L'écoterrorisme
Vert de rage
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Le capitaine Paul Watson à bord de l'Ocean Warrior arborant le pavillon pirate de l'écoterrorisme en mer...
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La majorité des écolos militants sont aussi pacifistes. Mais pas tous. Pour les écoterroristes, c'est: "Touche pas à ma planète, ou je te pète la gueule." Une nouvelle forme de criminalité qu'ils tentent de justifier en criant: "Ce sont eux qui ont commencé!"
Chaude nuit à San Diego 1er août 2003, San Diego. Un chic immeuble à condos de cinq étages en construction s'envole en fumée. Les dommages sont évalués à plus de 50 millions de dollars. L'origine est criminelle. Les incendiaires ont signé leur oeuvre: "If you build it, we will destroy it. ELF."L'Earth Liberation Front (ELF) (www.earthliberationfront.com) est une organisation écoterroriste. Son but: détruire les agresseurs environnementaux pour faire avancer sa cause. Les condos qu'ils ont fait flamber en cette nuit d'août faisaient partie du San Diego's Golden Triangle, un site où l'on compte ériger de luxueux logements, des gratte-ciel, des centres commerciaux et des entreprises biotechnologiques. Le hic, c'est que le Golden Triangle est voisin d'un site faunique important pour la région, qui abrite toutes sortes d'espèces animales et végétales menacées. ELF a voulu attirer l'attention du public sur la fragilité des dernières terres sauvages de San Diego. Avez-vous pigé? Le FBI prend l'écoterrorisme au sérieux. Aux États-Unis, c'est une des formes les plus importantes de terrorisme domestique, sinon la plus importante. Entre 1997 et 2003, ELF a revendiqué pas moins de 100 millions de dollars de dommages. Sur le compte, 55 millions de dollars de dommages sont liés à des actes perpétrés au cours de la seule année 2003. Des incendies dans de nouveaux projets immobiliers afin de militer contre l'étalement urbain. Des incendies chez des concessionnaires GM qui vendent des VUS (Hummer, en particulier). Un autre incendie chez un embouteilleur d'eau, au Michigan, pour manifester contre la commercialisation de l'eau. Le feu est leur arme de prédilection. Un mouvement parent de l'ELF, l'Animal Liberation Front (ALF), a pour sa part mené des attaques contre des laboratoires de recherche sur les animaux. On a libéré des visons dans des fermes de visons, incendié des fourreurs, etc. Plus il y a de saccages, mieux c'est. À côté de cela, un José Bové qui fonce dans un McDo avec son tracteur, c'est de la petite bière! Les écoterroristes sont des criminels d'un autre genre. Pour s'en convaincre, il faut lire la description que le FBI fait de Michael James Scarpitti, un fugitif recherché depuis 2001 pour avoir incendié une entreprise minière et les installations d'une compagnie forestière: "Il voyage souvent en auto-stop et fréquente les haltes routières. Scarpitti transporte souvent un large sac à dos et un étui à guitare noir. Il voyage fréquemment pieds nus." On n'a plus les terroristes qu'on avait. L'écologie profonde L'écologie profonde (ou radicale, deep ecology) considère l'Homme comme faisant partie de l'écosphère au même rang que les végétaux et les autres espèces animales. Ce courant écologiste propose le développement de l'environnement avant le développement de l'humain. C'est l'opinion qu'endosse d'ailleurs le magazine Earth First! (www.earthfirstjournal.org), véritable porte-voix de cette idéologie. Les tenants de l'écologie profonde soutiennent qu'il est impératif de changer complètement nos modes de vie, de réorganiser les sociétés afin de placer l'environnement au coeur de tout. On veut un changement social radical. "La violence pourrait être nécessaire pour amorcer le changement en Amérique", a déclaré en janvier 2003 à un journal américain l'ex-porte-parole de l'Earth Liberation Front, Craig Rosebraugh. L'écoterrorisme est une réponse à l'écologie profonde. Sauf qu'à l'option pacifique, on préfère changer les mentalités et combattre l'anthropocentrisme par la manière forte. Héros de guerre Paul