Pollution atmosphérique à Montréal
J'suis smog!
ARTICLE -
27 novembre 2003
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: 22 septembre 2003: Journée "En ville sans ma voiture" à l'angle de la rue Metcalfe et du boulevard Maisonneuve: les taux de monoxyde de carbone et d'azote ont chuté de près de 40 %. Bilan positif.
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Tout le monde se souviendra des bizarres et inquiétants épisodes de smog qui se sont abattus sur Montréal jusqu'à l'automne. La qualité de l'air dans la métropole empire d'année en année? Avant de laisser l'hiver nous envelopper de son brun manteau, traçons le bilan atmosphérique d'une année tissée d'étranges soubresauts...
Du 23 au 27 juin 2003: Plus long épisode de smog de l'histoire de Montréal. L'été 2003 a démarré en lion. Durant cinq jours consécutifs, une chaleur suffocante, des excès de particules dans l'air, des alertes au smog: l'enfer. Dans ce dossier, le dernier record datait de 2002, alors qu'on en avait vécu quatre jours à Montréal. "Nous avons été chanceux que ce soit pendant la période de la Saint-Jean-Baptiste, dit Claude Gagnon, responsable du Réseau de surveillance de la qualité de l'air de la Ville de Montréal (RSQA). Beaucoup de gens étaient en vacances, il y avait donc beaucoup moins d'automobiles en circulation. Sinon, la situation aurait probablement été bien pire."À Montréal, un réseau de 16 stations d'échantillonnages, réparties sur l'île, mesure en continu la présence dans l'air de sept polluants classiques et, de façon discontinue, les particules fines, les métaux et plus de 170 composés organiques volatils ou semi-volatils. Quand le fond de l'air est sale, on sait pourquoi. Et avec précision. Si le smog m'était conté... Les grands responsables du smog montréalais sont l'ozone et les particules fines. Chez les personnes âgées, les enfants et les personnes souffrant de problèmes respiratoires, l'ozone peut provoquer la toux, des problèmes de respiration et irriter les yeux. Les particules fines peuvent aussi être incommodantes. "Ce sont des particules si petites qu'elles vont se loger loin au niveau des alvéoles pulmonaires", explique Claude Gagnon. Mais si Montréal a connu cette année son plus long épisode de smog, les experts s'entendent pour dire que la saison estivale 2003 a été, dans l'ensemble, "plus propre" qu'en 2002. L'an dernier, on a vécu entre 23 et 30 journées de mauvaise qualité de l'air et le temps chaud fut propice, plus d'une fois, à la formation de smog. Un autre événement a aussi attiré l'attention en 2002: le soir du 22 juin, on a mesuré la plus forte concentration de particules fines dans l'air; dépassant de cinq fois la norme! Ce phénomène extraordinaire a pu être mesuré à cause des vents qui, ce soir-là, ont décidé de souffler les fumées des feux d'artifice de l'île Sainte-Hélène jusqu'à une station d'échantillonnage de la Ville de Montréal. En 2002, on a donc pu mesurer pour la première fois la quantité de pollution émise par l'explosion des feux. "En général, le vent amène plutôt ces polluants vers Longueuil et Boucherville, dit Claude Gagnon. À Montréal, on est généralement épargné." Pour étudier la question, un groupe de travail s'est formé entre le ministère de l'Environnement du Québec, la Direction de santé publique de Montréal et la Ville de Montréal. 