La rentrée et les fournitures scolaires
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11 septembre 2003
Dépenses injustifiées, marques suggérées, stupidités kafkaïennes... C'est un mal de tête annuel. Les listes de fournitures scolaires que les écoles acheminent aux parents manquent de clarté et de sens, lorsqu'elles n'imposent pas carrément aux parents des articles qui devraient être fournis par l'école. Petite enquête.
Balles de tennis et cahiers Louis Garneau Cathy Campeau, une mère de 26 ans de Sainte-Marthe, a eu toute une surprise en recevant la liste du matériel scolaire requis pour sa fille, qui commence sa première année à l'École des Mésanges (Deux-Montagnes). On lui demande d'abord des cahiers Canada. Mais pas ceux à 0,48 $, non, ceux de marque Louis Garneau, qui se vendent 0,99 $. On demande aussi une tablette de feuilles blanches de marque Alouette. "L'an dernier, dit Cathy, je n'avais pas acheté une tablette de marque Alouette et le professeur m'a écrit une petite note pour me le reprocher." On est aussi très précis en ce qui concerne les crayons: on veut des pousse-mines de deux couleurs différentes. "Le problème, dit la mère, c'est que les pousse-mines se vendent en paquet de trois couleurs." Mais ce n'est pas tout: l'École des Mésanges demande aussi aux parents d'acheter à chaque petit écolier modèle un lot de quatre balles de tennis. De couleur verte, S.V.P. Pas pour jouer au tennis, mais bien pour qu'elles soient coupées afin d'être installées sous les pattes des chaises des enfants, ce qui diminue le bruit. Cette pratique est courante. Certains magasins Bureau en Gros ont même déjà commencé à vendre des balles de tennis pré-coupées en paquets de quatre... On nage en plein délire. Cette année, Cathy Campeau déboursera 238 $ pour les fournitures scolaires, les cahiers d'exercices et les frais chargés par l'école pour l'heure du dîner. Et c'est sans compter les vêtements.La Commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Îles, dont fait partie l'École des Mésanges, se défend bien d'imposer aux parents quelque marque que ce soit, mais reconnaît que les listes manquent de clarté. "Dans la liste qui a été remise aux parents, les noms "Louis Garneau" et "Alouette" ont été mis entre parenthèses. En aucun temps ces marques ne sont obligatoires. Mais on ne l'a pas écrit sur la liste", avoue Michel Laliberté, directeur adjoint Affaires corporatives à la commission scolaire. On nous donne la même précision concernant les fameuses balles de tennis: "La raison pour laquelle on installe des balles de tennis sous les chaises dans les classes, ajoute M. Laliberté, c'est qu'on a eu des cas d'élèves avec des troubles de l'audition. Mais c'est complètement facultatif." La commission scolaire reconnaît ses torts et confirme qu'elle fera amende honorable afin de clarifier ses listes de fournitures scolaires. Éric Labrie, qui habite à Pointe-aux-Trembles, paiera quant à lui un total de 377 $ pour les fournitures scolaires de son fils de 5e année et de sa fille de 1re secondaire. "Ce qui a fait mal, ce sont les huit romans que je dois acheter à ma fille, ce qui totalise environ 80 $", dit M. Labrie. Sur la liste du nécessaire scolaire pour les élèves de première année à l'École Laurier (Montréal), on souligne aux parents de ne pas identifier (avec le nom de l'enfant) les tubes de colle Pritt, les crayons à la mine Bérol ou les gommes à effacer Staedtler. Le parent qui nous a fait parvenir cette liste a trouvé cela honteux en soutenant que cela revenait à "donner à l'école du matériel qui servira à toutes et à tous". La directrice par intérim de l'École Laurier, Françoise Léveillée, a une autre explication: "Pour l'enseignant, c'est beaucoup plus facile pour la gestion de la classe." Selon l'école, on ne veut pas voler les parents. "Quand on fait les listes scolaires, on s'assure que l'on ne demande que le strict minimum", ajoute Mme Léveillée. Par exemple, trois gommes à effacer, trois bâtons de colle et vingt-quatre crayons à mine... Une loi élastique La Loi sur l'instruction publique est claire et le ministère de l'Éducation s'est doté, en 