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Société

Le sexisme au masculin

L'homme rapaillé


ARTICLE - 10 janvier 2002
Tommy Chouinard

Le mâle a mal. Du moins, c'est ce que l'on peut conclure en voyant la prolifération de livres qui traitent du sexisme à l'égard des hommes ou qui s'efforcent de redorer le blason de la masculinité. Débats en vue.
 
Il n'y a plus de doute possible. L'heure est bel et bien à la remise en question de l'homme. Penser le masculin, c'est très "tendance". Un phénomène émergent.

Ici et ailleurs, une littérature prolifère rondement au sujet de la place des hommes dans la société. Rien de moins. Le but de ces publications? Réhabiliter la masculinité, décrire les difficultés vécues par les hommes ou encore dénoncer le mal fait aux mâles... Bref, la pensée masculiniste s'affirme.

"Durant la décennie 90, la misandrie (la haine envers les hommes), contre-partie de la misogynie, est devenue de plus en plus présente au sein de la culture populaire."

"C'est maintenant impensable pour les gens, surtout des personnalités publiques, de ridiculiser ou d'attaquer une femme. Mais c'est considéré comme parfaitement respectable de ridiculiser ou d'attaquer un homme."

"Comme la misogynie il y a une certaine époque, la misandrie est devenue si imbriquée dans la culture que peu de personnes, incluant les hommes, parviennent à la reconnaître."

"Homme et femme ont échoué à voir la misandrie comme un problème, car le sexisme a été défini uniquement en termes de misogynie."

Ces extraits ne proviennent pas d'un roman de science-fiction, mais bien de Spreading Misandry (McGill-Queen's), un ouvrage qui vient à peine de paraître au sujet du sexisme envers les hommes prévalant dans la culture populaire. Selon les auteurs, les chercheurs Paul Nathanson et Katherine K. Young, les hommes sont trop souvent "ridiculisés", "blâmés", "déshumanisés", et même "démonisés" par l'intermédiaire des images du petit et du grand écran (à chaque qualificatif est même accordé un chapitre du livre!). Pour prouver leurs dires, les auteurs se sont penchés sur quelques émissions de télévision et les films des années 90, afin de démontrer comment les hommes sont en quelque sorte ostracisés.

Par exemple, soulignent-ils, les talk-shows diffusés durant la journée (Sally, Roseanne, Oprah, Springer) sont tous (ou presque) destinés aux femmes et condamnent le plus souvent le comportement des hommes.

Dans les séries ou les films, les personnages masculins sont parfois idiots (Simpsons), parfois irresponsables (Home Improvement, Sex in the City), ou d'autres fois violents (Silence of the Lambs, Fight Club et autres films d'action). Et quand ils personnifient des héros, les hommes enfreignent les lois, manipulent, agressent: bref, ils font le mal. Comme l'a affirmé la bande-annonce du film The Wolf (1994): "Dans chaque homme, il y a deux hommes: un qui doit apprendre à être civilisé le jour, l'autre qui devient une bête la nuit." Aussi, d'après les auteurs, la pensée "pas besoin des hommes" foisonne dans les productions culturelles (Thelma and Louise, The First Wives Club).

"Dans les films, il y a de la misogynie et de la misandrie présentées de différentes façons, ce qui est désolant dans les deux cas, explique la coauteure et professeure de l'Université McGill, Katherine K. Young, qui s'est beaucoup penchée sur la condition féminine (aussi paradoxal que cela puisse paraître). Le plus souvent, la misogynie est toutefois utilisée pour donner de la sympathie envers la femme: c'est une pauvre victime, mais qui devient une héroïne. On ne la dénigre pas. Par contre, la misandrie accuse l'homme d'agresseur."