22 septembre 2003: Journée "En ville sans ma voiture" C'est la première fois que Montréal participait à cet événement international. De 10 h à 15 h 30, la rue Sainte-Catherine a été fermée à la circulation automobile entre les rues Guy et McGill-College. Les piétons ont pu, l'espace de quelques heures, prendre le contrôle de la rue dans une ambiance festive que l'on aimerait voir plus d'une journée par année. Le bilan officiel du RSQA est venu près d'un mois plus tard. Et il est positif. Selon les données recueillies ce jour-là par la station de mesure située à l'angle de la rue Metcalfe et du boulevard Maisonneuve, les taux de monoxyde de carbone et de monoxyde d'azote (deux polluants émis par les voitures) ont chuté de près de 40 % par rapport aux niveaux mesurés habituellement les lundis. Ils étaient même plus bas que pendant les fins de semaine! Haro sur les transports en commun Outre lelesless changements vraiment pertinents en ce qui concerne l'état de l'air, cette journée sans voitures a non moins eu le mérite de relancer le débat sur la qualité du transport en commun. Apprendre que les voitures polluent, c'est une chose. Mais constater que le transport en commun (alternative évidente à la voiture) souffre d'arrêts de service et de retards chroniques, ça nous fait une belle jambe! Actuellement, l'organisme Équiterre (www.equiterre.qc.ca) fait circuler une pétition pour demander au gouvernement du Québec d'investir davantage dans les transports en commun. "On entend toujours parler de la construction d'une nouvelle route ou d'un nouveau pont, dit Annie Martineau d'Équiterre, mais chaque fois, on se rend compte que deux mois plus tard, ce pont est rempli d'autos." Cocktail transport Pour sensibiliser le public aux effets néfastes de l'automobile, Équiterre fait la promotion du "cocktail transport". Vous avez peut-être vu les affiches dans le métro; on y démontre les économies que l'on peut réaliser chaque mois en diversifiant nos moyens de transport. Selon les calculs d'Équiterre, posséder une voiture occasionne des dépenses de 685 $ par mois alors qu'adhérer à la philosophie du cocktail transport coûterait 249 $ pour la même période. "Le reste dans tes poches", comme dit la publicité! "Contrairement à ce que certaines personnes peuvent penser, Équiterre ne vend pas un forfait. L'idée est vraiment de susciter une réflexion par rapport à la place qu'occupe la voiture et aux solutions de rechange qui existent", ajoute Annie Martineau. Ainsi, on pourrait utiliser les transports en commun, la marche ou le vélo pour les courtes distances. Jumeler cela avec les taxis, le covoiturage ou la location d'une voiture pour les moments où l'on en a vraiment besoin. En combinant divers moyens de transport, on aide à réduire les émissions de gaz à effet de serre et... c'est payant! "On pense qu'une bonne façon de toucher les gens, c'est de leur parler de leur portefeuille, soutient Annie Martineau. Je ne suis pas convaincue que la majorité de la population se laissera convaincre simplement à cause de la pollution émise par leur voiture." 11 octobre 2003: Brouillard acide et toxique On ne saurait oublier cette brume irritante du 11 octobre dernier. Durant toute une journée, un brouillard toxique et acide a voilé la visibilité à Montréal. Dans le jargon météorologique, on appelle cela une inversion thermique. "Contrairement à un smog estival (où le problème est vraiment l'ozone), il ne faisait pas assez chaud ce jour-là pour que les polluants se transforment en ozone, dit André Bélisle, président de l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA), alors ils se sont agglutinés à chaque goutte de vapeur. Ces gouttes sont devenues acides en plus de devenir des capteurs pour les particules et les autres polluants présents dans l'air à ce moment-là..." Ce brouillard toxique a fait renaître le spectre des pluies acides, un dossier perdu dans la brume depuis que l'on a d'yeux que pour le réchauffement climatique... Mais l'affaire des pluies acides est loin d'être classée. Le retour des pluies acides Dans le dossier des pluies (ou des brouillards) acides, une seule partie du problème a été réglée. "Au départ, deux gaz sont responsables des pluies acides: l'anhydride sulfureux et l'oxyde d'azote, dit André Bélisle. Si le gouvernement du Québec a été très efficace pour réduire l'anhydride sulfureux (de 75 %), il n'a pratiquement rien fait pour les oxydes d'azote." L'anhydride sulfureux était émis principalement par les