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VOIR MONTRÉAL
FICHE DE L'EXPOSITION

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Hors Pairs: Papa Palmerino et Le Grand Antonio
Galeries · Création visuelle · Photographie
22 oct au 7 déc 2003
Fonderie Darling
745, rue Ottawa, Mtl · (514) 392-1554
ARTICLES DE VOIR
13 novembre 2003
Images pieuses
L'art peut-il mener au divin? Une expo à la Fonderie Darling nous montre les chemins de l'illumination créatrice...
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28 avr. 2005, 09:19
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Petite Histoire de St-Henri, petite Bourgogne, J'avais 7 ans à l'époque en 1969, Je m'assoiyais souvent devant le Corona sur le perron du 15 cents un magasin de vêtements et de variétés genre magasin à une piastre de l'époque. Quand je traversais pour aller à la salle de pool jouer au flipper, j'étais toujour attiré du regard vers une petite boutique étrange, comme plusieurs églises dans une p'tit magasin, je regardais avec mes yeux de 7ans tout écarquillés d'étonnement et de crainte en même temps, toute ces statues de monsieur barbu en robe, toute ces croix partout dans la vitrinne, et tout ces couleurs rouge, bleu poudre, vert olive, avec le blanc et tous ces verre jaune comme le soleil avec des cadre de la même couleur. et toutes ces bébelles bizarres qui me laissaient bouche béante, il faut dire que l'on allait pas à l'église chez nous souvent... alors les icônes et tout ce genre chose m'échappais. C'est alors que tout à coup surgit dans la porte du magasin, un homme dans la quarantaine avancée, un monsieur maigre, avec une ossature très apparente surtout dans son visage me regarde et me dit en italien quelque chose que je ne comprenais à part p'tit garçon ? je le regarde et recule sans regarder derrière moi et aussitot que j'ai pu j'ai pris mes jambes à mon coup je suis toujours revenu m'assoir de l'autres côté pour regarder cette boutique étrange et je voyais ce monsieur avec ses habits bizarre qui assie à son comptoir faisait des chapelets et des ornements toujours seul avec son chien. C'est un homme dans la soixantaine un kosovare d'origine, ici depuis les années 60 qui ma rafraîchi la mémoire et qui l'a connu très bien, et une des rares personnes à l'avoir connu personnellement sur une longue période. il m'a dit plusieurs choses étonnantes à couper le souffle, quel homme étrange.
15 nov. 2003, 11:02
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Papa Palmerino est très connu à St-Henri sur la rue Notre-Dame pour son petit sanstuaire qu'il tenait en arrière boutique de son magasin . Les gens pouvaient y voir ces objets religieux et même faire une petite prière en même temps ou acheter de l'huile bénite ou autres gadgets religieux . Cet homme est certe un original mais pour être artiste ne faut-il pas l'être un peu beaucoup ? J'aime mieux un artiste convaincu qui décore un crucifix avec des bébelles en plastique qu'un grand artiste qui va suspendre un crucifix à l'envers sur une patère et qui va clamer qu'il a réalisé un chef d'oeuvre . Un mot pour terminer sur le Grand Antonio . Cet homme fort a fait les joies de toute une génération avec ses exploits dûs à sa chevelure de Samson . Il s'est toujours proclamé comme l'homme le plus fort du monde et ses collages ne sont que le reflet fidèle de son égo démesuré . Une exposition à voir pour découvrir deux excentriques montréalais .
15 nov. 2003, 06:43
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Papa Palmerino est au collage ce que Normand L'Amour est à la chanson! Bon, ça fait changement de voir des collages religieux, en exposition. Je ne suis pas sûre que je vais y aller en courant mais bon, si ça occupe le vieil homme et si ça le rend heureux, tant mieux. J'ai de la difficulté et je trouve très malheureux qu'on entent parler et qu'on expose les collage du Grand Antonio seulement après sa mort. Ce monsieur aurait peut-être aimé qu'on lui apporte cette attention beaucoup plus lors de son vivant lorsqu'il en avait plus de besoin qu'à sa mort.
14 nov. 2003, 18:32
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Tant qu'il y aura des hommes, il y aura des "hommeries"... En tant qu'artiste, j'ai vu et entendu bien des choses dans ma courte existence. Les gens puisent leur inspiration de diverses façons, mais jamais je n'ai encore entendu dire que Dieu le Père en question donnait des cours de peinture ou d'art quelconque. Or, je sais qu'à la Fonderie Darling, on essaie de nous montrer le chemin de l'au-delà, comme si le fait d'acheter une toile "divine" pouvait nous ouvrir toute grande la porte des cieux et nous entraîner dans une illumination divine spontanée. L'idiotie humaine n'a aucune limite et Papa Palmerino l'a très bien compris. C'est d'ailleurs pourquoi il fait toujours des affaires d'or. Qui n'a pas de statue de la Sainte-Vierge dans sa maison? Qui n'a pas de crucifix? Qui n'a pas vu la scène du dernier repas du Christ dans les salles à manger des foyers québécois? Qui n'a pas vu la binette du pape dans les foyers des personnes âgées afin qu'il veille sur eux en personne? Les gens sont encore sous l'impression qu'une icône sainte leur ouvrira toute grande la porte du paradis. Alors si on se procure un tableau "divin", sera-t-on assis à la droite du Père comme tous les autres imbéciles qui ont cru à l'illumination de ce peintre? Ben voyons donc. Mère Teresa a consacré sa vie aux pauvres et aux lépreux. Et même si on conteste son oeuvre maintenant qu'elle n'est plus, elle a au moins eu la décence de ne pas prendre Dieu pour un vendeur de tableaux ou de fausses illusions. Alors que cet illuminé aille se rhabiller, comme tous les charlatans de la planète d'ailleurs.