1999, de balises entourant les frais exigés des parents. La loi en vigueur stipule d'abord que l'école doit fournir gratuitement tout matériel didactique nécessaire à l'atteinte des objectifs des programmes. Il y a cependant deux exceptions: les parents doivent payer le matériel qui peut être altéré par l'élève (cahiers d'exercices), ainsi que les objets qui ne sont pas considérés comme didactiques, tels les crayons et les gommes à effacer. En parallèle, on a identifié une série de pratiques à revoir, ou plutôt, des articles qui ne devraient pas être achetés par les parents. Parmi ceux-ci, on retrouve les romans, les dictionnaires, les cadenas et les calculatrices graphiques. Ces articles sont dispendieux, nécessaires à l'atteinte des objectifs des programmes et ne seront pas altérés par l'élève. Bien sûr, l'école peut suggérer aux parents d'acheter ces fournitures, mais en aucun cas elle ne peut l'exiger. Plus de rigueur! L'an dernier, la Fédération des comités de parents du Québec (FCPQ) publiait un communiqué réclamant des commissions scolaires plus de rigueur dans l'application de ces balises. On parlait notamment de l'imposition aux parents d'acheter des flûtes et ces fameuses balles de tennis. "Quand on parle de balles de tennis à utiliser comme sous-pattes, on parle du mobilier de l'école et ça ne devrait pas être imposé aux parents", précise Richard Flibotte, vice-président des communications de la FCPQ. Les conseils d'établissement, auxquels siègent des parents, n'approuvent que la liste des cahiers d'exercices fournis par l'école, mais achetés par les parents. En ce qui concerne les crayons et autres effets du genre, ce sont les professeurs qui, la plupart du temps, décident. Si, en général, on respecte les balises du ministère de l'Éducation, on sent toutefois un certain relâchement. Selon M. Flibotte: "Les commissions scolaires qui avaient participé à l'étude (en 1999) ont été très vigilantes l'année suivante. Mais la deuxième année, on a vu un certain relâchement. Il y a de nouvelles directions qui entrent en poste, qui ne connaissent pas toujours ces détails-là, de nouvelles équipes d'enseignants, de nouveaux parents, etc." Un peu de précision! Le grand problème semble résider dans la précision des listes de fournitures scolaires. Les parents ne connaissent pas toujours les subtilités de la loi et pensent, à tort, que les articles mentionnés sur la liste sont obligatoires, alors que plusieurs devraient plutôt être présentés comme des suggestions (dictionnaire, roman, calculatrice graphique, etc.) "Les listes ne sont pas claires, alors on sous-entend des choses, explique Richard Flibotte. Il y a des parents qui restent sur l'impression que si l'enfant ne se procure pas tel article, il ne pourra pas bien fonctionner et que cela nuira à sa réussite. Certains pensent même que l'enfant ne pourra pas se présenter à l'école tant qu'il n'aura pas tout le matériel nécessaire." Des écoles qui bûchent... Pour ajouter un peu de piquant au dossier du matériel scolaire, il faut préciser que l'actuel gouvernement a coupé récemment le montant de 15 millions $ qui était autrefois destiné aux parents afin de les aider à payer les fournitures scolaires. À l'École Baril, un établissement de 439 élèves situé dans le quartier défavorisé d'Hochelaga-Maisonneuve, cette coupure a fait mal. "Cette année, on a quand même fait des efforts pour que la facture du matériel scolaire ne dépasse pas 30 $", dit Dominique Paul, directrice de l'école. On a donc coupé sur les cahiers d'exercices et prôné le strict minimum pour tout le reste. Mais malgré tout, 30 $ peut être une facture importante pour une famille monoparentale de plusieurs enfants. Pour aider un peu, des entreprises ont fait don de vieux articles de bureau, comme le Cirque du Soleil, qui a donné 2000 pochettes à l'école.
Ainsi, alors que certaines écoles se permettent d'imposer aux parents l'achat de fournitures aussi capitales que des balles de tennis pour mettre sous les pattes des chaises, d'autres font de véritables efforts pour faire en sorte que la rentrée ne soit pas un fardeau trop lourd à porter.