Watson, un des plus grands héros de l'écoterrorisme, parle plutôt de contre-écoterrorisme: "L'écoterrorisme est une forme de violence provenant habituellement de l'entreprise privée. L'Exxon Valdez était un navire écoterroriste. Union Carbide a fait de l'écoterrorisme à Bhopal. L'écoterrorisme est l'acte de terroriser l'environnement et les êtres qu'il abrite." Watson, un des membres fondateurs de Greenpeace, a mis sur pied il y a 20 ans Sea Shepherd (www.seashepherd.org), un organisme qui possède une flotte de navires qui sillonnent les océans afin d'empêcher les chasseurs de baleines de chasser. "Je suis un bon pirate", dit-il. Aujourd'hui, plusieurs écoterroristes citent Paul Watson en exemple et boivent ses paroles: "Restez un parasite OU devenez un guerrier de la Terre. Servez Mère nature et prospérez OU servez la civilisation et souillez-vous avec la saleté et le sentiment de culpabilité de l'écocide." Don Coronado est un autre grand nom de l'écoterrorisme. Il fait, quant à lui, de l'action directe depuis 18 ans. En 1985, il est engagé par Sea Shepherd. L'année d'ensuite, lui et les membres d'un équipage font couler deux baleiniers illégaux. Après quoi, il s'affaire à défendre les espèces menacées. En 1992, il est arrêté pour avoir mis le feu à un laboratoire de recherche sur les visons de la Michigan State University. Sorti de prison, il continue de militer pour l'action directe, qu'il endosse complètement en soutenant que "l'autodéfense n'est pas de la violence". En entrevue, il va même jusqu'à soutenir moralement les "troupes" qui commettent des délits: "Restez loin de vos anciens amis, n'utilisez pas d'ordinateurs ni de téléphones, ne faites pas confiance aux gadgets technos, n'utilisez jamais votre véhicule ou celui d'autres activistes, faites de l'exercice physique et ne lancez pas de sous par terre, votre liberté vaut les quelques dollars que cela coûte pour augmenter votre sécurité personnelle. Je prie pour que vous fassiez ce qui compte. Destruction maximum. Pas de dommages minimums." Coronado pense que les écoterroristes d'aujourd'hui seront vus comme des héros dans 100 ans. Guerre ou paix? "C'est oeil pour oeil, dent pour dent. On retourne à Jules César", dit Clôde de Guise, responsable des communications pour Greenpeace. Comme son nom l'indique, Greenpeace n'est pas un organisme qui pense que les changements de mentalités passent par la violence. "Si je me suis associé à Greenpeace, c'est que je pense qu'il y a d'autres voies que celle de la violence, poursuit Clôde de Guise. Depuis 30 ans, Greenpeace prône le pacifisme. Mais on est d'accord avec la désobéissance civile. Plusieurs de nos militants ont été arrêtés à cause de tels actes." Comme actes de désobéissance civile, des membres de Greenpeace ont déjà franchi des zones militaires et entré illégalement dans des centrales nucléaires. Des militants se sont aussi enchaînés à des arbres et à des pompes à essence. Sans rien briser, Greenpeace soutient que ces actes ont contribué à faire changer les discours. Renseignements supplémentaires : Le terrorisme socialement acceptable L'écoterrorisme n'est pas encore arrivé au Québec. Chez nous, la seule organisation qui fusionne l'écologie et le terrorisme est le collectif artistique ATSA (Action Terroriste Socialement Acceptable, www.atsa.qc.ca). Rien à voir avec l'Earth Liberation Front. Leur dernière manifestation, Attentat, s'élevait contre les propriétaires de VUS. Pour l'occasion, on a installé dans des lieux publics des VUS complètement démolis, brûlés, tordus, comme s'ils avaient été victimes d'un attentat terroriste. "Les gens qui achètent un Hummer doivent réaliser qu'ils s'exposent comme cible, dit Annie Roy, membre du collectif ATSA. Aux États-Unis, c'est grave. Peut-être que l'écoterrorisme a un effet dissuasif intéressant." À surveiller, le prochain attentat de l'ATSA devrait choquer davantage les propriétaires de VUS. "On veut, avec un feutre qui s'efface, écrire sur chaque marque de VUS que l'on rencontre la quantité de gaz à effet de serre qu'il produit en une année."