La situation est-elle aussi dramatique? Contrairement aux apparences, croit la chercheure, les effets de cette misandrie ne seraient pas négligeables. "Il y a 40 ans, quand on parlait de misogynie, les gens, même des femmes, disaient qu'il n'y avait pas de problème, poursuit-elle. Puis, on a changé d'idée. C'est le cheminement qu'il faut faire avec la misandrie. Si les féministes croient que l'image des femmes est importante et ne devrait pas être dégradée, alors pourquoi ne pourrait-on pas dire la même chose dans le cas des hommes? Car ce sont les jeunes garçons qui sont confrontés à ce genre de modèles très peu inspirants. Depuis la parution du livre, d'ailleurs, nous avons reçu plusieurs commentaires d'hommes qui subissent cette misandrie, mais qui ne le disent pas. On leur a appris à le prendre comme un homme."

Selon les chercheurs, la misandrie, au contraire de la misogynie, est "ignorée, banalisée et même justifiée". Tant et si bien que, comme les auteurs l'écrivent, "notre société est devenue de façon grandissante gynocentrique (concentrée sur les besoins et les problèmes des femmes) et misandrique (concentrée sur les fautes des hommes)".

Gynocentrique et misandrique? Les hommes: le deuxième sexe? Le balancier serait renversé? Pourtant, les hommes ne sont pas encore détrônés des leviers du pouvoir... "Ce n'est pas très politiquement correct de dire cela, je sais, admet Young. Mais durant les années 90, l'androcentrisme a été remplacé peu à peu par le gynocentrisme dans la culture populaire. Il y a un changement récent et graduel. Au sujet de la domination des hommes, il faut dire que des modifications importantes sont observables: le nombre de femmes à l'université est plus élevé, les jeunes garçons décrochent davantage, les suicides sont élevés chez les hommes, etc." Les auteurs tiennent le "féminisme idéologique" pour responsable de ce glissement, une frange minoritaire et radicale qui considère l'homme comme un obstacle à l'émancipation de la femme.

"Tout ce qui se rapporte à l'homme n'est plus valorisé, affirme Katherine K. Young. Un homme a toujours été défini comme un pourvoyeur, un protecteur et un géniteur; ce sont ses trois rôles traditionnels. Aujourd'hui, les femmes travaillent, la sécurité est bien présente pour elles, et les techniques de procréation n'impliquant que la femme se développent. Donc, l'homme est bousculé dans ses plus profonds fondements."

Ni antiféministes, ni alarmistes, les auteurs affirment lutter contre la polarisation des positions féministes et masculinistes qui entraîne justement une guerre des sexes. "Nous voulons un juste équilibre", conclut Young.

Le Québec dans le coup
Le Québec n'échappe pas à la vague masculiniste. Deux livres récents (en français, cette fois) viennent démontrer cette tendance à l'affirmation des propos pro-hommes. Dans Aider les hommes... aussi (VLB Éditeur), l'auteur Germain Dulac, sociologue et professeur à l'École de service social de l'Université McGill (spécialisée dans la condition masculine), avance un fait fort intéressant: "Dans certains groupes de la population, les hommes utilisent les services de santé deux fois moins que les femmes."

Pourquoi en est-il ainsi, s'est demandé l'auteur. Selon les conclusions, qu'il présente dans son livre de 180 pages, les hommes "apprennent dès un tout jeune âge à endurer le mal". Ceux-ci ne consultent donc seulement qu'"en dernier ressort", puisque la prévention ne fait pas partie de leur culture. Selon les nombreux témoignages que l'auteur a recueillis auprès d'hommes et d'intervenants du système de santé, ce dernier ne répond pas adéquatement aux besoins spécifiques des hommes, ce qui les décourage à consulter.

"Les services de santé sont en quelque sorte façonnés par l'idée d'un client idéal qui posséderait des qualités dites féminines, notamment en raison de la féminisation de la pratique et de la clientèle", estime-t-il.

Germain Dulac déplore également le manque de ressources adaptées aux caractéristiques masculines, alors que le réseau d'aide pour les besoins des femmes (service de conseil et soutien affectif) est bien développé. Sa position, comme il l'écrit clairement, n'est pas antiféministe (bien au contraire, car il cite même souvent les femmes en exemple), mais plutôt antisexiste.

