Faut-il démoniser Wal-Mart?
Un géant mal-aimé
|
|
Selon Ezra Winton, instigateur du projet Wal-Town, et les autres activistes du collectif uberCulture, Wal-Mart exploite les travailleurs à l'étranger, exploite ses "associés" et détruit les commerces locaux. Vrai ou faux?
photo: Jason Gondziola
|
Wal-Mart dit blanc, ses détracteurs disent noir. Entre le discours du Godzilla du commerce de détail et celui de ses multiples pourfendeurs, il existe un univers de différences. Qui a raison?
Un vendredi ensoleillé à LaSalle. 17 h 30. Dans le vaste stationnement d'un magasin Wal-Mart, sept étudiants de l'Université Concordia préparent les piles de tracts qu'ils comptent distribuer pour "déconvertir" les fidèles clients de la plus grande entreprise au monde.Ces activistes, membres du collectif uberCulture, participent à la tournée pancanadienne Wal-Town 2004. Lancée le 30 avril dernier à Jonquière, devant le Wal-Mart où, quelques semaines auparavant, une demande d'accréditation syndicale avait été rejetée par une majorité d'"associés", cette tournée mènera les jeunes contestataires jusqu'à Vancouver, le 22 mai. D'un bout à l'autre du Canada, ils propageront ainsi la bonne nouvelle devant une vingtaine de magasins du roi des "bas prix de tous les jours". La succursale de LaSalle est la deuxième qu'ils visitent. Aussitôt installés sur le pas de la porte du grand bâtiment gris, les activistes reçoivent la visite du gérant, qui leur indique poliment que la politique de Wal-Mart interdit toute forme de sollicitation sur ses terres. Ezra Winton, instigateur du projet Wal-Town, échange quelques mots avec le gestionnaire avant de revenir vers son groupe rendre compte de la discussion: "Ils vont probablement nous demander de partir si nous commençons à distribuer nos tracts. Alors nous devrions commencer à distribuer nos tracts." Intéressés ou pas, les clients de Wal-Mart qui reçoivent ces papiers subversifs émettent souvent des commentaires du genre: "Je sais tout ceci, mais ça coûte moins cher ici alors je viens quand même..." "Chez certains, c'est l'apathie totale, dit la porte-parole de Wal-Town pour le Québec Johanne Savoy. D'autres restent avec nous pour parler." J'accuse! Dans son plaidoyer contre le géant de Bentonville, le collectif uberCulture présente ce qu'il appelle les "trois piliers du succès de Wal-Mart". Selon les activistes, Wal-Mart: 1) exploite les travailleurs à l'étranger, 2) exploite ses "associés", 3) détruit les commerces locaux. Commandité notamment par le Syndicat des travailleurs et travailleuses unis de l'alimentation et du commerce (TUAC), le Conseil des Canadiens et le Congrès du travail du Canada, le groupe critique surtout les pratiques censément douteuses de Wal-Mart en matière de travail. La défense de Wal-Mart Joint au téléphone, le porte-parole de Wal-Mart Canada, Andrew Pelletier, soutient que les allégations du collectif uberCulture n'ont aucun fondement: "Nous croyons en la liberté d'expression, dit-il, mais si l'on s'exprime librement, je pense que l'on doit avoir en même temps la responsabilité de présenter les véritables faits quant à ce que l'on avance. Je ne pense pas que c'est ce que fait uberCulture." Wal-Mart Canada a préparé une réplique documentée afin de rétablir les "faits". L'occasion est belle d'observer de plus près quelques points de vue divergents... Wal-Mart n'exploite personne Selon Andrew Pelletier, il est absolument faux de dire que Wal-Mart bafoue les droits humains des travailleurs à l'étranger. "Chaque année, la division nord-américaine de Wal-Mart dépense au-delà de 40 millions $ pour s'assurer que ses fournisseurs et leurs usines respectent les normes élevées d'éthique du travail de la compagnie", indique-t-il. Plusieurs ONG tiennent un discours opposé. L'organisme China Labour Watch (CLW) a, en février dernier, rapporté avoir découvert dans une usine de Shenzhen (Chine) des conditions de travail dures et moins que sécuritaires, pour des salaires misérables. CLW note même qu'une enseigne bien en vue sur un mur de cette usine rappelle aux employés que "si vous ne travaillez pas fort aujourd'hui, vous devrez travailler fort demain pour vous trouver un emploi". Le principal client de cette usine qui fabrique des chaînes stéréo s'appelle Wal-Mart. Invoquant le secret commercial, Wal-Mart refuse de dévoiler avec quels sous-traitants étrangers elle fait affaire. Wal-Mart est un bon employeur Andrew