Bienvenue sur Voir
ouvrir session
FAQ
devenez membre
www.voir.ca
Société

Des protéines qui tuent

La recette de la semaine: fou de veau aux échalotes


ARTICLE - 3 juillet 2003
Vache folle, Creutzfeld-Jakob, Alzheimer, Parkinson. Quatre maladies terribles, une cause: les prions, des protéines crapuleuses qui font trembler jusqu'à la mort. La viande qui tue...
 
Si le récent cas de vache folle en Alberta vous a fichu la trouille, ne lisez pas Quand manger rend fou, le dernier ouvrage de Danièle Starenkyj. En quelque 200 pages, l'auteur s'intéresse à l'histoire des prions, ces protéines infectieuses responsables de la maladie de la vache folle, de la tremblante du mouton ou d'une nouvelle variante de la maladie de Creutzfeld-Jakob (la version "humaine" de la vache folle). Une histoire macabre, méconnue, grave...

L'auteur n'en est pas à son premier livre portant sur les travers de notre gastronomie. Après avoir connu plusieurs succès en librairie (Le mal du sucre, Le mal du gras, Le bonheur du végétarisme), Danièle Starenkyj signe ici un ouvrage percutant et inquiétant, qui lève le voile sur le régime infernal que l'on donne aux animaux que nous mangeons quotidiennement. Quand manger rend fou ne cherche pas à semer la panique au sein de la population, mais se veut un plaidoyer convaincant en faveur du végétarisme.

Il était une fois en Papouasie
En remontant la filière des "prions", Danièle Starenkyj nous transporte jusqu'au coeur d'une tribu primitive de la Papouasie-Nouvelle-Guinée: les Forés. En 1953, l'homme civilisé "découvre" cette peuplade qui souffre d'un étrange mal, le kuru. Chaque année, 200 Forés sont emportés par cette maladie inconnue qui provoque des tremblements incontrôlés jusqu'à ce que mort s'ensuive. Les scientifiques découvrent que la cause du kuru provient probablement d'un rituel tribal: le cannibalisme. Effectivement, quand les Forés cessent de manger de l'humain, le nombre de cas de kuru diminue considérablement. En parallèle, on découvre que cette maladie ressemble comme deux gouttes d'eau à une affection animale qui touche les moutons écossais depuis le 18e siècle, la scrapie (ou tremblante du mouton). En 1981, on finit par identifier la cause de ces deux maladies: les prions, des "protéines crapuleuses", qui transforment le cerveau en fromage gruyère. La découverte est assez importante pour qu'on décerne à Stanley Prusiner (le découvreur des prions) le prix Nobel de médecine en 1997.

Les maladies à prions ne resteront pas longtemps confinées à une simple tribu papoue et à quelques moutons écossais. En 1985, le premier cas de vache folle est déclaré en Angleterre. Des milliers de bovins sont massacrés, et le marché de la viande rouge est paralysé. Les scientifiques qui se penchent sur les causes de l'encéphalite spongiforme bovine (maladie de la vache folle) ne réalisent pas immédiatement la forte ressemblance entre cette maladie, le kuru des Forés, et la scrapie du mouton...

On soupçonne néanmoins que l'origine du mal pourrait venir des "suppléments protéiniques" que l'on donne aux vaches pour des raisons de productivité. Ces suppléments, sous forme de farines carnées, sont fabriqués à partir de carcasses de bovins (et de toutes sortes d'animaux) que l'on transforme en poudre dans les usines d'équarrissage. Faire manger des cadavres de vaches à des vaches était d'ailleurs une excellente façon recycler tous ces déchets animaux causés par la consommation humaine. "La maladie de la vache folle a été causée par le cannibalisme des vaches", soutient Danièle Starenkyj. Et dire que ce sont les papous cannibales que l'on croyait primitifs...

Aujourd'hui, les farines carnées ne font plus partie du régime des bovins. "On ne donne plus de ruminants aux ruminants, dit l'auteur, mais on continue de donner des animaux monogastriques aux ruminants. C'est-à-dire que les vaches ne mangent plus de vaches, mais elles continuent de manger des porcs, des poulets, des chevaux, etc."

