Centrale du Suroît
Dormir au gaz
ARTICLE -
29 janvier 2004
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Même le ministère de l'Environnement, dans un rapport publié le 8 décembre 2003, émet des réserves quant à la raison invoquée par Hydro-Québec et le ministère des Ressources naturelles pour justifier le projet.
photo: Alexandre Choquette
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La centrale thermique du Suroît est un "bon projet" selon Hydro-Québec, et un projet "qui n'a aucun sens" selon Greenpeace. La centrale, qui fera bondir de 3 % les émissions de gaz à effet de serre au Québec, devrait, selon le gouvernement, "répondre aux besoins énergétiques du Québec à moyen terme". Parlons un peu de ces "besoins"...
Le hasard fait parfois bien les choses. Alors que la province bat des records de froid, le président d'Hydro-Québec, André Caillé, et le ministre des Ressources naturelles du Québec, Sam Hamad, en profitent pour confirmer la construction de la centrale thermique du Suroît, au coût de 550 millions de dollars.Un projet "incontournable", selon le ministre Hamad. Ayant déjà été rejeté par le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE), le projet nous revient en version "améliorée", un qualificatif que les critiques n'ont pas tardé à remettre en question. Les environnementalistes trouvent que les avantages de cette centrale thermique ne valent pas le coût environnemental qu'elle engendrera. "Notre objectif pour Kyoto est de 6 % et ce seul projet fera augmenter nos émissions de gaz à effet de serre de 3 %, dit Steven Guilbeault, porte-parole en matière de réchauffement climatique chez Greenpeace. Notre objectif vient donc de grimper à 9 %." La Centrale des syndicats du Québec (CSQ), qui qualifie le projet de "malheureux", s'étonne du changement de discours d'Hydro-Québec sur l'utilité de cette centrale. "Comment croire que le projet de centrale thermique du Suroît soit indispensable à la "sécurité des approvisionnements" des Québécois en vue de 2008 alors que le projet initial était motivé pour permettre à Hydro-Québec de "profiter des occasions d'affaires sur les marchés"?" peut-on lire dans un communiqué de la CSQ. Même le ministère de l'Environnement, dans un rapport publié le 8 décembre 2003, émet des réserves quant à la raison invoquée par Hydro-Québec et le ministère des Ressources naturelles pour justifier le projet (combler le "trou" énergétique du Québec entre 2007 et 2010, en attendant la construction de nouveaux barrages hydroélectriques): "La réalité des marchés actuels, qui permet d'exporter facilement de l'électricité, permet d'en importer tout aussi facilement pour combler la période avant la mise en service des nouveaux projets hydroélectriques." Penser l'énergie comme au 21e siècle L'"urgence d'agir" qu'invoque Hydro-Québec pour justifier la construction d'une centrale qui polluera autant que 600 000 voitures ne convainc personne. Lorsqu'on met d'autres lunettes que celles de la croissance économique, d'autres solutions, moins coûteuses et moins polluantes, apparaissent comme par magie. Certains critiques s'interrogent. Pourquoi ne pas plutôt s'attaquer à réduire nos "besoins"? Quelles mesures auraient pu être prises en ce sens? Ces mesures d'économie d'électricité auraient-elles pu donner la marge de manœuvre nécessaire avant la construction de nouveaux barrages hydroélectriques, rendant inutile ce virage thermique? Faut-il construire une centrale polluante pour subvenir à nos besoins grandissants en électricité ou chercher à réduire ces mêmes besoins? Une journée, 500 mégawatts Les Québécois sont parmi les plus grands consommateurs d'électricité au monde. À cause du coût très bas de notre électricité, on l'utilise sans discernement. Au chapitre de l'économie d'énergie, il y a donc beaucoup de place à l'amélioration. Hydro-Québec en a d'ailleurs fait la preuve la semaine dernière. Craignant que son réseau ne suffise pas à la demande à cause du froid intense, la société d'État a pris des "mesures d'urgence" en demandant à la population de réduire sa consommation d'électricité. On a imploré la population de réduire le