Pelletier déclare aussi que Wal-Mart n'a rien à se reprocher en ce qui concerne les conditions de travail de ses "associés". "Wal-Mart a été classée meilleur employeur du commerce de détail au Canada deux fois au cours des trois dernières années par le magazine Report on Business et la firme internationale en ressources humaines Hewitt Associates", ajoute-t-il. On se rappellera toutefois qu'aux États-Unis, un scandale a éclaté l'an dernier lorsque 250 employés illégaux (des immigrants payés en deçà du salaire minimum, sans sécurité sociale ni protection contre les accidents de travail) ont été arrêtés lors d'une descente spectaculaire dans une soixantaine de succursales Wal-Mart. Et ce n'est que la pointe de l'iceberg: de nombreux autres cas d'abus et d'intimidation envers des employés favorables à la syndicalisation ont été rapportés. Toujours aux États-Unis, dans une gigantesque action collective intentée contre Wal-Mart (qui regrouperait quelque 230 000 personnes), des employés disent avoir été forcés à travailler sans jouir de pause-repas et prétendent avoir été enfermés dans le magasin pendant le quart de nuit afin de continuer à travailler même après le départ des gérants. Des groupes féministes tels que la National Organization for Women (NOW) soutiennent aussi que le plus grand employeur privé du monde fait preuve de sexisme envers ses "associées". L'équité salariale et le refus de promotions sont au cœur des accusations. "72 % des employées de Wal-Mart sont des femmes, mais seulement 10 % de celles-ci sont gérantes", indique le collectif uberCulture. Wal-Mart est un plus pour les communautés UberCulture avance enfin que Wal-Mart est "à l'origine du démantèlement des petites communautés canadiennes en influençant l'aspect économique et socioéconomique de ces régions". La réponse de Wal-Mart Canada: "En juin 2002, l'Université Ryerson a publié une étude indépendante approfondie sur l'impact de Wal-Mart sur l'économie des communautés canadiennes. L'étude confirmait que Wal-Mart n'avait pas poussé des détaillants à la faillite et, dans plusieurs cas, avait même augmenté les ventes dans les marchés avoisinants partout au Canada. Pour appuyer cette affirmation, au cours des trois dernières années, plus de 90 communautés du pays ont exercé des pressions pour obtenir un magasin Wal-Mart dans leur région." Au Québec, la municipalité de Cowansville fait partie de celles-ci. Au Canada, Wal-Mart est-il vraiment le démon dépeint par les différents groupes militants? Andrew Pelletier affirme que la situation au pays est bien différente de celle qui prévaut chez nos voisins du sud. "Aux États-Unis, les magasins Wal-Mart sont beaucoup plus gros et sont aussi des épiceries (les Supercenters), explique-t-il. On ne peut pas vraiment comparer les deux marchés. Au Canada, nous n'avons aucun plan en vue d'installer des Supercenters. Nous sommes axés surtout sur la croissance des magasins de détail ordinaires. Et si l'on regarde la quantité de demandes que nous recevons de la part de communautés qui veulent que l'on ouvre un magasin dans leur ville, il y a encore beaucoup de place pour la croissance avant de considérer de nouveaux formats de magasins comme les Supercenters." Wal-Mart au banc des accusés Des centaines de causes impliquant des individus contre Wal-Mart sont présentement en cours ou en attente de procès aux États-Unis. Parmi ces causes, celles qui risquent le plus d'ébranler le Goliath de l'aubaine sont les actions collectives. Par exemple, plusieurs immigrants illégaux travaillant chez Wal-Mart et arrêtés lors de la descente de l'automne 2003 ont déposé le 10 novembre dernier une requête en action collective et comptent faire perdre des millions de dollars à la multinationale. Ce n'est pas tout: en avril dernier, la Cour suprême de Californie a approuvé une des plus grandes actions collectives à être intentées contre une entreprise privée: plus de 200 000 employés ou ex-employés de Wal-Mart soutiennent que les gérants les ont forcés à travailler sans repos et sans pause-repas. Le procès aura lieu en septembre à Oakland. Une autre requête en action collective contre Wal-Mart, encore plus monumentale, est en attente d'approbation. Celle-ci a de quoi faire frémir la plus grande entreprise au monde: 1,6 million de travailleuses et d'ex-travailleuses de Wal-Mart accusent l'entreprise de discrimination en matière d'emploi et d'iniquité salariale.
