L'Adversaire
L'homme blessé
ARTICLE -
10 juillet 2003
Juliette Ruer
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L'Adversaire, de Nicole Garcia: histoire sordide platement étalée, lessivée par une élégance glacée.
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Il y a eu cette histoire infernale de Jean-Claude Romand, cet homme qui a menti durant 18 ans, depuis qu'il était étudiant et qu'il a raté son concours de médecine. Il se disait médecin, alors qu'il passait son temps à ne rien faire, dans sa voiture, dans des aires de parkings, toute la journée, jour après jour. Il a menti à sa femme, à ses enfants, et ses parents. Qu'il finira tous par tuer. Le type est en prison à vie, et le mystère de son caractère reste entier. De ce destin dingue, Emmanuel Carrère a fait un livre choc, L'Adversaire. Là-dessus, Laurent Cantet a réalisé l'un des meilleurs film français depuis des lunes, L'emploi du temps. Et en même temps, Nicole Garcia travaillait sur l'adaptation du livre, dont elle tire un film éponyme sorti en France l'année dernière. Le défi était tentant, on ne pouvait aborder l'horreur de plein fouet. Il fallait ruser et user de toute la palette de la souffrance. On attendait avec impatience le film de Garcia, réalisatrice-actrice à la main nuancée et à la touche vibrante. On a été bluffé par le film de Cantet et déçu par celui de Garcia. Du récit initial, l'un s'envole vers une structure philosophique et morale sur le poids du travail, et l'autre colle au plancher des vaches de l'anecdote. Rien n'empêche de conter la petite histoire, mais le caractère sordide de celle-ci pouvait facilement tourner la tentative à l'aigre, au nauséabond. Garcia a tenté, mais n'a pas réussi.Elle a pourtant choisi la demi-teinte, autant dans les tonalités que dans le casting. La mise en scène n'arrive pas à saisir ces nuances. Son classicisme détaché va endormir l'oeuvre. Partant de ce dimanche infernal, le film est construit en flash-back, sur les derniers mois. Musique toujours obsédante du maître du genre (Badalamenti), mois d'hiver à la montagne entre les gris et les blancs sales, décoration intérieure et vêtements dans la gamme des bruns et des anthracites, et acteurs qui savent nager en eaux troubles et porter la tension comme masque: Daniel Auteuil, en criminel programmé; Géraldine Pailhas, en femme inquiète; Emmanuelle Devos, en maîtresse égoïste; et l'excellent François Cluzet, en copain foudroyé. Plus Bernard Fresson et François Berléand, toujours au comble du juste. Auteuil et Garcia ont choisi l'opacité du personnage et la distance. Il est le héros d'une tragédie non expliquée, nettoyée du répugnant. La froideur était peut-être le seul moyen de se défendre contre cette horreur trop récente. Mais froideur de ton sur folie invisible, ça glace le sang. Voir calendrier Cinéma Exclusivités
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19 sept. 2006, 10:55
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J'ai toujours eu un faible pour les films qui traitent de médecine et surtout pour les oeuvres qui adoptent un regard différent sur le métier. Comme tout le monde a déjà vu Patch Adams et que ce dernier me fait pleurer chaque fois que je le vois, pas parce que sa blonde meurt mais parce qu'il s'agit du dernier film où l'on peut voir Robin Williams dans un rôle qui en vaut vraiment la peine, j'ai choisi de prendre un film français intitulé L'Adversaire : ouvre lourde et déprimante, bref, comme je les aime.
Tiré d'un roman, L'Adversaire raconte l'histoire d'un médecin ordinaire dans la quarantaine qui vit avec sa femme et ses enfants dans un quartier riche en France. « Boooooring », j'en conviens. Or, et c'est l'attrait principal du film, le personnage joué par Daniel Auteuil cache en lui un secret qui, si jamais révélé, lui ferait sans doute perdre tout ce qu'il a pu bâtir au courant de sa vie. En fait, il n'est pas plus médecin que vous et moi ; il a abandonné ses cours de médecine en deuxième année sans le dire à personne. Pourtant, il a continué à aller aux cours, à fréquenter les autres étudiants et même à se présenter aux examens. Ainsi, tout son entourage croit fermement qu'il est directeur d'un centre de recherche en cardiologie alors qu'il passe ses journées entières à lire dans son auto sur le stationnement d'un centre commercial.