chauffage résidentiel de deux degrés, d'éteindre les lumières dans les pièces inutilisées, de limiter l'usage d'eau chaude, etc. Celle-ci a répondu à l'appel et, en une seule journée, les efforts collectifs ont permis à Hydro-Québec d'économiser quelque 500 mégawatts d'électricité. Le Suroît ajoutera entre 800 et 930 mégawatts d'électricité au réseau d'Hydro-Québec. C'est donc dire qu'en une seule journée, en période de grand froid, grâce à quelques trucs simples, on a pu économiser plus de la moitié de l'électricité qu'entend produire la centrale du Suroît. Économies potentielles "Le gouvernement se fie à l'électricité comme moteur de l'économie, dit Benoît Perron, président d'Énergie solaire Québec, un organisme sans but lucratif voué à la promotion des énergies vertes. On n'a jamais exploré le potentiel économique de la réduction de nos besoins en électricité. Personne n'a eu la volonté politique de le faire." Benoît Perron a récemment fait la couverture du magazine La Maison du 21e siècle. En matière d'économie d'énergie, c'est un obsédé. Il fait la promotion de l'énergie solaire depuis plus de 20 ans, et plus particulièrement du chauffe-eau solaire, une installation coûtant environ 3800 $ et qui pourrait faire économiser quelque 50 % des coûts d'électricité liés au chauffage de l'eau. Benoît Perron a fait son mémoire de maîtrise sur les mesures pouvant être prises pour économiser l'énergie à la maison. "Selon mes conclusions, il est possible d'économiser jusqu'à 50 % de l'énergie utilisée dans une résidence en mettant en branle des mesures dont le coût peut s'amortir sur tout au plus cinq ans." La plupart de ces mesures, il les a d'ailleurs installées chez lui. Efforts timides, résultats encourageants L'Agence de l'efficacité énergétique du Québec (AEE), un organisme gouvernemental qui fonctionne avec un maigre budget annuel de 9,7 millions de dollars, a publié, en décembre 2002, le bilan de ses cinq premières années d'existence. On peut y lire qu'entre le 3 décembre 1997 et le 31 mars 2002, les différents projets mis de l'avant par l'AEE ont permis d'économiser l'équivalent annuel de 250 000 mégawatts, soit l'équivalent des besoins énergétiques annuels de 10 000 maisons. On tient quelque chose. "Il y a une prise de conscience des Québécois quant à la consommation responsable de l'électricité, mais on a encore du chemin à faire", dit le responsable des communications à l'AEE, Jean Guay. Combien d'emplois, combien d'économie d'énergie et combien de réduction des gaz à effet de serre pourrait faire l'Agence de l'efficacité énergétique si elle avait un budget de 550 millions $, soit celui que l'on est prêt à octroyer pour la construction de la centrale du Suroît? Pourrait-on propulser vers de nouvelles sphères le concept de maison éco-énergétique Novoclimat (on en compte près de 800 à ce jour), ou financer des chauffe-eau solaires pour les propriétaires... Manque de leadership en matière d'économie d'énergie Hydro-Québec, un fournisseur d'électricité, est fort mal placée pour jouer un rôle prédominant en matière d'économie d'énergie, soutient Benoît Perron. L'attaché politique du ministre Hamad, Pierre Choquette, est toutefois d'avis que la société d'État aurait tout à gagner si les Québécois consommaient moins d'électricité: "Si Hydro-Québec réussissait à réduire la consommation énergétique à un point tel qu'il y aurait plus d'énergie à consacrer à l'exportation, ce serait payant pour les Québécois." "Dans le contexte québécois, le gaz naturel ne fait aucun sens, dit Steven Guilbault. En Allemagne, par exemple, si on utilise le gaz naturel pour éliminer l'utilisation du charbon ou du nucléaire, c'est une avancée. Mais au Québec, une centrale thermique au gaz naturel est plus polluant que tout ce qu'on fait déjà." Qui aura la volonté politique de réaliser un tel programme? Le gouvernement Charest est "prêt" à bien des choses, mais pas à donner au Québec une politique énergétique progressive et pertinente dans un contexte où le réchauffement climatique est, à ce jour, un problème beaucoup plus préoccupant que les supposés ratés à court terme du réseau d'Hydro-Québec.
