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Milk
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Le dernier film de Van Sant retrace la carrière du premier homme politique américain ouvertement homosexuel, le conseiller municipal de San Francisco Harvey Milk, qui fut assassiné par son collègue Dan White en 1978. Leçon d'histoire essentielle.
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Milk, de Gus Van Sant, retrace la carrière du premier homme politique américain ouvertement homosexuel, le conseiller municipal de San Francisco Harvey Milk, qui fut assassiné
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06 mai 2009, 12:44
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Grande rencontre entre un acteur et son personnage. On ne pense plus à l'acteur, on suit le personnage et on y croit tellement que c'est comme un ami dont on écouterait l'histoire et les confidences. Ici, la magie opère,  Sean est Harvey Milk.

On le rencontre d'abord le jour de son anniversaire dans le métro de New-York ou à son tour il rencontre celui qui changera le destin de sa vie. Quelle délicieuse entrée en matière! Les voilà partie pour la californie ne sachant pas ce qu'ils y feront mais gonflés à bloc, prêts à affronter l'avenir. Un avenir semé d'embûches mais si intéressant à vivre. Harvey s'implique en politique, il veut changer les choses pour le milieu auquel il appartient. Tout n'était pas rose encore pour le gais, ils étaient ostracisés et avaient besoin d'un leader charismatique pour affronter le côté puritain des américains. Ils trouvèrent en Milk un être passionné mais patient, prêt à tout pour défendre sa cause, persévérant. Son chemin en est un d'assez exceptionnel, il arrivera à ses fins et le paiera de sa vie.

Ce film doit beaucoup au réalisateur qui nous fait revivre cette période stimulante à San Francisco ou tout restait à inventer. La reconstitution est franchement réussie. Ce film doit surtout à Sean Penn et à son investissement total dans ce personnage haut en couleurs. Il le fait avec un respect évident et on embraque dans ce voyage avec un sentiment que l'on assiste en direct aux faits et gestes de ce grand homme qu'était Harvey Milk.

06 avr. 2009, 21:29
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Un film poignant parce qu'il retrace avec fidélité une bonne partie de la vie de Harvey Milk, premier homosexuel à avoir été élu à un poste de conseiller municipal aux Etats-Unis. Un film poignant surtout, grâce à la performance exceptionelle de Sean Penn. Il joue avec brio ce rôle, en faisant juste ce qu'il faut pour être convainquant à l'extrême. L'histoire qui en découle et surtout sa fin, est bouleversante. Outre la prestation de Sean Penn, j'ai également retenu de ce film l'absurdité de certains mouvements politiques des années 70 aux Etats Unis, qui prônaient l'interdiction aux homosexuels enseignants d'exercer leur profession sous prétexte qu'ils avaient alors le potentiel de "contaminer" les enfants américains...

15 mars 2009, 19:37
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Je dois avouer mon ignorance. Avant de visionner ce film, je n'avais aucune idée qui était Harvey Milk. Après avoir vu ce film, je ne l'oublierai jamais.

Un pionnier sur tant de niveaux, Milk fut le premier élu gai aux État-Unis. Il était un grand défenseur des droits de la personne et pas juste pour les gais et lesbiennes.

C'était un grand homme qui est devenu politicien tard dans la vie, vers l'âge de 40 ans. Lors de sa mort violente à l'âge de 48 ans, il avait changé le portrait des droits de la personne aux États-Unis et s'était fait des alliés importants: le maire de San Fransisco, lui aussi assasiné, Jimmy Carter et Ronald Reagan.

Sean Penn, James Franco, Diego Luna, Emile Hirsh et Josh Brolin sont les vedettes de cette production prisée par les Oscars.