|
Réagir à l'article
|
|
Pour avoir accès aux fonctions interactives de Voir.ca, vous devez être membre et vous identifier en ouvrant une session.
|
Déjà membre ?
ouvrir une session
|
Pas encore membre ?
devenez membre
|
|
03 mars 2005, 10:20
|
répondez à cette critique!
|
|
|
|
C'est partout la meme chose: tout le monde contre wall mart. Nous n';avons pas tous les moyens d'aller magaziner ailleurs donc nous allons ou c'est le moins cher. Nous savons tous que des logements abordables sont de plus en plus chers a trouver. Alors lorsque tu es etudiant et que tu trvailles pour un salaire misérable et que tu n'as pas beacoup de temps pour autre choses que le travail et les études, Walmart semble une bonne solution. Nous aimons tous bien mieux aller manger des patisseries chères et nous acheter de beaux vétements mais il faut payer le loyer aussi. Je dis ca en voyant des amis a moi qui ont de plus en plus de misère à joindre les deux bouts. De plus nous sommes entouré de grandes compagnies qui ne penses qu'à l'argent. Les marques nous empoisonnent. penser donc un peu: le commis de chez Walmart achète son linge chez Gap, mange du McDonald et porte du parfum de je sais pas quelle autre marque connue qui est moins chère. C'est peut-être triste mais c'est la vie. Pourquoi payer plus cher ailleurs. Je regarde mes parents qui ont acheter une maison il y a 3 ans. Ils doivent encore la payer 22 ans je crosi bien. En attendant les taxes municipales ont monté et l'eau aussi. Les produits alimentaires aussi.... ca ne laisse pas beaucoup de choix ou faire son "shopping" quand tu as ces problèmes financiers.
|
|
09 févr. 2005, 18:35
|
répondez à cette critique!
|
|
|
|
Voilà qu`est tombé aujourd`hui le couperet sur les employés récemment syndiqués du Wall-mart de Jonquière. Harceler ses employés est une chose déjà inadmissible mais préméditer une fermeture de magasin après leur syndicalisation en est une autre. Ce géant est très fort, on le savait déjà, mais maintenant on le sait aussi très très puissant , un véritable King Kong du magasin à rayons. Par respect pour les employés de Jonquière, un boycottage de tous les Wall-Mart au Québec s`impose. Parlez-en autour de vous, nous avons une occasion en or de montrer notre solidarité québécoise.
|
|
28 juin 2004, 10:25
|
répondez à cette critique!
|
|
|
|
On dit souvent que c'est toujours mieux dans le jardin de l'autre. C'est peut-être pour ça qu'on accepte plus facilement pour les autres des conditions qu'on ne souhaite ni pour soi, ni pour nos enfants. On se dit probablement que c'est pas si pire que ça... Or, quand on met des enfants au monde, on leur souhaite le meilleur. On veut les voir travailler dans des conditions idéales, avoir un salaire décent, etc..
Croyez-vous vraiment que les adultes (ces anciens enfants) qui travaillent chez Walmart, à un salaire ridicule, avec la pression qu'on leur met sur le dos, le lavage de cerveau quotidien, ont vraiment envie de vous sourire quand vous leur demandez quelque chose? Combien d'employés de Walmart respirent la joie de vivre quand vous leur parlez?
