Transferts illicites de technologies nucléaires
La java des bombes atomiques
ARTICLE -
19 février 2004
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Abdul Qadeer Khan en des temps plus glorieux, célébrant le lancement (sic) du missile Ghauri II. Portée de 1500 kilomètres, 750 kilos de charge nucléaire.
photo: AFP/CORBIS/MAGMA
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Les aveux du père de la bombe atomique pakistanaise, prenant le blâme pour des fuites de technologies nucléaires vers certains "États voyous", soulèvent des questionnements: le Pakistan présente-t-il une menace plus imminente que celle invoquée par le gouvernement Bush pour justifier la guerre en Irak?
Fin 2003. L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) fournit aux autorités pakistanaises des documents démontrant certains liens entre le programme nucléaire de l'Iran et celui du Pakistan. Bizarrement, les deux pays possèdent le même type de centrifugeuse servant à enrichir l'uranium. Coïncidence?Les soupçons de prolifération nucléaire aboutissent à un interrogatoire en règle de quelques scientifiques, dont le Dr Abdul Qadeer Khan, ex-directeur du principal centre de recherche nucléaire du Pakistan. Dans un document signé, Khan reconnaît avoir participé au trafic de matériel servant à construire une centrifugeuse, entre autres choses. L'Iran, la Libye et la Corée du Nord sont au nombre des pays ayant bénéficié de ce marché noir. Ses aveux, Khan les fera publiquement, début février, à la télévision d'État pakistanaise. Revendiquant "la totale responsabilité" de ses actes, tout en demandant pardon au peuple pakistanais, Khan souhaite qu'on ne "politise pas la question" et en profite pour blanchir son gouvernement de toute responsabilité dans ce dossier. Des observateurs ne tardent pas à interpréter ce geste comme une façon de négocier son impunité. Petite histoire d'un héros Son portrait est accroché aux murs de plusieurs cuisines pakistanaises. Au "pays des purs", le docteur Abdul Qadeer Khan est considéré comme un héros. La bombe atomique est une véritable fierté nationale. Après une cuisante défaite dans le conflit contre l'Inde (1971), à propos du Bangladesh, le président pakistanais de l'époque, Ali Bhutto, promettait que son pays se doterait de l'arme nucléaire. "Nous construirons la bombe, même si nous devons manger de l'herbe", avait-il déclaré. Dès lors, le désir de posséder une frappe nucléaire pouvant contrer celle de l'Inde, son grand rival, devint une politique nationale pour le Pakistan. En 1975, le Dr Khan, formé en Allemagne, mit sur pied l'ambitieux projet. Au terme de plusieurs années de recherche, il réussit enfin, en mai 1998, à donner au Pakistan la première bombe nucléaire "islamique". L'idole d'un peuple était née. Le marché noir Pendant ses 25 années à la tête du programme nucléaire pakistanais, Khan aurait conclu, pour son propre bénéfice, diverses transactions avec d'autres pays aussi désireux que le sien de posséder l'arme nucléaire. Le réseau dont faisait partie Khan était fort bien organisé. Selon l'enquête de l'AIEA et de la CIA, le trafic, qui aurait débuté en 1989, avait toute l'apparence d'un projet concerté entre plusieurs protagonistes du Pakistan et d'ailleurs. L'équipement nucléaire aurait été acheminé par avion ou par bateau en Malaisie par des intermédiaires allemands et sri lankais. Une fois retapé, il aurait été vendu à la Corée du Nord, notamment. Grâce à sa petite entreprise, Abdul Qadeer Khan a fait fortune. La pointe de l'iceberg Le directeur général de l'AIEA, Mohamed ElBaradei, avoue ignorer si le "père" de la bombe atomique pakistanaise était à la tête de ce réseau. Une seule certitude: il ne travaillait pas seul. ElBaradei croit que Khan n'était qu'un "rouage d'un vaste mécanisme" et que le gouvernement du Pakistan devra répondre des allégations selon lesquelles l'armée ou le gouvernement auraient facilité ses activités.