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01 déc. 2005, 19:36
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J'ai travaillé dans une papeterie durant presque quatre ans. À chaque rentrée scolaire, les parents arrivaient avec leurs enfants, liste de fournitures en main et espéraient pouvoir trouver tout ce dont ils avaient besoin en quelques minutes. Malheureusement, leurs belles
illusions s'envolaient rapidement.
D'abord, la moitié des articles qui apparaissaient sur la liste étaient décrits de façon fort imprécise. Même une de mes collègues qui avait plus de 10 ans d'expérience dans le domaine des fournitures scolaires avait peine à comprendre les termes utilisés sur la feuille rédigée par les enseignants eux-mêmes! On aurait cru que ces derniers faisaient exprès pour compliquer la vie aux parents. Par exemple, un des items demandés par les écoles était décrit ainsi: cahier à anneaux avec couverture rigide. Cette longue épellation ne désigne rien d'autre qu'un vulgaire cartable! Après avoir analysé scrupuleusement quelques listes scolaires, nous avons réussi à comprendre presque entièrement les termes employés. Par contre, les parents qui venaient nous voir chaque jour ne comprenaient pas plus la signification de tout ce charabia. Nous devions donc suivre chacun d'entre eux dans le magasin afin de leur indiquer la nature réelle de tel ou tel produit. Quand une mère se présentait avec 4 ou 5 enfants, nous en avions souvent pour plus de deux heures à tenter de compléter ses listes. Certains parents parfois blasés nous téléphonaient même pour nous demander de remplir leur commande (nous avions déjà toutes les listes des écoles des alentours) en échange d'une petite somme d'argent. Ils n'avaient pas envie de passer une demi-journée à se promener dans une papeterie à la recherche de chaque petit article. Quand le moment était venu de passer à la caisse, plusieurs parents faisaient le saut. En effet, pour une famille de trois enfants, la facture finale pouvait facilement s'élever à plus de 400 $!
Bref, pour plusieurs, la rentrée est un véritable calvaire!
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21 juil. 2005, 13:47
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Vraiment, ce texte m'a littéralement coupée en deux. Il me semble que lorsque j'étais au primaire, jamais on ne m'a demandé autant de restrictions dans mes achats scolaires. C'était quelques cahiers canada par-ci, et quelques crayons par-là, rien de plus. Il faut dire que j'étais inscrite dans une école publique tout au long de mes études, ce qui ne favorisait pas les dépenses en l'air. Même que durant mes deux dernières années du secondaire, on ne m'envoyait plus de liste du tout. Utilisons notre gros bon sens était la priorité.
Mais voilà que mes parents ont décidé d'inscrire ma soeur dans une école secondaire privée, en Mauricie. Elle a maintenant terminé sa première année de secondaire et voici tout ce qu'elle n'a pas utilisé mais qui avait été demandé et qu'elle a acheté:
-6 cartables (3.00$ chaque cartable): elle en a utilisé qu'un seul
-10 pochettes de plastique (environ 8$ le paquet de 10): elle n'a pas même pas ouvert ce paquet
-10 duo-tang (environ 1$ le duo-tang): 2 seulement ont été utilisé
-1 dictionnaire de poche (20 à 30$ environ): jamais utilisé puisqu'il y en avait à l'école (ceci m'a complètement laissée bouche-bée)
-2 boîtes de kleenex (1$ chaque) qui devaient rester en classe et être à la disposition de tous els élèves. Or, elle n'a pas pris un seul kleenex de l'année, alors que ses deux boîtes ont été utilisées par tous.
Pour ma part, ces achats inutilisés m'ont laissé complètement sidérées. Mes parents et ma soeur ont maintenant compris que ces listes d'écoles ne veulent rien dire. Ils y vont maintenant selon leur gros bon sens: cahiers, feuilles, crayons. Et puis si au cours de l'année il en faut plus, c'est seulement à ce moment qu'on achètera.
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17 sept. 2003, 04:06
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Cela va de soi qu'un parent bien intentionné ait l'impression que la liste des fournitures scolaires de son enfant est obligatoire: "Il y a des parents qui restent sur l'impression que si l'enfant ne se procure pas tel article, il ne pourra pas bien fonctionner et que cela nuira à sa réussite. Certains pensent même que l'enfant ne pourra pas se présenter à l'école tant qu'il n'aura pas tout le matériel nécessaire."
