Musique traditionnelle en 2004
La tradition continue
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Première rangée, ordre habituel: Martin Roussel (St-Pierre/Roussel), Nicolas Pellerin (Les Langues Fourchues), Mathieu Girard (Les Batinses), Steeve St-Pierre (St-Pierre/Roussel). Deuxième rangée: Régent Archambault et Éric Beaudry (La Bottine Souriante)
photo: Joseph Yarmush
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Jouissant d'un certain renouveau depuis le tournant des années 80, mais toujours victime de préjugés, la musique traditionnelle n'occupe le devant de la scène que lors du 24 juin et du 1er janvier. Entre deux fêtes nationales, Voir a réuni autour de la table de cuisine une belle gang de grandes gueules qui parlent de cette situation et de l'avenir de la tradition. Réflexion passionnante!
Cette journée-là, il y avait du monde à la messe dans les bureaux du journal. Ça jasait, ça riait. Ça chialait un peu aussi... Il y avait d'abord trois membres du groupe phare La Bottine Souriante: Régent Archambault, Éric Beaudry et Pierre-Luc Dupuis. Martin Roussel et Steeve St-Pierre, qui fusionnent le jazz, le classique et le traditionnel au sein du duo St-Pierre/Roussel, étaient fraîchement débarqués de Rimouski. Stéphane Poirier et David Boulanger de La Part du Quêteux étaient aussi présents. Ce quatuor, qui a récemment lancé son premier album (Ça l'air d'aller), s'engage à transmettre aux générations actuelles des chansons qui ont égayé, jadis, les maisonnées québécoises. Mathieu Girard des Batinses, ce groupe de Québec qui veut "sortir le trad du terroir", et Nicolas Pellerin des Langues Fourchues, dont le deuxième album a été lancé à l'automne 2003, complétaient cette joyeuse bande de panélistes. En tout, neuf têtes pour réfléchir au trad d'aujourd'hui.Qu'est-ce que le traditionnel en 2004? S'il y a une tendance qui se dessine dans l'univers de la musique traditionnelle, c'est bien celle du métissage. Le trad explose et se laisse volontiers envoûter par d'autres genres musicaux. Le groupe Mes Aïeux, qui fait un malheur avec son dernier album En famille, fait dans le "pop-trad". Au grand spectacle de la Fête nationale à Montréal, le groupe Swing a ouvert le bal avec son "techno traditionnel". Sans manquer d'humour, Les Batinses n'hésitent pas à définir leur musique comme étant du "funk celtique", du "stoner-rock fléché", du "techno à répondre" on encore du "hip-hop forestier"! "C'est pour vous autres qu'on fait ça, dit Mathieu Girard des Batinses en s'adressant aux médias. Vous avez besoin de crunchy. On a des préjugés à abattre, alors il faut se casser la tête pour savoir comment attirer votre attention." Parce qu'il n'est pas jojo, pour les groupes traditionnels, de faire parler d'eux en dehors du temps des Fêtes et de la Saint-Jean-Baptiste. "À ce que je sache, aucune de nos chansons ne parle de Noël, du jour de l'An ou de tourtières", dit Stéphane Poirier de La Part du Quêteux. Les traditionneux doivent aussi combattre bon nombre d'idées reçues. "Il faut sortir du carcan des gros clichés: la cuillère de bois, la ceinture fléchée et la cabane à sucre", dit Nicolas Pellerin, violoniste des Langues Fourchues. "On a fait le Téléthon Opération Enfant Soleil l'an dernier, ajoute Pierre-Luc Dupuis de La Bottine Souriante. Pendant qu'on jouait, j'ai regardé l'écran géant: on nous montrait sur scène avec des séquences de Soirée canadienne entrelacées! Contre notre gré, on est associé à ÇA! Mais la musique traditionnelle, c'est rendu ailleurs..." Les grands médias et les magasins de disques, s'ils s'intéressent au trad pendant les Fêtes, ont encore de la difficulté à considérer cette musique comme un genre en soi. On préfère les valeurs sûres. "Dans les années 70, les radios étaient beaucoup plus libres, dit Régent Archambault de La Bottine. Aujourd'hui, on a de la misère à placer quelque chose qui sort du cadre. C'est fermé, sclérosé. Ce n'est pas de cette façon que l'on va développer la musique qui nous appartient." "Au Québec, on manque d'ouverture d'esprit, poursuit Éric Beaudry de La Bottine. Aux FrancoFolies, il n'y a plus de scène trad, comme avant. Cette scène donnait la chance à plusieurs groupes de se faire connaître." Sortir des clichés et séduire les médias est une chose, lutter contre certains préjugés tenaces en est une autre. "Les gens croient encore que dans le temps, les musiciens traditionnels n'étaient pas de bons musiciens. Si tu regardes la définition du mot violoneux dans le dictionnaire, c'est: "mauvais violoniste"", dit Martin Roussel, pianiste du duo St-Pierre/Roussel. La définition du mot folklorique est aussi péjorative: "Pittoresque, mais dépourvu de sérieux", selon le Petit Robert. Une question d'éducation... L'éducation serait un frein au développement de la musique traditionnelle québécoise. "Ici, quand je dis que je fais de la musique traditionnelle, on me répond souvent: "Ah oui! Quelles tounes de Paul Piché fais-tu?" Je n'ai rien contre Paul