Quel État veulent les Québécois?
Désengagez-vous, qu'ils disaient!
ARTICLE -
18 mars 2004
Frédéric Denoncourt
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photo: CP Photo / Jacques Bossinot
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La réingénierie de l'État alimente tous les débats depuis quelque temps. Mais tandis que les groupes syndicaux et sociaux manifestaient bruyamment, les Québécois se disaient en faveur des réductions d'impôts promises. De quel État avons-nous besoin? Des spécialistes se prononcent.
Si la révision en profondeur des missions et du rôle de l'État québécois entamée par le gouvernement, et qui passe par une diminution de la taille de la fonction publique, le recours à la sous-traitance dans le secteur public, la formation de partenariats public-privé, et des réductions d'impôts importantes, ne fait pas que des heureux, un sondage Léger Marketing mené en janvier dernier révélait que 70 % des Québécois veulent que le gouvernement tienne sa promesse de baisser les impôts dès cette année. Cet appui est plus marqué chez les femmes et chez ceux qui ont un emploi (72 %), chez les gens âgés de 25 à 44 ans (74 %) et chez les travailleurs syndiqués (75 %). Vues divergentes Réjean Breton, professeur à la Faculté de droit de l'Université Laval, se dit un farouche partisan des réformes qui se dessinent, essentielles selon lui pour faire progresser le Québec. Il a fait paraître deux ouvrages critiques sur le mouvement syndical, qui serait un frein à la productivité. "Nous sommes l'endroit en Amérique du Nord où l'État prend le plus de place et se mêle de tout. C'est une culture terrifiante qui encourage l'irresponsabilité individuelle. Nous sommes les plus taxés, les plus syndiqués. Nous sommes parmi ceux qui travaillent le moins, et c'est ici que le chômage est le plus élevé en excluant les Maritimes. Il se crée moins d'emplois au Québec que chez nos voisins et nous avons un niveau de vie plus bas qu'eux. C'est ici qu'on investit le moins. Or c'est comme ça qu'on crée de la richesse. C'est évident qu'il faut changer les manières de faire." Aux yeux de Robert Jasmin, président d'ATTAC Québec, ce discours qui veut réduire radicalement la taille de l'État pour faire plus de place au privé dissimule des visées idéologiques profondes, qui pourraient mener à la privatisation de la santé et de l'éducation. "Il faut constamment réviser les techniques et modalités de l'intervention de l'État, c'est le gros bon sens. Mais les néolibéraux parlent de l'État comme de quelque chose d'extérieur à nous. Tandis qu'on n'a aucun contrôle démocratique sur les destinées de Wal-Mart ou d'Esso, on en a sur Hydro-Québec. Là est la nuance. En ce moment, on ne nous présente pas de vision globale de cette réingénierie. C'est comme si on essayait de nous vendre l'idée que l'on doit utiliser une tronçonneuse sans nous dire si elle servira à émonder ou à faire une coupe à blanc." La droite en vogue Pour le sociologue Jacques B. Gélinas, auteur de l'essai Le Virage à droite des élites politiques québécoises, le gouvernement Charest cède en ce moment à la vague mondiale qui veut qu'on réduise à tout prix la taille et le rôle de l'État. La réingénierie se situe en bout de piste d'un mouvement qui s'amorce avec la déréglementation, la privatisation et la libéralisation. "Ces quatre consignes se recoupent et se complètent. La réingénierie implique de redéfinir la mission de l'État pour qu'elle puisse se conformer aux nouvelles orientations de l'économie. Le but est d'aider les entreprises à faire plus de profits." M. Gélinas déplore aussi le manque de transparence dont a fait preuve le gouvernement jusqu'à ce jour. "La mission de l'État est de répartir le bien commun, de protéger l'environnement dans lequel on vit, la santé, l'air que l'on respire et les droits sociaux. Or, on se prépare à le faire fonctionner comme une entreprise privée, sans demander aux citoyens quelle devrait être sa mission centrale. M. Charest a demandé à 13 entreprises privées de définir les modalités de la réingénierie. Ce n'était pas à elles de faire ça. Il aurait fallu faire une grande consultation publique pour décider comment moderniser l'État." Réduire l'impôt des riches? La rupture avec le statu quo est néanmoins souhaitable et les projets