Des tonnes de questions de ce genre peuvent se poser. Mais, à l'ère du je-m'en-foute-royalement et de la prétendue liberté de choix d'aller où l'on veut, le sourire des uns, le bonheur des autres, n'a aucun intérêt. Pourtant, à moins que vous ne soyez déjà riches, les probabilités de vous voir VOUS ou votre enfant travailler chez Walmart (ou un autre exploiteur de la faiblesse humaine, style Macdo et Nike) sont en nette croissance. Walmart c'est dans l'autre jardin, jusqu'à ce qu'il vienne bêcher dans votre cour!
Est-ce cela que vous méritez, vous et vos enfants? Voyons donc, il faut se lever debout et prendre notre place au soleil. Ce soleil, il n'est pas que pour les jardins pollués de Walmart.
|
|
28 mai 2004, 11:08
|
répondez à cette critique!
|
|
|
|
Si Wal-Mart était une entreprise québécoise, on se vanterait de son service à la clientèle et de son succès à l'extérieur de nos frontières, peu importe si son succès fait le malheur des autres petits commerçants.
Wal-Mart, c'est comme McDo : pas cher, rapide, présent dans la communauté et réputé comme employeur « facultatif ». Personne n'est jamais très fier d'en sortir mais on y retourne toujours.
Pourtant, il y a toujours foule aux caisses et il y a toujours des gens pour postuler sur des postes là-bas.
Bref, c'est un job « temporaire » et un commerce profitable comme un autre. En fait, s'il y en avait un version québécoise, on se précipiterait pour y aller la conscience un peu plus tranquille!
|
|
28 mai 2004, 01:52
|
répondez à cette critique!
|
|
|
|
Cette compagnie a réussi se mettre à dos autant une bonne partie de l'opinion publique que ses « associés » Ils sont plus détester qu'un amalgame de McDonald et de Nike ensemble. Qui ne sont pourtant pas des exemples des plus recommandables.
Comment peut-elle prétendre que tout ce qui est colporté est faux ? Pense-t-elle qu'elle détient la vérité absolue. Il n'y pas de fumée sans feu dit le proverbe.
Et 200,000 employés ou ex ne peuvent pas tous se tromper tout de même.
« Les madames(et les messieurs) y sont pas contents là! »
Moi-même je magasine très peu chez eux parce que mon expérience m'a démontré que leur bas prix ne correspond pas toujours à la réalité et qu'en fouillant un peu, on trouve toujours moins cher ailleurs. Et que contrairement à plusieurs, j'ai une conscience très active.
J'achète le plus souvent possible canadien et refuse systématiquement d'acheter la qualité médiocre Made in China, proposé à fort prix parce qu'avec un nom de grandes marques.
|
|
26 mai 2004, 23:35
|
répondez à cette critique!
|
|
|
|
On a beau décrier les pratiques de Wal-Mart de toutes les façons, mais je peux vous
affirmer que Wal-Mart n'est pas si méchant que ça ! Je crois que je suis mieux placé
que quiconque pour argumenter sur le sujet parce que j'ai justement travaillé chez
Wal-Mart et j'ai analysé à plusieurs reprises le cas Wal-Mart lors de mes études
universitaires en administration des affaires. Vous pouvez penser que je suis
complètement taré. Wal-Mart a de bons et de mauvais côté et ce mini article vise à
vous en faire connaître les bons !
1) Wal-Mart engage des gens qui des gens qui ont des déficiences mentales en les
rémunérant au même salaire que les autres employés. Ces gens ne sont pas exploités,
à vrai dire, ils ne travaillent pas, ils ne font qu'accompagner les autres associés
pour favoriser leur réinsertion sociale. Combien d'entreprise en font autant ?
2) Wal-Mart et leurs associés font souvent des levés de fond pour soutenir les
nombreuses causes québécoises tel qu'opération enfant soleil, Mira, ... Cependant,
sur ce point, nous pouvons les accuser d'embellir leur image de bon citoyen...mais
laisser moi dire que Bombardier ou métro Richelieu sont très loin derrière.
