Dennis Lehane
Les raisons de la colère
ARTICLE -
21 novembre 2002
Marie Labrecque
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Dennis Lehane: "J'ai beaucoup d'amis dont la carrière a été détruite par de trop grosses avances. L'éditeur imprime trop de copies, le livre ne se vend pas, et qui blâme-t-on? L'écrivain."
photo: Alexandre Choquette
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Encensé par la critique, le romancier américain Dennis Lehane est aussi plébiscité par le succès de son oeuvre auprès du grand public. Il nous parle de sa vision du polar, et des risques du métier.
"J'ai toujours été fasciné par la violence, par pourquoi le monde est violent, depuis que je suis très jeune." Dennis Lehane a lui-même grandi dans le genre de quartier de la périphérie bostonnaise dont il établit si précisément la cartographie sociale dans son bouleversant Mystic River: Dorchester, un faubourg ouvrier qui "pouvait devenir assez violent", grouillant d'enfants tough.L'auteur-vedette, de passage la semaine dernière au Salon du livre de Montréal, s'empresse de spécifier qu'il n'a pas été traumatisé par sa jeunesse (dans Mystic River, il voulait d'ailleurs rendre hommage à ce monde, à l'âme d'un quartier menacé par la gentrification). Mais écrire des romans noirs est une façon pour lui d'examiner cette violence, de plonger dans "le coeur des ténèbres". Le roman social Selon Dennis Lehane, le roman policier est devenu le roman social de notre époque. "Le roman social de la première moitié du XXe siècle a disparu. Où est-il allé? Dans la fiction policière. Le roman noir, je pense, est la voix des gens qui ne parlent généralement pas dans la littérature." La voix des laissés-pour-compte de l'économie, des éléments les plus vulnérables de la société; l'écho des problèmes urbains contemporains. "Le roman noir tend à s'épanouir davantage quand le pays pense qu'il est à son apogée. Ça se vérifie encore et encore. Par exemple, dans les années 50, le roman noir florissait. Et pourtant, notre mythe de l'Amérique des fifties, c'était ce bel endroit où tout le monde avait une maison, un chien, et une parfaite vie. Mais les romans noirs disaient: "Voilà ce que nous sommes en dessous..." La fiction noire, c'est la voix de l'underground." L'auteur du glauque Ténèbres, prenez-moi la main attribue la grande popularité du roman noir ou policier - "un genre merveilleux où les auteurs venus avant moi ont brisé pas mal de barrières: à part faire atterrir un vaisseau spatial, vous pouvez y faire à peu près tout ce que vous voulez" - à l'intérêt de lire des romans où "les enjeux sont élevés". "Ainsi, dans Mystic River, une seule mort va blesser tous les personnages du livre. Je voulais que ce soit comme une mort réelle, pas comme celles qu'on voit à la télé ou au cinéma, où tout le monde s'en remet bien vite. À la fin du roman, même ceux qui ne soupçonnaient pas qu'ils allaient en être affectés ont été entraînés dans la spirale de ce meurtre. Vous ne savez jamais quelles vont être les répercussions d'un événement comme celui-là, jusqu'où ça va aller." Suite assurée L'oeuvre de Dennis Lehane - six romans jusqu'à maintenant, dont une série de cinq mettant en vedette les "privés" Patrick Kenzie et Angie Gennaro - baigne généralement dans les teintes grises de l'ambiguïté morale. Pas de personnages manichéens ou de conclusion réconfortante dans Mystic River. "Je n'écris pas de la fiction d'évasion", dit-il. Sauf pour deux livres qu'il considère comme ses plus légers: Sacré et Prayers for Rain, le dernier de la série, classique histoire de bons et de méchants livrée aux lecteurs comme une consolation après l'éprouvant Gone, Baby, Gone. Ce roman trouble, le prochain Lehane à paraître en français (chez Rivages, en avril), pose des questions morales particulièrement douloureuses, quant au sort réservé aux enfants. Un thème qui touche manifestement l'auteur d'Un dernier verre avant la guerre, qui a travaillé auprès d'enfants abusés sexuellement pendant trois ans, après le collège. "J'ai développé alors une grande colère face à ce problème." Entre autres emplois, l'écrivain a aussi été chauffeur, un gagne-pain où les nombreux temps morts lui permettaient d'écrire. Dennis Lehane n'en est plus là, loin s'en faut. Clint Eastwood vient juste de terminer le tournage d'une adaptation de Mystic River, avec de grosses pointures: Kevin Bacon en policier, Sean Penn en ancien criminel tenté de