d'établissement de partenariats public-privé et de baisses d'impôts sont des avenues prometteuses, analyse Norma Kozhaya, économiste à l'Institut économique de Montréal (IEDM), qui suit de très près le dossier de la réingénierie de l'État. Elle vient de publier une étude, Les Bienfaits économiques d'une réduction de l'impôt sur le revenu, qui démontre que des baisses d'impôts importantes pour tous les contribuables, incluant les plus riches, seraient bénéfiques pour l'ensemble de la population. Les baisses d'impôts promises d'un milliard de dollars par année au cours des cinq prochaines années doivent donc se concrétiser, dit Mme Kozhaya. "On entend souvent dire que les riches doivent payer plus d'impôts. Or les expériences historiques de baisses d'impôts montrent que lorsqu'on baisse les impôts des plus riches, leur contribution fiscale globale augmente, car ils sont plus nombreux à rester pour profiter des nouvelles mesures." L'étude de Mme Kozhaya fait ainsi le pari de faire payer plus de riches, et non pas plus les riches, comme on peut lire en introduction. "Si la réduction se faisait à travers une baisse uniforme de tous les paliers d'imposition, y compris pour les plus riches, on pourrait s'attendre à ce qu'il y ait une incitation à travailler davantage, à investir plus et à déclarer plus de revenus. Il se créerait donc plus d'emplois, ce qui serait bénéfique pour la production nationale. Globalement, il y aurait plus de richesse au Québec", souligne Mme Kozhaya, qui précise que le revenu moyen par habitant au Québec est de 18 % inférieur à celui de l'Ontario. Avec la structure fiscale ontarienne, les particuliers québécois payeraient 5 milliards de moins en impôts, affirme Mme Kozhaya. Les partenariats comme solution Pour l'économiste et professeur à l'Université du Québec à Montréal (UQAM) Pierre Fortin, certaines modalités d'intervention de l'État méritent effectivement d'être revues, bien qu'il ne soit pas en faveur d'une baisse d'impôts. "Deux milliards et demi de crédits d'impôts sont accordés à toutes sortes de groupes d'intérêts annuellement. Pourquoi on n'en prendrait pas un milliard par an pour baisser les impôts de toutes les entreprises et créer de l'emploi partout au Québec, plutôt que dans des secteurs choisis comme la haute technologie? Peut-être que, par le passé, on a exagéré dans un sens et qu'il faut rétablir l'équilibre..." M. Fortin se montre lui aussi favorable à l'introduction de partenariats public-privé proposés par le gouvernement. Selon lui, un hôpital peut être géré par une entreprise privée sans affecter la gratuité des soins ou la convention collective des employés. Une étude qu'il a menée au sujet des centres hospitaliers de longue durée et des centres d'accueil et d'hébergement démontrerait qu'il est ainsi possible de faire des économies importantes. "Les coûts cliniques sont les mêmes dans le secteur public et privé, mais pour ce qui est des coûts non cliniques, comme la gestion de l'hôpital, le nettoyage ou l'alimentation, le privé permet des économies systématiques de 20 %. Déjà, au Québec, 20 % des institutions de ce type sont gérées par le secteur privé. On avait fait le calcul que si les 80 % restants qui sont de gestion publique devenaient gérés par le privé, le gouvernement économiserait 125 millions de dollars par année." N'empêche que le prix à payer de l'introduction du privé est souvent une réduction des salaires pour les employés, précise M. Gélinas. "Comment augmenter la productivité? En diminuant les salaires par le recours à la sous-traitance. Bombardier a fait affaire avec une compagnie privée et les salaires ont diminué de moitié." Faire ses devoirs Le mot réingénierie est maintenant remplacé par modernisation dans les discours gouvernementaux, fait remarquer Isabelle Fortier, professeure de gestion à l'École nationale d'administration publique (ENAP), qui craint toutefois que bien que le gouvernement parle de faire des réformes de manière prudente, pragmatique et ciblée, il ne veuille au fond aller beaucoup plus loin. "On dit vouloir s'attaquer aux structures de l'administration publique parce qu'il y aurait un problème de gestion interne et bureaucratique. Mais ce sont des choix politiques qui impliquent toute la société qu'on s'apprête à faire, et