3)Wal-Mart vend aussi dans ses rayons des produits québécois, la nourriture et les
fleurs proviennent en majorité d'entreprises québécoises. Pour les autres articles,
comme la TV, vêtements, le Québec produit rien de ça...alors pk les accuser de ne
pas les vendre?
4)les commerces de détails comme Wal-Mart engage des jeunes et des femmes
monoparentales qui n'auraient pas d'emploi autrement parce qu'il ne possède pas de
diplôme ou d'expérience.
5)le salaire chez wal-mart est bas, mais il y a un boni annuel très intéressant
dépassant les 4 chiffres pour ceux qui ont travaillé au moins un an. C'est mieux que
Couche-Tard par exemple, qui ne verse absolument rien.
|
|
26 mai 2004, 13:00
|
répondez à cette critique!
|
|
|
|
Je suis une québécoise pure laine, je ne voudrais pas vivre ailleurs, je suis fière de mon "pays" et je veux le faire évoluer du mieux que je le pourrai. J'encourage les artistes québécois, que ce soit des auteurs, chanteurs, réalisateurs. Mes fruits & légumes, ma viande, idéalement je les achète dans des marchés québécois. Cet été, c'est au Québec que je voyagerai! Et je pourrais en ajouter mais passons au sujet principal...
J'aime bien aller au Wallmart! Est-ce que j'ai le droit? Je pourrais bien m'horrifier et faire ma vierge offensée, hurler, boycotter cet endroit diabolique... Y a rien à faire, pas cabable! J'aime ça!! Bon prix (nettement moins cher qu'ailleurs), bon service, toujours accueilli par du personnel souriant... C'est l'fun faire ses courses chez Wallmart! Mon copain et moi, quand on est en route vers le Wallmart, on se culpabilise toujours un peu... on s'en va encourager un géant américain...Quelle honte! Et puis on se stationne, une p'tite madame souriante nous remet un panier à l'entrée, et c'est parti! Bye bye les remords de conscience!
Oui, Wallmart nuit aux petits magasins, que ce soit les pharmacies, boutiques de souliers, etc. Canadian Tire ne nuit-il pas au quincailleries du coin? Future shop ne nuit-il pas aux petits magasins de ce genre? Et les épiceries Maxi, Loblaws et Super C, ne nuisent-ils pas au petit Iga au coin de la rue? Oui c'est clair! Malheureusement, je ne suis pas encore assez riche pour aller faire une épicerie complète au petit Iga au coin de la rue quand un panier identique me coûtera 50$ de moins chez Super C... Un jour peut-être...
Tous les pseudos-intellos de la Terre auront beau crier et se rebeller, il n'en demeurera pas moins qu'il y en aura toujours, des Wallmart... Je ne veux pas être négative mais réaliste! Je n'ai pas d'énergie à gaspiller pour lutter contre Wallmart...quand je sais pertinemment qu'il est là pour rester! Alors j'essaie d'apprécier...et j'y arrive sans que ça m'empêche de dormir! Voilà!
|
|
26 mai 2004, 11:15
|
répondez à cette critique!
|
|
|
|
Bonjour à tous!
Je suis un jeune, 21 ans, étudiant au bac à l'université.
Et oui, je travaille chez wal-mart. Depuis 4 ans.
Ce n'est pas la meilleure, ce n'est pas la pire!
Ce qui fait que le W-M fonctionne, est la possibilité de retour-échange incroyable, des histoires qui ne tiennent absolument pas debout.
Le simple fait de se plaindre aux gérants, le pouvoir d'achat du client vient d'augmenter.
Le simple fait de se plaindre au siège social à Toronto, là vous êtes dangereux pour les gérants de la succursale, et vous risquez d'avoir un certificat cadeau par la poste.
Oui, les employés sont plus ou moins bien traités. Principalement du fait que nous ne sommes pas assez pour le travail que nous avons à accomplir. Nous devrions être 5 la fin de semaine, et nous nous retrouvons seulement 2 simplement à cause des horaires mal fait.
C'est une bonne manière à la "rough" le métier. En mode débrouillardise.