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24 avr. 2007, 11:18
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www.trevidy.fr
Vert de rage
(Yane Malléjac Jégou/Olivier Trévidy)
Je crache sur vos villes
Et je hais vos cités
Et de plus j'abomine
Tout vos supermarchés
« Marina » pieds dans l'eau
Et « Merlin « sur vos plages
Me laissent le coeur gros
Et j'en crève de rage
Vous nous volez le ciel
Détruisez l'horizon
Par vos "Créteil soleil"
Et vos murs de béton
Vous creusez sans pitié
Le ventre de la terre
En l'entendant crier
Je ne peux plus me taire
Il vous faut aujourd'hui
Supprimer les pigeons
Sans pitié c'est ainsi
Ils portent la pollution
Alors que vous videz
Votre maudit pétrole
A côté de Calais
Ou des plages bretonnes
Vous nous parlez d'argent
De profit et de sexe
Et en cinémascope
Vous nous montrez vos fesses
Vous salissez l'amour
Etouffez la tendresse
Heureusement pour moi
Il me reste un jardin
Petit morceau de terre
Où poussent des sapins
Au matin sur leurs branches
Chantent les tourterelles
Au-dessus de mon toit
Vogue un morceau de ciel
C'est ici chaque jour
Que je me débarrasse
De vos honteux discours
Enfin de votre crasse
C'en est fini messieurs
Je vous laisse la place
Vous allez vous détruire
Et de vos propres mains
Assis sur vos dollars
Vous tremblerez de peur
Quand l'homme rendra l'homme
A sa juste valeur
FIN.
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07 mai 2005, 21:42
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Il est certain que à partir du moment où l'on se permet de justifier des actions violentes en fonction d'une idéologie, aussi valable soit-elle, on franchit un point de non retour. Puis, l'idéologie est une valeur relative puisqu'elle résulte directement de l'épistémologie. Or, les différents cursus épistémologiques diffèrent d'une personne à l'autre et sont toujours discutables.
Cependant, lorsque l'on parle d'environnement, s'agit-il réellement que d'une question idéologique? Cela relève davantage d'une équation mathématique. Et dans cette équation, tout ce qui compose l'environnement et la biosphère, incluant nous, est en train de crever. Nous sommes en fait en train de crever pour simples cause d'une vision économique simpliste, basée sur des intérêts privés et très personnels, donc limités dans l'espace et dans le temps.
Moi je suis une victime de cette agression envers l'environnement. J'ai une maladie "environnementale" chronique, liée à la pollution atmosphérique, qui m'oblige à prendre de la cortisone pour le restant de ma vie (diagnostiquée à l'âge de 25 ans). Cette maladie me fait également faire de l'asthme. En plus d'avoir été obligé de balancer toute ma carrière dans l'armée et de quitter les rangs.
En ce sens, il y a bel et bien agression. Un intervenant parle du "contrat social" que les "écoterroristes" briseraient par leurs actions. C'est là très malconnaître la nature du contrat social. Comme son nom l'indique, un contrat survient entre deux entités. Le contrat social est un pacte entre les citoyens et les souverain (gouvernement). Les citoyens s'engagent à ne pas user de la violence et des armes, en échange de quoi le souverain offre toute sa protection. Or, dans le présent cas, le souverain n'offre pas cette protection contre les abus envers la terre. Plus, il les encourage. Ainsi, le gouvernement est l'unique responsable de la rupture du contrat social.