venger la mort de sa fille adorée, et Tim Robbins en suspect fragilisé par les blessures du passé... "Tout ce que j'ai vu est exceptionnel", assure l'auteur, ravi. Avant le grand succès de son obsédant thriller psychologique, l'ascension de Lehane s'était faite doucement mais sûrement. "J'étais très déterminé à bâtir ma carrière de manière lente et régulière, pas spectaculaire. Je ne me suis jamais attendu à faire de l'argent en écrivant: ç'a été un choc. Mais quand est venu Mystic River, c'était le bon moment. J'ai beaucoup d'amis dont la carrière a été détruite par de trop grosses avances. L'éditeur imprime trop de copies, le livre ne se vend pas, et qui blâme-t-on? L'écrivain. Et tout d'un coup, il n'arrive plus à être publié... C'est terrible." Abandonnant la narration subjective de Patrick Kenzie, Mystic River a permis à Dennis Lehane d'embrasser un plus large spectre, d'entrer profondément dans la tête de tous ses personnages. Une piste que l'auteur veut continuer à explorer. Son prochain roman, Shattered Island (prévu pour mai 2003), enquête sur la disparition d'un patient dans un hôpital psychiatrique, en 1954. "C'est un livre extrêmement mystérieux, qui ne ressemble à rien de ce que j'ai déjà écrit." Leur créateur ne sait pas si son attachant duo de détectives refera apparition un jour. Dennis Lehane est trop fier de sa série pour en ruiner le souvenir en remettant Patrick et Angie au boulot sans raison. "On pourrait regarder ces cinq romans comme un seul gros livre, qui raconte comment un homme fait face à sa propre noirceur. Après le cinquième, il n'y avait plus rien à dire. Et mes héros avaient vraiment besoin de vacances: ils étaient tannés de se faire tabasser..." Mystic River De Dennis Lehane Éd. Rivages, 2002, 408 p.
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04 janv. 2008, 20:08
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Mystic River est un roman-policier très bien ficelé. Un film à succès en a été tiré et a été présenté autant au cinéma qu'à la télévision. Ce film m'avait fait une très bonne impression, il y a de cela quelques années, et lorsque je suis tombé par hasard sur ce bouquin dans une librairie, j'ai profité de l'occasion pour revenir dans cette histoire, qui est des plus réaliste. La réédition 2004 de Mystic River, nous tient en haleine tout au long de ses 585 pages car, il est difficile de mettre de côté ce livre avant de l'avoir terminé. L'intrigue évoluant jusqu'à la dernière page, j'ai dû résister à la tentation de feuilleter les dernières pages pour connaître la fin.
Les pistes évidentes laissées par l'auteur Dennis Lehane se révèlent fausses jusqu'à la fin. Toute l'histoire est basée sur 3 personnages principaux, qui se connaissant depuis l'enfance se retrouveront, à l'âge adulte en tant que policier, asssasin et une victime traumatisée suite à son enlèvement par des pédophiles. L'auteur fait aussi une bonne analyse psychologique de ces personnages très typés. L'actualité criminelle récente au Québec, nous rappelle que réalité/fiction sont souvent semblables et ce polar en est un bel exemple. Je recommande ce livre à tous, même à ceux qui n'aiment pas ce genre de littérature, car c'est un livre qui a sa place dans toute bibliothèque familiale.
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09 oct. 2006, 15:41
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J'ai lu tous les livres de Dennis Lehane. Le film Mystic River n'arrive pas à la cheville du livre. J'ai lu le livre avant et je n'ai jamais fini de regarder le film, je pense que Penn ne rendait pas vraiment les émotions du personnage qu'il incarnait. J'aime bien les deux détectives de Dennis et leur ami Bubba. Leur humour noir peut faire sourire. Ce sont des romans qui reflètent une certaine réalité. Des meurtres,des enlèvements, des gangs de rue,des vengeances font partis de la vie d'aujourd'hui.
L'écriture de Dennis Lehane fait en sorte que le tout passe assez bien. J'aime les auteurs qui peuvent finir leurs romans avec des fins qui ne feront peut être pas l'affaire de tout le monde. Dans la vie courante la fin de certains évènements n'est pas toujours blanche ou noire, il y a souvent des nuances.
J'ai hâte de lire un prochain Dennis Lehane,
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08 août 2005, 22:24
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"Mais ce soir-là, elles n'étaient que deux filles éméchées d'East Bucky..."