Et que les enseignants ne donnent aucune précision est encore plus révoltant, c'est une forme de manipulation et d'abus de pouvoir de leur part. On joue beaucoup sur l'insécurité des parents face à la réussite de leur enfant, et je trouve ça carrément malhonnête de la part des enseignants. Il me semble qu'il devrait faire preuve d'un peu plus de rigueur, c'est le minimum qu'il devrait accorder aux parents ainsi que le respect, avec toute la confiance qu'on leur accorde déjà. Ils abusent et c'est révoltant.
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15 sept. 2003, 23:44
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J'ai travaillé dans une papeterie cet été. Une boutique qui fournit toutes les écoles du voisinage. Les listes scolaires... Louis Garneau, colle Pritt à 1.69 plutôt que l'autre à 1.39... On m'avait dit de les suivres les listes... Je les suivais. Pour un enfant qui entre en maternelle, en moyenne, 100 à 120 dollars. Parce que les crayons Crayola, ça marche pas. Ça prend des Prismacolor. Et les étuis à crayons (un pour les crayons feutres, un autre pour les crayons bois...) c'est pas à une, mais à deux fermeture éclairs! Et je cite «style Louis Garneau». Toutes les marques «suggérées» par les écoles étaient les plus chères. Je ne savais pas que les profs recevaient une commission sur les ventes de staedler! Quand je pense aux parents du quartier, qui ne sont pas riches, loin s'en faut! Et qui s'endettent jusqu'à Noël parce que les enfants sont refusés en classe s'ils n'ont pas le matériel (marque et couleur) choisis par le titulaire...
Mais que font les parents à accepter cela? Bougez, dites quelque chose, obstinez-vous à acheter des crayolas! Allez en classe avec vos enfants s'il le faut!
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15 sept. 2003, 22:52
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Il y a certains professeurs qui "jouent" aux professeurs, comme moi je le faisais quand j'étais toute petite. Ils demandent 2 cahiers d'exercices rouge, deux vert, deux jaune, deux blanc. J'ai su par un propriétaire de pharmacie, que les parents s'arrachaient les cheveux pour trouver ces fameux cahiers blanc. Il y a de gros spéciaux pour la rentrée et ces cahiers ne coûtent pas chers. Mais les blanc, eux, les parents doivent les payer presque 1$ chacun car ils sont rares. Pourquoi? Parce que dans les caisses de cahiers que les pharmacies reçoivent, sur une centaine de cahiers de couleurs différentes il n'y en a que 2 , de couleur blanche. Certains professeurs ne vivent pas sur la même planète que leurs élèves et leurs parents. Les Conseils d'Établissements sont aussi coupables. Ils devraient être au courant du matériel disponible dans les magasins de leur quartier. Comment peut-on avoir l'indécence de faire payer aux parents des balles de tennis pour éliminer le bruit. Voyons donc, c'est aux écoles et à leurs concierges de régler ce problème. Et pauvres petits, certains ne supportent pas le bruit! Franchement, arrêtons de traiter nos enfants comme des prima donna. Et les romans que les élèves doivent lire, eh bien là aussi je crois que les Conseils d'Établissement n'ont pas fait leur devoir. Ils auraient du refuser cette dépense et refiler la facture à la commission scolaire. Je sais, on va me dire qu'à la fin ce sont quand même les parents qui vont payer la facture car les taxes scolaires vont augmenter. On pourrait éviter ça si le gouvernement exigeait de la part des Commissions scolaires de respecter un budget établi par enfant et de ne le dépasser sous aucune considération. C'est drôle comme on trouve toujours l'argent pour redécorer les bureaux de nos élus. C'est toujours facile de dépenser l'argent des autres, c'est-à-dire le nôtre, nous "con" citoyens.