Jean-François Rioux, professeur à l'Université Saint-Paul (Ottawa) et spécialiste du contrôle des armements à la Chaire Raoul-Dandurand (UQAM), doute aussi du discours de Khan, qui disculpe son gouvernement: "On veut faire porter le blâme au docteur, mais il est absolument certain que des gens qui participent à des programmes aussi secrets que ceux-là sont suivis par les services secrets." Le professeur ajoute que le gouvernement pakistanais aurait peut-être même ordonné cette prolifération en échange de certains avantages. "Avec la Corée du Nord, par exemple, on a pu échanger des secrets nucléaires contre des technologies de missiles. C'est une très forte possibilité." D'ailleurs, un arrangement entre le Pakistan et la Corée du Nord existerait depuis 1994. En avril 1998, le Pakistan a procédé au tir d'un missile balistique Ghauri, identique au missile nord-coréen No-Dong. Quelques mois plus tard, Pervez Musharraf, président actuel du Pakistan, prenait le commandement des forces armées. Comment pouvait-il alors ne pas être au courant des moyens que son pays a pris pour se procurer les technologies servant à fabriquer des missiles pouvant porter des ogives nucléaires? Position inconfortable La découverte de ces "fuites" met le Pakistan, un allié des États-Unis dans la guerre au terrorisme, dans une position inconfortable face à l'Oncle Sam. Une position tout aussi inconfortable pour le gouvernement américain. À la suite des aveux du Dr Khan, le gouvernement Bush s'est empressé de déclarer qu'il ne croyait pas les autorités pakistanaises responsables de cette prolifération et a indiqué ne pas vouloir faire pression afin qu'Islamabad accepte une enquête approfondie sur son rôle dans les fuites nucléaires. Washington soutient et cherche à garder en poste Pervez Musharraf, un militaire qui a pris le contrôle du pays après le coup d'État de 1999. Ce dernier est considéré comme un élément de stabilité dans un pays où les courants extrémistes potentiellement dangereux sont toujours bien présents. D'un côté, le gouvernement américain doit donc montrer sa détermination à éradiquer la prolifération d'armes de destruction massive, notamment dans les pays situés dans l'Axe du Mal, mais de l'autre, il ne veut pas risquer de se mettre à dos un de ses plus proches alliés dans le monde musulman. Or, le Pakistan n'a pas signé le Traité de non-prolifération nucléaire, tout comme l'Inde et Israël. Ratifié en 1970, ce traité international signé par 188 pays vise à interdire l'exportation d'armes et de techniques nucléaires vers des pays qui n'en sont pas dotés. Le Pakistan aurait donc, en théorie, le droit de faire de la prolifération nucléaire. "Mais le fait que le Pakistan se sente mal démontre l'impact de ce traité. Les pays qui ne l'ont pas signé se sentent un peu comme des parias à cause de cela", souligne Jean-François Rioux. Critiques et observateurs s'interrogent désormais à savoir si le Pakistan, qui compte son lot d'extrémistes proches du pouvoir, ne serait pas une menace plus urgente que les (toujours hypothétiques) armes de destruction massive de Saddam Hussein. "(Le gouvernement américain) doit accepter que l'armée et les dirigeants pakistanais ont fait davantage pour menacer la sécurité des États-Unis et du monde entier avec des armes de destruction massive qu'Al-Qaida et Saddam Hussein", soutient le Washington Post. Pour Jean-François Rioux, la vraie question est ailleurs. "Tout ça importe peu; ce qui compte, c'est que cette bombe ne soit jamais utilisée. Il faudra d'abord surveiller les négociations sur le Cachemire, qui recommenceront bientôt (entre l'Inde et le Pakistan). Ensuite, il faudra que le gouvernement Musharraf garde un œil, et je suis sûr qu'il le fait, sur les islamiques extrémistes, mais aussi sur les savants du programme atomique et les services secrets afin d'éviter que ces gens-là puissent leur transférer de la technologie nucléaire."
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27 mars 2004, 15:27
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La société craint toujours la dégerescence d'un conflit nucléaire. Ne serait-ce qu'une seule bévue, les réponses automatisées des systèmes de défense nucléaire soviétique et américain anéantiraient la vie sur la planète rapidement. C'est à peine si on aurait le temps d'y penser. Les retombées radioactives, l'hiver nucléaire sont des choses qui n'affecteraient que quelques survivants (une expédition d'alpinistes en Himalaya par exemple).