Plusieurs autres animaux ont contracté une maladie "à prions" semblable à la maladie de la vache folle. Des espèces exotiques des jardins zoologiques, des visons, des daims, des élans, des oiseaux, des rats, des écureuils... Les prions ne semblent avoir aucune difficulté à sauter d'une espèce à une autre. Le drame, c'est qu'on fait rarement le lien entre les différentes formes de maladies à prions. "Encore récemment, dit Danièle Starenkyj, il y a eu un cas de scrapie dans un troupeau de brebis de Saskatchewan, j'ai cherché à voir si on en parlait aux nouvelles, et on n'en a pas entendu parler." Pourtant, scrapie et vache folle sont deux maladies très similaires...

Des prions et des hommes
En consommant de la viande infectée par les prions, la maladie de la vache folle s'est transmise aux humains, sous la forme d'une nouvelle variante de la maladie de Creutzfeld-Jakob (MCJ). À ce jour, 134 personnes sont décédées des suites de la MCJ. Devant un nombre si peu élevé de victimes, pourquoi faire tel cas des maladies à prions? "Ce qui effraie les scientifiques, explique Danièle Starenkyj, c'est que l'Alzheimer et le Parkinson sont aussi des maladies à prions. Ce qui fait le désespoir des scientifiques actuellement, c'est qu'il est presque impossible de distinguer l'Alzheimer de la maladie de Creutzfeld-Jakob." Du coup, si on ajoute au décompte les 4 millions d'Américains souffrant d'Alzheimer et les 750 000 Canadiens qui seront atteints de cette forme de démence d'ici 2031, on commence à mieux mesurer l'ampleur du désastre.

Qu'est-ce qu'un prion?
Le prion est une protéine infectieuse. Et comme toutes les protéines, elle est polymorphe. "Selon qu'elle pénètre par une voie quelconque du corps, selon qu'elle se loge dans un endroit particulier du cerveau, les symptômes seront différents", dit Danièle Starenkyj. Plusieurs véhicules peuvent transporter les prions: la viande rouge, les abats, le sang animal en premier lieu. Les maladies à prions sont incurables. Danièle Starenkyj sait que la recherche scientifique risque fort de concentrer ses efforts sur la création de médicaments pour guérir les maladies à prions. Même si la solution est connue et relativement simple: le végétarisme.

Végétarienne convaincue Danièle Starenkyj a consacré sa carrière à défendre les vertus du végétarisme. On sent d'ailleurs en lisant son livre un désir de convertir la population à la verdure. Pour elle, plusieurs problèmes de santé que nous connaissons viennent du fait que nous mangeons beaucoup trop de viande présentement. Sa liste noire des aliments à risque le confirme. "Je n'aimerais pas que mon livre soit considéré comme alarmiste parce qu'il offre des solutions de prévention très efficaces. Sans dire qu'on ne mange plus de viande, il faudrait commencer à éviter les abats ou la viande crue (le steak tartare), etc., c'est suicidaire! Mais la bonne nouvelle, c'est que le jour où l'on arrête d'ingérer des protéines infectieuses, on arrête la progression de la maladie."