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15 sept. 2003, 17:38
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Depuis le début de septembre, on n'entend que parler des exigences faramineuses des écoles un peu partout au Québec. Quand ce n'est pas la couleur des bas que portent les écoliers, c'est les marques de crayons obligatoire à l'achat! Depuis quand acheter un cahier Louis Garneau au lieu du cahier Canada peut faire une différence dans l'apprentissage d'un enfant? Voyons réveillez-vous! Ceux qui font les listes scolaire pensent-ils que ÇA COUTE CHER le matériel scolaire? Que le taux de pauvreté est encore trop élevé au QUébec? que des jeunes enfants arrivent encore à l'école le ventre VIDE? Pensez-vous que des parents, qui tentent de joindre les deux bouts et donner à leur enfants une bonne éducation en même temps que de bons passe-temps et apprentissage extra-scolaire ont les MOYENS d'acheter du matériel aussi précis?
Lorsque les dirigeants sont acculés au pied du mur, on entend toujours des commentaires du genre: "Cette liste n'est pas exhaustive", "Nous ne rendons pas ces articles obligatoires"... Non? Pourquoi alors sont-ils sur la liste?
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16 sept. 2003, 20:35
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Le titre est approprié lorsque je lis l'article de Steve Proulx. L'article me fait rire un peu. Je me souviens du temps où j'étais au primaire et nous avions du papier brun pour envelopper nos livres, ma mère avait des livres pour treize enfants à envelopper. Imaginez un moment si ces treize enfants étaient écoliers aujourd'hui ! Pourtant, sans logo, sans Louis Garneau ou sans cahier Canada, nous avons atteint nos objectifs d'étudiants. Lorsque je lis que des parents dépensent jusqu'à 350$ pour des effets scolaires et spécialement les balles de tennis coupées en deux, je ne suis pas surpris des demandes mais je le suis de la réaction des parents car, aucun regroupement contre la folie des ventes massives de marques recommandées pour $$$ Aucune préoccupation sur le résultat des écoliers mais beaucoup d'énergies dépenser pour que les enfants aient les marques demandées. Dire qu'on a fusillé les religieuses pour moins que cela... Finalement, le jeu est clair. Nous habituons nos enfants à se livrer à des achats démesurés et qu'importe le gain des parents. Pour les 15 millions coupés dans le budget d'aide pour les écoliers en difficulté financière, il faut se souvenir que nous aurons une baisse d'impôt dès l'an prochain. Au nom d'une promesse électorale qui à fait élire le parti Libéral du Québec, il y a des coupures qui font mal et qui manque de classe.
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15 sept. 2003, 00:08
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Si les enseignants étaient assignés à leur classe au printemps, on éviterait une partie de ce problème. Actuellement, on confirme à l'enseignant autour du 20 août (suite à une sorte de repêchage organisé par le syndicat et les commissions scolaires) à quelle école, à quel niveau et quelle matière il va enseigner. Ça ne lui laisse pas le temps de consulter ses collègues afin de combiner leurs listes de matériel ou de se faire une réelle idée des besoins en matériel que connaîtrons les élèves. La liste que vous recevez est une liste improvisée et écrite sur un coin de table entre deux réunions de planification de rentrée. Je trouve ça triste de vous voir vous précipiter afin que votre enfant ne manque de rien parce que malgré tout votre bonne volonté, il est évident que ce système vous condamne à gaspiller.
Pour ce qui est des marques de matériel qui sont exigées par certains. C'est à se demander si ces écoles ne recoivent pas de commandites. Au point où on en est dans certaines cafétérias d'école, la chose ne m'étonnerait pas tant que ça. Je pense qu'on est en droit de contester et de demander des explications. L'école doit faire la preuve que ce matériel ne peut pas être remplacé par un matériel équivalent.
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14 sept. 2003, 20:21
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L'article de Monsieur Proulx aura permis non seulement de dénoncer les abus mais aussi de mieux faire connaître les droits de l'élève. Il reste à voir comment les écoles, déjà sous-financées, pourraient faire face financièrement à leur obligation de fournir les manuels scolaires et du matériel didactique requis à chacun de leurs élèves.
J'ai été vérifier en ligne les articles de loi concernant la gratuité.
http://www.meq.gouv.qc.ca/legislat/Lois/Inst-pub/lip.htm
Gratuité des manuels
7. L'élève, autre que celui inscrit aux services éducatifs pour les adultes, a droit à la gratuité des manuels scolaires et du matériel didactique requis pour l'enseignement des programmes d'études jusqu'au dernier jour du calendrier scolaire de l'année scolaire où il atteint l'âge de 18 ans, ou 21 ans dans le cas d'une personne handicapée au sens de la Loi assurant l'exercice des droits des personnes handicapées (chapitre E-20.1). Cet élève dispose personnellement du manuel choisi, en application de l'article 96.15, pour chaque matière obligatoire et à option pour laquelle il reçoit un enseignement.