industries, le gouvernement a donc forcé les usines à réduire leurs émissions polluantes. Mais pour ce qui est des oxydes d'azote, les principales responsables sont les voitures (encore elles). "Quand tu obliges une industrie à moins polluer, tu risques de perdre quelques votes aux prochaines élections, ajoute André Bélisle, mais quand tu veux t'attaquer aux automobilistes, ce sont des millions de votes qui sont en jeu." Un bien piètre parc automobile Selon le président de l'AQLPA, le Québec posséderait le parc automobile le plus en piteux état de l'Amérique du Nord. Notamment parce qu'ici, contrairement à plusieurs grandes agglomérations, l'inspection des véhicules automobiles n'est pas obligatoire. Du coup, l'entretien est déficient. Il y a, dans les véhicules récents, des dispositifs antipollution qui réduisent les émissions polluantes. Mais au bout de deux ans, il faut habituellement remplacer ce petit bidule, qui n'est plus efficace. En 2001, l'AQLPA a développé un modèle de programme obligatoire d'inspection et d'entretien des véhicules automobiles (PIEVA) qui tient compte des couches plus défavorisées de la population. En ce moment, c'est plutôt l'État du New Jersey, aux États-Unis, qui l'utilise dans son intégralité. Au Québec, le PIEVA était promis par l'ancien gouvernement péquiste. Mais il n'apparaît pas au programme du gouvernement de Jean "La santé!" Charest. C'est devenu un lieu commun que de le dire: l'automobile est le principal vecteur de pollution atmosphérique à Montréal. Ne cherchez pas ailleurs. Mais ce qui est ironique, c'est que ces banlieusards qui s'entêtent à affronter chaque matin les embouteillages monstres, seuls à bord de leurs VUS rutilants, l'air climatisé au maximum, pourraient fort bien payer le prix de leur irresponsabilité. Parce qu'en général, les vents tendent à pousser les particules fines vers la Rive-Sud, "L'endroit où l'air est le plus pollué et où l'on trouve le plus grand nombre de cas d'asthmes au Québec est donc en Montérégie, pas à Montréal", confirme André Bélisle.
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23 mars 2006, 13:38
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J'ai lu plusieurs bonnes idées pour rendre la terre un endroit ou nous pourrions être fier de vivre dans les réactions des gens sur le texte J'suis smog. Des idées qui serait réalisable !
En se moment notre gouvernement ne pense qu'à l'argent , il se dit fier de kyoto mais ne fait absolument rien de concret pour réduires la pollution automobiles. Tout les jours un nombre incroyable d'automobilistes utilisent leurs voitures pour aller aux travails et le scénario se répète jours après jours.
Nous devons agir, manifester pour des transports en communs efficaces et rapides, Nous devons aportés des solutions brillantes et les faires mettres en actions.
Si vous voulez vous activez où que vous avez une organisation qui veux faire changer les choses et maintenant vous pouvez me rejoindre au montrealvert@hotmail.com
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03 déc. 2003, 13:36
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En occident, plus précisément au Québec, dans une société en constante remise en question, qui a dit que ce serait facile de faire converger l'opinion publique ? On ne peut pas tout avoir, c'est partout pareil ! On ne peut vivre dans le confort matériel et individuel et promouvoir la qualité de l'air et le sigle vert en même temps ! Je pense qu'il a aussi un énorme effort de sensibilisation à faire dans notre entourage, il faut en parler, montrer que cela nous révolte et peu à peu, la population va se réveiller ! Tout peut bouger si nous en avons la volonté. Croyez-moi, si on se levait tous ensemble pour dénoncer la même chose, c'est clair que le gouvernement bougerait. On oublie trop souvent qu'ils sont à la merci du peuple... en autant que ce peuple sache ce qu'il veut vraiment.
Pensez-y !
