Jean Leloup
Enfin tout laisser tomber
ARTICLE -
15 avril 2004
Thierry Bissonnette
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Jean Leloup: "Ce film montre l'aboutissement d'une carrière de rock'n'roll, chose qui finit obligatoirement par un incendie de guitare."
photo: Martin Laporte
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Les yeux amicalement bandés par l'attachée de presse, je suis conduit à l'intérieur d'un véhicule ronronnant qui semble bientôt nous emmener loin du centre-ville. Tout en retenant un haut-le-cœur passager, j'ai droit à une écoute supplémentaire de la trame sonore du film La Mygale jaune, un docu-fiction signé feu JEAN LELOUP qui vient de voir le jour. Les conditions nécessaires sont alors réunies pour perdre le sens de l'orientation.
Coréalisé en compagnie de Martin Laporte, Thien Vu Dang et Carlos Soldevila, le long métrage met en scène un chanteur populaire décidé à faire ses adieux à une carrière bien remplie, monologuant au volant d'un véhicule qui lui permettra d'aller en pleine nature pour brûler ses effets personnels de rock star. Adieu le chapeau de prestidigitateur, adieu les bottes de cuir et la guitare électrique, adieu l'épuisante foule et sa clameur répétitive. Avant l'apothéose des flammes sacrées, la pellicule nous aura donné droit, durant cette heure et quart, aux meilleurs extraits des concerts ultimes du personnage. Non pas un étalage conventionnel de ses tubes, mais plutôt une transformation en direct de son répertoire grâce à un Leloup Big Band funky à souhait, dans une ambiance plus autodérisoire que nostalgique. D'Antiquaire à Barcelone puis de Sang d'encre à Promeneur, il s'agit là d'un testament d'une grande cohérence, dont le traitement très garage n'empêche pas un certain recul sur ces années de débauche et d'exploration.Le King n'est plus Lorsque mes yeux me sont rendus, c'est nul autre que Jean Leloup que j'aperçois au volant de son désormais mythique camion. Ou plutôt Jean Leclerc, nouvellement cinéaste-écrivain dont la tête déborde de scénarios divagants et de bonnes intentions, et qui s'exprime en ces termes à propos d'Exit (titre du coffret triple CD/DVD où figure La Mygale jaune): "Ce film montre l'aboutissement d'une carrière de rock'n'roll, qui finit obligatoirement par un incendie de guitare. Mon prédécesseur, Jimi Hendrix, avait pavé la voie, tout comme les Who et ces autres malmeneurs d'instruments qui se sont succédé! C'est l'image psychédélique totale, c'est le rituel que j'attendais... Il fallait que ma guitare brûle sur un radeau avec mon personnage pour que je retrouve ma liberté. Car c'est pour être libre que j'ai commencé à faire de la musique, et c'est en arrêtant d'en faire que je pourrai continuer à être libre, autrement." Chère foule, foule aimée, "foule pleine de tas de marde", frénésie longtemps recherchée mais dont le rockeur veut s'éloigner pendant que c'est encore agréable: "La chanson, c'est trop tough. J'ai tout essayé, les plus grosses scènes, les festivals, l'Europe, mais ma paresse fondamentale m'a toujours retenu. En regardant notre film, j'ai clairement vu ma fatigue de tout ça, sous un angle que je ne connaissais pas de moi. Derrière le cabotinage, on peut observer la peur de tourner en rond et d'être enfermé dans une mécanique. J'aime pas les gourous, alors je ne vais certainement pas me mettre à jouer à ça." N'empêche qu'on se demande s'il ne s'ennuiera pas un brin loin des feux, se contentant d'émettre d'occasionnelles nouvelles pièces sur la Toile... "De toute façon, poursuit-il, je n'arrive qu'à produire un maximum de deux nouvelles chansons potables par année. C'est pas suffisant pour alimenter la chaîne promotionnelle." Une fois passé ces moments plus sérieux, Leloup bifurque sur une route de terre et m'entraîne pêle-mêle dans les méandres de ses préoccupations d'hyperactif: "J'avais pas envie de travailler