Dans Homme et fier de l'être (Option Santé), "un livre qui dénonce les préjugés contre les hommes", le psychologue et sexologue Yvon Dallaire, lui, réhabilite et fait l'éloge de la masculinité, en faisant fi de la rectitude politique...

"Les féministes ont accusé les hommes d'être responsables de tout ce qui allait mal sur cette planète et que c'était à cause d'eux si les femmes se retrouvaient dans des situations socioéconomiques défavorables, croit-il. Elles leur ont dit qu'ils étaient des violeurs et des violents en puissance, qu'ils étaient insensibles et inexpressifs, qu'ils étaient des pères absents... et quoi d'autre encore! Beaucoup d'hommes ont copié et confirmé ces discours mis de l'avant par les féministes des années 60-70. Les hommes sont, à l'heure actuelle, le seul groupe contre lequel on peut déblatérer publiquement sans que personne, ni eux-mêmes, n'ose prendre leur défense. L'homme a laissé dire parce que lui-même en est venu à croire qu'aujourd'hui être homme, c'est tout ce qu'il ne faut pas être."

Pour répondre aux critiques, Yvon Dallaire attire l'attention sur les apports bénéfiques de l'homme (sur le couple, les enfants, la société) et sur ses problèmes (violence faite aux hommes, haut taux de suicide, sexisme, etc.). L'auteur dresse également le palmarès des préjugés envers les hommes (un être prétendument violent, irresponsable, insensible, infidèle) et dément chacun d'eux. Bref, il ne se gêne pas pour vanter les mérites de la masculinité. D'après Dallaire, l'homme n'a pas à avoir honte d'être un homme. Boys will be boys...

Les deux auteurs québécois, bien que leur approche soit différente, insistent sur une chose: leur intention n'est pas d'alimenter la guerre des sexes, mais bien de soulever des préoccupations masculinistes, comme d'autres auteurs le font à raison concernant les femmes. Rétablir l'équilibre entre les sexes, quoi. Quand on vous disait que l'"homme" cherchait à s'affirmer...

Ce qu'en pensent les hommes
Quelques associations formées d'hommes (qui ne sont pas des chercheurs ou des auteurs, le plus souvent) se penchent sur ce prétendu sexisme envers les hommes au Québec ou, du moins, tentent de valoriser la masculinité. C'est le cas de Claude Lachaine, fondateur de la Maison père-enfant, un organisme qui supervise les rencontres entre des pères divorcés et leurs enfants.

"Je me suis beaucoup attardé aux téléromans et aux publicités, affirme-t-il. On voit bien que, dans la grande majorité des cas, les hommes sont soit violents, faiblards, ridicules ou idiots. Par exemple, une pub de la bière Heineken montre une femme qui arrive dans un bar et verse une bière sur la tête de son chum parce qu'il discute simplement avec une autre femme. Les exemples comme cela sont très nombreux. Jamais les Normes canadiennes de la publicité n'auraient accepté un tel message si les rôles avaient été inversés."

D'ailleurs, Claude Lachaine a déposé une douzaine de plaintes auprès des Normes canadiennes en publicité pour dénoncer le sexisme à l'égard des hommes, toutes rejetées. "On tolère des propos ou des images sur les hommes qu'on ne tolérerait pas sur les femmes, estime-t-il. On n'en a pas contre les femmes, mais il ne faut pas encourager un comportement anti-hommes."

La dissension figure toutefois parmi les rangs masculins. Au Collectif masculin contre le sexisme, un organisme formé d'hommes "qui prônent un projet de transformation sociale des comportements des hommes et des institutions qui protègent leurs privilèges", la discrimination envers les hommes constitue une fabulation.