non pas des choix administratifs. Les cinq questions envoyées dans les ministères pour étude [de leur fonctionnement] sont de nature politique. On tente de légitimer des transformations radicales qui ne sont pas appuyées sur des problématiques concrètes." Mme Fortier comprend mal pourquoi on n'a pas fait appel, comme c'est la norme, à un groupe d'experts externe, en retrait des opérations, pour faire des recommandations aux gouvernements sur la réingénierie. "Le cœur du travail de recherche et d'analyse s'est fait au Secrétariat du Conseil du Trésor. Le premier ministre et la présidente du Conseil du Trésor se sont mis au centre de tout et ils n'ont plus le choix de reculer dès qu'ils prennent en considération des éléments nouveaux." "Le gouvernement Harris est allé un peu loin et a fait des choses assez stupides; c'est bon que des groupes sociaux nous le rappellent. Il ne faut pas, au nom de l'efficacité, balancer des responsabilités sur le plan de l'équité par-dessus bord. Si on est pour faire des changements très profonds, vaut mieux réfléchir avant d'agir, et faire les études sérieusement", conclut M. Fortin. Baisses d'impôts, réduction de la taille de l'État, privatisation et réduction des services: la réingénierie de l'État, j'en veux-tu ou j'en veux pas? La réingénierie, c'est quoi ? Norma Kozhaya "Pour nous, cela veut dire changer les choses, rompre avec le statu quo. De quelle façon exactement? Je ne sais pas. Il faudrait le demander au gouvernement." Réjean Breton "Cela veut dire qu'on réorganise de manière systématique, à la manière des ingénieurs. Et les ingénieurs, quand ils font un pont, il faut qu'il tienne!" Pierre Fortin "Ça veut dire vérifier si on doit continuer de faire les choses comme on les fait ou bien s'il faut les faire différemment. C'est une réorganisation de la gestion." Jacques B.Gélinas "C'est un terme emprunté aux grosses entreprises privées qui, au début des années 1990, ont effectué une remise en cause fondamentale de leur mode de fonctionnement pour augmenter leurs profits. Cela s'est traduit par des mises à pied massives." Isabelle Fortier "Le mot est associé à une époque où les grandes entreprises américaines voulaient faire des gains spectaculaires en rasant tout. Peu de gens conscients de l'historique de ce mot osent aujourd'hui identifier une réforme à la réingénierie." Robert Jasmin "C'est un mot hypocrite qui fait partie du piège sémantique dans lequel nous enferment les néolibéraux et qui cache des intentions de démantèlement, morceau par morceau, de nos acquis." oooLes Québécois sont les contribuables les plus taxés en Amérique du Nord. À 53 405 $, ils composent avec le taux marginal maximum d'imposition le plus élevé au Canada, et même dans le G-7. Au Québec, les contribuables gagnant moins de 50 000 $ paient 40 % des impôts des particuliers, alors que cette classe ne paie que 24,2 % des recettes fiscales en Ontario. Par ailleurs, les Québécois gagnant plus de 100 000 $ (2 % des contribuables) ne paient que 22 % de tous les impôts, contre 44 % pour leurs vis-à-vis ontariens, presque deux fois plus nombreux (3,7 %). Au Québec, 77,5 % des impôts des particuliers sont acquittés par la classe gagnant moins de 100 000 $, alors que cette proportion est de 56 % en Ontario. Sources: Gouvernement du Québec, Gouvernement du Canada et l'IEDM
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19 avr. 2004, 13:41
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Vous n'allez tout de même pas croire que l'état a la solution miracle.On ne saisse de se faire berné par un gouvernement pourri qui passe son temps a venir chercher de l'argent dans nos poches pour la remettre dans les siennes.ENLEVER AUX PAUVRES POUR MIEUX LA REDISTRIBUER AUX RICHES.Continuez à travailler comme des comme des esclaves de l'état, pour le plaisir de ces gens qui sont assis dans leurs beaux bureaux à 400 000$$$,que nous leurs avons payé avec nos taxes,et qui trouve le moins d'en gaspiller pour leurs seuls intérèts personnels.Faites un petit examen de conscience tout le monde, on se fait gouverner par des tatas qui sont supposés être là pour faire exactament le contraire.
Réveillez-vous tout le monde on peut changer les choses,n'attendons pas qu'il soit trop tard.Réveillez ceux qui dorment au gaz s.v.p.