et ce n'est jamais devenu un travail, la musique. Ç'a toujours été une aventure. Maintenant, je veux continuer à cultiver mes carottes moi-même et à les distribuer dans l'écriture et les films. C'est la vérité qui mène! Je marche à l'honneur et je déteste les mononc', même si je les aime bien de loin..." Les mononc', ce sont les bien-pensants qui finissent tous, tôt ou tard, dans la perversion. Ce sont aussi ceux pour qui la francophonie se résume au seul Québec, alors que Leloup/Leclerc ne peut se motiver à créer sans penser à tous les pays où l'on parle français. Question de marché, bien sûr, mais surtout d'ouverture des horizons. Le phénix de ces bois Si tout va bien, un deuxième film verra le jour dans quelques mois, qui s'intitulera Noir Destin que le mien. Fabulation? Ce ne serait pas une première, l'artiste prenant un malin plaisir à divulguer ses carnets les plus improbables. "Pour La Mygale jaune, on a fonctionné avec environ le budget d'un disque, révèle celui qui se nomme lui-même Jean Le Pimpant, et j'ai bien envie d'en demeurer à des proportions aussi artisanales. Dans mon prochain film, que je ferai avec Thomas Bégin et Stéphanie Chabot, je raconte l'histoire d'un gars qui perd sa blonde et qui devient empereur dans une tribu primitive où il est entouré de femmes à barbe. Il devient ensuite moine et entre en cure de désintoxication. Puis, le pèlerin découvre que l'Éden est partout, et que tous les hommes sont mortels. On n'est plus du tout dans le domaine de l'autobiographie!" Mais laissons l'imagination suivre son cours, alors que cet amateur de Réjean Ducharme fantasme de plus belle sur la vie d'écrivain, non sans émettre des doutes sur le milieu de l'édition, lui aussi peuplé de "mononc'". Alors que trois tentatives avortées (dont un "mauvais Kafka" et un "mauvais Céline") ne sont plus que de mauvais rêves derrière l'aspirant scribe, d'autres romans veulent naître au bout de ses dix doigts: "J'ai beaucoup plus de souffle qu'auparavant. Il faut dire qu'un spectacle, c'est un peu comme un roman, et après 15 ou 20 ans de spectacles, j'ai appris à voir plus large. Assembler des pièces dans un certain ordre et gérer des musiciens, c'est un type de mise en scène qui m'a progressivement amené à imaginer des histoires. Écrivain, conclut Jean-Sans-Nom. C'est ce qu'il faut dire aux lecteurs. Écrivain!" On vous laissera le soin de tester les intentions du jeune préretraité en visitant régulièrement le site lecastel.org. Arrivés au bout de nulle part, nous visitons finalement le mausolée forestier commémorant la fameuse guitare ainsi que le personnage dont elle avait fini par se jouer. Alors que les derniers centimètres de neige s'effacent et que le ruisseau prend de l'ampleur, une odeur de résurrection plane dans l'air. Même si la pâque peut être trompeuse - surtout en compagnie d'un si célèbre menteur -, célébrons ce changement de peau en oubliant tous ces artistes qui refusent de se renouveler. La Mygale jaune (La Tribu)
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05 janv. 2006, 00:10
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Enfin, quoi que je fus bien triste de la mort de mon idole Jean Leloup, je respecte sa décision. Il me reste tout de même un petit espoir qu'il pourrait peut-être revenir sur scène un jour ou l'autre en étant Jean Leloup, une dernère fois. Je suivrai quand même sa carrière étant Jean Leclerc car selon moi, cet homme est un artiste majeur pour le Québec! C'est avant tout un chanteur, mais c'est aussi un interprète, un compositeur, un poète, un comédien et même un homme vraiment spécial! Vive Jean Leloup, Jean Leclerc et même Massoud Al-Rachid, vous ne pouvez pas dire le contraire, c'est un artiste accomplis, un homme charismatique, une personne extrêmement originale et excentrique. Il restera toujours pour moi, le meilleur! Longue vie à son prochain personnage!