Outre l'histoire, la force du film réside sur les épaules d'Auteuil qui, fidèle à lui-même, nous offre une performance hors du commun. C'est un délice de voir comment l'acteur prononce chacune de ses répliques, comme s'il allait enfin révéler son terrible secret, et comment il réussit à rendre son personnage détestable et hautement antipathique.
A l'image de la vie du protagoniste, certains pensent que le film est long et qu'il serait même ennuyant. Si c'est le cas, c'est mission accomplie pour Nicole Garcia qui réalise une oeuvre froide et morte : tout comme son héros.
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20 juil. 2005, 03:38
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Ce film est d'une durée de deux heures. Les trois quarts nous sommes maintenus à notre chaise grâce à l'espoir de comprendre pourquoi cet individu a commis ces crimes atroces. Mais c'est tout à fait raté: On ne comprend pas. Sans être d'accord ( à moins d'être tout à fait psychopathe ou près de l'être ), un comportement extrême peut être compris. L'auteure doit elle-même s'être perdue dans le labyrinthe des étranges synapses de Jean-Claude Romand. Dans la dernière demi-heure de " L'adversaire " on assiste à ces crimes. Garcia nous épargne les images sanglantes, et une chance qu'à ce niveau elle nous ménage. Car mes pauvres nerfs ont trouvé ces dernières scènes loin d'être endurables.
Il y a une chose dans ce film qui est complètement ratée, cela débute par la scène où Daniel Auteuil vient apprendre à son beau-père qu'il n'a pas l'argent. Ce dernier a un accident mortel. Puis plus jamais l'on n'entend parler du beau-père. Pas de funérailles; pas de retour dans lequel on pourrait voir sa femme et ses enfants le pleurer tout au moins. Nous ne sommes qu'à environ trente minutes du début du film et l'on n'entend plus parler.
Daniel Auteuil joue très bien; on comprend que son personnage est très renfermé, qu'il veut faire plaisir à sa famille, qu'il veut s'élever socialement, qu'il veut maintenir son standing érigé sur des mensonges et de l'escroquerie ( L'argent est volé aux proches mais faut faire un effort pour l'apprendre ). Et Garcia nous fait comprendre que ce mythomane-psychopathe au lieu de tout perdre car son jeu risque d'être dévoilé, est poussé du plus profond de ses entrailles à éliminer sa famille. Sa famille est importante pour lui; elle est le centre de son univers. Mais c'est aussi à cause d'un membre de sa famille qu'il risque de tout perdre; ce membre doute et son doute le pousse à chercher des réponses.
" L'adversaire " aurait pu être un bon film. Dommages... oui au pluriel, car le film est également escamoté.
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07 févr. 2005, 08:52
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L'affaire Romand avait bouleversé la France, et peut-être même le monde entier. Les médias nous apprenaient qu'un homme avait abattu de sang froid ses enfants, sa femme et ses parents parce qu'il savait proche le jour où ceux-ci sauraient qu'il leur a menti pendant 18 longues années. Ce père, ce mari, ce fils dont tout le monde se disait si fier était en fait un mythomane, un voleur qui entretenait sa famille en escroquant son entourage à qui il faisait miroiter la possibilité de placer de l'argent afin d'en retirer des intérêts énormes.
Au delà de l'odieux du geste, le public aura peut-être été fortement ébranlé par le fait qu'on puisse vivre si longtemps avec un homme pour lequel on a une confiance si aveugle qu'on n'en vient aucunement à soupçonner la double vie qu'il mène. Emmanuel Carrère a su narrer la tragédie vécue par cette famille avec intelligence, en choisissant les mots qu'il fallait pour ne pas nous donner cette insupportable impression de n'être que des voyeurs d'une histoire qui ne nous regarde pas. Nicole Garcia a tenté de raconter elle aussi ce drame bouleversant. Son film se révèle toutefois aussi clinique et froid que l'est la mort, aussi insoutenable qu'est le meurtre d'un enfant par son père.