Mais il est vrai que tu viens à pogner des crisses de nerfs, tu sors le soir, tu es vidé, le service à la clinetèle est tellement exigeant. Les clients paient un lecteur dvd à 49$ et s'attendent à avoir la même qualité que celui à 150$.
W-M n'est pas toujours en cause, les clients aussi.
Comme je lisais dans les commentaires, oui certains produits "cheap" proviennent de l'asie où les enfants sont exploités. Mais est-ce que Future Shop, les différentes boutiques ne vendent pas exactement les mêmes produits souvent?
Le marché actuel est comme ça! je ne dis pas que c'est le meilleur.
Mais je ne crois pas que le café équitable ou quoique ce soit par le bas, fera réellement pencher la balance, tant que ça reste sectorisé, et que les groupes comme uberculture insinuent des choses, tout autant que les grosses compagnies comme W-M. Tout le monde dans cette situation ment pour faire avancer leur point de vue. Pourquoi, les individus ne sont-ils pas venus me questionner à Lasalle lorsqu'ils sont venus, j'y étais mais à l'intérieur...
|
|
25 mai 2004, 14:13
|
répondez à cette critique!
|
|
|
|
Ben voyons donc, wall mart est un des plus grands magasions convoité et a bon prix qui devrait se développer au fur et a mesure que le marché se développe. Pourqoui toujours vouloir arreter ce qui est bon, et la je pourrais cité beaucoup d'exemple, a chaque fois qu'une chose est bonne il faut que nous la détruisons alors pourqoui ne pas travailler ensemble et se donenr tous une chance et travailler main dans la main..n'est aps pour ca que nous luttons.
|
|
25 mai 2004, 13:20
|
répondez à cette critique!
|
|
|
|
Aux Etats-Unis on retrouve des formats jumbo dans les McDonald, ça cause des problèmes, mais ici on n'a pas ce format gigantesque.
Aux Etats-Unis on retrouve des conditions intolérables pour les employés des Wall Mart, ça cause des problèmes, mais ici il semble régner une ambiance acceptable dans les Wall Mart.
Cet article est totalement hors propos pour le Québec.
J'achète moins cher chez Wall Mart et je continuerai tant et aussi bien qu'on viendra me prouver que les employés que je croise dans mon Wall Mart sont méprisés et abusés.
Vivement que l'essence arrive dans nos Wall Mart en plus!!!
|
|
25 mai 2004, 10:30
|
répondez à cette critique!
|
|
|
|
Dernièrement Radio Canada consacrait sur ses ondes radio, une émission spéciale sur le choix d'acheter Chez Walt-Mart. L'émission était fort intéressante par la diversité des personnes ayant répondu à l' appel. Nombreux sont ceux qui ont appelé pour dénoncer les pratiques scandaleuses de Walt-Mart vis à vis de ses employés:conditions salariales et sociales inacceptables, vis à vis des petits commerces:concurrence déloyale. Pourtant chacun affirmait acheter chez ce filou pour faire des économies!Surtout ne touchez pas à ma bourse! Les gens réalisent que ce géant financier n'a pas les mains très propres mais cette conscience prise ne modifie ni leur choix ni leurs achats! Ces acheteurs invétérés sont sensibilisés sur le moment mais ne sont pas prêts à faire des sacrifices monétaires pour essayer de changer les choses!
J'ai envie de citer un extrait du Cd de Magyd Cherfi:
«Toute ma vie et jusqu'au samedi
moi j'ai fait tout ce qu'on m'a dit
C'est vrai j'ai jamais rien fait d'autre
Que de mettre un pas devant l'autre...
J'ai pas fait de vagues et je me dis j'étais de ceux qu'on obéit! J'ai pas fait de vague et j'ai comme on dit jamais rien dit!»