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18 juin 2004, 12:29
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Leloup aura été une étoile filante qui aura duré 15 ans. Le fabuleux personnage laisse la place à Jean Leclerc, le cinéaste. Devra t-on l'appeler Monsieur maintenant ? Leloup a été un chanteur marquant pour moi, de Alger à Voilà il a su me divertir avec ses mots, sa musique, son univers loufoque et son humour parfois cinglant. Je vais m'ennuyer d'Isabelle qui est parti avec lui, de Cookie qui dans le nez s'en est trop mis et surtout de sauver mon ame avec ses chansons.
J'ai été fort déçu d'apprendre la mort de Leloup, mais à bien y penser et après avoir vu la Mygale jaune, j'ai bien compris que je devais m'y résigner. Leloup était bel et bien mort et après mure réflexion j'espère bien qu'il ne reviendra pas. Il deviendra un mythe, ou mieux, une sorte de rêve où l'on se demandera ensuite si nous étions vraiment réveillés.
Alors Leclerc fera des films alors..... J'ai bien hate de voir ça, avec l'imagination qu'il a, on ne devrait pas s'ennuyer.
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02 mai 2004, 16:52
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La première fois, ce ne fut pas en pleine forêt, mais ce fut au Festival d'Été dans les années 90!
J'ai littéralement capoté en entendant son style bien à lui, bien personnel, bien trippant. Un gars jamais ordinaire, un génie dans son style, une profusion de chansons lui trotte dans la tête constamment. Une vrai bolle de la musique, tellement que tout lui réussi.
Jamais un autre chanteur n'égalera son dialecte, sa fougue, ses tounes, son imaginaire immense comme le grand canyon. Faut être Leloup ou complètement défoncé pour faire un disque qui s'appelle "Les fourmis" et que ça pogne en plus. J'ai toujours ses chansons en tête et j'ai pas le goût de les sortir de là-dedans.
Pourquoi il s'en va? C'est bien simple, il quitte en pleine gloire. Comme un César ayant conquis la gaule, il repart victorieux et certain du devoir accompli. Partir avant que l'eau ne colle au fond, avant qu'on s'en écoeure, avant qu'il s'écoeure lui-même, et c'est génial ainsi.
Il va me manquer Leloup : ses costumes, ses vidéos, ses chansons ordinaires, mais qui une fois interprétées par lui, ne le sont plus, plus du tout. Il va me manquer Leloup, car ses disques ne sortaient que lorsque lui seul en avait envie et pas une compagnie dominatrice ou un gérant mercantile.
Tu seras toujours parmi les grands de la musique, ton film en fera des jaloux et ta musique ne sera jamais, jamais égalée par personne. À bientôt.
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18 avr. 2004, 00:32
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Alors il est finalement mort Leloup, il est devenu Leclerc. Exit le musicien, voici l'écrivain-cinéaste maintenant. Moi, c'est de ces spectateurs que je m'ennuirai.
Il semble avoir été très inégal lors de sa dernière tournée. Souvent de mauvais poil, il avait sûrement hâte d'en finir. Lors du spectacle du Big band, ce n'est pas Leloup qui a fait ma soirée, c'est la foule ! La mise en scène éclatée était envoûtante et l'effet Big Band souvent électrisant. Mais Leloup s'est souvent montré insatisfait de la tournure des jams et des initiatives des ses musiciens. Ses sautes d'humeur auraient bien pu briser totalement le rythme du spectacle, si la foule n'avait pas été aussi intense. Une foule qui était venue pour s'éclater et qui avait décidé à l'avance qu'elle passerait une grande soirée.
