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Il n'y a pas si longtemps, on parlait des débuts difficiles de Garou du côté cinématographique. Voyons un peu si le téléfilm L'amour aller-retour est aussi catastrophique qu'on l'annonçait. Je ne vous le cacherai pas plus longtemps, le long-métrage dépasse probablement les limites de l'insupportable, de l'intolérable et du pitoyable. Déjà en partant, c'est une comédie romantique (on s'attend donc très peu à être surpris, impressionner ou ébahi devant de l'originalité), mais en plus, c'est sous format téléfilm. Bon, parfois ceux-ci parviennent à atteindre les ambitions des grands long-métrage, HBO l'a prouvé plus d'une fois, mais ici, c'est le pénible à son... Meilleur(?)
Sirupeux, à peine divertissant, aucunement drôle et sans ambitions, le film nage dans des eaux fort ténébreuses dans cette histoire qui tente de mélanger les cultures (car c'est d'ailleurs le but, alors qu'on mise beaucoup sur le côté Québécois de notre cher Garou, qui se force tout de même à parler dans un français international fort poussé). L'histoire? Une jeune chroniqueuse française est à deux doigts de publier un recueil de ses chroniques dont la majorité parle de ses aventures amoureuses avec François (Garou), cependant, pour pouvoir mener son projet à terme, elle doit absolument faire signer des papiers pour être certaine de ne pas se faire poursuivre. Résultat? Elle se retrouve confiné dans "les grands espaces" en pleine forêt au Québec dans un espèce de cabanon près d'un lac avec son avocat et sa meilleure amie. À qui s'adresse le film? Les français ne comprendront pas la moitié des phrases québécoises et les Québécois ne trouveront aucuns intérêts à ces diverses blagues qui consistent à emphaser l'incompréhension face à *notre accent* et *nos expressions bizarres*. Hum. De plus, le Québec est dépeint avec une telle morosité qu'on a franchement l'impression d'être au pire coin du monde. Pour s'enfoncer encore plus dans la critique, la musique est insupportable, les interprétations loin d'être mémorables (Garou ne prouve en aucun cas qu'il est un acteur ou qu'il aurait la possibilité d'en être un), l'histoire fait état d'un déjà vu dont on a trop abuser, les situations sont d'un ennui et le peu de satisfaction qu'on peut obtenir vient beaucoup plus des scènes entourant les personnages de soutien que les principaux (et même là). De plus, le contre-poids fortement Québécois est défendu avec horreur par le rôle le plus incompréhensible du film, soit, un sexagénaire solitaire bucheron, chauffeur d'avion, bref, un rapace toujours présent qui a plus l'air du père de François plus que de son meilleur compagnon et plus d'un voyeur que d'un Cupidon. Perturbant et agaçant. Enfin, rarement aura-t-on vu des dialogues autant peu inspirés et aussi ingérables. De plus, pourquoi entourer le conflit conjugal entourant nos deux protagonistes autour d'une seule scène de ménage qui ne cesse de se répéter en boucle, au ralenti, à toutes les sauces? C'est presque inacceptable d'offrir autant de répétitions de même scènes (puisque ça arrive pour plusieurs d'entre elles) en aussi peu de temps et en même temps, les 91 minutes composant le film n'en finissent plus de finir. Bref, un coup raté en tout point et sans aucuns doutes, à éviter!
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