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02 déc. 2003, 12:35
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Dans tout ce que les gouvernements font, il n'y a aucune planification à long terme pour l'environnement. Il faut que ça coûte pas cher, vite fait et après ont pense aux conséquences. Bien maintenant on commence à récolter les fruits des années 90....Imaginez les fruits de 2000. Ça ne fait que s'accumuler, car les gens commencent a prendre position. La qualité de l'eau, air, terre est pire que pire. Comment se fait-il qu'il y a pas de loi qui oblige le recyclage, la non-circulation automobile à Montréal? Surtout quand on vante notre système de transport en commun. Tout le monde se paye du luxe sur la prochaine génération. Nous les 18-30 ans et nos enfants. Je ne veux pas faire une guerre de génération. Mais pourquoi nos peace and love (babyboomers) s'achètent à tour de bras des VUS à 6 cylindres qui polluent en masse??? Ils vont travailler avec en ville...Dans des bureau...À quoi ça sert???Il faut beaucoup d'espace pour serrer une malette. Réfléchir à notre futur serait bien pour vous les vieux...et pour nous les jeunes, car j'aurai jamais la chance de l'acheter mon VUS....je vais étouffer avant!!!!
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02 déc. 2003, 08:52
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Ça ne change pas, on voit toujours à court terme. On pense au bénéfice immédiat. Dans cent ans, de quoi aura l'air ta planète? Réponse typique: je m'en fous car je ne serai plus là pour le voir! Toi, tu ne seras plus là mais tes petits enfants y seront, eux!
L'auto pollue beaucoup, le transport en commun est une alternative adéquate mais les frais ne cessent d'augmenter! J'utilise le transport en commun mais quand la carte mensuelle sera à 70$ (comme on nous le promet pour prochainement), je commencerai à penser sérieusement à utiliser ma voiture pour aller travailler. D'un côté, la STCUM prise avec ses employés syndiqués généreusement payés et de l'autre côté, le gouvernement qui coupe partout. Conclusion: on refile la facture au consommateur. Comme d'habitude.
Je ne suis pas très différent des autres. Utiliser les transports en commun est économique et bénéfique pour la masse mais avec toutes leurs augmentations, ça devient un luxe. Un luxe que je ne suis pas prêt à payer et je vais probablement devenir un pollueur comme les autres.
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01 déc. 2003, 14:17
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La voiture, grande responsable du smog urbain, est un moyen de transport si flexible qu'il est difficile de s'en passer. Malgré celà, il faut agir en modifiant nos habitudes faces à ce moyen de transport et modifier la voiture elle-même. Le transport en commun doit également être en partie repensé et amélioré.
D'abord, il faut renverser la tendance actuelle des constructeurs de voitures à augmenter la puissance des moteurs, de façon à encourager la fabrication de voitures à plus faible consommation. Cela pourrait se faire par la perception d'une taxe à l'achat qui serait proportionnelle à la consommation du véhicule. Il faut ensuite instaurer des contrôles obligatoires des émissions polluantes des voitures, accompagné d'un programme de remplacement périodique du système anti-pollution. A court terme, il est également nécessaire d'augmenter la fluidité du trafic urbain en généralisant le virage à droite aux feux rouges par exemple.
Les efforts de recherche sur le développement des voitures électriques doivent être multipliés. Le moteur électrique a un rendement nettement supérieur au moteur à explosion et en plus, il est silencieux. A moyen terme, le gouvernement pourrait instaurer un programme de subvention incitant les ménages qui projettent de s'acheter une deuxième voiture pour que leur choix soit l'électricité.
Le transport en commun doit être plus confortable et plus flexible. Le très bon réseau actuel de trains de banlieu peut encore être développé. La dimension des autobus devrait être réduite, ce qui permetterait d'augmenter la fréquence de passage. Pour les courtes distances, l'utilisation du vélo doit être encouragé.