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13 oct. 2004, 14:30
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Les vierges offensées qui crient haut et fort leur désapprobation à chaque fois qu'elles aperçoivent les mots «violence» et «terrorisme» sont une preuve assez flagrante de l'étroitesse d'esprit des gens bien-pensants !
Hey ! On parle ici de s'attaquer à des corporations multinationales et à un État assez terroristes merci en infligeant des dommages matériels. Si vous preniez le temps de vous informer un peu avant de crier au meurtre, vous vous rendriez compte que nul être humain n'a subi de blessure ou n'est décédé des suites de pareils attentats. C'est un précepte de base pour les activistes de l'ELF. Il s'agit de frapper les capitali$tes là où ça leur fait le plus mal, sans discréditer le mouvement. Mais évidemment, ça passe mal dans un monde où règne la sacro-sainte PROPRIÉTÉ PRIVÉE. Alors, essayez de réfléchir un peu et de rester ouverts d'esprit lorsque vous vous sentez tentés de critiquer en bloc toute initiative visant à déstabiliser l'ordre établi, car condamner de facto toute forme de violence c'est du dogmatisme aveugle. De plus, le système économique et politique dans lequel vous vivez vous fait subir une incroyable charge de violence tous les jours.....c'est drôle que personne ne s'insurge contre ça...
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04 nov. 2003, 20:28
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Voilà oùnous en sommes rendus, les puissances financières sont justement tellement omni-puissantes et généralement sans scrupule, puisque que le but ultime est toujours de faire de plus en plus d'argent, le plus rapidement et sans tenir compte des dégâts écologiques, environnementaux, humains ou autres. C'est un ultrapuissant Bulldozer qui écrase ou abime tout sur son passage. Que reste-t-il comme moyen de pression contre ces géants, la manifestation pacifique, les pétitions, les cartes de membre, les écrits en tous genres qui défendent l'environnement , et, et ,et quoi encore ??? Tout ça a été fait et l'est encore et c,est correct, mais force m'est de constater que ça ne suffit pas et je vous jure que je suis une pacifiste au plus profond de moi. C'est comme l'exemple élémentaire mais explicite de l'enfant qu'on chatouille un peu et qui rit , plus on le chatouille moins il rit et il vient à crier qu'on arrête et à se débattre quand ça ne cesse pas, il finit par mordre férocement !!! et l'adulte ne comprend pas que l'enfant en soit arrivé à un geste aussi condamnable. Mais quel choix avait cet enfant puisqu'il n,en pouvait plus !!!!!!!
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14 oct. 2003, 11:48
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Effectivement le terrorisme évolue. Il y a quelques années, on en voulait à la compagnie Cadbury d'avoir quitter le Québec pour l'Ontario. Pour protester, j'avais cessé d'acheter leurs produits. J'en ai voulu au magasin Eaton lors de l'incident du vol d'un manteau par Claude Charron. Je leur avait fait parvenir ma carte de crédit coupée. Bon ça n'a pas rapport à l'écologie mais c'est pour démontrer qu'on a toujours le moyen en tant que consommateur, même si on ne fait pas parti de groupements, de poser des gestes de contestation qui peuvent faire mal jusqu'à un certain point. Les petites compagnies peuvent être vulnérables mais les grosses, sont presque inattaquables. Et c'est là que souvent les gens passent de gestes pacifiques à des gestes terroristes. Les grands sont trop forts et ils ont la plupart du temps l'appui des gouvernements car tout est question de gros sous. Pour eux, c'est le présent qui compte, ils ne se soucient pas des lourdes conséquences de leurs gestes, qui mettent en péril la vitalité de notre planète. Ils ont pour leur dire que quand l'Irréparable arrivera, l'homme saura bien trouver le moyen de se sortir du pétrin. Je ne suis pas prête à aller poser des bombes, à mettre le feu à des bâtisses, mais j'admire parfois ceux qui le font. Car ne rien faire c'est permettre la continuité des choses. Octobre 70 fut une période noire au Québec. Pourquoi a-t-il fallu attendre qu'il y ait mort d'homme avant que nos hommes politiques mettent leurs culottes pour protéger notre langue. L'inaction des compagnies, des gouvernements mènent à la violence. Certains groupements sont plus pacifiques, mais les résultats n'arrivent pas vite. Tant qu'il y a écoterrorisme sans mort d'homme et que la cause est plus que valable, comme je disais tantôt, je ne serai jamais active dans de tels mouvements, ce n'est pas dans ma nature, mais tant mieux s'il y en qui sont prêts à prendre les risques et les conséquences qui viennent avec.