"Des idéologues fournissent parfois aux médias la notion que les hommes sont des victimes, affirme Martin Dufresne, secrétaire du Collectif. Je ne suis pas d'accord avec ce genre de propos, parce que, si l'on regarde les ressources concrètes dont disposent les hommes, ils continuent de dominer. D'ailleurs, chaque fois qu'il y a un mouvement pour réhabiliter la place des femmes, pour l'équité entre les sexes, ce sont les hommes qui commencent à se plaindre d'une guerre des sexes qui serait menée contre eux. Pour moi, ça fait partie du mouvement de backlash, d'un mouvement voulant que les hommes soient les sous-aimés du système. Pourtant, dans mon cas, je suis fier d'être un homme, et je ne me sens pas du tout attaqué."

Alors, qui dit vrai, qui dit faux? Qui a tort, qui a raison? Les débats hommes-femmes n'en finiront jamais...

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18 janv. 2002, 22:49
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Des personnages masculins qui ne sont pas des mous, des braillards ou des imbéciles, c'est pourtant bien facile à trouver: les mecs de "Lance et compte", ceux que l'on retrouvait dans "Omerta", dans "Chartrand et Simone" ou encore dans "4 et 1/2". Bref, dans toutes les émissions intéressantes! Ce n'étaient pas des dieux ou des surhommes, ils commettaient des gaffes, passaient des moments difficiles et avaient des faiblesses mais cela n'a rien à voir avec le portrait pitoyable qu'on dessiné les chercheurs cités dans ce texte. Ce sont des hommes ordinaires tout simplement. Bien sûr, les mecs de "la petite vie" n'avaient pas de colonne vertébrale mais les gonzesses qu'on y trouvait n'ont pas inventé le pâté chinois.... De toute façon, quand je vois un braillard dans une émission de télé, je me dis que c'est parce que l'auteur voulait montrer qu'il existe de tels molassons dans la société et qu'ils existaient bien avant l'apparition de la télévision. Si certains s'identifient à lui, c'est leur problème, pas le mien... Alors, si certains n'aiment pas le type d'hommes que l'on retrouve à la télévision, ils auraient plutôt intérêt à moins l'écouter plutôt que de perdre leur temps à écrire des thèses sur le sujet.
19 janv. 2002, 03:19
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Où Monsieur Chouinard a bien pu aller chercher dans son nouveau papier, "Pub retirée pour misandrie", que J. Kirby Inwood était avocat? Comme la plupart des ultras "masculinistes", il s'agit au contraire d'un criminel, condamné il y a quelques années pour violence conjugale et familiale répétée dans les années 80 et 90. Ses violences ont d'ailleurs été abordées à l'Assemblée législative ontarienne, le 2 novembre 1994 (merci Google!): Aujourd'hui Inwood (un publicitaire travaillant chez soi d'où il crache son venin à tous vents) demeure un des misogynes les plus disjonctés au Canada. Jugez-en à la lettre ci-dessous, affichée sur le Web en 1999: http://groups.yahoo.com/group/sharedparenting/message/360 J'espère que vous publierez un rectificatif approprié. Quant au retrait d'une annonce parodiant un enlèvement, il ne démontre qu'une chose: essentiellement privilégiés dans notre société, les hommes n'ont aucune difficulté à faire cesser même l'apparence d'une discrimination contre eux. Peut-on en dire autant des femmes? La pub de la belle-mère ligotée et baillonnée en arrière de la Ford de Guy A. Lepage, l'an dernier, a-t-elle été retirée, par exemple? Deux poids, deux mesures. Martin Dufresne Collectif masculin contre le sexisme
16 janv. 2002, 11:43
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C'est dommage de diaboliser la femme maintenant. Je crois qu'on sort tous perdants dans cette histoire, les films et publicités nous enferment hommes et femmes dans des stéréotypes, des clichés... d'un autre temps. Homme violent et dominateur, femme douce et soumise... Le féminisme en remettant en cause le rôle traditionnel de la femme remet aussi en cause la place des hommes. Le dialogue commence donc pour aller vers de nouveaux rôle sociaux !