Il serait peut-être temps pour tout un chacun de faire autre chose que de mettre un pas devant l'autre! Il serait peut-être temps de faire des vagues et de cesser de faire ce qu'on nous dit, se rendre compte que «verbier» et raler sur papier ne change rien! Qu'il faut boycotter ce magasin qui casse les prix et les hommes! Des conditions de travail décentes ne sont pas un luxe mais un dû dans un pays comme le Canada. Cessons donc de nous voiler la face et prenons notre avenir en main! J'aime cette parole de Bernard Werber tirée de l'encyclopédie:« quand on est perdu dans un labyrinthe,il faut plaquer sa main sur une paroi et la suivre au toucher quoiqu'il advienne. Si ça ne marche pas Hurlez!
CESSONS DONC DE NOUS PLAINDRE,HURLONS, ACHETONS DE FAÇON ÉCLAIRÉE, SAUVONS DES ÂMES ET NON DES SOUS!
|
|
24 mai 2004, 20:11
|
répondez à cette critique!
|
|
|
|
Un dilemme lorsque qu'il faut choisir entre être capable d'obtenir des produits de consommation à bons prix, et se poser des questions sur la "morale" que véhiculent ces grandes chaînes de magasins tels que Wal-Mart. Car pour nous offrir de si bas prix, Wal-Mart n'hésite pas à presser jusqu'à la moindre goutte des ses employés, ses fournisseurs, ses compétiteurs, à peu près tout le monde finalement. Et ce n'est malheureusement pas un phénomène qui est nouveau. On a qu'à penser à ces commerces de quartier, qui ont tous finis par fermer leurs portes car ils ne pouvaient pas rivaliser avec les grosses chaînes de magasins, du moins au niveau des prix. Je peut vous en parler car mon père était justement un de ces épiciers de quartier. Par contre, si il ne pouvait pas compétitionner au niveau des prix, il offrait beaucoup plus de services que n'importe quelle grosse chaîne. Mais dans la tête de la majorité des gens, c'est seulement le prix qui compte. Mais lorsqu'on y réfléchit comme il faut, on se rend compte que les services offerts ont aussi une valeur ajoutée, valeur qui ne se retrouve pas dans les grandes chaînes, donc des prix plus bas, mais avec moins de services. Alors, on coupe les prix et les services, et lorsque la compétition disparaît, qu'est-ce qui les empêchent de les remonter leurs prix? Mais toujours sans les services...
Je ne voudrais pas avoir l'air de rabattre une entreprise qui se porte bien, trop même aux yeux de certains, mais de telles pratiques devraient être surveillées de près pour éviter les abus. Mon intention n'est pas de mettre les bâtons dans les roues d'entreprises qui réussissent, mais plutôt d'empêcher les abus d'une multi-nationale trop avide et trop peu scrupuleuse...
|
|
24 mai 2004, 15:11
|
répondez à cette critique!
|
|
|
|
C'est si facile de «varger» sur le plus gros... Il prend de la place, il gêne, il servira donc de bouc émissaire. Mais Wal Mart est-il pire que les autres? Je ne le crois pas. Qu'on choisisse d'acheter sa chemise chez Gap, dans une mercerie ou chez Wal Mart, il y a de fortes chances qu'elle ait été fabriquée dans un «sweat shop» ou à tout le moins dans un atelier aux normes peu équitables. Ce sont les importateurs qui font des affaires d'or (aux dires d'un propriétaire de mercerie, une chemise vendue en magasin 60$ coûte à l'importateur moins de 3$).
Et quand on achète équitable (par exemple American Apparel), il faut s'attendre à payer le double, ce qui est hors de portée pour la plupart d'entre nous. Dans le contexte actuel, on ne peut pas blâmer les consommateurs de rechercher les plus bas prix. De plus, tout parent vous le dira: faire toutes ses courses au même endroit est TRÈS pratique. Avec des enfants, on n'a plus le temps de faire la tournée des petits détaillants. Par contre, quand on recherche la qualité ou un service hors pair pour des choses jugées plus importantes, les petits détaillants seront toujours là. À condition pour eux de miser sur la qualité et sur des vendeurs qualifiés.
Mais, il est vrai que les salaires sont peu élevés chez Wal Mart. Tout comme chez Zellers, La Baie, Sears,... L'empire Wal Mart n'a pas non plus le monopole des mauvaises conditions de travail. Lorsque je travaillais dans un commerce au détail, je devais commencer tous les matins 20 minutes avant l'ouverture et finir tous les soirs 20 minutes plus tard, sans être payé. Le gérant affirmait que ça compensait pour les périodes creuses...