On parle ici de Diane et Eve, les deux amies de Katie. Ce passage dit tout: la fatalité. Deux filles éméchées qui ne sortiront jamais de la médiocrité et qui regretteront toute leur vie d'avoir "abandonné" leur amie ce soir-là. Juste une page du roman de Mystic River, ça vaut mille fois plus que le film de Clint Eastwood. Le livre de Lehane n'oublie rien, lui, il n'est pas contraint à ne durer que deux heures dans une salle de cinéma. Il parle d'humains, il le fait très bien.
Dennis Lehane est un auteur qui sait ce qu'il fait. S'il ne le sait pas, je n'y ai vu que du feu...
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09 mai 2005, 19:37
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Selon Dennis Lehane, le roman policier est devenu le roman social de notre époque. «Le roman social de la première moitié du XXe siècle a disparu. Où est-il allé? Dans la fiction policière. Le roman noir, je pense, est la voix des gens qui ne parlent généralement pas dans la littérature. » Dennis Lehane est reconnu comme étant un maître du roman suspense , noir et thriller. Et Mystic River ne fait pas exception à la règle! Malgré son côté tragique, il est excellent, et je dirais même que c'est un véritable chef d'ouvre. Ce qui nous fait embarquer le plus dans l'histoire c'est la crédibilité que Lehane donne à ses personnages. On s'attache aux personnages, qu'ils soient normaux ou complètement fou.
Partant du fait que les gens «déséquilibrés» ont souvent l'air d'être les plus «normaux», Lehane écrit ici un thriller toujours sur le fil, toujours en passe de déborder sur quelque chose d'effroyable. Certains ingrédients pourront paraître limpide au lecteur habitué de thrillers, mais on peut constater que Lehane n'a jamais été aussi à l'aise dans le travail en profondeur de sa matière, agrémenté de digressions, de fausses pistes, d'informations distillées en compte-gouttes, d'anecdotes sur la criminologie, sur la police. Lehane est passé maître dans les descentes aux enfers. De plus, tous ses personnages sont extrêmement bien campés. Enfin, les dialogues avaient toujours été un des points forts de Lehane. Ici aussi, dans un roman clos à plusieurs aspects, la performance est énorme. Une écriture toujours aussi précise, non dénuée d'humour dans ses anecdotes, mais plus pesante encore que dans les romans précédents.
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17 août 2004, 08:52
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Lorsque j'ai vu "Mystic River" le film à sa sortie au cinéma, je n'ai pas, comme plusieurs, crié au chef-d'oeuvre. Ce n'était pas un mauvais film, mais à mon avis, il était flagrant qu'il était adapté d'un roman et qu'il en manquait des bouts par rapport audit roman. Mais je me rappelle m'être dit que par contre, ça devait être un sacré bon livre.
Maintenant que j'en ai achevé la lecture, cette impression a été confirmée. "Mystic River" le roman vient combler les trous laissés vacants dans le scénario et répondre aux questions que je me posais. Bien sûr, le fait de connaître l'issue de l'histoire me gâchait un peu le plaisir de la lecture, mais j'ai tout de même hautement apprécié l'expérience. De plus, contrairement au film, l'identité du meurtrier ne nous arrive pas comme un cheveu sur la soupe. Le terrain est beaucoup mieux préparé.
J'ai découvert les écrits de Dennis Lehane il y a peu de temps en dévorant littéralement "Gone, baby, gone". Bien qu'ils soient d'un style un peu différent, on retrouve dans ces deux ouvrages le même soucis du détail, la même intrigue bien ficelée, la même description détaillée des états d'âme des personnages et la même écriture un peu ironique et sans contredit ancrée dans la réalité moderne.
Dans "Mystic River", bien que l'enquête policière soit bien menée et que nous soyons pressés d'en connaître l'issue, l'intérêt principal réside encore dans les personnages, leur histoire, leur passé, leurs motivations et leurs réactions face aux événements.
Dennis Lehane est un genre d'auteur plutôt rare qui n'accepte pas de sacrifier son histoire au profit d'un "happy ending" à l'américaine qui ferait davantage plaisir au lecteur moyen. La plupart de ses personnages ressortent meurtris de ces événements et croire qu'il pourrait en être autrement serait se raconter des histoires.
"Mystic River" est un livre qui traite avec brio et sans compromis d'amitié, d'amour paternel, de violence, de vengeance et surtout de destin.
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26 avr. 2004, 19:29
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Je préfère vous avertir, soyez prêts avant de plonger dans ce livre, car jamais je n'avais croisé pareille torture littéraire auparavant. Traverser ce livre est un exercice pénible qui requiert beaucoup d'efforts et de volonté.