Il ne faut pas trop compter sur le gouvernement pour mettre en oeuvre ces mesures. Le gouvernement est un spécialiste de la pensée à court terme. Cependant il est sensible à l'opinion publique et c'est sur cela qu'il faut miser. Arrêtons de dormir et passons à l'action.
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01 déc. 2003, 13:51
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C'est bien beau de tout mettre sur le dos des banlieusards qui mettent le cap tous les matins sur notre belle île de Montréal, mais il faut penser aux solutions de transport en commun...
Pour avoir voyagé quelques années sur le magnifique pont Champlain, je peux vous dire que l'autobus est bien agréable et bien pratique... par contre, ça se gâte quand on arrive en ville! Métro en panne, autobus plein à craquer (quand il ne nous passe pas sous le nez!) Et que faire lorsque la soirée se prolonge... attendre!
Depuis un an, je travaille dans l'est de Montréal et j'habite à environ 15 minutes de mon travail (en voiture!!) S'il fallait que je me déplace en transport en commun, ça me prendrait 75 minutes! On a beau vouloir prendre les gens par le portefeuille en leur faisant miroiter les économies des cocktail de transport, reste que le mien préfère de beaucoup se vider un peu plus à chaque mois pour payer la voiture et tout ce que ça entraîne, plutôt que de rester coincée dans le métro et dans l'autobus 2 fois par jour!
Quand nos élus se décideront à investir dans des infrastructures plus performantes, je laisserai la voiture à la maison et je lirai mon roman dans le métro... en attendant, je préfère écouter les bulletins de circulation dans la voiture!
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30 nov. 2003, 22:17
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Plus que jamais, il nous faut rester vigilants face à la banalisation des problèmes de notre société. Il faut que les gens cessent de hausser les épaules quand ils entendent pour la enième fois parler de pollution, mais aussi de pauvreté ou de racisme. OUI, NOUS POUVONS ET NOUS DEVONS FAIRE QUELQUE CHOSE face à ces situations intolérables ! À commencer par la pollution par le monoxyde de carbone qui rend l'air de la ville irrespirable ! (Quand je vais à la campagne, je suis tout étourdi pendant quelques heures parce que mon cerveau reçoit plus d'oxygène que d'habitude!!!)
S'il n'y avait pas de solution de rechange, je comprendrais que l'on veuille continuer à utiliser sa voiture, mais ce n'est pas le cas ! Il existe le "cocktail transport".
Bien sûr, le transport en commun n'est peut-être pas très confortable ni même aussi rapide que la voiture, mais il a l'avantage d'être économique et de laisser l'usager libre de tout souci quant au stationnement et au trafic. Sans compter qu'il ne contribue pas à polluer l'air de la ville !
Prendre sa voiture pour rien, c'est comme jeter des ordures par terre : sans être aussi visible, ça pollue quand même inutilement.
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30 nov. 2003, 19:14
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Les gens qui vivent en banlieue auraient tout avantage à se trouver un emploi près de chez eux, et/ou à utiliser le co-voiturage si ils ne veulent rien savoir. Malheureusement le système de transport en commun est tellement déficient en banlieue et tellement cher que cela encourage les gens à s'acheter des voitures parce que souvent c'est plus profitable à long terme puisqu'il y a une certaine valeur de revente sur un véhicule. Les autobus ne fonctionnent pas sur des horaires très flexibles et souvent on est pogné à attendre longtemps et à perdre du temps. Attendre des autobus pendant 45 minutes ce n'est pas intéressant puisque souvent ça prends moins de temps que cela pour se rendre chez nous. Malheureusement aussi la pol;ution est proportionnelle à notre dégoût d'attendre les autobus et les métros. Je pense aussi que les gens de la ville devraient se passer de leurs voitures puisqu'en ville il est très facile de se déplacer avec le transport en commun qui fonctionne très bien quand il n'est pas en grève, naturellement. J'ai demeuré de longues années à Montréal et je n'ai possédé de voiture que la dernière année parce que je travaillais à Laval mais j'ai quand même une conscience et je ne la prenais pas pour mes déplacement en ville et maintenant je demeure tout près de mon emploi donc moins de pollution. Je pense que si tout le monde était conscient et réfléchissait un peu plus il y aurait moyen de faire mieux. Si chacun diminuait de 10% ses déplacements en voiture la vie serait sûrement meilleure.