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27 mars 2004, 10:11
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Les dernières semaines de grands froids nous ont permis d'ajouter une nouvelle page au grand livre de records Guiness; soit la plus grande consommation d'électricité jamais utilisée pour une période de 30 secondes.
Telle la soudaine célébrité de la gentrification, "le nouveau record de consommation hydro-électrique absolue... (Colette)" envahit maintenant la bouche de ces journalistes insipides. Pourquoi ne pas rajouter la chronique Hydro-Québec au bulletin météo de Trop Vipère et Acharné pour INformer Corectement (Voir TVA INC.).
On aura beau déblatérer ce que l'on veut sur les grands froids, il n'en reste pas moins que ce sujet n'est utilisé que dans le seul but de satisfaire le "lobbying" qui existe pour l'augmentation des tarifs d'électricité par la très "Ônorable" Hydro-Québec. N'en résulte pas moins à quel point les journaliste sont (a)vides de sujets et n'ont même plus le discernement entre nouvelles et propagandes libérales-économiques.
Pendant ce temps, on regarde Hydro-Québec et on se demande si c'est sa mission... les économies... et sa mission de couper les prix... Hydro-Québec serait-elle devenue le Wal-Mart de l'électricité, lorsque c'est le temps de vendre NOTRE électricité aux américains.
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12 févr. 2004, 10:25
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Depuis une centaine d'année le climat de notre planète est modifié. De nombreuses études ont montré que les changements ne sont pas uniquement dus à des causes naturelles. Des rapports publiés par le GIEC (experts sur l'évolution du climat) dénoncent l'influence néfaste des gaz à effet de serre sur notre environnement.
Au banc des accusés, bien sûr le parc industriel et celui des transports.
Depuis les accords de Kioto ratifiés par le Canada le 17 décembre 2002, on pourrait croire qu'un nouveau virage pour diminuer l'émission des gaz a été effectué. Notre pays comme bien d'autres s'est engagé mondialement à lutter de façon efficace contre l'augmentation des émissions de GES.
Polémiques, verbiages, controverses, débats, tout ça n'est que foutaise!
Pourquoi signer des accords qu'on ne veut pas honorer? Pourquoi se moque-t on ouvertement des conséquences de nos choix énergétiques? Pourquoi s'engager dans une voie qui nous conduira vers un réchauffement de notre climat, vers des situations météorologiques extrêmes, vers l'inondation et l'érosion de notre littoral, vers la réduction du débit de nos fleuves voir la diminution de nos quantités d'eau potable?
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Hydro Québec n'est-il pas conscient que ces choix influenceront notre futur? Est-il conscient qu'il hypothèque le futur de nos enfants?
Je constate que l'être humain est le seul animal qui n'apprend pas de ses erreurs. Il sait que les GES perturbent son environnement et son climat, mais il souhaite quand même engager des politiques énergétiques polluantes.
Réagissez avant qu'il ne soit trop tard, quittez le bateau tant qu'il est encore temps car sinon vous nous ferez sombrer nous aussi!
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11 févr. 2004, 20:24
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Je l'avoue, j'ai un faible pour les centrales qui émettent des gaz à effet de serre... Avez-vous déjà entendu parler d'une personne se déclarant ouvertement en faveur des gaz à effet de serre ou des CFC émis par les frigos? Moi non plus...
