des phrases chocs porteuses de réflexion.
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