Peut-être devrait-on dire à sa décharge que l'horreur vécue réellement peut se lire, mais en aucun cas se voir. L'adversaire nous plonge dans un sentiment de malaise dès le début du film, et lorsque la fin nous montre ces actes terribles dont nous avions déjà connaissance, on en ressent même un haut le coeur. Parce que ce drame-là, ce n'est pas de la fiction, parce que exploiter une telle tragédie en en faisant un film a quelque chose de révoltant et nous place derrière une poignée de porte à travers laquelle on regarde impuissant la folie d'un homme saccager la vie d'êtres innocents.
Si vous souhaitez en savoir plus sur l'affaire Romand, allez plutôt sur ce site :
http://jc.romand.free.fr/ ou lisez le livre d'Emmanuel Carrère.
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02 juil. 2004, 08:49
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J'ai eu la chance de lire le livre avant de voir le film et ça m' a certainement aidé à apprécier ce dernier. En effet, le livre est beaucoup plus complet et mieux structuré. Comme dans le film, on part à rebours; dans le livre, une fois le rebours commencé, on suit le cours de l'histoire plus normalement. Dans le film, ce que j'ai trouvé confondant, ce sont tous ces flashbacks qui ne sont pas toujours bien introduits. On perd une énergie folle à reconstituer les morceaux du puzzle ce qui nous enlève le goût de bien plonger dans l'histoire et de réfléchir sur l'histoire. Cela explique probablement en partie, les commentaires plutôt négatifs des lecteurs de "Voir".
Ceci dit, Daniel Auteuil réussit très bien à rendre ce personnage, qu'est Faure, sombre et mystérieux. On sent toute l'angoisse qui commence à étreindre cet usurpateur au fur et à mesure qu'il sent que l'étau se resserre autour de lui. Par contre, les autres personnages ne m'ont pas vraiment impressionné. Bon, mais sans plus.
Ce qu'il y a de plus dérangeant dans toute cette histoire, c'est qu'elle est basée sur des faits véridiques. Nous nous disons tous, à la sortie du film, que c'est impossible que personne n'ait rien remarqué! Dans le livre, on précisait que le seul numéro de téléphone que Faure laissait était celui de son cellulaire! Et jamais il n'a emmené sa famille voir son bureau! Mais justement, cela prouve qu'il est encore possible de duper les gens aujourd'hui! Il faut dire que c'est tellement gros comme coup que personne n'aurait même songé à mettre en doute les histoires de Faure.
C'est un film noir, dérangeant, magistralement joué par Auteuil... mais nettement moins bien que le livre.
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11 avr. 2004, 16:52
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Un film un peu lent qui nous transmet tout le mensonge et le mal être de cet homme qui préfère une solution radicale que révéler ses mensonges.
Le livre d'Emmanuel Carrere laisse plus percevoir le désarroi de cet homme et à quel point il est face à une impasse.
Bref, si ce fait divers français qui a beaucoup fait parler vous intéresse, lisez le livre. D'autant que Daniel Auteuil a été plus captivant que dans ce film.
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01 avr. 2004, 13:32
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Histoire de mensonge, de dédoublement de personnalité ou documentaire, un bon scénario mais quel mauvais film. Dommage, car les acteurs sont crédibles. A mon avis, c`est un film terne, sans vraiment d`intéret, en plus de n`avoir aucun lien valable entre les scènes. On aurait sans doute cru qu`avec un tel scénario, le film serait une merveille....hélas, non, c`est une perte de temps. J`ai vraiment eu l`impression d`avoir perdu ces quelques heures...
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23 mars 2004, 18:44
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Tout au long de ce film, j'ai eu un poids sur le coeur. De mensonges nous en avons tous commis, mais d'une telle ampleur... Je me suis parfois sentie mal à l'aise d'avoir menti et j'arrive à peine à savoir comment cet homme a fait pour vivre de cette façon; c'est ça que j'avais sur le coeur, le poids du mensonge.
Je crois qu'avec une telle histoire, on aurait pû avoir un meilleur résultat, le film présente des longueurs et l'interprétation est sans éclat.