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12 oct. 2003, 21:22
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La mentalité de la gauche contemporaine me semble marquée par une inclinaison pour laquelle je propose le terme d'autoamnistie. La gauche contemporaine est la partie de la société ayant le privilège de se pardonner ses propres erreurs.
Si le lien profond entre don et pardon était la grande thématique surgie dans le champ de la morale de la fin du siècle, la gauche a su profiter de cette découverte pour réclamer un don d'innocence en sa faveur. Tout est pardonné, selon elle, à ceux qui ont la bonne volonté de changer le monde. Tout est permis à ceux qui sont la conscience. La gauche a voté absent pour empêcher un procès contre tout ce qui a été commis au nom de ses propres valeurs au cours du XXe siècle - et ce n'est pas négligeable. Tout se passe comme si les «crimes de gauche» étaient des actes sans auteurs.
Il est tellement plus reposant, en effet, d'être une conscience que d'en avoir une.
Bizarre en effet d'invoquer un DROIT à la violence, au nom de quoi, et de qui? Il est désormais impératif de détruire le mythe que la gauche, sous toutes ses formes, est une cause NOBLE"
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09 oct. 2003, 17:44
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Un délinquant, en criminologie, c'est quelqu'un qui refuse ou brise le contrat social qui fait de lui un citoyen respectable au sein de la société . On peut être en désaccord avec certaines choses de la société et on a le droit d'exprimer notre désaccord par des moyens légaux mais quand on recourt aux actes criminels pour s'exprimer on devient un délinquant. L'ensemble de la société va juger une personne sur les actions qu'elle a commises et imposera une sentence qui permettra à cette personne de payer pour ses fautes mais surtout de réintégrer le giron de la collectivité. En lisant votre article je me questionne sur la différence entre l'intégrisme et le terrorisme écologique. Certains vont se faire sauter pour Allah tandis que d'autres vont faire sauter des Hummer ou allumer des incendies pour faire connaître leur point de vue non discutable. Je sais que la société et le monde moderne ne sont pas parfaits mais pour pouvoir vivre en 2003 et en société, il faut accepter certains écarts écologiques .
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11 oct. 2003, 15:21
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Bien sûr,la violence n'est jamais à favoriser.Ce n'est pas une bonne idée.Mais rester assis sur son cul à ne rien faire,c'est pas une meilleure idée.C'est facile de dire que ces gens ont tort et qu'un terroriste est un terroriste mais qu'est-ce que les bonnes âmes vertueuses émules de Mère Térésa ont de mieux à proposer que de continuer à rester avachis devant la télé et lire Égoûts-vedettes en attendant que nos courageux, vibrants, illustres et magnanimes représentants politiques aient autre chose en tête que frayer avec les entreprises ? Si vous n'avez rien de mieux à proposer,fermez-vous.Si oui,on va vous écouter avec plaisir.Mais vous n'avez pas le temps,il faut aller écouter Loft Story.Moi,quand des gens qui se tiennent debout et qui ont plus de cran que moi posent des gestes pour VRAIMENT commencer à faire en sorte que les choses changent,je les soutiens. Quelle est la plus grande destruction :écraser une forêt avec toute la faune qu'elle contient pour niveler le terrain et y bâtir un énième bâtiment qui servira à fabriquer et à vendre des cochonneries dont personne n'a besoin (ça fait rouler l'économie;les têtes roulent aussi) ou écraser ceux qui viennent d'écraser la forêt ?On n'a plus le temps de niaiser avec des phrases vides de bonnes intentions de discours politique consensuel de lieux communs de débats des chefs inutiles.Il faut agir.Il y a plusieurs façons d'agir.Une de celles-là peut être l'action directe.Tant que ce n'est que du matériel qui flambe,c'est pas grave.On en est rendu au pathétique point où il faut rendre la pareille,donner coup pour coup;on a la destruction qui nous pend au visage et on a le culot de regarder de côté.Il y a des pourris qui ne peuvent comprendre que quand on les frappe en retour.Dans 50 ans,il sera trop tard pour se dire "ah,on aurait donc dû". Les éco-terroristes me font beaucoup penser au thème prédominant du roman/film "Fight club" ;forcer l'humain à ralentir,à arrêter ,qu'il le veuille ou non.On en est rendu là.