Réagir à l'article
Pour avoir accès aux fonctions interactives de Voir.ca, vous devez être membre et vous identifier en ouvrant une session.
Déjà membre ?
ouvrir une session
Pas encore membre ?
devenez membre
16 août 2003, 23:23
répondez à cette critique!
Pas très réjouissant voire même apeurant cette histoire de prions. Faut-il pour autant paniquer et cesser toute consommation de viande sous prétexte qu'elle puisse être dommageable pour notre santé? Certains diront oui, d'autres pencheront pour le non. Tout est question d'idéologies. Il est essentiel d'avoir une alimentation saine et équilibrée mais est-ce que le végétarisme est la réponse à notre problème. Je n'en suis pas si sûre. Combien et en quelle quantité de nombreux produits chimiques sont utilisés lors de la culture de nos beaux et bons légumes...plus qu'il n'en faut. Ces légumes sont eux aussi dommageables pour notre santé. Comme dans toutes choses, la modération a sa place. Un meilleur dosage dans notre consommation de viandes et de légumes servirait non pas à guérir tous les maux qui nous affligent mais au moins à en retarder la propagation. On doit tous un jour ou l'autre quitter ce monde. ..essayons de le faire le plus tard possible et sans être victime d'une de ces maladies terribles et incurables. Les nombreuses études et expériences effectuées par nos chercheurs pourraient apporter une nouvelle lueur sur les prions et leurs effets sur notre santé. Pour notre bien, il est primordial de rester informés sur les résultats de ces recherches et de tenter d'en appliquer les éléments de solution apportés dans notre quotidien. De carnivore, ce n'est pas demain que je me convertirai au végétarisme. Par contre, je serai plus vigilante lors de ma consommation de viandes......fini le steak tartare pour moi.
20 juil. 2003, 19:28
répondez à cette critique!
Je suis désolée mais ce n'est pas ce paquet de supposées cochonneries qui m'empêcheront de manger de la viande. Je pense que les végétariens mangent mieux que moi, mais cela ne les fera pas vivre plus longtemps, de plus ils ont l'air d'être malades à l'année longue, ils sont blancs comme des draps, maigre s(souvent)à faire peur et j'en connais quelques uns. Il y a les prions dans la viande et les OGM dans les légumes et les fruits alors qu'on ne vienne pas me casser les oreilles.Nos ancêtres mangaient de la viande qu'ils élevaient eux-mêmes, des légumes et des fruits qu'ils cultivaient eux-mêmes cela ne les faisaient pas vivre plus longtemps l'espérance de vie à augmenté de plus de 30 ans dans le dernier siècle alors vive les OGM et les prions. Il suffit d'être logique et de mettre de la modération dans tout ce que l'on mange un peu de viande, des fruits, de légumes, des céréales et ce en quantité raisonnable. Les maladies qui apparaissent sont une conséquence de la folie humaine alors il ne faut pas se plaindre si tout ce que l'on fait nous revient un jour en pleine figure. Plus de production, abattage à la chaîne, conditions d'élevage ... Je ne suis pas aveugle mais je reste carnivore jusuq'au bout des ongles.
22 juil. 2003, 10:43
répondez à cette critique!
Tout est une question de dose. Plus on mange des aliments transformés, plus les risques augmentent. L'alimentation devient de plus en plus fast food. Mets préparés contenant des agents de conservation ainsi que des colorants alimentaires afin de leur conserver une belle ou leur donner une belle couleur pour les rendre attrayants, alors qu'ils ne le seraient plus. Qu'en est-il de tout cela. Je pense qu'il faut être prudent et que seul l'avenir nous le dira. Aujourd'hui, on met le tabac au banc des accusés de plusieurs maladies dont plus spécifiquement le cancer et demain, nous parlerons des effets néfastes des colorants alimentairwes, des additifs chimiques ainsi que de la manipulation génétique des aliments. Après demain, nous mettrons au banc des accusés la liqueur et toutes ses composantes chimiques, que ce soit le sucre, l'aspartame ou autre. Prendre un verre de liqueur, c'est prendre un verre de produits chimiques et quand je pense que les compagnies font des milliards de profits à nous faire boire des verres de produits chimiques et qu'ils en rient. On se bourre la fraise à chercher et courir après notre mort. Quand nous réveillerons-nous? Un jour, tout comme avec la cigarette. En attendant, on paie pour arriver plus vite vers la mort. En attendant, comme tout le monde ou presque veut boire de la liqueur, mais certains ne veulent pas engraisser, on leur a fabriqué un produit sans calories. Ils peuvent en boire et même plus, plus de profits et ils n'engraissent pas. Mais la réalité fatidique. Ils consomment davantage un produit nocif pour la santé. On permet encore aux compagnies de liqueur de faire de la publicité. Réveillons-nous! On paie de gros sous pour cette publicité qui nous incite à en boire encore plus. Si vous voulez savoir ce qui est bon ou à tout le moins moins nocif pour la santé, limitez-vous à consommer que des médicaments et des aliments permis aux enfants et aux femmes enceintes. Quand ils sont à risque, méfiez-vous.