16 janv. 2002, 10:00
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Je suis un homme et je n'ai jamais eu à me plaindre quant à la place que j'occupe dans cette société. Je prends toute la place... Parce que je n'ai pas besoin de lire des psys ou des braillards efféminés et mysogynes qui ne sont pas capables d'exprimer leur réalité individuelle en-dehors de schémas tribaux ou collectivistes grossiers. J'applique la même règle de vie que bien des femmes qui se moquent du féminisme... Autrement dit, prends ta place dans la vie et fous-toi des discours gagas. La publicité ne forge par la vie, elle ne fait que témoigner du peu de caractère ou de personnalité des consommateurs.
15 janv. 2002, 22:31
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Pour contrer la misandrie, il faut faire prendre conscience aux garçons (et aux filles), dès leur plus jeune âge, que la galanterie est un stéréotype masculin, qui nuit à leur développement, puisque cela les empêche de dénoncer la discrimination qui les affligent (cela n'est pas très "galant" de dénoncer les privilèges des femmes, ou de vouloir que les femmes n'occupent pas seulement les beaux rôles au cinéma, mais aussi les rôles de "méchantes" qui se font bousiller à la fin d'un film!). De plus, il faut leur montrer qu'eux aussi peuvent "affronter" les filles (il faut parfois se battre, avec les mots, pour contrer le sexisme d'une camarade de classe qui soutient que les filles sont plus sages, plus studieuses, plus pacifiques). Il faut émettre des règles (via le CRTC entre autre) pour contraindre les publicitaires à changer les modèles masculins. À chaque fois qu'une publicité à besoin de quelqu'un qui "se fait mal", ou qui se ridiculise, c'est un homme ou un garçon qui joue le rôle. S'il y a des interactions avec des enfants, ce sont des femmes que l'on voit alors. Les publicitaires on démontrés qu'ils ne pouvaient s'auto-règlementer pour contrer les modèles sexistes, à moins qu'il ne soit politiquement correct de le faire, comme cela à été le cas pour les changements de modèles pour les femmes. Et comme la défense des hommes n'est pas un réflexe traditionnel dans notre société, il importe donc de les "aider" à se conscientiser aux effets dévastateurs et dégradants des modèles masculins qu'ils propagent. Faire comprendre aux garçons et aux hommes que le sport est un élément stéréotypant pour eux, surtout les sports où il y a de la violence (hockey, football, boxe, sports extrêmes). Aux États-Unis, un pays qui a besoin d'hommes stéréotypés pour maintenir sa puissance militaire, la sur-valorisation des sports (comme le Football) à l'université auprès des garçons, sert avant tout à produire des garçons qui rencontre les normes physiques des militaires.
14 janv. 2002, 13:53
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Le feminisme a forcé l'adoption d'un angle de vue pour désigner des discriminations, certaines plus graves que d'autres, et ainsi apporter des correctifs a des préoccupations graves et à d'autres insignifiantes. Aurions-nous déplacé l'objectif vers des discriminations dont sont victimes les hommes, nous en trouverions de terribles. En tête de liste les hommes occidentaux disposent de 7 ans de moins d'espérance de vie ce qui n'est ni une constante géographique ni une constante historique et s'explique d'abord par des variables culturelles. Dans cette categorie doivent entrer bien des considération de santé comme le suicide, la mort violente de main d'autrui, la mort par accident de travail... Viennent ensuite le viol systématique des droits parentaux, la levée de la présomption d'innocence en matière de violence conjugale et même, oui, un quasi-monopole sur la pauvreté absolue qu'est l'itinérance. Mais voilà ! comme le mentionne si bien un autre lecteur nous avons été socialisés pour ignorer notre propre douleur et faire passer l'intérêt de la femme avant le notre. Et n'en déplaise aux tenantes de la théorie patriarcale, seules les femmes ont eu de toute éternité le pouvoir de socialiser les