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14 avr. 2004, 23:53
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Ce n'est pas tant les politiques de restructuration qui frustrent autant le peuple car il faut savoir que le parti Québécois aurait fait semblablement s'il avait été élu, mais plutôt la façon dont ces politiques nous ont été imposées d'une façon quasi dictatoriale. Jean Charest n'a aucunement préparé le peuple Québécois à ces impositions. Jamais n'a t-il pris le temps d'expliquer les bienfaits, à long terme, de ses politiques de réingénierie aux Québécois. Il a été élu et d'un coup, 5 nouveaux projets de loi avaient été acceptés sans même en avoir glissé un mot aux Québécois. Pas étonnant qu'il soit détesté de plusieurs. Si Jean Charest n'agissait pas aussi solitairement, nous accepterions mieux ces grands changements...
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10 avr. 2004, 17:26
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Pourquoi vous plaignez vous ??? C'était assez évident ce qui allait ce passer !!! Vouz allez me dire: c'est facile de se plaindre après le mal, mais si vous aviez attentivement lu les plate-formes électorales, vous diriez comme moi !!! Le Plq n'avait aucun programme propre à lui, aucune valeur qui tenait sur une base solide comme les autres partis !!! Aller dans vos archives personnels et retrouvez les programmes des trois partis vedettes et constatez le plagiat du PLQ !!! Aussi souvenez vous des discours de monsieur Charest qui allait de en zig-zag en empruntant quelques idées à gauche et à droite du PQ et de L'ADQ !!! Un peu de privatisation par-ci , un peu de sociale par-là ... Ça ne tient pas debout !!! Vous avez été alléché par une baisse d'impôt de x milliards de dollars,que tout le monde savait impossible à réaliser, vu notre dette incroyablement élévée !!! Mais bon, je ne suis pas supposée avoir mon mot à dire parce que, ce n'est pas mon problème, puisque, je n'avais pas le droit de vote !!! Alors, je dois subir vos erreurs !!! Par contre, inquiétez vous pas je ne suis pas une de ces jeunes qui est restée passive et qui maintenant se plaint !!!
Espérons que vous allez apprendre de vos erreurs... S'il vous plait, n'ayez pas la mémoire courte !!!
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24 mars 2004, 22:18
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L'État québécois offre à ses citoyens une multitude de services qui font du Québec une des plus belles places au monde...pour ceux qui veulent tout sans rien faire. Avec une société de plus en plus vieillissante, les experts savent bien que les solutions envisageables ne sont plus nombreuses.
En réduisant les fonds pour la Santé, on met en péril la vie de plusieurs centaines de milliers de personnes qui ont contribué toute leur vie au système, mais pas suffisamment...En augmentant les fonds de la Santé, on hypothèque l'avenir des jeunes, de moins en moins nombreux, et on met l'avenir du Québec en péril.
Et si on décidait d'augmenter les impôts des riches, cela n'aurait comme effet que de réduire leur consommation de biens de luxe et l'État perdrait plus d'argent en taxes qu'il n'en ferait, ce en diminuant la qualité de vie des 'riches'. De plus, les 'riches' comme vous dites ont souvent trimé dur pour arriver là où ils sont, en étudiant et en travaillant. De plus, je ne sais pas si vous saviez que nous ne sommes plus en 1950 où les Québécois avaient peur de traverser une frontière...l'ère de l'internationnal a déjà donné et plusieurs universitaires rêvent d'aller travailler...ailleurs !
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24 mars 2004, 16:42
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Le premier ministre Charest peut avoir une ''tête de cochon'', mais il ne fait que tenir son bout. Plusieurs rechignent à son sujet et j'ai été une des premières!!! Mais tous les changements qu'il veut apporter, vont se faire. Arrêtez de penser que l'on paie trop, c'est vrai, mais la vie change et on a rien pour rien! Charest, il fait son possible , mais tout le monde ne l'aide pas et les changements promis il va les faire progressivement. Je crois pas que vous, vous renoveriez votre maison tout d'un coup, ça coûte bien trop cher. Et bien c'est la même chose de son côté, sauf que là s'est plus gros!!!
Plusieurs sont ceux qui ont voté en sa faveur en croyant qu'il était un mou facile à manipuler. Mais surprise ce n'est pas le cas!!! Moi je suis persuader qu'il va faire bouger les choses assez vite, en plus il ne se cache pas pour dire les vrai chose. Déjà on voit qu'il s'attaque à de gros problèmes tels que la sécuritée routière (il a mis plus de policier en circulations) , les fraudeurs (les vrais gros bougons) , et le système de santé. Sauf que sur ce dernier point il a un peu plus de complication à cause que l'on ne fait pas des médecins et infirmières compétent en criant ciseaux!!!