Pourtant, combien de personnes connaissez-vous qui roulent seuls en fourgonnette? Combien de personnes connaissez-vous qui prennent leur voiture pour se rendre au coin de la rue? Combien de personnes connaissez-vous qui laissent la télévision allumée toute la journée? Beaucoup il va sans dire...
Certes, il est intéressant (et rassurant) de voir la population québécoise se mobiliser pour dénoncer la construction de la centre de Suroît. Cependant, il est beaucoup plus déprimant de constater que les Québécois (tous les Occidentaux sont comme ça, ne vous en faites pas!) ont la conscience collective un peu individualiste. On crie au meurtre lorsqu'on risque d'augmenter l'émission de gaz à effet de serre, mais on se dit que ce n'est pas vraiment grave si nous-mêmes ne faisons aucun effort pour améliorer notre environnement.
Combien de fois ai-je entendu quelqu'un dire: "tout le monde le fait" ou encore "ça changera rien que je le fasse"? Trop souvent...
La sauvegarde de l'environnement n'est pas qu'une décision collective, c'est également une décision que chacun d'entre nous doit prendre...
A suivre!
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08 févr. 2004, 17:57
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Pour tenter de nous diriger vers une réponse à cette question, je me limiterai à exposer les faits suivants:
Les canadiens sont avec les norvégiens les champions mondiaux en consommation d'électricité par habitant (le climat le favorise...)
Peu de pays peuvent nous rivaliser pour la quantité de cours d'eau disponibles à l'hydroélectricité. Le Canada est chef de file mondial en hydroélectricité.
Hydro-Québec est une société d'état qui fait des profits! Notre très riche voisin du sud est le plus gros énergivore de la planète et doit importer son énergie.
Une réponse ne vient pas simplement mais d'autres questions apparaissent:
Est-ce que nous consommons trop d'énergie? Doit-on plutôt revoir notre consommation?
A quel prix sur l'environnement et notre santé, accepterions-nous d'enrichir nos coffres-forts?
Il y a aussi le problème du transport de l'énergie. Nous avons beau avoir tous ces cours d'eau dans le Nord...mais voilà loin des centres urbains concentrés dans le sud de la province.
L'hydroélectricité, l'énergie propre, était la solution miracle et le jackpot pour le Québec dans les années 70. Il est plutot surprenant qu' un pays comme le nôtre doit encore débattre sur des centrales thermiques et nucléaires (réfection de Gentilly).
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04 févr. 2004, 12:51
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Je trouve ça incroyable qu'une société d'état puissent avoir encore un tel manque de conscience environnementale et sociale! Cette société agit seulement en fonction du capital et non en fonction du sens moral.
Pendant que nous tentons tant bien que mal à réduire les gaz à effet de serre, eux permettent l'établissement d'une centrale augmentant celui-ci de 3 %. Cette société invoque un manque d'énergie, nous devrions leur demander combien ils en vendent aux autres provinces et au États unis, nous aurions probablement un choc!!! La seule période de l'année nécessitent augmentation du potentiel électrique, c'est le temps des fêtes.
Si chacun des Québécois prenaient conscience de l'importance d'épargner l'électricité et faisait disparaître les millions de guirlandes lumineuses qui arborent leurs maisons, nous ne fournirions plus de raisons valables à Hydro-Québec de construire de telles centrales. Ainsi nous pourrons plus farouchement lutter contre cette société assoiffée d'argent!
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04 févr. 2004, 10:59
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Je trouve complètement aberrant de payer mon électricité toute l'année et quand j'estime en avoir réellement besoin, car il fait frais dans la maison, Hydro -Québec me demande de diminuer ma consommation.