enfants. Bref, ta mère t'as apris que te conduire comme un homme c'était de souffrir en silence et ca marche au fond ! Oui il se passe des choses parfaitement dégeulasses en termes de discrimination contre les hommes, mais ces derniers semblent à peine s'éveiller à cette réalité. D'ordinaire ça arrive après un divorce, au bord du suicide, lorsqu'on comprends qu'on a perdu d'avance... Ce livre est une nécessité car oui nos médias sont intoxiqués par une idéologie féministe qui enseigne aux femmes et aux hommes le mépris de la masculinité. Le négativisme de ces représentations doit d'ailleurs concourir au fait que nos garcons se suicident 5 fois plus que nos filles.
15 janv. 2002, 15:15
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Venant d'une génération qui prone l'égalité des sexes, j'étais féministe; plus maintenant. Les femmes n'ont plus besoin des hommes pour leurs luttes. Mon féminisme s'est dissous à la lecture du code civil du Québec. Je recommande à tous ceux qui croient encore que les hommes tiennent le haut du pavé à lire ce magnifique document; en particulier les chapitres de la perception des pensions alimentaires, violence conjugale et tout ce qui touche le droit famillial. Les hommes ne sont pas égaux, excusez-moi. Dès qu'on touche à la famille, les hommes ne sont plus rien. Seulement des pourvoyeurs; l'homme divorcé, séparé n'a plus de vie, tout simplement; et on s'interroge encore à savoir pourquoi 4 suicides sur 5, au Québec, sont des hommes qui mettent fin à leurs jours... Les jeunes garçons décrochent... ou sont sur le Ritalin... ou les deux. Le rôle du mâle au Québec est indéfini. Présentement, à part de servir de bouc émissaire et de guichet automatique, il ne sert pas à grand chose...
12 janv. 2002, 14:47
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Je vois plein d'annonces publicitaires où par exemple, une fille pousse son chum à coup de pied dans le coffre de la voiture ou alors une fille qui a gagné un voyage dans un concours de Brault et Martineau regarde son chum et lui dit: Qui t'a dit que j'allais t'emmener? Essayez seulement d'imaginer l'inverse... impossible.
11 janv. 2002, 21:21
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J'ai trouvé l'article courageux. Depuis longtemps j'assiste à la guerre des féministes contre les hommes et à l'effondrement du statut masculin. Cependant j'avais l'impression que c'était tabou et que personne ne voulait en parler. Presque tous les hommes avec qui je travaille ont tout perdu dans un divorce. Les statistiques montrent que dans 80% des cas c'est la femme qui demande le divorce. Elle a tout a y gagner: le juge donne automatiquement les enfants à la femme et s'arrange pour que la maison, l'argent et les possessions restent avec les enfants. L'homme divorcé devient l'esclave rejeté et sans toit de son ancienne famille. L'article montre très bien que tout maintenant favorise les femmes mais je sens qu'il y persiste un doute. L'article mentionne: "Pourtant, les hommes ne sont pas encore détronés du pouvoir...", "si l'on regarde les ressources concrètes dont disposent les hommes, ils continuent de dominer". Je crois que cette perception vient du fait que les femmes ne voient que les hommes qui réussissent et qu'elles ont réussi à imposer leur vision. S'il est vrai qu'il y a plus d'hommes que de femmes au sommet, il y a aussi plus d'hommes que de femmes au bas de l'échelle. Les hommes ont tendance a prendre plus de risques. Les femmes sont en moyenne plus éduquées que les hommes et ont accès à toutes sortes de programmes de "discrimination positive". Je crois que comparer la femme moyenne à l'homme moyen ferait tomber le dernier argument de doute. Je crois que le féminisme est pire au Québec qu'ailleurs mais le Québec semble aussi être le premier à briser le silence.
11 janv. 2002, 03:08