Mais si le conflit nucléaire est évitable, d'autres maux rongent lentement la société humaine et notre réaction pour contrecarrer cette mort inévitable est tellement lente que même optimiste, on peut espérer un maximum de 200 ans encore. Nous détruisons notre environnement en toute inconscience, on sait qu'on le fait, on sait qu'on agit trop tard, mais on continue de polluer les mers et l'air. On continue de brûler la forêt amazonienne et de vider les ressources pétrolifères qui nous ont rendu esclave. Les conflits armés dans les autres pays nous offrent un divertissement, mais pourquoi la mort d'autrui engendrerait notre compassion. Nous n'avons même pas le courage d'enrayer la pollution et le gaspillage de nos ressources qui nous affectent directement. Réduire la consommation, recycler, réutiliser .. ben voyons c'est bon pour le voisin qui est trop con pour faire 75000 par année et ainsi avoir le privilège de gaspiller parce qu'il a le fric pour être au-dessus de la moyenne.
L'apathie est aussi un autre mal qui nous étrangle lentement mais efficacement. Pourquoi agir maintenant, ça fait depuis 1992 que Rio de Janeiro avait voulu sauver la planète et a échoué. Kyoto en 2010, pas besoin de s'énerver maintenant. Le gouvernement sait mieux que nous comment gérer la crise environnementale.. Après tout c'est eux qui sont responsables, pourquoi s'en faire... demain peut-être on va bouger. Mais s'impliquer c'est trop d'effort. Le stress c'est pas cool, prends ton pot pis relax. C'est notre société d'avenir!
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09 mars 2004, 06:02
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Entre amis n'est-il pas normal de s'aider? La prolifératon et la destruction possible de milliers de vies et de gens innecents, Ça ne veut rien dire face à la soif de pouvoir et aux enjeu géopolitique. Nous ne sommes rien et nous ne disons rien. Finalement n'avons-nous pas ce que nous méritons. Notre silence coupable. Car aujourd'hui plus que jamais nous avons obligations du devoir de parole.
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02 mars 2004, 23:09
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Le Pakistan est-il dangereux? Mais que dire de nos voisins du sud qui osent critiquer tout le monde alors qu'eux même possèdent une quantité inimaginable d'armes nucléaires! Pourquoi se donnent-ils le droit d'avoir en leur possession ces armes tandis que le Pakistan devient automotiquement étiqueté menace potentielle? Parce qu'ils savent les utiliser plus intelligemment? Faites moi rire... En ayant le plus haut taux de mortalité relié aux balles perdues ou d'accidents reliés aux armes à feu, je n'ose pas imaginer ce qu'il peut arriver lorsque nous parlons d'armes de destruction massive...
De plus, tous les pays dotés d'armes de telle sorte devrait plutôt investir cet argent à des fins beaucoup plus utiles et saines. En sachant que les États-Unis investissent la majorité de leur budget dans l'armée et que les autorités Pakistanaises sont prêtes à faire manger de l'herbe au peuple afin de se doter d'une arme nucléaire, tout cela me désole et m'inquiète profondément pour l'avenir de notre monde.
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24 févr. 2004, 22:06
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La popularité de George W. Bush aux États-Unis ne cessait de chuter lors de l'invasion de l'Irak par la puissance mondiale qui n'a pas vraiment mené loin loin, car on doit encore être en train de chercher des traces de ses matières chimiques ou tout ce que Bush a ien pu tenter d'inventer à ses compatriotes... Pourtant, avec la récente capture de Saddam Hussein, la popularité grossit de nouveau... Et même s'il ne s'agit que de différence de point de vue pour certains, il reste que la présente chronique nous prouve qu'il n'y a pas que les géants de l'Amérique du Nord qui ont de quoi se reprocher... Notre beau pays peut nous sembler bien sécuritaire... Mais sachez qu'il ne s'agit pas seulement d'une question de proximité avec Oncle Sam qui pourrait nous causer bien des dommages...