Ceux qui beuglent sur les coûts qui augmentent et qui font pleins de grève, allez faire un tour chez nos voisins, ils n'ont pas d'assurance maladie et leurs frais scolaire coûte deux fois plus chers, alors moi je trouve que l'on est pas si mal en point.
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24 mars 2004, 12:56
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Je suis d'accord qu'on paie des impôts en titi et qu'on a l"impression de travailler pour rien du tout! Mais arrêtez de vous plaindre SVP! Nous sommes l'un des rares pays qui est couvert par l'assurance maladie (on ne paie pas une cent) et aller chez le dentiste ne coûte pas les yeux de la tête non plus puisque pour la plupart d'entre nous, l'entreprise pour laquelle nous travaillons ou les étudiants sont couverts à grande majorité à 80%. La qualité de la vie est excellente (faible taux d'inflation) et ce ne sont pas les activités culturelles ou sportives qui manquent au Québec! Conclusion: Le silence est d'or!
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23 mars 2004, 20:38
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Avec le temps, notre système d'état s'oriente de plus en plus vers une société ou tout le monde en sortirait gagnant. Cependant, notre société veut-elle vraiment devenir le reflet intact de nos attentes? Sommes-nous prêt de voir nos désirs enfin se réaliser et faire décrocher notre monde dans la déchéance? Je ne crois pas. C'est pourquoi nous élisons des politiciens qui sont chargé des droits de décision. Il est clair qu'une fois élu, ces derniers peuvent faire ce qu'ils veulent de leur droit, mais la plupart l'utilisent à bone escient. Souvent, mais pas tout le temps. Pour M. Charest, s'il a su gagner cette élection, c'est qu'il a pu prendre le meilleur des partis présentés et le proposer au Québécois. Peut-être nous sommes-nous fait avoir, mais sans aucun doute ce même système qui nous cause certaines insatisfactions nous sauve de terrible de problèmes. La société pourrait se porter mieux, c'est bien certain, mais elle pourrait tellement être pire. Je ne suis pas fédéraliste, mais tiens tout de même M. Charest en estime, lui qui tient le Québec et tente de faire de son mieux. Peut-être ne se montrera t'il pas à la hauteur, comme on peut le voir en ce moment, mais laissons lui un peu encore le temps et nous le jugerons à la fin de son présent mandat...
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23 mars 2004, 18:15
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Le problème fondamental avec le gouvernement, c'est que la population voudrait qu'il règle tous les problèmes de tout le monde. Peut-être que dans un monde parfait, ça serait possible, mais dans la réalité, ce n'est malheureusement pas possible. Tout d'abord, ce ne sont pas tout le monde qui ont les même priorités, et qui voient les problèmes de la même façon. Les problèmes des uns ne sont pas nécessairement les problèmes des autres, et les priorités des uns ne sont pas nécessairement les priorité des autres. Pas facile, dans ces conditions, de satisfaire tout le monde.
Et on compte peut-être un peu trop sur le gouvernement pour régler nos problèmes. Par le passé, l'état a tellement pris de place qu'aujourd'hui, on s'attend à ce qu'il règle tout les problèmes de tout le monde. Faudrait peut-être effectivement que le gouvernement se désengage de plus en plus afin que nous prenions nos problèmes en main, et trouvions des solutions qui satisferont le plus grand nombre possible.
Ce qui est clair par contre, c'est que si on veut éventuellement régler les problèmes actuels, il faut changer quelques choses à quelque part. Et souvent, les changements, ça ne fait pas toujours plaisir à tout le monde. Mais sans changement, c'est la stagnation. Et on dit souvent que si on avance pas, on recule. Alors qu'on arrête de se lamenter sur ce qui ne va pas, qu'on arrête de critiquer les changements proposés pas le gouvernement, que tout le monde mette l'épaule à la roue, et éventuellement, on finira par régler les problèmes. Le truc, c'est de commencer quelque part, et d'essayer de les régler un à la fois. Si on essaie de tout régler en même temps, il est fort probable que nous allons créer plus de problèmes que nous allons en solutionner.
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23 mars 2004, 15:48
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Je ne suis pas un spécialiste en droit, ni en économie alors je ne peux qu'analyser les commentaires que font les experts. Si je comprends bien, il y a du bon et du mauvais dans les décisions prises par le gouvernement Charest. Cela ne change donc absolument rien par rapport à toutes les autres lois qui ont été votées auparavant : il y a des gens heureux et il y a des gens mécontents.