Comme tout bon citoyen, j'ai descendu de 2 degrés mon chauffage dans toutes les pièces mais j'avoue que cette mesure m'a un peu décontenancée. Etant d'origine française je remarque que le prix de l'électricité au Québec nuit à son économie! Les gens partent en vacances ou faire leur épicerie en laissant leurs lumières allumées, histoire de convaincre les voleurs qu'ils sont chez eux. Pas si dupes que ça les voleurs! Il m'arrive souvent en plaisantant de demander aux enfants qui viennent chez moi si leur père a un contrat avec Hydro-Québec car ils ont la manie de ne jamais éteindre les lumières! Dans notre famille nous avons sensibilisé nos enfants à éteindre les lumières de façon systématique quand nous changeons de pièce. Mais ils semblerait que ce comportement soit en rapport avec notre culture. De l'autre coté de l'atlantique, l'électricité est onéreuse et pour éviter une attaque lors de la réception de la facture on prend la peine de ne pas la gaspiller.
Quand à la création de cette nouvelle centrale thermique, elle confirme l'idée qu Hydro-Québec n'est plus une société de service publique mais bien une société qui souhaite avant tout générer des profits!
Il faut que ça rentre dans ses caisses et peu importe si ce projet est une véritable aberration écologique! Quand enfin prendrons nous conscience que la terre doit être protégée!Qu'elle est notre héritage et qu'on se doit de la léguer à nos enfants! Que ferons nous quand il sera trop tard! Saint-Exupéry souligne dans ces écrits que le propre de l'homme est sa capacité d'être responsable. Etre capable de se réjouir pour le succès remporté par une équipe que l'on apprécie, être capable d'avoir honte pour des actes que d'autres ont commis!
Pour ma part je ne suis pas fière face à ce nouveau projet!
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03 févr. 2004, 14:09
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N'est-ce pas un peu risible qu'un ministre chargé des ressources naturelles et de la faune d'une province (Sam Hamad) cautionne des projets qui engendre leur destruction?
Il est désolant de voir que le point de vue de certains politiciens inconscients et cupides n'a guère évolué depuis des années, nonobstant toute l'information dont nous disposons
aujourd'hui.
Je présume que M.Hamad est trop occupé pour regarder les reportages de "Découverte" sur la fonte de l'Arctique, pour lire le livre "Mal de terre" d'Hubert Reeves ou les articles de Louis-Gilles Francoeur dans Le Devoir. Il saurait peut-être un peu, un tout petit peu ce qui est en train de se passer sur la planète! Après tout, est-il notre représentant oui ou non? Permettez-moi d'en douter...
Ce projet de centrale thermique démontre clairement que le gouvernement Charest ne voit pas les Québécois comme des citoyens, mais bien comme des clients, des signes de piasses! Une telle inconscience, voire insolence (puisque je suis convaincu, malgré tout, que le gouvernement est au courant des conséquences, déjà en branle au Québec, du réchauffement planétaire), cette horreur mérite une réaction forte. On ne parle pas ici de fédéralistes vs souverainistes, mais bien d'encourager des mesures qui assureront notre propre survie. Il faut mettre de côté ces chicanes politiques et agir, non pas comme Québécois, mais comme citoyens du monde.
Pensez au Bangladesh, aux Pays-Bas, aux iles du Pacifique en train de s'engloutir, aux villages bordant le St-Laurent qui subiront le même sort. Pensez aux larves d'insectes migrant soudainement des États-Unis pour ravager nos forêts, pensez à la disparition des ours polaires, des renards arctiques, pensez simplement à la grande respiration de CO2 que vous prendrez la prochaine fois que vous sortirez de chez vous.
La construction de Suroit est un acte odieux et inutile dont le seul but est de faire de l'argent au détriment de notre qualité de vie. Manifestez!
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03 févr. 2004, 00:48
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Encore une "gimmick" où je sens que je me fais avoir. Je n'arrive pas à croire, et n'y arriverai d'ailleurs jamais, qu'une idée comme celle-ci puisse être envisagée en 2004. Ne sait-on pas que la pollution gagne du terrain malgré les vastes campagnes de sensibilisation ? Le Canada n'a-t-il pas ratifié Kyoto ? Pis on en as-tu vraiment besoin de toute cette énergie ou c'est seulement pour que quelques dirigeants fasse la "piasse" sur le dos de la planète (c'est malheureusement pas très nouveau tout ça...)