Déjà depuis quelques temps (avec les attentats du 11 septembre et tout le suivi) le Canada est la cible plusieurs scandales... Alors qu'en 2001 les pilotes se seraient instruits au Canada, en 2004, nos vaches sont infectés... Mais pire encore, une question de bombe atomique vien tnous rejoindre à un certain point... Mais où s'en va l'avenir de notre pays? Énoncé assez poussé qui risque de faire l'objet d'une question très complexe non seulement au niveau de notre gouvernement, mais aussi de notre population qui, avec ce qu'est la démocratie d'aujourd'hui, a le droit de savoir... et de savoir TOUT!
On dirait que depuis déjà quelques années, chaque fois qu'il y a scandale, la politique fait figure première... Mais pire, on dirait que le Canada est de plus en plus présent dans toutes ces questions complexes mais pertinentes... à se demander si on a quelque chose à se reprocher, si les États-Unis essaient de se déculpabiliser ou bien encore si notre proximité peut nous nuire plus qu'elle ne nous avantage... Mais d'après moi, la domination Américaine est sur le point de chuter... Alors reste à voir ce que le futur nous réserve à nous, population canadienne!
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19 févr. 2004, 15:14
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Je ne suis pas d'accord avec ceux qui disent qu'en 2004, nous n'avons pas besoin des armes nucléaires. Elles sont utiles et essentielles au pays qui en possède. Non, car nous en avons jamais eu besoin de ses armes peu importe l'année. C'est la pire invention que l'homme est pu créer.
Que ce soit au Pakistan, au Japon, en Corée, en Chine et même au États-Unis, aucun pays ne devrait être en posséssion de tel armement. Ça sert à quoi au juste d'en avoir? Qui voudrais que le 6 août 1945 se répéte? Et bien oui, à cette date, un lundi matin à 8h15 ce produisait la pire attaque nucléaire que le Japon n'est jamais reçu.
Qui voudrait revivre un tel supplice? Une troisième guerre mondiale avec ça! Je ne peux comprendre pourquoi il est important de posséder, de fabriquer, ou même que de penser aux armes nucléaires. Ne parlez pas trop fort, surtout pas aux oreilles du gouvernement américain. Je crois que ce pays et bel et bien assez puissant comme ça!
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24 févr. 2004, 15:58
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Je me demande bien ce qu'on peut faire dans un monde aussi fou que le notre? Pourquoi l'humanité n'a-t-elle de plus grand désir que de se détruire? Tout n'est toujours qu'une question de compétition, de vistoire et de pouvoir. Dans pratiquement tout ce que l'on fait nous intégrons une composante de compétition alors c'est tout à fait dans la logique des choses que de compétitionner pour les armes nucléaires aussi.
La compétition est à peu prêt une des seules choses que le monde entier a en commun et ce même si certains tentent de le nier. N'est-ce pas curieux que ce qui nous unisse soit un élément aussi négatif. Je ne dis pas que la compétition est uniquement négative mais dans ce cas ci il n'y a aucun éléments positifs.
PAUVRE NOUS!
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24 févr. 2004, 09:21
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J'aime bien être au courant du positionnement précis de ces merveilles d'ingéniosité, tant pour la localisation géographique de celle-ci que pour les rôles précis des détenteurs de ces merveilleux jouets devant la communauté internationale. De la même façon il semble pertinent de connaître les motivations qui poussent un pays à se ranger du bon ou du mauvais coté au niveau politique, économique et géographique. Voila la sincérité innocente et naïve. Dans la prolifération de ces gros pétards je pense à l'infaillibilité du résultat que j'anticipe, avec un peu d'imagination les images semblent surgir d'un tout droit de l'enfer.
Les positionnements sont vraiment sans importance, cela est dépourvu de sérieux.
Il est vrai, j'avoue, qu'en sachant tout cela, l'histoire de Khan, les amis atomiques, les nouveaux détenteurs, les présumées futur acheteurs, ne font qu'augmenter notre insécurité
et se pencher au-delà de cette terreur qui plane sur nos têtes, à savoir qui fait quoi et avec qui, me renvoie à mon opinion première sur le sujet; On se préoccupe que de chose sans importance.