En effet, il est humainement impossible de résister à la tentation de dévorer ce roman en une seule nuit. Il m'a fallu à peine quelques pages pour m'accrocher à l'histoire et ne plus vouloir en décoller. C'est lorsque je me suis rendue compte que la fin du livre signifiait également l'aboutissement de l'histoire que le désespoir s'est emparé de moi. Un combat féroce entre mon désir de connaître la suite du récit et mon appréhension face à l'idée de quitter les vies de Jimmy, Sean et Dave s'est alors installé. La bataille fut ardue mais j'ai finalement réussi à équilibrer les forces et à apprécier ma lecture.
Ce livre est un très grand thriller qui fait sa marque en se penchant non seulement sur le déroulement des événements mais surtout sur les émotions des protagonistes. En effet, l'élément de suspense provient souvent du fait que le lecteur en sait davantage que les personnages. Je savais ce qui suivait, mais j'étais impatiente de savoir comment ça se passerait et en quoi ça affecterait les gens concernés. Je n'étais évidemment jamais déçue de la tournure des événements. Chaque réaction allait chercher des démons des personnages qui avaient déjà été explorés dans le livre. J'avais donc l'impression de connaître personnellement ces trois hommes, de sorte qu'en lisant, je me disais parfois : Ah sacré Jimmy, il ne changera donc jamais !
En somme j'aurais mieux apprécié ce livre s'il avait contenu 10 000 pages mais il faut faire avec ce qu'on a ! Maudit sois-tu Dennis Lehane ! Ne me fais plus jamais ça !
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02 déc. 2003, 12:16
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J'en suis rendue à mon quatrième roman en ligne de Lehane , je l'écume et le savoure, donc je m'en délecte. Ses personnages sont humains , ambivalents et bien cernés quand ils ont à l'être. Son duo de détectives, doués et futés et encore là , très humains , ne sont pas exempts d'erreurs. Leurs réflections profondes sur les événements et l'humanité font de ces romans sociaux des romans à réflexions morales, pas noirs, mais réels de faits troublants et d'événements pour le moins concrets et très actuels , sans oublier leur humour cinglant et cabotin , assez rigolo.....le lire, c'est l'adopter .. Commencez par le début, " Un dernier verrre avant la guerre " pour y comprendre le cheminement des ses personnages.
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29 oct. 2003, 13:32
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Genre Michel Tremblay américanisé et avec du suspense. La vie de jeunes garçons dans un quartier du peuple certain coin plus riche et d'autre plus pauvre mais lié par l'amitié qui, selon les expériences vécues, deviendront des individus différents mais lorsque nous les retrouvons trente ans plus tard, toujours liés par une certaine amitié. Bien que très romancé on a l'impression d'y lire quelque chose de vrai et de possible et d'essayer tout au cour de notre lecture de savoir ce que nous ferions nous. Prenant, passionnant et captivant à vrai dire indescriptible.
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16 oct. 2003, 09:56
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On a fait beaucoup de cas de ce roman à sa sortie, et c'est ce qui m'a fait découvrir l'auteur. Je me suis tout d'abord plongé dans quelques tomes du duo Kenzie/Gennaro, avec délectation. Lehane est un auteur lucide qui a les deux pieds bien ancrés au sol. L'intrigue de ses romans se situe souvent dans les quartiers populaires de Boston, et j'y ai retrouvé un peu de Verdun, ville que j'ai habité pendant huit ans. Mais cette fois-ci, dans Mystic River, pas d'attachant narrateur qui observe le monde de son oeil mi-cynique, mi-amusé. Ce roman est écrit à la troisième personne du singulier et montre les faits, les rapports complexes entre les personnages de façon plus dramatique et distanciée. Le roman est donc moins agréable à lire sur le coup que les aventures du duo de détectives, mais laisse une marque plus importante dans l'imaginaire et dans la mémoire du lecteur.
La prémisse est alléchante: trois amis d'enfance s'étant perdus de vue se retrouvent lorsque la fille de l'un de ceux-ci, devenu policier, est retrouvée morte... Et qu'était-il arrivé à cet autre, qui avait été kidnappé pendant quelques jours, 30 ans auparavant? Le récit dépasse la simple enquête, puisque l'auteur tend à démontrer l'importance du tissu social, des choix de vie, de l'amitié dans un milieu dur où tout le monde survit à sa manière.
Le film promet: Clint Eastwood aux commandes, des images léchées et une belle brochette d'acteurs : Sean Penn, Tim Robbins, Kevin Bacon et Laurence Fishburne. Mais la barre est haute..
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