Bref, l'histoire se répète et on me prend vraiment pour une nouille !
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02 févr. 2004, 22:25
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Et pourquoi ne pas se pencher d'avantage vers des énergies vertes, comme l'énergie éolienne et solaires ?
La Gaspésie par exemple serait un bon endroit pour des éoliennes. Et des panneaux solaires jumelés avec l'électricité peuvent aussi très bien fonctionner. Pourquoi est-ce qu'on n'investirait pas dans ce genre de projets plutôt que de polluer encore et toujours plus!
C'est bien étrange comme on n'entend pas souvent parler de projets ou d'études du genre de la part d'hydro-Québec! Y aurait-t-il anguille sous... certains dossiers? Pas assez payant pour les actionnaires ou quoi?
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02 févr. 2004, 21:20
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La pollution est une responsabilité individuelle. La société est une entité morte sans l'individu. Le maillon le plus sûr de la société est celui qui la compose. L'existence de l'ensemble est conditionnelle à l'élément, une loi simple de la mathématique appliquée. Donc, pour changer le comportement de l'ensemble, on commence d'abord de changer le comportement de l'élément qui le compose. L'individu doit prendre des mesures adéquates pour influencer le comportement de sa société. Descendre dans la rue, écrire sur le Voir.ca, contrôler sa consommation (pas seulement électrique mais aussi dans tous ses achats. Exemple : Si on achète trois pantalons neufs par année. Alors, on essayera d'acheter deux neufs et un usagé cette année. Quand on est 30 millions. Donc, trente millions de pantalons ne sont pas produits. Alors, moins de pollution) sont des mesures appropriées, responsables et nécessaires.
Par contre, la pollution ne peut pas être combattue individuellement. Nous sommes dans une période de détérioration environnementale dû à notre mode de vie. Donc, nous sommes tous responsables de la situation actuelle. L'usage collectif de l'électricité, de l'eau courante, la consommation effrénée polluent nécessairement notre milieu de vie.
Mettre à la poubelle la constatation de Hubert Reeves sur la détérioration de l'environnement dû à la pollution est un aveu d'échec. On vient juste de traverser un été chaud et d'un coup cette longue période de froid. Pire encore , le degré d'humidité très élevé nous complique la vie en été en se mélangeant avec la pollution(les gaz chauds des véhicules) dans les grandes villes. L'exemple de la pollution à Paris l'été dernier est une évidence.
La pollution est la conséquence d'une gestion laissée à la merci des industriels. La pensée droite et monotone des ces derniers était dirigée vers le profit et la richesse sans l'opposition de la masse. Alors, souffrons la conséquence de notre silence.
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02 févr. 2004, 18:57
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Il y a, au Québec, une mentalité qui s'est installée et qui ne veut plus sortir des moeurs. Sitôt qu'un évènement survient, on se retourne vers les différents paliers de gouvernements et on quémande de l'argent. Oui, en quelque part, c'est un peu leur rôle, cependant que c'est devenu un automatisme. Trop de précipitations ont ruiné la récolte de maïs, on demande des millions en dédommagement ; la tordeuse d'épinette refait surface, d'autres millions ; une usine ferme, on demande aux gouvernements d'investir.
Avec tous les services sociaux qui nous sont offerts et tous les millions demandés à chaque imprévu, il n'est pas surprenant de voir notre taux d'imposition.
Je ne dis pas que le gouvernement ne doive rien faire dans ces dossiers. Seulement, il serait bon de voir plus de gens se lever et retrousser leurs manches, il faut cesser de croire que les autres vont tout régler à notre place. Nous avons un problème, ce n'est pas en le déléguant aux autres que nous pourrons nous en sortir. S'ils investissent et nous épaulent, tant mieux, toutefois, les bases doivent s'ériger par nous, pour nous.