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30 janv. 2004, 23:27
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Impossible d'expliquer les comportements qui sont présentés dans L'Adversaire. La réalisatrice, Nicole Garcia ne vient d'ailleurs pas simplifier notre tâche en ne prenant pas position par rapport à l'histoire qu'elle montre. Un peu comme le fait Gus Van Sant dans Elephant, Nicole Garcia montre un acte horrible sans jamais adopter de point de vue moralisateur ou en cherchant inutilement les causes d'un tel drame. C'est d'ailleurs peut-être là que se trouve la cause du principal point faible du film : en voulant garder ses distances par rapport aux faits qu'elle rapporte, la réalisatrice semble aussi avoir indiqué aux acteurs d'adopter ce même comportement, c'est-à-dire de rester complètement détachés de ce qu'ils font. Ainsi, Daniel Auteuil, malgré une performance juste et subtile, ne paraît jamais impliqué dans son rôle. Au lieu de jouer son personnage, il semble jouer le rôle d'un acteur qui joue son personnage. En ayant ainsi devant nous des photocopies de photocopies, on en vient à avoir un film sans réel relief, où tout paraît délavé. Il serait donc complètement déplacé de venir mettre le blâme sur la troupe d'acteurs de ce film. Ils interprètent tous à merveille leur personnage de personnage. Réussir à jouer en ne mettant pratiquement aucune émotion est un défi que bien peu arriveraient à relever, c'est pourtant ce que tous accomplissent ici. Cette absence d'implication émotive des personnages semble donc plus une décision de réalisation qu'un problème strictement "mécanique". Une décision qui aura pour malencontreux effet d'ennuyer à profusion les spectateurs présents dans la salle. Dommage.
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26 janv. 2004, 10:54
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L'adversaire d'Emmanuel Carrière est un roman absolument renversant. Renversant, mais ô combient effrayant! En effet, on y découvre la vie d'un homme déchiré par le mensonge, la tricherie, mais également la honte! Le roman est très bien ficelé et donne un sentiment curieux, mélange de frustration, de haine, mais également de compassion pour ce pauvre homme.
Ayant énormément apprécié le roman, je pris la décision d'aller voir le film afin d'y voir le traitement cinématographique qu'on avait pu lui donner. Déception, le film ne traduit pas du tout le dramatisme du livre. Il y a de trop nombreuses longueurs et le seul point positif m'apparait Daniel Auteuil qui campe un Jean-Claude Romand très véridique, très déchiré, très contradictoire.
Bref, un livre à lire, un film à oublier...
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09 déc. 2003, 22:06
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À lire les réactions négatives qui s'accumulent, je constate qu'on n'a pas posé le même regard sur le film. Et que, pour l'apprécier au mieux, il vaut mieux l'affronter... vierge de toute connaissance sur le fait divers - désolé de catégoriser ainsi ce terrible drame humain - que ce soit par les journaux ou par le livre.
Je reconnais, moi, avoir été subjugué par le film. Et une seule chose me fait dire que Nicole Garcia a réussi, sinon son pari, au moins quelque chose: dès les premières minutes, un malaise profond s'installe, qui ne nous quitte certainement pas lorsque le scénario arrive à son dénouement somme toute attendu. La question n'est pas de nous surprendre avec une histoire sensationnelle truffée de rebondissements, mais de nous prendre par la main, peu à peu, à la découverte d'un événement humain qui aurait pu, sans y prendre garde, passer pour tout à fait insipide.
Le jeu de chaque acteur participe à ce voyage dans le décalage du quotidien, dans un risque que l'on court tous - se tromper. J'ai adoré, et des mois après, j'en ai encore les tripes retournées au souvenir du malaise qu'il a suscité.
Susciter le malaise, et les interrogations qui viennent ensuite, est un but très louable. Merci Nicole Garcia.
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20 oct. 2003, 20:45
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Je ne comprends toujours pas pourquoi nous nous acharnons à montrer l'horreur, surtout lorsque cette horreur n'est ni évidente, ni sanguinolente et par-dessus tout lorsque l'horreur implique des enfants. Le regard et les attitudes de Daniel Auteuil en démontraient suffisamment pour que j'aie eu le goût de quitter la salle en plein milieu, tellement je me sentais inconfortable. Je suis restée quand même, mais ce film ne m'a absolument rien apporté, à part un malaise presque intenable et des images que j'aurais préféré ne jamais avoir en tête.