Aussi, le manuel des employés de Wal Mart clame que les syndicats ne sont pas interdits, mais ajoute que les employés n'ont aucun avantage à se syndiquer. Lorsque la chaîne a racheté les Woolco, elle les a tous pris, sauf ceux qui étaient syndiqués.
On retrouve donc chez Wal Mart du mauvais, comme du bon.
|
|
24 mai 2004, 15:10
|
répondez à cette critique!
|
|
|
|
Les employés de Wall-Mart ont plusieurs recours s'ils veulent se plaindre. En fait quand un magasin Wall-Mart annonce des postes il y a toujours dix fois plus de candidats qu'il y a d'emplois.
Il est probable que les travaillants(Et surtout les travaillantes) de manufactures étrangères soient exploités selon les normes du Canada.Ces gens peuvent difficilement se plaindre dans leur pays. Wall-Mart fait beacoup plus que la majorité des autres magazins de grande surface pour s'assurer que ces travailleurs ne soient pas exploités mais je sais que ce n'est jamais assez.
Pour un changement d'huile Wall-Mart me charge environ la moitié de ce que mon concessionaire me chargerait.
Les prix des articles sont vraiment généralement les plus bas et leur politique de retour de marchandise est vraiment très généreuse comparée à d'autres magazins.
Quand nous voyageons en motorisé nous nous arrêtons souvent pour nous coucher dans un stationnement d'un Wall-Mart parce que nous sommes toujours les bienvenus...et cela gratuitement!
J'ai bien hâte de voir Wall-Mart nous vendre du boeuf et de l'essence. Depuis un an le prix du boeuf aurait du chuter mais il est toujours aussi haut et le prix de l'essence...c'est ridicule!
|
|
23 mai 2004, 22:07
|
répondez à cette critique!
|
|
|
|
Je dirai d'abord que j'entre rarement dans un Wall Mart. Je m'y résigne quand, pris au dépourvu (une boîte à lunch est à remplacer et ailleurs, on en trouve plus, par exemple. Et "boîte à lunch" peut être remplacé par tout objet saisonnier introuvable quand les marchands ont décidé que ce n'est plus la saison.), je n'ai plus le choix que d'aller voir si eux, ils n'en ont pas en stock.
Et quand j'y suis, je ressens toujours un certain malaise. Qu'un Wall Mart brûle les petits commerçants des alentours, je le sais; que ses fournisseurs étrangers exploitent leurs employés, je sais aussi (mais de la marchandise fabriquée par des enfants et/ou des adultes exploités et syphonnés, il s'en trouve ailleurs que chez Wall Mart, il faut en convenir.). Que l'idéologie ou la philosophie du travail chez ce géant ne doit pas être rigolotte, j'en suis très conscient (se faire appeler associé est une vrai risée si on réfléchit un peu au véritable sens du terme). Tout ceci explique pourquoi j'évite de dépenser mes sous là.
Le malaise ressenti, toujours; spécialement si cette présence a lieu un dimanche. Il provient de l'ambiance, de la frénésie dépensière qui anime la foule (car le dimanche,une foule ahurrissante et bigarrée s'y active). On ressent chez les gens une sorte d'assouvissement, une satisfaction d'être là où ils doivent être et de faire ce pour quoi ils sont sur terre. Cela se voit dans l'attitude, dans les gestes; cela va beaucoup plus loin que d'acheter du savon jumbo parce qu'on va en manquer demain.
Oui, il faut craindre Wall Mart et au-delà de Wall Mart, la consommation effrénée (Club Price ou Costco engendre la même frénésie), cette consommation qui déshumanise.
Capturons tout à coup tous les clients de tous les Wall Mart d'un seul dimanche et faisons les marcher en forêt, pédaler, skier, nager, taper sur un ballon, etc... et on aura commencé à résoudre le problème d'enbompoint et d'oisiveté au Québec. Et l'industrie du loisir se regénèrera.
|
|
|
|
|