La prolifération demeure l'essentiel du problème et bien au-delà des rôles que peuvent jouer les acteurs sur l'échiquier de l'intimidation car au moment où éclate le noyau d"uranium, à ce moment précis, il n'y a plus de distinction devant la politique, les frontières et les bons ou méchant. Il y a des victimes tout simplement et dans le scénario horrible des ripostes aux ripostes des ripostes on ne peut que déduire que l'homme s'attache à des futilités pour le moment. Voila la sincérité innocente et naïve de ces préoccupations
Qu'est-ce que ça change réellement de connaître les intentions des détenteurs des boum boum atomiques, que nous jugeons bonnes ou mauvaises, le résultat de la cause d'une éventuelle utilisation sera toujours le même. Un drame.
La prolifération de ces armes est une réalité, il faut la ramener dans des limites plus étroites.
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23 févr. 2004, 19:50
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Je lis les commentaires, je lis l'article de Steve Proulx et dans ma tête je ne peux m'empêcher de penser que dans ce domaine comme dans bien d'autres notre ignorance est grasse.
Que savons nous exactement? Ce que les gouvernements veulent bien que l'on sache.Ceux qui la possèdent l'ont ils vraiment? Ils en sont si fiers que c'en est indécent!
Ceux qui ne l'ont pas, souhaitent-ils se taire tout simplement ou garder leur effet de surprise!
Les progrès en technologie et en communications ont abouti à une diffusion massive de l'information dans les foyers mais je ne suis pas sûre d'avoir l'heure juste quand il s'agit de bombe nucléaire!
L'Homme est un loup pour l'homme et la force destructrice et assoiffée de pouvoir qui le guide le conduira à sa destruction.
L'être humain ne tire pas d'enseignements de ses erreurs et Nagasaki et Hiroshima sont deux noms noyés dans les océans d'atrocités commises par l'Homme.
Que léguerais-je à mes enfants? Quel sera leur héritage?
Je me prends à rêver d'un monde meilleur, où l'homme serait animé par l'amour des siens et de son prochain.
Un air trotte dans ma tête, une chanson d'un auteur compositeur interprète Raymond Lévesque qui plaide en faveur de l'amitié et de l'amour universel:
Quand les hommes vivront d'amour
Qu'il n'y aura plus de misère
Peut-être songeront-ils un jour
A nous qui seront morts, mon frère
Nous qui aurons aux mauvais jours
Dans la haine et puis dans la guerre
Cherché la paix, cherché l'amour
Qu'ils connaîtront alors mon frère...
Mais cela n'est qu'utopie, l'homme construit des bombes pour détruire et anéantir son voisin, encore et toujours la guerre!
Quand les hommes vivront d'amour, c'est qu'ils seront tous morts, mon frère!
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23 févr. 2004, 18:36
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Je comprends les occidentaux de s'inquièter face aux déclarations de Mr. Khan. Il n'est jamais rassurant d'entendre un homme qui avoue avoir fait le trafic de secrets nucléaires. Oui, il faut surveiller de près la situation et la communauté internationale se doit de garder un oeil vigilant sur le Pakistan, l'inde et le Bengladesh. De même que certains pays de l'ex- U.R.S.S.
N'oublions pas non plus la Corée du nord , la Lybie, L'iran, et quelques émirats Arabes également soupçonnés d'avoir une force nucléaire. Par contre, les aveux de m. Khan sont quelques années trop tard. Qui ne savait pas que tous ces pays possèdaient des armes de destructions massives ou du moins étaient en instance de s'en approprier?
Par contre qui est au courant que le Canada est le plus grand exportateur d'uranium au monde? En passant l'uranium est la matière première d'une bombe atomique. Qui sont ceux qui savaient que l'Italie, la France, la Grande-Bretagne avaient signé des traités visant aux développement de programmes nucléaires dans la plupart de ces pays, et que le Canada via les entreprises Américaines( encore une fois ) fournissaient les ingénieurs et l'équipement à ces gens en retour de beaucoup, beaucoup d'argent ? Avouez, la plupart vous ne le saviez pas, car ici en occident it's business as usual, comme l'a si bien dit le groupe megadeth dans les années 80, war is business and business is good! Alors qu'on ne fasse pas la vierge offensée devant des aveux d'un mec à l'autre bout du monde, alors que les ingrédients du cocktail sont recuellis dans nos mines, construites dans nos labos ( allez voir dans le techno-parc de ville St-laurent et voyez ce qui se concocte chez S.N.C., Rolls, et cie...) et revendus chez nos amis du sud pour être importés vers nos pseudo-ennemis de l'est!!! Vraiment , J'aimais mieux le Khan de Mr. Spock, au moins lui était vraiment fictif!There's no business like war business.