19 janv. 2009, 20:45
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Tout ceux de mon entourage qui avait vu Milk étaient unanimes, sans oublier les critiques professionnels et amateurs, Milk est un très grand film et Sean Penn y est transcendant. Donc pas question d'hésiter devant cette unanimité et dans une salle de cinéma, je me suis retrouvé. À mon tour, de me joindre au concert d'éloges sur cette dernière proposition de Gus Van Sant. Il est intéressant de savoir que le réalisateur avait déjà pensé à River Phoenix pour le rôle titre. Je ne sais ce que cela aurait donné mais le choix de Sean Penn est sûrement une décision qu'il ne regrettera pas.

Selon moi, c'est cet acteur qui amène cette oeuvre à un niveau de qualité remarquable. Non pas que le scénario et le reste de la distribution soient faibles mais Sean Penn est incroyable. Lui et Harvey Milk ne font qu'un, tout au long de cette histoire qui nous présente un chapitre récent et mémorable de l'Amérique. Comme l'élection de Barack Obama, aujourd'hui, il permettait à l'époque d'écrire un chapitre d'espoir pour l'avenir dans les livres d'histoire.

Certains pourraient dire que c'est une oeuvre un peu trop longue mais personne pourra contester que c'est une histoire bien présentée et qu'il est impossible de décrocher durant la deuxième moitié du visionnement.

Je n'ai aucune hésitation, il faut découvrir Milk.

19 janv. 2009, 09:58
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Gus Van Sant est un réalisateur très intéressant. Entre la réalisation de film ayant une vocation axée vers un large public, tel que « Good will Hunting », (1997) et la réalisation d’oeuvres indépendantes, expérimentales et marginales, Gus Van Sant trouve un juste équilibre grâce à sa dernière oeuvre cinématographique Milk. Ce drame biographique sur Harvey Milk, qui a milité pour défendre les droits des homosexuels à San Francisco dans les années 70 permet de découvrir un homme ordinaire qui se dépasse pour réaliser ses objectifs et défendre la cause des homosexuels. Van Sant brosse un portrait d’un homme intègre, juste et touchant. 

Sean Penn est crédible dans le rôle d’Harvey Milk. Sa performance est juste et efficace. Grâce à la narration de ce dernier, Penn dans la peau de Milk permet d’offrir la sensibilité et une touche d’humour sur le déroulement de son propre récit. D’autre part, Gus Van Sant incorpore de manière fluide les scènes filmées avec ses acteurs et les nombreuses images provenant des archives de l’époque. 

Bref, le récit de cette lutte politique pour faire valoir les droits des homosexuels est toujours aussi d’actualité.  Il y a quelques mois à peine, le mariage entre deux personnes de même sexe dans l’État de la Californie faisait la manchette des journaux. Il faut croire que la lutte débuté par Harvey Milk est toujours aussi pertinente et à propos.  

 

J’espère que cette œuvre puisse éveiller les ardents défenseurs du modèle de la famille américaine et de Dieu au détriment des droits civiques de la personne. Sans aucun doute, Gus Van Sant offre une oeuvre crédible et pertinente sur la marginalité.

09 janv. 2009, 07:58
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Ce film coule comme du lait. Sans que sa cause ne soit blanche et qu’elle demeure controversée socialement, un homme a défendu ses principes et les droits de l’Homme avec un charisme, similaire à celui qui portait René Lévesque à la défense des Québécois, une minorité qui lui tenait à cœur. Tout en sachant sa vie menacée, il a tenu sa croisade jusqu’au bout.

 

Sean Penn possède un don d’acteur remarquable et il met toute sa passion à l’œuvre, afin d’incarner ce personnage homosexuel avec force et conviction. Appuyé par une distribution choisie, il mène le bal brillamment et avec adresse. Les images d’archives s’intègrent très bien à la réalisation finement maîtrisée. La trame sonore supporte très bien l’ensemble. Les sous-titres français sont  oubliés rapidement.

 

Ce film autobiographique nous en apprend sur une page de vie de la communauté gay et sur la reconnaissance de ses droits, sur la flamme qui peut animer certaines personnes, prêtes à tout pour arriver à leurs fins. Un très bon film de Van Sant, comparable à Idaho et Elephant pour son accomplissement achevé.