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11 oct. 2003, 02:06
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Il est parfois difficile de vendre une idéologie qui implique de la violence à monsieur et madame tout le monde. Cette forme de violence pour faire avancer la cause nuit énormément à l'image des gens qui défendent une cause noble. Il est très difficile de donner de la crédibilité à des gens qui ont une idée unique et l'impose aux autres par les moyens de la force et de la violence. Quand on a juste une idée on en fait une obsession. Comment en tant que citoyen, peut-on être séduit par ces obsédés qui ne voient absolument rien autour, où leurs idées doivent être placées au-dessus de tout. Il est parfois dangereux pour les Hommes d'être esclaves d'une idée. L'idée doit avant tout permettre d'améliorer la vie des gens et l'ensemble de la société. L'être humain a tendance à rejeter des politiques qui leur sont imposées de façon trop radicale ou trop répressive. Cette répression fait peur. Comme dans toute dictature, celle des écologistes radicaux ne laisse pas beaucoup de choix aux citoyens, soit que vous êtes d'accord avec nos agissements ou vous êtes dans le camp ennemi. En étant catalogué fanatiques ces militants perdent toute leur crédibilité et les gens les perçoivent comme étant des illuminés. Il est difficile de bâtir un monde meilleur sur le socle de la violence. Souvent dans des groupes de la sorte le but de la collectivité est parfois différent de celui de chaque être pris séparément, c'est comme un être humain qui est complètement différent des cellules qui le composent. Le but de chaque être au sein de ces groupes est peut-être plus noble que le but de la collectivité qui consiste à tout casser. Il y a comme un effet d'entraînement quand on fait partie d'un groupe qui défend une cause. Le but du groupe n'est peut-être pas toujours la défense de la cause, et peut être parfois l'assouvissement d'une haine...
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10 oct. 2003, 22:30
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Il était temps que le mouvement écologiste ait sa branche radicale. Les actions les plus remarquées de Greenpeace sont les seules qui ont été assez fortes pour faire soulever l'opinion publique et finalement faire changer un peu les choses. Ces dernières années, il y a eu trop peu de gros coups d'éclats de la part des environnementalistes. Pourtant, les pollueurs n'ont jamais cessé de faire de grosses bourdes. Je n'approuve pas les actions de "ELF," mais d'une certaine façon, je suis content qu'ils existent parce que tant que l'on parlera d'eux, le public sera amené à réfléchir à la protection de l'environnement. Après chaque grosse connerie que fera ce mouvement, les gens se demanderont "pourquoi une action à tel endroit" et prendront ainsi connaissance de graves enjeux environnementaux qui passent trop souvent incognito.
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10 oct. 2003, 21:55
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Les écoterroristes le sont devenus par la force des choses. Je pense que si les gouvernements prenaient un réel engagement pour limiter les sources de pollution, réglementer les compagnies responsables de la pollution industrielles, imposer des amendes salées (qui n'hésiterait pas à mettre toute la force de la loi et les sanctions économiques quand on pense à une catastrophe d'envergure comme l'Exxon Valdez, même si ça provoque la faillite de l'entreprise criminellement inconsciente), que les accords bidon de Kyoto seraient vraiment réels et non applicables dans les quinze futures années mais bien plus immédiates... ainsi les écoterroristes seraient moins nécessaires qu'aujourd'hui.