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30 nov. 2003, 15:40
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L'article pertinent de Steve Proulx va malheureusement finir dans l'oubli, car il met en cause une véritable situation alarmante dont la plupart du monde se foût plus que de leurs chaussettes. Le smog et tous les autres genres de pollution de l'air ont été ad nauseum discutés par de vénérables savants et nos propres gouvernements, avec ou sans de plusieurs institutions internationales, comme ONU. Et tout çà nous à donner quoi, à la fin? Pas grand chose. Le problème est toujours présent (certains diront, avec une certaine justesse, qu'il est même pire) et les solutions qui ont été amenées pour le résoudre ne sont pas efforcer concrètement par nos dirigeants. Par exemple, le traité de Kioto pourrait, en théorie, améliorer la qualité globale de notre planète, mais la province la plus polluantes du pays, l'Alberta, essaye par tous les moyens possibles d'empêcher notre gouvernement de l'amender tel qu'il est, pour cause de perte de revenues. Et çà, c'est sans parler des plus gros pollueurs de notre planète, nos amis les 'ricains, qui, eux, ont tout simplement refusé de même discuter du traité. Pas grave si de plus en plus de jeunes sont affligés par des maladies pulmonaires dès la naissance; pas grave si la pollution atmosphérique rend les conditions météorologiques fou-bracs;pas grave si notre qualité de vie globale à tous s'en va rapide chez l'diable; pas grave, en autant qu'on vend plus de chars, plus d'essences et de pétroles, donc qu'on se fait plus de 'cash'. Lorsque ce genre d'avarice au détriment des valeurs fondamentales de la vie sera disparue, on pourra commencer à parler sérieusement des solutions possibles à suivre pour enrayer le smog.
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30 nov. 2003, 09:39
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Je vous le dis, ils sont indomptables ces Montréalais.Embouteillages de plus en plus monstres, voitures de plus en plus nombreuses, gens de plus en plus lâches....aussi bien arrêter là.
J'ai resté à Montréal pendant un an....seulement! Un an et ce fut amplement! Je vous le dis, si l'enfer existe, c'est dans les grandes villes qu'il est! Les gens sont stressés comme c'est pas possible, et l'air est quasi irrespirable! Pourtant ils ont la chance d'avoir métro et autobus à portée...bon,présentement les mécaniciens font des leurs mais je parle en temps normal. ;) Mais plusieurs persistent à vouloir prendre leur voiture, inutilement.
Ils chialent, ils se plaignent, ils se lamentent..............pour des raisons qu'ils ont le pouvoir de changer! WOW! La nature des Montréalais j'imagine. Les maires des grosses villes devraient imposer une taxe, augmenter le prix des stationnements...n'importe quoi. Ils seraient temps de comprendre, messieux dames.
Le trou dans la couche d'ozone, c'est pas une histoire pour faire peur aux petits....
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29 nov. 2003, 19:49
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Un petit mot pour affirmer qu'il existe aussi un autre phénomène toujours inquiétant: le smog hivernal. On pourrait croire en effet que le smog est un événement exclusivement estival dû aux voitures et aux activités industrielles. Il est vrai que l'été, ces derniers sont les grands coupables de notre air pollué. L'hiver (oui oui, cette saison pendant laquelle les ti-culs se lancent des balles de neige et que le towing repart pour la cinquième fois avec votre char), une autre menace bien réelle vient obscurcir le ciel de Montréal et de ses banlieues.
