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Carandiru
Basé sur l'histoire véritable du docteur Drauzio Varella, qui a oeuvré pendant plusieurs années à l'intérieur de la célèbre prison, Carandiru relate l'histoire des prisonniers, colorés marginaux, de la plus grande prison d'Amérique latine et le saisissant microcosme social qu'ils formaient.
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Beauté assassinée
Argentin d'origine, Hector Babenco s'est inspiré du livre Estaçao Carandiru pour relater les terribles conditions des détenus de la plus grande prison de São Paulo,
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07 nov. 2006, 08:45
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Ce film m'a gardé captive devant ma télévision jusqu'à la toute fin et j'ai appris beaucoup de choses sur le milieu carcéral avec Carandiru. Ici nos détenus sont bien traités et ils trouvent le moyen de chialer alors qu'ailleurs ils vivent dans des conditions atroces sans jamais se plaindre en tant que tel. Et j'ai trouvé bien aussi de voir un médecin qui fait son possible pour que les détenus soient soignés et qu'ils sachent s'ils ont le virus du sida ou non. Même si c'est dur par moment à regarder, il y a tout de même un certain humour et c'est drôle d'entendre les prisonniers raconter le pourquoi de leur incarcération. Ils ont une petite touche d'humour pour tout et ils sont capable de tout dédramatiser. Il y a toute sorte de monde en prison, mais les gens réussissent à s'entendre. Quand il y a de la chicane, ça dégénère parfois jusqu'au crime, mais c'est comme ça que ça se pase en dedans et c'est correct.
Un film qui se déroule parfaitement bien, mais les 20 dernières minutes sont assez dures à regarder. La violence que les policiers expriment envers les détenus est au-delà de toutes attentes et c'est franchement dégeulasse à regarder. Il y aura pleins de morts et ceux qui survivent à ce massacre auront des images impreignées dans leur tête jusqu'à la fin de leur jour.
Carandiru rempli totalement sa mission et c'est un film à voir pour son côté criant de vérité et son côté humain. J'ai littéralement adoré ce film du début à la fin.
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20 janv. 2006, 20:49
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Ce film est très intéressant, d'un point de vue psychologique. Certains vous diront qu'il raconte le détail de l'émeute qui a eu lieu dans cette prison et où une centaine de prisonniers périrent. Bien que ce fait soit relaté, en réalité, les deux premières heures du film (qui en compte près de 2h30!) sont utilisées pour permettre aux détenus de se raconter au nouveau docteur qui vient de débarquer dans la prison avec mandat d'étudier les effets du Sida.
Bien sûr, comme d'habitude, tous les prisonniers se disent innocents. Lorsqu'ils racontent leur histoire, toutefois, que l'on découvre au moyen de flashback, on réalise que l'innocence a ses limites!!!
Ceci dit, le film donne le portrait d'un milieu carcéral où foisonnent toutes sortes de personnalités, que ce soient des travestis, des religieux, des drogués, des paumés, etc. Et c'est ce qui fait, à mon avis, la grande réussite de ce film: découvrir un point de vue unique sur la vie dans cette jungle.
La finale qui dure près de 30 minutes, est sanglante. On ne sait pas trop ce qui déclencha la bagarre. Mais l'armée décida d'investir la place et de tuer tout ce qui bouge, sans discernement. On ne précise pas trop,à la fin, si l'armée fut blâmée pour ce massacre. En tout cas, nous avons notre petite idée sur les responsabilités!
En conclusion, c'est un film humain, où la psychologie tient une place importante, et qui nous fait découvrir la vie en prison. C'est très bon!
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02 juil. 2005, 12:54
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L'adaptation du best-seller de Drauzio Varella nous propose un voyage au coeur de la plus grande prison lationaméricaine, celle de Carandiru à Sao Paulo, hôte de sept milles prisionners s'entassant dans un espace prévu pour 4,500. On revit les derniers jours avant le massacre perpétré par la police en 1992.
Ce qui est impressionnant à propos du film de Babenco, ce sont les détails utilisés pour expliquer les règles établies dans cet endroit. Assassins, voleurs et violeurs paraissent cohabiter et décréter leurs propres règles, transposition de la loi de la rue, avec leurs devoirs, droits et punitions.
Le fait qu'aucune cellule ne soit fermée nous donne également l'impression de déambuler dans un genre de marché situé au coeur d'un voisinnage marginal. J'ai trouvé que l'éclairage donnait une ambiance spéciale à ce lieu où l'un regarde la télévision, pendant qu'un autre cuisine: un chaos chromatique!
Carandiru est un film captivant qui fait ressortir le côté humain en chacun de nous pour assurer notre survie.
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26 oct. 2004, 15:11
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Si on s'attend en visionnant Carandiru à entendre le récit d'un médecin et de ses préoccupations alors qu'il se retrouve à soigner la faune bigarrée des prisonniers de Carandiru, on se trompe royalement. Le médecin ici n'est que prétexte, tout comme son inquiétude face à la propagation du sida dans la population carcérale: ces sujets ne sont qu'accessoires.
Ce qui fait vraiment de Carandiru un film intéressant, c'est tout simplement qu'il met en scène des humains: on nous présente merveilleusement bien plusieurs prisonniers, en nous dépeignant leur milieu à l'extérieur et à l'intérieur de la prison, le crime qu'ils ont commis qui les a mené à Carandiru et les diverses combines qu'ils utilisent afin de survivre dans cette jungle.
C'est ce qui rend l'univers de Carandiru exceptionnel: les décors sont recherchés, et le tout est tellement éclaté, tant au niveau des anecdotes, des événements et des personnages qu'on pourrait se croire dans un film de Kusturica! Même au plus noir de leur vie, même quand ils sont battus, même quand ils sont malades, les prisonniers de Carandiru gardent un humour noir et mordant, un peu fataliste, qui contribue à rendre l'univers de la prison encore plus unique.
Certes, explorer le côté social, la propagation du sida en milieu carcéral, les raisons qui ont fait que cette prison était peuplée de presque le double de sa capacité, tout cela aurait été des plus intéressant. Hector Babenco a toutefois décidé d'utiliser l'histoire véritable du docteur Drauzio Varella afin de nous raconter une micro-société, de nous raconter des humains animés de désirs, de haine, d'espoir.
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Pays:
Brésil
Année: 2002
Durée: 2h26
Catégorie: Drame
Classification: N/A
De: Hector Babenco (Baiser de la femme araignée (Le))
Avec: Luiz Carlos Vasconcelos, Milton Gonçalves, Ivan de Almeida
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Région de Montréal
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Estrie
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