Restriction.
Ce droit à la gratuité ne s'étend pas aux documents dans lesquels l'élève écrit, dessine ou découpe.
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14 sept. 2003, 01:10
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Ben voyons donc! qu'est-ce que cette histoire? Aidons les gens pour qui tout cela représente un problème d'argent et laissons ça à madame machin chouette qui prendra le soin de commenter chez la voisine les coûts astronomiques que ça représente pour une société si bien nantie. Les enfants ont besoin de matériel scolaire un point c'est tout. Déjà qu'à l'école les sujets d'intérêt ne manquent pas avec l'implantation progressive du nouveau programme scolaire. Au fait, peut-on encore dire nouveau après presque trois ans déjà de tentative d'implantation. Rappelez-vous qu'on nous a dit l'année dernière qu'il n'y avait pas à l'école tous les livres nécessaires aux enfants. Voilà un sujet important de discussion avec le monde scolaire et notre cher gouvernement. C'est de ce côté là qu'il faut questionner.
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14 sept. 2003, 00:58
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La classe populaire va au paradis, ai-je entendu quelque part ! Aujourd'hui la classe populaire va au Dollarama pour étirer son "vingt piastres"; elle va faire son épicerie la première semaine du mois, celle où les prix sont gonflés juste pour eux; elle profiterait honteusement des places à 5$ en garderie; elle ne saurait pas faire un budget et dépenserait en cigarettes, bières et loterie l'ensemble de son maigre chèque. Un instant ! Ne pas confondre le terme classe populaire et sous-produit de la classe populaire car populaire signifie prolétaire ce que ne sont plus des milliers de familles qui dépendent d'un court chèque d'aide sociale pour vivre. Leur situation est aberrante et insoutenable, et l'État ne propose que des règles de contrôle pour retirer des sommes sur un maigre pécule. Et voilà que des écoles, lieu de promotion sociale, multiplie les "cover charge" pour couvrir leurs manques à gagner au détriment, encore une fois, d'une classe mauditement populaire tout compte fait. Si certaines écoles arrivent à limiter les frais, conscientes qu'elles sont des difficultés de trouver des argents pour plusieurs familles, d'autres devraient les imiter ou alors prévoir des clauses de support financier pour les familles. L'école se doit d'être libre de tout frais au niveau primaire et au niveau secondaire, je paie des impôts pour ça et vous aussi. Taxer ainsi la distribution du savoir est illégitime.
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13 sept. 2003, 16:00
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Étant moi-même une future enseignante au primaire, je vous garantis qu'il est important de faire acheter le même matériel pour tous les élèves... mais quand même pas de là à exiger la marque des cahiers ! Il est beaucoup plus facile pour les enfants de se repérer dans leurs cahiers et leurs fournitures scolaire s'ils doivent tous sortir les mêmes quand l'enseignante le demande. J'admets que les fournitures scolaire coûtent cher, mais il est primordial pour les enfants d'avoir suffisamment de matériel, sinon les parents doivent encore débourser de l'argent en cours d'année et c'est encore pire et plus dispendieux ! De plus, pour ce qui est des balles de tennis dans les classes, si vous saviez à quel point ça change le climat d'une classe ! Le bruit est atténué et il est plus facile pour les enfants de se concentrer sur ce que le professeur dit. Toutes mes félicitations à celui qui a eu cette idée géniale !