Les revendications écologiques sont courantes, ce qui inquiète le citoyen mondial (peu importe qu'on soit Américain, Européen ou Asiatique) c'est la stabilité économique et la qualité d'un environnement qui va assurer un futur aux autres générations. Les gouvernements repoussent continuellement leurs responsabilités afin de légiférer et de contrôler les industries qui polluent: ils se refusent de vouloir imposer une marche à suivre et risquer le courroux de ces belles compagnies et multinationales qui génèrent des emplois et des revenus en taxes. Ainsi la colère monte chez tous les gens que le viol environnemental répugne. Certains vont y aller d'un militantisme plus pacifique: lobbying, boycott de certains produits/compagnies fautives (VOIR a déjà présenté des articles en ce sens); d'autres plus actifs vont agir: militantisme, actions publiques (ATSA aussi présentée par VOIR) mais il y en a qui sont en train d'exploser, la goutte a fait déborder le vase, c'est la colère qui amène la violence parce que la lenteur ou l'inactivité gouvernementale deviennent un crime d'indifférence:ils n'ont donc pas le choix d'agir par la force. Eux ne percoivent pas d'alternative, ils n'ont pas tort quand le gouvernement ferme les yeux et que les criminels ciblés font toujours leur pollution pour le $.
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09 oct. 2003, 22:31
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Pour être impliquée à fond quasi à temps plein depuis plus d'un an comme "militante écologiste pacifique", je peux comprendre que les actions radicales ou terroristes peuvent survenir à force de frustration et de travail acharné, ça finit par être "gossant" de lutter patiemment et démocratiquement. De tenter de faire de la sensibilisation, de l'éducation populaire sans aucun moyen financier etc. On a le goût de mettre des bombes pour que les gens se réveillent et tombent dans la vraie réalité ou de tout laisser tomber et dire ça sert à rien de se battre pour ceux qui n'ont pas de conscience sociale. Mais quand on se rend compte que peu à peu les mentalités changent autour de nous, que nos petites actions portent fruit et que chacun donne un coup de main avec ses propres forces et ses moyens, c'est incroyable l'énergie que ça génère.
Quand on garde en tête qu'on lutte pour le bien commun, la solidarité devient une source de richesse inépuisable. Alors avant de penser aux bombes, je pense à ma fille de 6 ans qui veut "rendemieuter" le monde quand elle sera grande, je pense aussi à des personnages comme Suzuki, Petrella, Reeves qui pensent que seule la solidarité humaine peut renverser la vapeur avant qu'il ne soit trop tard.
Utopiste peut-être mais on n'a rien à perdre en agissant maintenant. Sinon, au moins on aura essayé.
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09 oct. 2003, 18:08
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L'écoterrorisme, pourquoi pas? Je ne peux pas vraiment critiquer les extrémistes environnementaux qui posent des gestes sensationnels pour conscientiser l'opinion publique aux dangers qui guettent notre planète. Je ne peux pas défendre non plus la position des Etats-Unis qui refusent toujours de signer le traité de Kyoto. Je peux encore moins supporter que les grosses multinationales polluent notre planète le plus simplement du monde et préfèrent se donner bonne conscience en prétextant qu'ils créent de l'emploi.
Aussi, je comprends très bien que certains groupes puissent en avoir marre et agissent au nom du bien-être collectif. Et je les applaudis.
Malheureusement, ces militants verts doivent parfois agir de façon criminelle pour sonner l'alarme. Ils doivent faire des coups d'éclat pour nous sortir de notre torpeur collective. Ils doivent poser des gestes sensationnels pour voler la vedette et détourner notre attention des émissions de télé-réalité "Occupation double" et "Loft Story". Seul le feu et le sang peuvent réussir... et nous ébranler.