La pollution hivernale provient encore beaucoup des véhicules mais une mauvaise utilisation des équipements de chauffage au bois (foyers et poêles à bois) vient aggraver grandement la situation. En effet, lorsque la température de combustion n'est pas assez élevée, ce qui est courant chez des utilisateurs occasionnels, un mélange de produits toxiques émane des cheminées. L'importance de cette pollution fut assez grande l'hiver dernier pour que, pendant plusieurs jours, l'indice du RSQA dépasse le niveau "acceptable" pour atteindre celui de "pollué".
Votre cheminée crache excessivement de la boucane? Vérifiez la température et ajustez les clés d'entrée d'air. Un bon feu est un feu à combustion lente mais dont la température est assez élevée pour permettre une pleine dégradation des composantes du bois.
Tabouère! C'est quoi cette puanteur? Encore le salon funéraire qui brûle ses cochonneries... Un autre coupable qu'on aurait tendance à surveiller aussi de plus près, les incinérateurs mortuaires n'étant pas réglementés, vous tous qui habitez en ville ou en banlieue respirez couramment de la boucane de "stuff à cerceuil". Surpris? Vous n'avez jamais remarqué cette bizarre odeur en marchant sur Rachel, Beaubien ou près des cimetières du Mont-Royal?
"Me semble qu'il sentait meilleur Mononc' Roger de son vivant..."
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29 nov. 2003, 13:40
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Je vais vous confier une de mes naïvetés préférées... je tente d'être bio-écolo-éthico-commerce équitable; les obstacles sont nombreux!!!
D'abord, pour bien manger et protéger son environnement il faut être plutôt riche mes amis!!! Manger bio, acheter des produits TRADEFARE, cela n'a pas toujours été à la portée de toutes les bourses. Heureusement, on retrouve de plus en plus à Montréal des endroits où les prix sont accessibles.
Car il se crée un étrange paradoxe. Les universités et les milieux grano sont des foyers propices à générer une conscience sociale avec des applications concrètes. Parallèlement, ces mêmes personnes sont généralement PRÉCAIRES (voir l'histoire de Mlle XYZ dans l'article en question :-) ) et donc, économiquement, leurs actions ne font pas toujours le poids vis-à-vis de la masse qui consomment en réfléchissant moins. Je tiens VRAIMENT à ajouter que je m'inquiète des très pauvres qui n'ont aucun choix comme consommateur et c'est horrible quand on y pense; être condamné à acheter le moins cher pour manger tous les jours, ca implique beaucoup d'antibios, hormones, agents de conservation, traces d'OGM?, ingrédients fortement inéquitables (comment pensez-vous qu'on fait pour offrir des bananes à 29sous? ) etc. Et là j'omets leur équilibre nutritif...
Je sais que beaucoup rient encore cyniquement quand j'ai mon contenant recyclable pour aller prendre mon café ou que je m'abonne à une ferme bio de la région. Mais, ca me rassure AUSSI l'âme que, vivant pourtant dans Hochelaga, presque tous mes voisins sortent leur bac vert sur le trottoir; oui chez les ''BS'' aussi on recycle!
Ce qui est autrement dommage, ce sont les raisons qui nous y mènent. Je suis devenue plus consciencieuse pendant mes études et quand mon environnement est devenu dangereux pour moi. Je suis allergique et sérieusement asthmatique depuis mes 20ans. En juin, j'ai passé 3 jours enfermée pour éviter l'hôpital tellement l'air était mauvais.
J'aimerais que nos enfants respirent.