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21 févr. 2004, 10:14
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C'est pas croyable, c'est lui qui fabrique la bombe et il n'est pas complêtement coupable, sa photo est dans toutes les cuisines du Pakistan. Son pays n'est pas coupable mais ce sont eux qui subventionnent les recherches. Son gouvernement n'est pas coupable car il est surement suivi par des gardes du corps pour sa protection. Donc, qui est coupable ? La recette magique d'une bombe extrêmement puissante circule de pays en pays et personne n'est coupable. On peut échanger nos recettes mais seulement avec des pays qui ont des bombes et qui ont signé l'entente donc, c'est pas nous mais c'est qui ?
En attendant, le petit monsieur est riche et sa face apparait dans toutes les cuisines comme un héros qui a réussi un bel exploit pour tuer toute la planête. Wow ! belle fierté ça mon chum.
Ça me fait penser à nous on peut faire pousser de la mari mais on ne peut pas la vendre aux drogués. C'est aussi aberrant que ça !
Ou bien on a des voiture qui fait du 160 klm heures et on ne doit jamais dépasser 100 klm sur la grand route. C'est bien tentant de sortir du cadre de ce que l'on peut ou ne peut pas mais si on le fait, faut s'attendre à avoir un jour ou l'autre à répondre de nos actes.
Cher peuple Pakistanais, faites comme nous, notre Bombe à nous c'est Céline Dion, elle chante partout, elle chante fort, elle fait de l'argent et elle se dit fière d'être du Québec. Donc, vous pouvez aussi mettre sa photo dans votre cuisine si ça vous chante mais elle ne risque pas de détruire votre pays c'est certain.
Au début, je croyais que j'étais dans la section livre et qu'on nous présentait un nouveau polar mais non c'est vrai, mais avouez qu'il y a matière à en faire un livre à succès !
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23 févr. 2004, 06:27
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Quand le petit voisin d'à côté ou le petit cousin d'une ville fusionnée éloignée se procurent le
même jouet dangereux, on sort les griffes méprisantes et on s'arme d'arguments sécuri-
taires pour faire oublier que c'est dans notre cour que le bal des vampires a commencé.
Les U.S.A., armés à bloc impérialiste s'étonnent que des pays islamiques écoeurés d'être
traîtés comme des chameaux, imitent leur redoutable voisin ou leur invinsible cousin en se
procurant l'arme nucléaire pour protéger leur carré de sable et menacer le jardin du voisin/
cousin de représailles aux démesures gourmandes. Qui de la Lybie, du Pakistan, de l'Iran
de l'Afganistan ou de l'Iraq a averti l'adversaire, en lui lançant des avions kamikazes en
pleine face, pour lui jouer Des Tours et anéantir le World Trade Center? Les épuristes américains qui au Nom de Dieu veulent sauver la face de la terre et protéger leur derrière,
devraient se poser le cul sur un chameau , pour visualiser la position des opposants et de
cesser de croire que tous leurs ennemis roulent en gros blindés. Sam you are blind and
selfish, f*** you!
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22 févr. 2004, 14:04
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Hiroshima et Nagasaki en 1945, Three mile island dans les années 70, Chernobyl en 1986 et bientôt, un terroriste quelque part qui au nom de Dieu ou d'Allah fera apparaître un champignon dévastateur sur la surface de la planète, chaque jour le taux de probabilité augmente, à moins que ce ne soit une mutation génétique d'un virus quelconque qui se charge de nous rayer de la carte. Encore une fois, le nucléaire qui se veut la somme de toute violence concentrée à haute densité. À la télévision cette semaine on pouvait aperçevoir Vladimir Poutine sur un sous-marin de classe Trident qui a lui seul peut anéantir la moitié de la terre, que ce soit Khan, Ben Laden, Khadafi ou Khamenei, la haine du monde musulman ne sera assouvie que lorsqu'ils considéreront que l'occident impie aura payé pour ses exactions envers eux, au lieu de partager la richesse au niveau mondial, on envahi les pays qui sont soupçonnés d'abriter des terroristes. Qu'on demande à Israël de donner sa liste d'armes de destruction massive, le danger est partout même à Plattsburg ici à côté de chez nous, une base américaine pour B-1 et missiles intercontinentaux.