La planète se meurt lentement. La couche d'ozone est un danger. Le réchauffement de la planète est une réalité de tous les instants. Et pourtant, nous agissons comme si rien n'était, comme si ça ne nous concernait pas. Il faut sortir de notre torpeur collective et réaliser que dans vingt ans, au rythme où vont les choses, la planète ne sera plus la même. Nos comportements doivent changer. Nous devons davantage faire d'efforts pour protéger l'environnement.
Chacun de nous, dans notre propre foyer, pouvons faire une différence. Recyclons... Ne gaspillons pas l'eau pour laver les voitures et arroser le gazon... Utilisons les transports en commun... Ou contentons-nous de marcher. Bref, si chacun faisait un effort pour l'environnement, peut-être que les gestes sensationnels de ces groupes de pression seraient inutiles. Mais plus que tout, il faut que les politiciens agissent pour protéger la terre, pour notre avenir à tous.
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09 oct. 2003, 17:55
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Je sais que la terre dans son ensemble est de plus en plus polluée mais le terrorisme n'est pas la solution.
Le principe même du terrorisme nie la démocracie, nie l'existence de lois contraignantes nie l'intelligence des autres personnes et refuse de voir le progrès accompli. C'est très dangereux et mêne éinévitablement à l'anarchie la plus complète.
Depuis que la drave est défendue comme moyen de transport des billes de bois plusieurs rivières sont de moins en moins polluées...mais elles sont encore polluées...Je le sais mais à la longue une amélioration réelle est possible.
La grande majorité des gens participent maintenant à un effort réel de recyclage. Ce n'est pas assez mais c'est certainement beaucoup plus que ce qui se faisait dans le temps de mon père.La conscientisation de l'importance de recycler a pris beaucoup de temps mais cela s'est fait sans violence. S'il y avait eu de la violence la majorité des gens n'aurait pas voulu s'associer à ces terroristes. Par plusieurs programmes de renseignements,le recyclage est une réussite .Cela va se faire ainsi pour tous les grands changements de société que nous ferons parce que nous les aurons voulus..
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09 oct. 2003, 16:28
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Il n'est pas bon être terroriste de nos jours...Mais quand on est écoterroriste, est-on vraiment terroriste ???
Il y a des fois où le terrorisme est la seule solution envisageable: l'IRA, l'ETA, le mouvement des Sans Terre brésilien, les Zappatistes, les Palestiniens, Greenpeace,... sont des terroristes. Ils ne respectent pas les lois et utilisent la violence pour se faire entendre.
Mais il existe différentes formes de terrorisme, et souvent les "terroristes" ne se définissent pas ainsi. Pour les gouvernements, ceux sont des terroristes car ils nuisent à la sécurité du territoire ou des citoyens. Mais derrière les "attentats", il y a une logique, des principes.
L'ETA veut l'indépendance et la reconnaissance de la langue et la culture basque:
Les Sans Terre veulent sortir de la pauvreté et pouvoir cultiver un lopin de terre;
mais les écoterroristes, dont les plus fameux sont les membres de Greenpeace, veulent protéger la Terre de toutes formes d'agression de la part des gouvernements ou des multinationales. La cause est juste, mais les moyens d'actions sont extrêmes:ils sont donc considérés comme des terroristes.
On ne peut (selon eux) lutter contre les multinationales de façon traditionnelle, et il faut agir là où les gouvernements ferment les yeux.
Rien ne les arrête, à tel point que les multinationales et les gouvernements doivent toujours avoir à l'esprit que "peut être que Greenpeace va s'en mêler". C'est un grain de sable dans la machine bien rodée du capitalisme.
Qu'on soit pour, ou qu'on soit contre...
Greenpeace est maintenant un facteur, un obstacle que les dirigeants doivent prendre sérieusement en considération. Partisans de Gaïa, rassurez-vous, les écoterroristes veillent et surveillent.
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