09 juil. 2003, 21:20
répondez à cette critique!
...attention aux généralisations et à l'alarmisme sans preuve et à outrance. Le végétarisme peut aussi être dangereux; carence en protéine, carence en fer, OGM, végétaux contaminés... En fait le secret dans tout et pour tout, et surtout l'alimentation, est l'équilibre... abus ou abstinence en tout genre (sic!) apporte son lot de dé/séquilibre...la vie n'est pas un jeu de dé! De plus, il n'existe encore aucune preuve scientifique irréfutable que le prion est bel et bien une protéine et non un virion ou un inconnu à découvrir. Avant de lancer des conclusions ils ne faut pas oublier les preuves qui en science sont souvent du domaine de changement ; qui dit preuve irréfutable ne dit pas science...
28 août 2003, 10:51
répondez à cette critique!
Le sujet m'intéresse beaucoup car j'ai étudié la biochimie à l'université. Après des prélèvements de sang fait par héma-québec, on teste pour le sida, l'hépatite et la syphilis et mais pas pour les prions. Avant de donner du sang, il faut remplir un questionnaire. On te demande si tu as séjourné en Angleterre ou en France pendant une période de longue durée. La maladie de la vache folle était très répandue dans ces deux pays. On pose une autre question sur le Creutzfeldt-Jacob. On ne demande jamais si on est végétarien. Même les végétariens peuvent attraper la maladie d'Alzheimer. La compagnie Lafleur a récemment lancé son projet de traçabilité pour les saucisses fumées. Ça doit être la norme pour toutes les entreprises. Il est stupide de détruire quelques tonnes de stock de viande si on peut minimiser les pertes. C'est aussi un bon outil de marketing. On voit la publicité partout dans les autobus.
23 août 2003, 18:41
répondez à cette critique!
Se nourrir de « viande » a toujours fait partie de la chaîne alimentaire chez les humains. Au début pour survivre et aujourd'hui à des fins de survie bien sûr mais aussi pour le plaisir de bien manger. Oui, il est vrai, comme l'auteur l'entend si bien, que ces fameux « suppléments protéiniques » représentent un danger réel pour l'humain et qu'ils méritent d'être pallié. Vouloir convertir toute la planète au végétarisme est idée farfelue de même que de vouloir convertir toute la planète à la même religion. Pour vraiment résoudre le problème il serait plus profitable de se tourner vers la chaîne alimentaire pour les animaux destinés à la consommation des humains. Effectivement, si l'on pouvait obtenir une entente mondiale entre les producteurs afin que la nourriture donnée aux animaux ne soit plus constituée de restes d'animaux le danger serait éliminé. Bien sûr, vous pouvez toujours utiliser l'argument qu'il y en a toujours qui ne respecteraient pas cette entente, mais en vain...Les risques sont bien moins considérables que de se faire frapper en traversant la rue. Alors, un bon steak sur le BBQ pour souper!!
20 août 2003, 18:39
répondez à cette critique!
La viande a des bons et des mauvais côtés. La viande contient des protéines et des éléments nutritifs que les végétariens ont de la misère à avoir. Parfois, ils souffrent de carences. Mais la viande a aussi ses inconvénients. Elle fait davantage engraisser. La production de viande est moins écologique que celle des végétaux et la viande contient parfois des bactéries. Normalement, si on fait bien cuire la viande, les risques de bactéries sont minimes. En ce qui concerne l'épidémie de la vache folle, il ne faut pas nécessairement la lier à la viande. Depuis quelques années, il apparaît toutes sortes de nouvelles épidémies y compris le SRAS. Ceux qui mangent seulement de la nourriture végétale ne sont pas à l'abri. Il pourrait se déclarer une épidémie qui détruirait la production ou rendrait la consommation de céréales ou de fruits dangereuse. Ces épidémies proviennent des changements climatiques sur la terre. L'alimentation idéale, c'est un menu équilibré qui comprend de tout. Manger seulement de la viande ou seulement des fruits, c'est néfaste.
16 août 2003, 10:52
répondez à cette critique!