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13 oct. 2003, 12:08
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Une autre preuve que la réalité dépasse constamment la fiction? Toujours est-il que le nouveau film de Nicole Garcia semble tellement invraisemblable que je suis pas mal surpris que les américains n'ont pas déjà fait leur propre version de "L'Adversaire", eux qui sont toujours friants d'histoires vraies surréalistes. Au premier regard, ce drame a l'air d'être d'une froideur polaire, le sujet ne prétendant déjà pas à devenir comique, et la présence de Garcia derrière les caméras n'aidant pas - la dame est une excellente réalisatrice, qui n'arrive pas, néanmoins, à transmettre juste un peu d'émotions dans ses histoires. Heureusement que Daniel Auteuil est de cette affiche (même si il n'est pas lui-même l'homme le plus émotionel, son grand charisme et son indéniable talent dramatique ne font qu'annoncer de bonnes choses à ce film.) Les critiques générales que j'ai entendu sur "L'Adversaire" sont majoritairement couci-couça; néanmoins, j'aimerais bien me faire une idée personnelle de ce récit dramatique simili-autobiographique de Jean-Claude Romand.
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12 oct. 2003, 12:33
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Une autre preuve que la réalité dépasse constamment la fiction? Toujours est-il que le nouveau film de Nicole Garcia semble tellement invraisemblable que je suis pas mal surpris que les américains n'ont pas déjà fait leur propre version de "L'Adversaire", eux qui sont toujours friants d'histoires vraies surréalistes. Au premier regard, ce drame a l'air d'être d'une froideur polaire, le sujet ne prétendant déjà pas à devenir comique, et la présence de Garcia derrière les caméras n'aidant pas - la dame est une excellente réalisatrice, qui n'arrive pas, néanmoins, à transmettre juste un peu d'émotions dans ses histoires. Heureusement que Daniel Auteuil est de cette affiche (même si il n'est pas lui-même l'homme le plus émotionel, son grand charisme et son indéniable talent dramatique ne fait qu'annoncer de bonnes choses à ce film.) Les critiques générales que j'ai entendu sur
"L'Adversaire" sont majoritairement couci-couça; néanmoins, j'aimerais bien me faire une idée personnelle de ce récit dramatique simili-autobiographique de Jean-Claude Romand.
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07 sept. 2003, 20:38
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Il est rare de faire un si mauvais film avec un scénario aussi bon.L'histoire de "l'adversaire " est vraiment excellente et trés intéressante à priori , d'autant plus que cela soit tiré de faits réels attisant du même coup l'intérêt grandissant du spectateur. Mais malheuresement la réalisation de ce film est complétement ratée. Le résultat est lent, mou, tout traîne en longeur, c'est tout simplement soporifique. J'ai détesté ce film où la seule attente que j'ai pu avoir en le voyant est celle qu'il finisse pour me délivrer du supplice .
Bref si j'avais un conseil d'ami à donner, ce serait déviter de perdre son temps à regarder ce film sans intérêt aucun.
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05 sept. 2003, 10:35
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Ce film de la réalisatrice Nicole Garcia avec Daniel Auteuil en homme blessé, secret, qui passe sa vie à mentir à tous, à frauder parents et amis, m'a laissé songeuse. On essaie de le comprendre, d'analyser mais peine perdue, on n'y arrive pas.
C'est un film lent avec de nombreux flashbacks, beaucoup de grisaille. Je n'avais pas lu le livre mais ça me donne envie de le lire afin de comparer. C'est un film que j'ai beaucoup aimé.
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Pays:
Espagne
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France
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Suisse
Année: 2002
Durée: 2h09
Catégorie: Drame
Classification: 13 ans et +
De: Nicole Garcia (Place Vendôme)
Avec: Daniel Auteuil, Géraldine Pailhas, François Cluzet
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Région de Montréal
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Estrie
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Cinéma Banque Scotia Montréal
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