Ce dont je suis certain par contre, c'est que c'est vrai que nos dirigeants devraient prendre un peu plus le temps de consulter la population et surtout le temps de motiver leurs décisions car le baîllon qui s'est tenu fin 2003 ressemblait beaucoup plus à une forme de dictature qu'à un pays démocratique.
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23 mars 2004, 11:59
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Que veulent les Québécois? Un État qui fait pour eux, les vrais citoyens, pas pour les politicailleux grossiers qui tentent par tous les moyens de nous imposer le plan de la réingénierie. Un État qui se décide enfin à soigner ses malades, à éduquer ses enfants, à respecter ses vieux, à se souvenir de ses bâtisseurs, à empêcher ses payeurs d'impôts de crever sous l'avalanche de vols légaux qu'on leur impose
Le Gouvernement doit bien être sur le point de nous annoncer la mise en place d'un comité d'étude sur le sujet. Une nouvelle façon de noyer notre argent dans la vase infecte du patronage!
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23 mars 2004, 10:15
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Je veux réagir sur ce qui ressort des quelques opinions que j'ai lues, laisser moi rire! Je suis travailleur autonome de 30 ans,qui travaille 50 à 60 heures semaine et plus. Je fais partie de la génération sacrifiée par votre bel état. Un état tentaculaire qui prône la déresponsabilité de notre bon peuple de couilles molles que nous sommes. Un état lourd et très assoiffé d'argent, qui n'est jamais responsable des bévues de ses dirigeants et fonctionnaires. Ces ''baby boomers'' en ont rien à foutre de la relève qui suit derrière. Tant sur le plan syndical, que sur le plan de la santé ou de l'éducation. Nos descendants sont le moindre de leurs souscis. Ce qui les branche, eux, c'est le pouvoir et le ''cash''. Que se soit Péquiste ou Libéraux, c'est la même bouette.
Et ce n'est pas fini, tout ce beau monde, à l'aube de la retraite (plein d'argent en poche), vont tranquillement instaurer un système de santé à deux vitesses pour être sûr de bien vieillir, après nous avoir lessivés bien comme il faut. Je peux paraître bien pessimiste, mais regardez bien l'évolution des choses. Si nous ne faisons rien pour rectifier les choses, la prochaine génération ne sera pas seulement ''sacrifiée'', mais plutôt ''dilapidée''.
À tout ce beau monde qui vénère le modèle de l'état québécois, dans sa forme actuelle, soit vous êtes un ''syndicaleux'' avec tout la panoplie d'avantages sociaux en main, soit ''ami'' d'un des partis politiques, soit un ''bougon'', ou encore... de totale lunatique.
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23 mars 2004, 09:38
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Depuis plusieurs années je pense que les Québecois ont voulu se bâtir une société où il y avait de moins en moins d'injustices sociales. Si on regarde l'histoire du Québec, nous pouvons voir que les besoins essentiels de tous sont minimalement comblés contrairement à ce que pouvait vivre nos grands-parents.
Plusieurs droits ont été acquis de peine et de misère et voilà que le gouvernement Charest veut en abolir une bonne partie en laissant le soin au privée de se l'approprier. Quel dommage pour nos jeunes.
Il est certain qu'il y a place à l'amélioration dans tout notre système, mais de là à repartir presque à zéro je pense que monsieur Charest aurait intérêt à demander un peu plus l'avis de la population. Ce n'est pas tout d'avoir le pouvoir, il faut avoir une conscience collective,même quand on est le premier ministre.
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22 mars 2004, 16:26
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Quelle horreur! Je conçois qu'il faut faire bouger les choses, que c'est important de réparer les erreurs mais il faut AMÉLIORER! Baisse des impôts, merveilleux! Mais pourquoi couper ailleurs? Surtout pas dans l'éducation!
En tant que future enseignante je me dois de vous parler de cette réforme de l'éducation tant préparée, si bien fondée mais qui, avec cette réingénierie, n'aura finalement plus lieu en ce qui concerne quelques points dont une plus grande place pour l'art dans nos écoles secondaires.
Saviez-vous qu'une étude a été faite et que la plupart des jeunes suicidaires n'ont jamais touché à l'art?