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29 nov. 2003, 02:39
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Je suis fort consciente des problèmes environnementaux causés par l'automobile, mais, et je plaide mea culpa, je ne m'en passerais pas! J'habite à Montréal et je travaille en ville. Mon bureau n'est pas très éloigné de chez moi, mais si je prends le transport en commun, cela me prend environ une demi-heure, j'ai essayé, pour me rendre à mon travail car je dois descendre au terminus pour le métro et marcher 5 minutes pour rejoindre l'arrêt où l'autobus reprend son circuit et attendre presque 10 minutes pour que ce damné autobus reprenne son circuit alors qu'en auto, cela me prend 5 minutes. Le vélo, on oublie ça, je me suis déjà ramassée dans un fossé et j'ai maintenant une peur bleue de me promener en vélo en ville. Pour la marche aussi, on oublie ça, cela me prend au moins une heure, j'ai aussi essayé. J'ai aussi des amis et de la parenté en région et les transports en autobus me coûteraient au moins 3 fois plus cher que de prendre mon auto et me prendrait presque 2 fois plus de temps, je me suis renseignée. L'avion coûte encore très cher et le train ne se rend plus que dans les grands centres... Je crois que le transport automobile sans être essentiel est quand même fort agréable et je me pose la question: pourquoi il n'y a pas plus d'alternatives qui nous sont offertes en ce qui concerne les méthodes de propulsion des véhicules. Avec notre technologie, pourquoi on n'a pas encore d'auto qui fonctionne avec autre chose que l'essence et qui serait plus écologique? Je crois que les compagnies pétrolières jouent un grand rôle dans ce manque d'accès. Je suis pour l'amélioration des transports en commun, mais aussi pour l'arrivée d'une automobile qui ne fonctionnerait pas à l'essence. Je n'hésiterais pas à acheter ce genre de véhicule s'il y en avait sur le marché à des prix relativement abordables!
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28 nov. 2003, 14:42
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"Diminuer les gaz à effet de serre, recycler, être conscientisé, faire sa part pour éventuellement enrayer la pollution de la planète." Moi je veux bien, mais tout ça semble si loin. Cela ressemble plutôt à un discours d'une finaliste de Miss Monde qui aurait terminé deuxième tout juste derrière la Birmane voulant mettre fin à la guerre dans le monde. Comment voulez-vous diminuer la pollution lorsque l'on ne fait pas campagne auprès des bonnes personnes. Ce ne sont pas les gens comme vous et moi qui sont les pires pollueurs, ce sont les usines qui carburent et carburent et qui réussissent toujours à se détourner de la réglementation par quelques centaines de milliers de dollars bien investis.
Et que dire du transport en commun? Je l'utilise tous les jours pour me rendre à l'université et pour travailler. Mais il est bondé! Il n'y a plus de place et le réseau connaît de multiples ratés. De plus, avec cette hausse des tarifs qui a été annoncée pour janvier 2004, nous assisterons probablement à une autre hausse, celle de l'achalandage des routes par les automobilistes.
Ah! utopie d'un monde sans fumée, quand tu nous tiens!
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28 nov. 2003, 14:11
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Ne serait-il plus exact de dire tous les véhicules à combustion d'essence et de mazout, incluant le transport en commun, les routiers, les trains, les avions etc. Aussi bien arrêter de vivre. Le problème se situe au type de combustion et leurs émissions toxiques et jusqu'au jour où cela changera, l'environnement ne s'améliorera pas avant. Nous sommes quand même en meilleur état que les villes de Mexico ou de Bangkok où les personnes doivent porter un masque pour aller travailler et faire leur épicerie. Ces endroits n'ont aucune ou presque de lois contre les émissions toxiques. C'est une question d'argent encore pour forcer les pollueurs à réduire et oserais-je dire éliminer ces émissions. Aujourd'hui, c'est de l'idéalisme et de l'utopie. Demain, on espère ce sera la réalité si tous les pays s'y mettent d'accord. Oublions-pas les refus des pays en "voie de développement" de signer les accords environnementaux. Sans parler des E.U., je pense par example au Brésil qui élimine le "poumon" des Amériques en coupant les forêts du bassin de l'Amazone.
D'ici au monde idéal du futur, nous pouvons contribuer à notre environnement de toutes les façons possibles et à notre disposition.
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