Chaque fois qu'il y a des avancées scientifiques ou techniques qui font reculer les frontières de l'ignorance, il s'en trouve toujours que les progrès de la domination de son destin par l'homme effraient. Ils y voient sans doute un recul pour tous ceux et celles qui comme eux croient pouvoir asseoir leur domination sur l'irrationnel, l'incompréhension ou la magie, facteurs qui font en sorte que tous les 'docteurs feuilles' de l'univers peuvent encore espérer dominer les ignorants ou les crédules. Derrière les propos des clercs du végétarisme à tous crins, je ne puis m'empêcher de discerner de telles ambitions, fussent-elles inconscientes chez leurs auteurs. Force est bien de l'admettre quand la valeur scientifique de leurs propos est soit problématique, soit complètement nulle. Je ne désigne évidemment pas ici les personnes qui se refusent à manger telle ou telle nourriture parce leur culture ou leur religion, ou les deux, les a acculturées à ne pas le faire, ou parce que leur physiologie leur en rend la digestion difficile, comme dans le cas des produits laitiers par exemple. Pour elles, ces comportements sont devenus une seconde nature et ils ne se font d'ailleurs pas gourous du végétarisme pour cela. Je parle plutôt de ceux et celles qui ne subissent aucune influence de leur culture ou de leur corps et qui se font les protagonistes du végétarisme ou des régimes miracles, comme si cela était une panacée universelle. Sans doute que ces nouveaux chamans peuvent y trouver matière à arrondir leurs fins de mois et même à les rendre fastueux, mais il n'en demeure pas moins qu'il est difficile de ne pas reconnaître chez eux des profiteurs ou au mieux, des espèces de paysans comme ceux qui jadis couraient les montgolfières avec des fourches.
13 août 2003, 10:18
répondez à cette critique!
Ce problème existe parce que les humains sont cheap! Il n'y a que nous pour faire manger aux animaux leurs propres cadavres! Bouffez-vous-entre-vous-ça-nous-coûte-moins-cher! Si les éleveurs avaient un minimum de bonne conscience(ainsi que des subventions quelconques) et nourissaient leur bêtes avec du bon grain, une partie du problème serait éloignée...mais tout ne serait pas réglé. Je suis pour l'élevage du poulet de grains!! Si les humains se conscientisaient un peu, ils opteraient pour de la viande de qualité, ce qui voudrait dire vérifier la provenance de sa marchandise. Mais la productivité aura toujours le dessus sur la qualité et ce genre de problème perdurera aussi longtemps que le capitalisme sera sur cette terre...ce qui veut dire:jusqu'à la fin des temps! Mais il ne faut pas en faire une paranoïa générale..il y a depuis longtemps bien d'autres problèmes tout aussi importants et même plus dangereux et apeurants,: les OGM, les pesticides sur nos fruits et légumes, les agents de conservation...à mon avis, on doit déjà tous avoir de gros trous dans le cerveau!!! On mourra tous de quelque chose de toute façon...mais pour moi, voilà déjà bien longtemps que j'ai éliminé la viande rouge.
08 août 2003, 14:01
répondez à cette critique!
Dégueulasse! Elle a vraiment le tour de nous flanquer la trouille madame Starenkyj. Je me rappelle avoir eu l'impression de manger du poison à rat quand j'ai lu son "mal du sucre"... À l'époque, j'étais végétarienne. Je n'ai jamais aimé la viande; j'ai toujours un peu l'impression de machouiller des animaux morts. Mais c'est surtout l'industrie de la viande qui me choquait. Des animaux mutilés, boostés, bourrés d'antibiotiques. Et l'accaparement des territoires en Amérique du sud pour produire des boeufs qui servent à nourrir des nord-américains pour la plupart obèses...Des territoires qui pourraient subvenir aux besoins de plusieurs familles s'ils étaient cultivés plutôt que de servir au paturage des futurs hamburgers. Puis, après un séjour au Guatémala, je me suis mise à penser que ne je pouvais pas manger de ces bananes cueillies par des autochtones travaillant de l'aube jusqu'au soir- jusqu'à ce que tous les camions de Del Monte soient pleins- pour mériter ensuite quelques heures de sommeil à côté de la bananeraie...et à quel salaire? Sûrement pas plus que quelques sous par jour...Et le culture du café? Du sucre?...Plus ça allait, plus je me sentais concernée par un peu tout, et plus j'avais l'impression d'être un peu comme Don Quichotte devant ses moulins...C'était gros, c'était vague; comment combattre de tels géants? Finalement, après 15 ans de végétarisme plus ou moins équilibré, un peu faiblette, je me suis remise à manger de la viande. Un mois plus tard, j'allais déjà beaucoup mieux, plus d'énergie. Et aujourd'hui j'en mange encore malgré la vache folle qui court....On profite des t-bones à 6$ la livre. L'industrie de l'alimentation est inquiétante, c'est certain. J'essaie de faire des choix intelligents en fonction de nos moyens, et je fais pousser quelques légumes bio. Mes enfants sont très fiers de participer et heureux de manger notre récolte. Ils connaîtront le goût des produits frais. Et ça, ça vaut de l'or.
08 août 2003, 12:38
répondez à cette critique!