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Les femmes sont mieux organisées et elle profitent maintenant de plus en plus de leur sexualité. Même les gouvernement ou les juges avantagent la femme sans trop se poser de question. C'est "politicaly" correct et même avantageux d'avantager la femme et l'enfant. Mais à quel prix? Nos lois maintenant s'il ne comprennent plus le masculin et le feminin... avantagent carrement les femmes. L'interprétation des lois aussi avantagent la femme, de meme que des jugement en cours. Il suffit de lire les journaux et très souvent on perçoit cette discrimination. Une femme qui réussit dans un domaine c'est une héroine, un homme qui réussit dans le meme domaine est tres ordinaire. C'est pour quelle ere la véritable égalité? Nous en sommes encore loin. Je dirais même, jamais l'humain y arrivera. Car un homme et une femme c'est different et ca agit et reagit différemment. Et l'humain, ouchhhh, malgré toutes les "belles" technologies, est encore à l'age de pierre du point de vue évolution reelle. L'homme s'exprime mal, la femme s'exprime trop. Si on voit le contraire chez l'un ou l'autre des sexes il y a grand risque que les sexes eux-memes soient confus. C'était ma simple opinion, basee sur mes observations personnelles des dernieres 59 années.
11 janv. 2002, 00:13
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Il était temps. Cette "haine" de l'homme est si tenace au Québec que jamais on ne la dénonce. Regardez les médias. Lorsque l'on parle de victimes de guerres on dira:" des femmes violées, battues, crevant de faim et des veuves!" On ne parle pas des hommes qui sont mort mais de leurs pauvre veuve. "Ben les hommes, c'est eux qui la font la guerre" qu'elles me disent. Ah bon! Pourtant ce sont les mères qui éduquent ces hommes. Partout dans le monde ce sont les femmes qui éduquent les hommes. Alors peut-être les responsabilitées ne sont pas aussi partagé qu'on le dit. En tant qu'homme québécois, on m'a éduqué à être un homme rose. Lorsque je suis arrivé en societé et en couple, j'ai eu la surprise de ma vie. Que des reproches. MA blonde pouvait tout faire mais moi, si je faisais que le dixième de ce qu'elle faisait, j'étais un salaud. J'ai bien hâte de voir les réactions des féministes à ce livre.
10 janv. 2002, 17:36
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Ce retournement de situation est un phénoméne tout à fait légitime à mon sens. Mais il advient de préciser, puisque nous vivons en Amérique du Nord, qu'il est démonstratif de l'engouffrement de certaines sociétés occidentales. La plupart de ces pays (dont le Canada, la Hollande ou d'autres pays type Scandinaves)ont, selon un type d'index culturel, une culture féminine: on peut y observer de considérables avancements dans des domaines tels l'éducation, l'environnement, la sécurité, la hiérarchie ou l'égalité des sexes. Cependant les effets néfastes de cet avénement ont amenés l'homme à se faire démanteler de toutes ses capacités, à un point si extrême que ce renversement de tendances est plus qu'essentiel pour reconnaitre ce que la nature différencie pourtant de facon évidente par notre physique. Récemment je lisais un article sur une écrivain New-Yorkaise et ses recherches sur la possibilité de voir un jour les performances physiques de la femme égaler celles des hommes: il est évident que cela ne sera jamais possible (lire Pierre Foglia dans la Presse de ce jour), comme il est évident qu'une femme est beaucoup plus résistante, et dans un sens beaucoup plus forte que l'homme par sa capacité à enfanter! A fortiori ce renversement de situation n'existe pas dans des pays dits de cultures masculines, où le rôle de l'homme est encore plus que prédominant, car n'ayant pas dérogé leur (exemple: l'Italie, l'Amérique du sud en général et la majorité des pays d'Afrique, etc.) Ma conclusion serait donc d'attirer votre attention sur le fait que ce phénomène "marketing" arrive à temps pour ces écrivains et autres chercheurs, mais surtout pour tous les hommes ayant été victimes de ces abus à répétion -références à certains pères ou maris dits abuseurs, mais en fait tout aussi abusés- Reste à atteindre ce fameux point d'équilibre et enfin sortir de ce cercle ostentatoire.