 

27 déc. 2008, 12:09
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je n'ai pas vu ce film qui à l'air d'un incontournable. Mon excuse: Le film ne jouait que dans quelques salles, loin de chez moi... Mais pourquoi cela ainsi?? Est-ce que les salles de projection ont-elles peur de se faire boycotter par les homophobes?? nous sommes en 2008 (bientôt 2009), il me semble que les bons films, doivent jouer dans la majorité des cinémas, peu importe le sujet. Cependant, j'ai hâte de louer l'oeuvre de Gus Van Sant.

12 déc. 2008, 10:55
1 commentaire(s)
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Au cours d'une saison de cinéma tapissée de récits de leaders disproportionnés ( dont Bush junior et Nixon), aucun ne vient, me semble-t-il, à la cheville de Harvey Milk, le premier politicien ouvertement gai élu au USA. Milk obtint le poste d'échevin pour la ville de San Francisco en 1978. La biographie attachante, attrayante, farcie de documents d'archives, réalisée par Gus Van Sant n'est pas renversante d'originalité, ni aussi flamboyante dans sa forme, que le leader politique assassiné moins de onze mois après son élection par le cosuperviseur Dan White -interprété par un Josh Brolin subtilement trouble. Et MILK, à l'instar de bien des portraits politiques filmés, comporte sa  bonne dose d'enflure rhétorique creuse et plate.

Mais l'audace narrative manquant à ce film est largement compensée par le portrait électrisant et sympathique accordé à son héros radical. Harvey Milk n'était pas qu'une bête politique, capable de faire grimper aux barricades les queers de San Francisco. Il était un activiste convaincu et généreux, capable de forger de fécondes alliances avec les syndicats des travailleurs et un revendicateur passionné de la dignité des gens du troisième âge. Sa fougue et son excentricité sont brillamment évoquées par un Sean Penn dans une forme splendide, mettant au rencart, pour un temps, ses personnages blessés et torturés. Penn réussit le pari d'incarner un homosexuel débridé, bien dans sa peau, un tantinet maniéré, mais jamais outré à la Zaza Napoli. Les exploits romantiques de Milk sont présentés avec retenue. Son charisme explose surtout dans l'arène politique: ¨Mon nom est Harvey Milk et je veux vous recruter!¨

L'actualité politique américaine, le mois dernier, a amplifié la pertinence de MILK. Encore aujourd'hui, suggère avec éloquence ce film, le geste le plus radical qu'une personne gaie peut réaliser est son coming-out. Une action émancipatrice qui est le premier pas vers l'obtention du minimum requis pour tout être humain: la justice, l'égalité, l'équité.

Un des meilleurs films de la saison.

 

04 déc. 2008, 13:07
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Van Sant construit un drame historique en reprenant l'outil principal par lequel l'histoire s'est présenté aux yeux des Américains: la télévision. On présente la lutte des homosexuels par une intelligente reproduction de l'image que la télévision composait de l'homosexualité. Il en ressort, l'intolérence et la force d'un désir de transgresser dans une société trop chrétienne. À la manière de Psycho mais avec une approche différente, Van Sant reproduit exactement les évènements passés, en reproduisant les entrevues télé, les images des manifestations. Il y a ce désir chez le réalisateur de revisiter le passé déjà filmé, que ce soit sous forme de fiction on de réalité, en recomposant avec les mêmes cadrages, les mêmes couleurs. Par cette approche, une critique du média télévisuel se créer pour remettre en question l'influence encore trop grande des idéologies transmises par les dirigeants des chaînes télévisuelles américaines. Également en ressort la volonté de montrer comment tout c'est passé, non pas dans une vérité absolue, mais dans une tentative de.

Le film arrive dans un moment où les États-Unis reculent face aux droits de l'homosexualité. Le film devient un appel d'acception des gais chez la population. Il devient le soulignement de l'histoire, pour ne pas oublier cette lutte, qui aujourd'hui devient chose acquise pour certains.