Moi je crois qu'il reviendra sur scène Leloup et je serai de ceux qui retourneront le voir. Parce que je serai intéressé de suivre son évolution mais surtout parce que ce sera toujours un moment de grande fête de se retrouver parmi ses fidèles.
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26 avr. 2004, 15:48
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Jean Leloup est un grand...un très grand artiste. Il réussit dans tous les domaines. D'abord en étant original dans ses chansons mais en réussisant à vendre ses albums et a faire passer ses idées dans tout les médias sans passer pour un kétaine ou un vendeur de bière.
Il a trouvé une façon beaucoup plus saine de faire mourir son personnage que Dédé Fortin par exemple. Longue vie à Jean Leclerc.
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21 avr. 2004, 16:41
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Enfin il est parti.
Je pense que nous avons énormément de talent au Québec pour remplacer cette énergumène. Il avait l'air de ce foute du monde en présentant n'importe quoi en ayant l'air mal propre et délinquant. Une nouvelle place pour la relève qui a quelque chose à dire d'intelligent j'espère.
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21 avr. 2004, 15:44
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Admiratrice de Jean Leloup depuis ses débuts, c'est le coeur gros que j'apprends la nouvelle.
Unique en son genre...je doute qu'un autre artiste nous permette de vivre ce que Leloup nous faisait vivre à travers l'univers de ses chansons.
Mais consolons-nous: Un chanteur de perdu....mais un écrivain de gagné!
Mais honnêtement, malgré le respect que je dois à cet artiste, je doute qu'une histoire d'empereur dans une tribu primitive où il est entouré de femmes à barbe sache capter mon intérêt. Cependant, je donne la chance au coureur!!
On verra bien si son talent d'écrivain sera aussi exceptionnel que l'est son talent d'auteur-compositeur-interprète!
Au plaisir de visionner son film!!
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21 avr. 2004, 14:01
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Je n'aimais pas Jean Leloup. Ni en tant qu'artiste ni en tant que personne. Je trouvais que sa musique était plate et sans saveur. Tout ce qu'il trouvait à chanter était sur le sexe ou a peu près. Très vendeur comme sujet, dans notre monde, mais très peu pour moi. Son look crasseu, ne me plaisait pas du tout, on dirait un sans abri. Il devait quand même faire assez d'argent pour s'acheter du shampooing tout de même ! Et maintenant je me dis bon débarras ! Le seul problème, c'est que la radio va quand même continuer à jouer sa musique. Quel malheur !
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20 avr. 2004, 23:49
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J'aimerais le connaitre, comme je connais les paroles de ses chansons. Pouvoir ouvrir une bouteille de vin en sa compagnie, griller une "clope", regarder ses yeux et laisser les esprits se rencontrer. On connait son oeuvre, on connait les potins, on connait son histoire mais le "Wolf" le soir avant de s'endormir, ce à quoi il pense, personne ne pourra plus le dire. Il se taît, cette fois, pour de bon.
Tout le monde est triste, Leloup ne sera plus.
Le monde est triste, je le suis aussi.
Sa musique, son oeuvre à LUI, tellement distinctive, qui lui ressemble dans sa complexitée. Sa musique, son oeuvre qui le matin me prends dans ses bras et me berce sur des airs de guitare et de voix affollée. Elle, du moins, ne me quittera pas.
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20 avr. 2004, 22:31
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Leloup, je vais t'écrire mon hommage à ma manière en essayant également de respecter ton univers. Alors voici :
Leloup t'es à chier, ton talent t'étouffe et tu décides de partir. Tu ne veux pas devenir une pute des publicités, la musique mâchée d'avance te pue au nez, le cash te dérange sauf s'il sert à te faire jouir momentanément... Dans tes tounes, dans tes shows, tu vomis sur le monde qui vit en fonction de... Tu ne veux plus chanter tes hits, parceque ça rend sale quand ça devient commercial...
Après 10 ans de tournées, tu es resté intègre et un peu paf (lol).