J'ai pris le temps de lire les réactions des autres membres avant de lire l'article en soi. Quelle surprise j'ai eu. Je m'attendais à lire un plaidoyer sur le végétarisme, et l'abomination de manger des animaux. Au contraire, j'apprends que certaines maladies sont directement liées au fait de manger de la viande rouge. L'auteure ne se penche décidément pas sur les néfastes du végétarisme, mais de là à crier au scandale, au complot.. L'auteure le souligne très bien, il s'agit de trouver un équilibre entre l'absorption de viandes et de végétaux. Le processus d'élevage des animaux, particulièrement des bovins est des plus atroce. L'humain s'indigne devant les camps de la mort nazis, et pourtant, l'on réserve un sort égal sinon pire aux bovins. Doit-on arrêter de manger de la viande rouge ? Je ne le crois pas. Mais l'acte n'en est pas moins barbare puisque appliqué sur des animaux. Pourrait-on trouver une façon de continuer à s'alimenter en viande tout en épargnant une mort atroce à ces bêtes ? Probablement pas. Par contre, il existe des moyens d'abbatage qui épargne aux bêtes d'insupportables douleurs avant de trouver la mort et c'est à mon avis vers ces méthodes qu'il faut se tourner. Plus coûteuse que l'actuelle façon d'abbattre, mais plus humaine.
06 août 2003, 11:57
répondez à cette critique!
L'être humain est un être qui doit manger de la viande. Nos dents sont conçues pour déchiqueter et mastiquer de la viande et notre corps a besoin de certaines protéines que l'on retrouve à l'état complet dans la viande seulement. Bien entendu, les végétariens nous diront que l'on peut recréer ces protéines en combinant les bons aliments. Mais n'est-pas une preuve que le corps est fait pour recevoir de la viande? À en croire des personnes comme madame Starenkyj, il est dangereux de manger tout simplement. Que ce soit avec la viande, les produits de synthèse ou les pesticides, tout ce qu'on ingurgite semble être source de maladie. Le monde idéal et l'immortalité n'existent que dans les histoires. Dans la vie de tous les jours, un être humain doit se déplacer (risques d'accidents), respirer l'air qui l'entoure (risques de maladies causées par la pollution), ainsi que s'adonner à une panoplie d'autres activités toutes plus dangereuses les unes que les autres (à en croire certains!). Arrêtez-donc de vous en faire et profitez de la vie au lieu de craindre la mort!
02 août 2003, 12:34
répondez à cette critique!
Hummmm, oui ça fait réfléchir, mais on peut mourir d'un cancer aux poumons causé par la cigarette d'un autre, on peut mourir en traversant la rue par un chauffard saoul et on peut aussi mourir en mangeant un Whopper chez Burger King !!! C'est bête et souvent hors de notre contrôle, pourtant, je ne suis pas prête à mourir, mais si je m'empêche de vivre, n'est-ce pas là mon "arrêt de mort" ? !!! Je suis d'accord avec plusieurs, la modération à bien meilleur goût ! Donc, non je ne me convertirai pas au végétarisme, j'aime trop le bon goût d'un hamburger, mais je ne suis même pas au stade d'un hamburger à la semaine... hum... oui quand même un à la semaine ! N'empêche, avec tous les pesticides, (comme on cité plusieurs) que l'on retrouve sur les fruits et légumes, notre santé se trouve toute aussi mal menée ! Par ailleurs, toute cette histoire de protéine infectieuse nous concerne tous, car si chacun réduisait sa consommation de viande, la production de cette dernière n'exigerait pas de suppléments quelconques dans le but de répondre à la demande. Encore une fois, nous revenons à notre fameux problème de surconsommation ! Pensez-y et bon appétit !
31 juil. 2003, 22:43
répondez à cette critique!
Je suis tout à fait d'accord avec l'auteure quand elle prône le végétarisme, comme piste de solution contre ces chères protéines, appelées "prions". Quel dommage qu'il faille attendre de développer des maladies dégénératives comme la maladie de Creutzfeld-Jacob, avant de réaliser qu'il faut changer quelque chose dans notre alimentation. J'ai rien contre le fait de manger des viandes rouges parce que ce sont celles-là qui sont visées. Mais attention, maintenant nous savons ce qu'elles contiennent, beaucoup plus de gras. Et cela nous le savons depuis longtemps. Manger en toute connaissance, cela a bien meilleur goût ...Vive le végé!
31 juil. 2003, 09:24
répondez à cette critique!
Je ne connaissais pas le secret de la vache folle avant de lire votre article. Ouf! Ça m'amène à réfléchir... Eh puis non! Je n'ai pas assez de volonté pour devenir végétarienne. Tant pis! À chaque jour, on découvre qu'un aliment est cancérigène, qu'un autre contient trop de cholestérol ou est allergène. On n'en finit plus! Je vais mourir de quelque chose un jour ou l'autre...(Oui mais, c'est affreux cette maladie!)...Chers chercheurs en médecine, cherchez et trouvez le remède! J'aime trop la viande pour m'arrêter de vivre!