Van Sant fait un film historique sans tomber dans la facilité, appuyé par un scénario fort bien élaboré. Le seul bémol peut venir de la musique extradiégétique qui vient appuyer  trop souvent quelques moments déjà forts en émotion. Les perfomances des acteurs sont aussi troublantes que la ressemblance qui les lie à ceux qui ont existés. Van Sant renvoit à quelques une de ses oeuvres précédentes, Elephant (voir scène finale), ou à son Mala Noche (ébats amoureux filmés dans une noirceur éclairée). À noter, le choix de cadrage dans les échanges entre Milk et White, qui dans leur composition créer une distanciation suggérée. En somme un grand film (pas sont meilleurs, attention) qui traite d'un grand évènement dans un traitement fidèle au cinéaste.

04 déc. 2008, 11:24
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J'avoue, d'entrée de jeu, que je ne connaissais absolument pas ce Harvey Milk, ne savais pas non plus qu'il fut assassiné à San Francisco (en 1978) en même temps que le maire de la ville suite à l'adoption d'une résolution en faveur de la reconnaissance des droits civiques des homosexuels. Cela s'est produit 10 ans après l'assassinat de Robert Kennedy (à Los Angeles) à une époque où s'adonner à la chose publique risquait de mener à une mort certaine.

Gus Van Sant nous présente cette histoire qu'il a su parfaitement bien ficeler autour de documents d'archives et surtout illuster intelligemment le point de vue suivant: la reconnaissance des droits civiques des homosexuels aux États-Unis fut le résultat d'une lutte quasi héroïque.

Il peut nous sembler inimaginable, aujourd'hui que le droit au mariage entre conjoints de même sexe est acquis, de réaliser qu'il y a à peine 30 ans la police menait une chasse assez, disons virile, contre ceux et celles qui ne s'alignaient pas sur les préceptes d'une vie conforme à la «normalité» définie par la famille et la religion. Le réalisateur sait intelligemment nous faire saisir cela mais surtout que ces droits ne furent obtenus qu'après de longues, voire périlleuses luttes dont, pour certains, Harvey Milk entre autre, la mort en sera l'aboutissement.

Sean Penn nous offre une performance éblouissante. Absolument pas «fofolle», il campe le personnage tout en évitant de tomber dans les clichés habituels et les raccourcis inutiles. Il nous présente un Milk fragile mais combien combattif, un politicien mû par une vision que je qualifierais de type des Kennedy et un charisme que l'on reconnaît chez les grands meneurs voués aux transformations fondamentales des sociétés.

Sachant s'entourer non pas de conseillers politiques professionnels mais plutôt des engagés dans la lutte qu'ils menaient avec lui, Milk leur insuffle sa profonde croyance à l'effet que si la différence ne peut s'exprimer librement elle risque d'être fustigée, stigmatisée et anéantie. Il prône la «sortie du placard» et surtout le fait de ne plus jamais y retourner. Se déclarer homosexuel entre 1970 et 1978 aux USA ( et avant sans doute) comportait des risques majeurs, importants quant à la possibilité d'avoir un emploi et surtout de le conserver advenant le cas où sa situation personnelle devenait publique. Il a fait un travail gigantesque pour le respect de la vie privée et Gus Van Sant nous le dépeint comme un pionnier dans le domaine. Le fait qu'il fut élu à un poste officiel à la mairie de San Francisco représente donc une victoire gigantesque.

Mais il a dû composer avec une vie personnelle difficile: celle d'un politicien engagé mais également celle d'un conjoint qui aura eu mal à faire pour sauver son couple (en fait, ses couples) de la désintégration.

Un excellent film, fort bien monté par une utilisation judicieuse des documents d'archives et surtout le fait qu'il nous rappelle que les droits dont la société bénéficie aujourd'hui sont souvent le résultat de luttes... épiques.

FICHE-INFO
Pays: États-Unis
Année: 2008
Durée: 2h08
Catégorie: Drame
Classification: Général
De: Gus Van Sant Avec: Sean Penn, Emile Hirsch, James Franco, Josh Brolin