Ça ne me surprend pas que tu partes, mais ça va me manquer. Tu n'es pas mon préféré, car je n'ai pas vraiment de préférés. Mais, je sais que ta musique est bonne et qu'elle me fait rire... Quelques fois elle me fait jute du bien... Toi, mon impoli, le délinquant des artistes, tu me fais sourire. Je te trouve beau et bum: Les femmes aiment bien les bums, mais un bum qui chante bien, c'est encore mieux!
Je ne pourrais jamais avoir ta vie, j'ai choisi autre chose et ça me va, je ne suis pas téméraire comme toi, mais ta folie me permet de voyager dans ma tête, d'être une bum de corde à linges... Tu vois même les mononcles et les matantes cherchent un peu la liberté!
J'ai vu quelques extraits de ton film et ça à l'air d'être bien et à ton image. J'ai hâte de voir la suite... Je suis très curieuse!
Merci pour les chansons et ton délire : ...! ( mot de cambronne ).
D'une jeune matante admiratrice xxx
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20 avr. 2004, 10:59
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Jean Leloup est un grand artiste et il a créé sa fin à son image. Je trouve cela intéressant qu'un film de qualité ait été créé pour marquer l'achèvement d'une époque. J'ai vieilli avec les chansons de Leloup de je trouve qu'il a inspiré énormément la jeunesse. Il n'a rien fait comme tout le monde et il a su tirer sa révérence avec dignité. Je suis bien contente de ne pas l'avoir vu tomber dans l'oubli, la chanson commerciale ou la médiocrité. Je ne sais pas ce qui aurait été le pire, mais je sais que je n'assisterai pas à cette déchéance. Trop peu d'artistes savent tirer leur révérence aujourd'hui et notre Johnny nous a encore fait preuve de son excellent sens du "timing".
Cet auteur-compositeur-interprète de talent restera dans nos coeurs, car il a quitté quand le public en demandait encore. Il ne fera peut-être plus exactement la même forme d'art, mais je suis certaine qu'il ne pourra s'empêcher de charmer de nouveau le public en nous offrant un livre ou une autre forme d'oeuvre. Ce film est la preuve de sa propension pour l'esthétique et je suis convaincue qu'il ne se passera pas longtemps sans qu'on entende parler de nouveau de ce cher Jean!
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19 avr. 2004, 20:38
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J'admets ne pas avoir suivi Jean Leloup tout au long de sa carrière! Mais je me rappelle bien le jeune Jean Leloup marginal et "pimpant" comme le site votre article. Son air avant-gardiste de "rapeur" a su motiver la jeunesse dans son air marginal qui criait le goût de la liberté et de la libération paisible... L'artiste ne voit pas toujours le monde comme la moyenne moyenne mais il a tout de même le courage de dire comment il le perçoit et surtout comment il le ressent! Et s'est en communiquant ses perceptions ses émotions et ses sentiments qu'il s'aperçoit qu'il est loin d'être seul au monde dans ses états, ses préoccupations, ses revendications et dans l'accomplissement de ses désirs et de ses rêves!
" J'avais pas envie de travailer et ce n'est jamais devenu un travail, la musique", quelle belle vérité pour un si célèbre menteur et combien d'entre nous , travailleurs , pouvons reprendre ses paroles qui font à mon avis preuve d'intégrité personelle! Et qui parmi nous n'a pas eu besoin de se couvrir de la peau du menteur parfois afin de découvrir en nous, nos plus grandes vérités! J'aurais voulu être un artiste, plusieurs pourraient le chanter mais ce cheminement personnel de vie n'est pas que parsemé de gloire et le chemin n'est pas tracé davance...le goût de l'aventure, le goût de la découverte sans doute indispensable mais oh combien essentiel pour sa survie: une forte personnalité et une foi inébranlable dans ses valeurs et dans ses convictions personnelles afin de suivre le meilleur guide qui soit c'est-à-dire soi-même!