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22 févr. 2004, 13:31
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Devant la prolifération des armes de destruction massive, plusieurs personnes optent pour la rhétorique de "ceux qui s'en serviront en recevront une dans la tronche immédiatement après". Pour ces personnes, cela annulerait le danger, aucun état n'oserait déclencher les hostilités de peurs de se prendre une bombe pleine face à leur tour. Cependant, la donne à changer depuis la fin de la Guerre Froide. Si cette équation était valable à l'époque de l'affrontement Est vs Ouest, elle ne l'est plus aujourd'hui. Des États longtemps négligés ont pris le contrôle des armes nucléaires, même des multinationales du terrorisme auraient les moyens de se la procurer. Le danger réside dans le fait que plusieurs personnes rêvent de mourir en martyr pour telles ou telles causes. Ainsi, de plus en plus de gens se sentent pris dans un cul-de-sac face à la politique mondiale actuelle et ne voit d'autre issue que la haine, la guerre et la mort. Toutefois, la mort les effraie de moins en moins, car le concept de mourrir en martyr semble devenir de plus en plus populaire. Il n'y a qu'à faire le décompte du nombre d'attentats faits par des kamikazes pour s'en convaincre. Si une partie d'une population ne craint pas de mourir pour obtenir gain de cause, l'utilisation d'armes de destruction massive devient alors une option plus acceptable pour arriver à ses fns. Cela dit, il faut posséder lesdites armes en question.
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22 févr. 2004, 11:17
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Je trouve un peu drôle le concept du traité de non-prolifération nucléaire. Uniquement parce que le Pakistan ne l'a pas signé, cela lui donne le droit de partager sa technologie nucléaire ? Ben voyons. Moi je pense que l'arme atomique est une chose qui ne devrait pas exister et dont tous les pays devraient se débarasser. On ne sait jamais ce qui peut arriver. Un fou arrive au pouvoir et hop balance une bombe. C'est certain que d'autres pays répliqueraient. Pour ce qui est du docteur, je suis certain moi aussi que le gouvernement pakistanais savait tout de ces agissements. Après tout, son rôle était tellement important qu'il devait vraiment être surveillé. C'est une chance que le Pakistan ait des alliés aussi puissants que les États-Unis. Sinon, ils seraient dans le trouble.
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22 févr. 2004, 08:35
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C'est la valse des bombes atomiques. Le Pakistan, l'Iran, la Libye, la Corée du Nord et combien d'autres possèdent ou vont posséder cette arme nucléaire. Pour éviter ce trafic de matériel servant à les construire, pourquoi ne pas offrir à tous les pays du monde la possibilité de se doter d'une telle arme. Lorsque tous les pays posséderont l'arme, nous n'aurons plus rien à craindre, il ne resterait plus qu'à s'assurer du jour et de l'heure où un tel pays veut lancer son arme et le précéder d'une ou deux heures. Et voilà, le tour est joué.
Pour Jean-François Rioux, ç'est simple " Tout ça importe peu; ce qui compte, c'est que cette bombe ne soit jamais utilisée" Ce qui signifie, comme j'écris plus haut, à chacun sa bombe, mais défense de l'utiliser. Et sa conclusion est d'une simplicité remarquable " il faudra que le gouvernement Musharraf garde un oeil, et je suis sûr qu'il le fait, sur les islamiques extrémistes" Peut-on être plus naïf que ça ? Et Rioux est professeur à l'Université Saint-Paul et spécialiste du contrôle des armements. Alors que veut-on de plus, la solution est là, tout simplement, il s'agissait d'y penser !!!
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