Je crois que cette phrase en dit long. L'art aide au développement de plusieurs aspects très importants pour un individu. Le bien-être mental en est un et ce nous mène aussi à tout ce qui touche la compréhension et la quête du "moi" en rapport avec notre acceptation personnelle de ce que l'on est et de celle des pairs si importante pour l'adolescent. L'invitation à l'expérience esthétique peut aider à franchir les limites dans lesquelles nous sommes souvent contraints car l'art permet ce qu'on appel la liberté d'expression ce qui, je crois, peu canaliser les sentiments de colère que peuvent éprouver certains individus face à leur problèmes, surtout pendant cette période de transition si difficile qu'est l'adolescence.
Il y aurait tant à dire...
Les arts font parties de la vie, ils aident les individus qui s'y reconnaissent à grandir.
Nous fûmes si proche de leurs accorder l'importance qui se doit! Encore une déception mais ce n'est que partie remise même si cela doit prendre encore des années!
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22 mars 2004, 14:37
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On parle d'économie en donnant la cuisine et l'entretien ménagé au privé, puis on parle de Bombardier qui ont économisé, là là!
Qu'on viennent jamais comparer les salaires des employés de Bombardier avec ceux des travailleurs auxiliaires des hôpitaux.
Gérer les département par le privé? Demander donc combien Sodexho a coûté a un hôpital du sud-ouest de Montréal, où était l'économie, la firme charge le gros prix puis il place un employé sous-payé pour voir où faire des coupures et augmenter la productivité.
Oubliez ça, le monde s'imagine parce qu'une personne travail pour le gouvernement qu'il a un salaire à tout casser, mon oeil oui. Plus ça va, plus que le salaire "infinimum" les rejoint.
Avec l'arrivé du privé, on va juste prendre les employés avec sécurité d'emploi et les faire "bumper" un plus jeune qui lui va retourner sur la liste de rappel et qui va compléter sa semaine avec le chomage.
Faudrait pas confondre le salaires des boss avec leurs comptes de dépense et celui du petit auxiliaire.
C'est plutôt un bon ménage chez les jobs, comme la régie régionale, que le gouvernement donne à leurs chums et couper toutes les titres qu'ils donnent(que se soit fédéral ou provincial) lieutenant gouverneur, gouverneur général, sénateur,etc.
Si on arrête pas ça tout de suite ces titres là, dans 20 ans on va se ramasser avec sénatrice Céline Dion.
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22 mars 2004, 13:10
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Joyeux anniversaire, gouvernement libéral !
Et qu'allez-vous commémorer de cette si courte année ? D'autant plus qu'il vous en reste un bon trois ans au pouvoir ! Gang de chanceux... Après un an, êtes-vous toujours prêts ? Prêts à rester ou près de sortir ? À grands coup de pieds au derrière ? Car notre patience a des limites.
Une réingéniaiserie comme bouclier à toutes les doléances ? Une réingéniaiserie pour légitimer les changements ? Une réingéniaiserie comme parement d'une supposée relance ? Bon dieu, cessez de nous affliger. C'était drole au début ; maintenant, ça manque de sérieux. Allez, un bonnet d'ane sur la tete de tous ces potentats vides qui ont usurpé notre droit de vote en nous faisant croquer la pomme. O miroir, dis-moi qui est la plus belle ?
Tout, mais carrément tout, passe au tordeur de cette réingéniaiserie : les fusions municipales, la sous-traitance gouvernementale, les routes, les fonctionnaires, les écoles, le zonage agricole, la justice, les artistes, les infrastrucutres, la SGF, les syndicats, les garderies, les hopitaux, le transport en commun, Hydro-Québec, les centrales électriques au gaz, etc. Imaginez la dernière perle : le ministère de la Culture voit son développement bloqué par son soutien à la Grande bibliothèque du Québec. Chers libéraux conservateurs, gouverner n'est pas d'appliquer des règles de trois partout. C'est aussi mettre ses culottes, reconnaitre la valeur d'une société dans sa vaste organisation et surtout, prendre des décisions !!!
Arretez de faire les sirènes et de nous chanter à l'oreile : "On a reçu un mandat clair de la population de 14 avril dernier." Eh bien, on en a marre du 14 avril...
Le Québec s'est bati aux sueurs, aux volontés et aux espoirs de ses citoyens, la dite majorité silencieuse. Maintenant, cette majorité silencieuse vous crie : "Rangez la scie à chaine et le bulldozer ! Sortez compas et équerres." Rien ne sert de démolir pour construire...
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