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02 févr. 2004, 17:41
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Pourquoi a-t-on toujours l'impression de négocier avec une entreprise privée quand il survient des divergences entre la population et Hydro-Québec? Le ministère de l'environnement a des doutes quant à la raison d'être de ce projet et il semble que la communication ne se fasse pas quelque part!
De plus, pourquoi est-ce qu'un état comme le nôtre peut encore tolérer ce type d'usine presque ancestrale et très polluante? J'ai l'impression que nous sommes au vingtième siècle et que ce débat ne devrait même pas avoir lieu car le projet ne devrait jamais avoir été mis sur papier!
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02 févr. 2004, 15:18
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Je ne crois pas que les québécois aient besoin de plus d'électricité, mais ce dont je suis certaine, c'est qu'Hydro-Quebec a un grand besoin de power.
J'ai été scandalisée en lisant un commentaire concernant cet article. L'écrivain y dit que pour une fois que les Québécois possède une richesse que les Américains n'ont pas, il faudrait profiter de notre victoire. Non mais quelle façon de penser a la Bush! À quoi ça sert de vouloir être meilleur que le voisin quand le plan est de détruire son propre pays? Peut-être qu'en ayant plus de power , Hydro-Québec sera plus fort que les États-Unis, mais à quel prix? La plupart des gens ne savent pas a quel point la construction d'un barrage hydro-électrique peut avoir des conséquences écologiques désastreuses. L'innondation de terres à elle seule pollue tout le sol qu'elle touche, imaginez donc la suite...mais ca ne parait pas, c'est sous l'eau et dans le sol, hypocrite comme l'Hydro!
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02 févr. 2004, 13:34
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L'absurde est drôle habituellement...oui mais là devrions-nous appeler ce projet absurdité ou aberration? Je crois que le mot aberration est même trop faible pour un projet du genre. Nous avons une belle image, nous sommes des pionniers, pour ce qui est de certaines mesures et politiques environnementales, mais pourquoi conserver cette notoriété. Vite une centrale thermique! Connerie que de demander aux gens d'utiliser le transport en commun pour le bien de la nature et de l'air respirable de la ville, quand de l'autre côté nous implantons une centrale qui équivaudrait à plus ou moins 600 000 voitures. Prêcher par l'exemple, adoptons la politique du je m'en foutisme, «...de toute façon on sera plus là quand les chimistes vont manger le globe...». Les générations futures, nous sommes prêts à les sacrifier!
Qu'est-ce que ce gouvernement, qui a voté pour lui? Merde!
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02 févr. 2004, 13:17
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Un seul élément me réconforte dans ce dossier : la réaction et le soulevement de la population. Bien qu'il en faudra encore beaucoup plus pour faire reculer cette décision politique, et économique, la table est mise pour cristalliser l'opinion du public et susciter le niveau d'intérêt nécessaire pour que nos dirigeants en tiennent réellement compte.
N'oublions pas l'effet des manifs contre les interventions en Irak et celles contre les mini-centrales...
L'éditorial de Martineau cette semaine ne pouvait être plus d'actualité ; ce qui aurait pu passer inaperçu il y a 15 ou 20 ans est maintenant une préoccupation que l'on s'appropie.
Ceci dit, n'oublions quelques faits :
- Le gouvernement libéral a demandé à Hydro-Québec de générer deux fois de profits que l'an passé. Objectif : passer de 300 millions à 600 millions de dollars de profits. Difficile de refiler l'intégralité de la facture aux Québécois...
- Caillé est un entrepreneur issu du milieu privé. La stagnation du développement des projets est synonyme d'inanition. Il ne lui en fallait donc pas plus pour se retrousser les manches et repartir la machine à projet... coûte que coûte.
Autre pétition à signer : http://www.heritagestbernard.qc.ca/petition/index.asp?page=1&submit=1
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