Ces artistes, ne sont-ils pas tous un peu fous, n'est-ce pas de cette folie inspirée que les gens s'abreuvent afin de sortir de leur misérable quotidien routinier! Le français, la réalisation d'oeuvres qui vont promouvoir la langue de chez nous ici et ailleurs dans le monde... je dis bravo à cette ouverture d'horizon, celle qui nous donne de l'oxygène...réalisations à petits budgets signe de génie!
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19 avr. 2004, 15:32
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J'ai eu beaucoup de peine à entendre que Jean Leclerc désirait tuer Leloup. J'ai grandi avec lui moi. Je l'ai vu partir de rien avec Alger et je l'ai vu être acclamé par tous ses fans. Je l'ai aussi vu devenir complètement cinglé.
Jean écrit formidablement bien. Il aime raconter. La chanson n'est pas la seule occasion. Être une star c'est très difficile. Quand on se rend au sommet, que peut-on attendre d'autre? Que les gens se tannent ? Ils à bien fait de tuer Leloup alors! Tant que Jean Leclerc soit en vie!
Je suis certaine qu'en cinématographie, il pourrait continuer ses folies et ses idées.
Je l'adore peu importe ce qu'il fera.
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19 avr. 2004, 11:44
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C'est un grand deuil que je dois faire sur Leloup, c'est une renonciation, je dois me résigner, c'est à la fois triste et douloureux de devoir couper avec ce fameux et c'est à la fois joyeux car on peut sentir dans sa décision que le fruit est maintenant mûr et qu'il est prêt à être récolté.
Nouvelle période de vie pour lui deviendra pour nous, nouvelle découverte et je ne suis pas inquiète, il saura nous transporter à nouveau avec lui à travers ses fabulations. En attendant de le retrouver en tant que cinéphile je lui souhaite de belles retrouvailles avec ses propres racines.
« Nous n'irons plus au bois car Leloup n'y est plus. »
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19 avr. 2004, 11:38
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J'ai encore beaucoup de mal avaler le départ prématuré de Leloup; oui, notre Johnny The Wolf n'est plus et l'univers musical de notre province ne sera plus jamais pareil.
Bordel, qui, au Québec, va dorénavant nous guider dans des mondes musicaux insoupçonnés? D'accord, on a encore Daniel Bélanger, mais peut-il tenir tout seul le navire de la musique francophone de chez nous en attendant qu'une nouvelle voix pertinente daigne se montrer? Je ne sais pas pour vous, mais, mis à part ces deux-là, l'industrie musicale d'ici fait dur en maudit. Lorsqu'un artiste intéressant se montre le bout du nez et que le public l'encourage, ceux sont les radios privées qui les musèlent, les empêchant de recevoir le succès qu'ils méritent.
Et si ce n'est pas eux, c'est la faute de l'artiste lui-même, trop fainéant pour vouloir sortir son nouvel album dans des délais raisonnables. Si il y a une chose qu'on ne peut pas dire de Leloup, c'est qu'il n'avait pas de suites à ses idées. Le gars sortait un album tous les 2 ans, au moins, et à chaque nouvel opus, l'écouteur pouvait vraiment entendre l'évolution d'un musicien n'ayant pas peur de faire différent. C'est un miracle que le bonhomme a été aussi diffusé par les chaînes comme CKOI, qui ne sont normalement pas intéressées à jouer des chansons originales. Et maintenant, après s'être rendu compte qu'il n'a plus rien à dire, Jean Leloup a décidé de déguerpir avant qu'il ne sonne comme un 'has-been'. Peut-être que dans quelqques années, je pourrais finalement m'y faire; présentement, je vis un peu ce deuil comme j'ai vécu celui de Dédé Fortin - je n'en reviens tout simplement pas!
En tout cas, je vais DÉFINITIVEMENT me procurer son dernier compact, "Exit", et même peut-être vais-je aussi aller à une projection de "La Mygale jaune"... juste pour dire au revoir à un vieil ami.
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