14 nov. 2003, 16:47
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Le Grand Antonio est surtout connu pour ses performances herculéennes. Je me rappelle l'avoir vu tirer un autobus bondé de gens. Je ne savais que cet homme avait des talents artistiques et créait des collages. Malheureusement, c'est souvent quand les hommes sont mort qu'on découvre leurs talents cachés et qu'on apprend à mieux les connaître. Les oeuvres de Papa Palmerino semblent très intéressantes elles aussi. Les artistes trop près de nous sont souvent ignorés. J'irai voir cette exposition pour découvrir deux artistes contemporains marginaux et bénis des dieux.
14 nov. 2003, 10:48
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Si ces oeuvres sont considérées comme relevant du domaine de l'art, il est alors possible d'y voir une manifestation de la culture populaire, un artéfact ethnologique qui peut même être une oeuvre d'art dans les meilleurs cas. Mais à partir du moment où des manipulateurs, conscients ou non, s'emparent de ces productions pour tenter de nous faire croire à leur pouvoir par pouvoir divin interposé, les plus dangereux étant ceux qui se croient capables de miracles, alors là basta, je ne marche plus. Il y a trop eu de supercheries dans ce domaine, et il y en a encore semble-t-il, pour que nous acceptions ces manipulateurs sans les dénoncer. Même des croyants comme Bernanos ont été jusqu'à dire qu'ils croyaient malgré les miracles. Alors, dans tous les cas, ne vaut-il pas mieux s'abstenir de leur prêter un oeil naïf.
14 nov. 2003, 09:52
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Qu'il s'agisse de Palmerino ou du grand Antonio, entendre parler dans un article du Voir d'artistes plus qu'aînés qui présentent en ce grand et agréable lieu de la Fonderie Darling des oeuvres matures et d'un mysticisme prenant nous donne envie d'y retourner. Si ce Palmerino m'intrigue par son long attachement à représenter ses croyances, le grand Antonio, célèbre pour avoir tiré avec ses dents plusieurs autobus, me surprend encore plus de son jumelage de l'halthérophilie d'un côté et de son intérêt pour l'art visuel de l'autre. Les grecs ne disaient-ils pas pourtant: esprit sain dans un corps sain... Une exposition à voir.
13 nov. 2003, 16:10
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Étonnant! Même après sa mort, ce héros nous en fait voir de toute les couleurs...Qui aurait cru que le Grand Antonio faisait des collages ou il se mettait en scène comme un héros accomplissant des miracles. Il faut être un grand génie pour nous faire voir son côté glorieux. Il avait visé juste, car le Grand Antonio est un personnage bien particulier. L'homme corpulent, avec toute sa force, et ses cheveux longs...ne croyant jamais capable de faire du collage, car le milieu de la création ne prenait pas toute sa force. Mais plutôt sa force d'imagination. Très intéressant ce concept de nous montrer son univers. Je suis très curieuse de voir, son accomplissement. Bravo! Antonio de nous prouver une fois de plus que tu es malgré tout encore, même n'étant plus de ce monde (Le Grand Champion).
31 oct. 2003, 15:45
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Quel espace merveilleux que la Fonderie Darling, quelle initiative exceptionnelle, encore trop peu connue a Montréal! Seul problème de taille : la programmation! Le Grand Antonio et Papa Palermino sont des installations courtes, sans perspectives, qui prennent le parti de l'art brut dix ans après la mode, et sans apporter d'éclairage nouveau. Le Grand Antonio? Oui, il s'agit bien du même Antonio mort a Montréal dans une quasi-misère il y a un mois, après avoir fait durant vingt ans les titres des journaux populaires. Pour avoir soulevé des masses herculéennes, trainé des autos ou des bus par la force de ses bras, de ses cheveux. Une série de photos, de documents personnels et de coupures de presse met sa vie en abime, sans réelle sympathie, et dans une absence totale de scénographie. Avec Papa Palermino et son délire papal, on se trouve rapidement a la fatale frontière inhérente a l'art brut, celle de la psychiatrie et de la récupération symbolique. Une frontière ambigue, que toute démarche artistique de diffusion ou de représentation doit traiter avec un exceptionnel sérieux. Il faut aller a la Fonderie Darling pour passer un moment de plus dans cet espace unique, flaner... bientôt peut-être, pour voir de réelles expositions? Pour encourager ses animateurs à aller plus loin, aussi...