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13 sept. 2003, 14:34
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Le plus décourageant dans cette histoire, c'est qu'il faille des reportages à la télé et des articles dans les journaux avant que certains "pédagogues" ne finissent par réfléchir et à admettre que, peut être, parfois, ça frise le ridicule... Mais la question que je me pose, c'est pourquoi certains professeurs et directeurs d'école tiennent autant à l'uniformité des marques dans la classe? Cela facilite-t-il vraiment l'apprentissage des enfants? Ou le travail des professeurs? J'ai franchement du mal à comprendre... Déjà que les enfants sont très sollicités par les marques en ce qui concerne les vêtements, pourquoi en rajouter à l'école? Il me semble que l'école serait un bon endroit pour justement sensibiliser les enfants à la consommation. Cela dit, comme moyen de protestation, je propose aux parents de soumettre leur propre liste d'articles à utiliser par les professeurs et directeurs d'école. Pourquoi pas la correction des devoirs avec une plume fontaine de marque Mont-Blanc avec de l'encre mauve? Ou alors une couleur de craie pour chaque matière? Les maths avec des craies blanches, le francais avec des craies jaunes et la géographie avec des bleues... Et si le prof refuse de s'y soumettre, il aura une lettre de réprimande du comité de parents!
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13 sept. 2003, 08:48
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Je suis d'accord avec l'article de Steve Proulx sur l'abus de certaines écoles à vouloir obtenir une marque spécifique de crayons, feuilles mobiles et même compas (!). L'école peut acheter le matériel scolaire pour ensuite le distribuer en début d'année. Les parents sauveraient argent, temps et il serait approuvé par le conseil d'établissement.
Mais nous devrons nous rendre à l'évidence sur un point: l'école n'est et ne sera jamais gratuite pour ce qui est des fournitures scolaires. Pour la simple raison que les parents ne sont pas conscients du gaspillage que leurs enfants font au cours de l'année: des règles molles qui servent a frapper sur la table de son voisin (ainsi que son voisin entre un changement de livres) et non à mesurer, des cartables neufs à chaque année (malgré le fait que les anciens cartables étaient dans un état respectable), des feuilles blanches et crayons gels qui servent aux graffitis. Jamais vu ni entendu? Eh bien...
Croyez-vous chers parents qu'ils sont responsables vos petits bouts-de-chou? N'avez-vous jamais entendu parler du petit qui ne savait pas quel cartable choisir pour son cours d'Anglais, des nombreuses aventures de crayon à la mine et son compagnon en arme gomme à effacer, qui se perdent dans des endroits des plus inexplicables pour ne jamais revenir dans les mains de l'élève? Moi si, au moins 10 fois par semaine.
Dans mon cours d'anglais, je m'en tiens au strict minimum: crayons, efface, cartable, cahier Canada, feuilles mobiles et un cahier maison. Je ne peux que constater la déresponsabilisation de l'enfant face à l'apprentissage et à la conservation de son matériel. Après deux semaines d'enseignement, j'ai trouvé un kit de crayons à colorier, 2 règles et effaces, 8 crayons à la mine et encre sans identité. Est-ce normal?
Je n'ai pas besoin de courir les ventes en début d'année, mes putchers laisseront du bon stock sur le plancher de ma classe. Et vive la gratuité scolaire!
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13 sept. 2003, 08:29
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"Tu me coûtes cher ! Combien de fois j'entends ce commentaire de parents au Jean Coutu du coin ou dans un autre lieu lors de l'achat de fournitures scolaires. Il n'y a pas de système miracle pour s'assurer que chaque élève a en main tout le matériel. Je vous l'accorde. Mais je me rappelle le plaisir que j'avais à me procurer librement certains items pour la rentrée scolaire en toute autonomie de choix. Tout au long de l'année, nous avions la possibiité d'acheter des items à la procure de l'école. C'était une sorte de récompense que de se rendre nous-même acheter un nouveau crayon fluo, une gomme à effacer à saveur de fraises. C'était tout aussi palpitant de choisir un duo-tang avec Pandas ou le groupe KISS selon l'évollution de nos goûts. Cet exercice se répétait tout au long de l'année et répartissait les sommes allouées aux cahiers, papier et autres nécessités. La seule obligation en début d'année était "d'emprunter" cartains manuels scolaires que nous remettions lorsque le grade scolaire était atteint. Dans une société où l'on veut tout prévoir, il faudrait parfois laisser un peu de latitudes aux enfants et aux parents. Comme ça le budget serait réparti dans l'année au fur et à mesure des besoins et non en prévisions de tous les événements qui peuvent arriver à un élève.... un peu d'improvisation est tout autant un gage de réussite et de responsablisation il me semble. Moins de gaspillage aussi.
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