Piché, mais ce n'est pas du trad", précise Stéphane Poirier. Résultat: les groupes traditionnels demeurent en grande partie méconnus du grand public. "Même si l'on parle d'une sorte d'engouement présentement, je pense que la musique traditionnelle demeure toujours une musique alternative. L'engouement est surtout médiatique. Il est toujours difficile de rejoindre le public", dit Mathieu Girard. Pour survivre, les traditionneux doivent souvent s'exporter. Car il semblerait que les préjugés sont plus faciles à briser à l'extérieur des frontières québécoises. Plusieurs groupes présentent donc leurs spectacles en Europe: "La podorythmie (le tapage du pied) est vue là-bas comme un élément exotique", explique Mathieu Girard. La Part du Quêteux est allée huit jours en Ontario, pour la Saint-Jean-Baptiste, offrir son spectacle aux communautés francophones locales. La Bottine Souriante, quant à elle, a déjà participé au Tønder Festival (Danemark) et au prestigieux World of Music Arts and Dance (WOMAD) à Rivermead (Royaume-Uni). "C'est correct de jouer à l'étranger, dit David Boulanger de La Part du Quêteux. Mais est-ce qu'on peut jouer ici parfois?" Pourquoi faire de la musique traditionnelle? Les artistes de musique traditionnelle n'en peuvent plus de devoir sans cesse se justifier. "Il faudrait s'habituer à en parler comme un genre en soi, et non pas essayer de trouver une raison pour laquelle on fait ce style de musique", dit Stéphane Poirier. "Si je faisais du rock, personne ne me demanderait pourquoi, ajoute Pierre-Luc Dupuis. Je fais du traditionnel parce que j'aime ça! Le plus beau moment pour moi, avec la musique traditionnelle, c'est d'aller la chercher... C'est de s'asseoir avec la personne qui détient le répertoire et de la voir chanter a cappella devant soi. Le thrill, c'est de partir avec ces bases-là, que ce soit une mélodie ou un texte, et de les amener ailleurs." Steeve St-Pierre, de St-Pierre/Roussel, possède une formation de violon classique. Ce qui l'a séduit dans la musique traditionnelle, c'est son côté vivant: "Quand tu vas à un concert classique, tu n'as pas le sourire accroché aux oreilles. Tandis que la musique traditionnelle, il y a une sorte de joie qui s'en dégage." Qui aime le trad? La musique traditionnelle, c'est le passé d'un peuple. En marge des courants plus pop, elle attire un public beaucoup plus éclaté. "Nous faisons des veillées de danse à Montréal et la moyenne d'âge est de 25 ans", dit David Boulanger. "J'ai l'impression que la musique traditionnelle est plus intergénérationnelle. Ce n'est pas comme la pop, où l'on s'adresse à un âge en particulier", ajoute Stéphane Poirier. "Il y a des gens qui vont se reconnaître comme Québécois dans la musique trad, ajoute Mathieu Girard. Pour d'autres, ce sera une question de passion ethnologique. Ça va intéresser toutes sortes de gens, autant des personnes âgées que des punks." Martin Roussel ne pense pas qu'il faille absolument avoir un intérêt patriotique pour aimer la musique traditionnelle. "Si c'est ça, dit-il, c'est extrêmement réducteur. Un jour, il va falloir considérer que c'est une musique de qualité." En grande majorité par contre, le trad a de la difficulté à percer. "Pourquoi les jeunes n'embarquent-ils pas? C'est simple, explique Martin Roussel. Des centaines de millions de dollars sont investis en propagande, en publicité radio, télévisée et autre. On nous fait entendre 75 000 fois la même toune à la radio. Si le même montant était investi dans la valorisation de la musique traditionnelle, tout le monde en écouterait." "La musique traditionnelle pourrait connaître un essor comme le country au Canada anglais ou aux États-Unis, dit Régent Archambault. Ça s'est bien développé commercialement. On peut penser que ce n'est pas souhaitable, mais même si c'est du Shania Twain qu'on entend, ça demeure du country et ça fait partie de leur histoire, de leur culture. Ici, on n'a pas fait ce travail-là encore." Pour un peuple dont la devise est "Je me souviens", on swingue plutôt notre héritage musical dans le fond de la boîte à bois. Plus que jamais, les traditionneux revendiquent le droit d'être entendus en dehors du temps des Fêtes. L'offre est diversifiée, les influences marient désormais notre passé aux courants plus modernes. Le trad n'est pas mort, c'est notre musique. Il est grand temps qu'on lui redonne la place qui lui revient dans notre paysage culturel.
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15 août 2004, 23:32
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Lorsque j'étais plus jeune, je dois dire que je n'étais vraiment pas un fanatique de la musique traditionnelle. Puis, lors de soirée de la St-Jean pas mal arrosée les membres de la Bottine Souriante m'ont fait découvrir un univers ou faire la fête est de mise. Depuis ce temps, même si je ne suis pas un fanatique j'aime beaucoup plus le genre. En commencant par le groupe Mes Aieux qui je dois le dire est vraiment excellents. Ils ont réussis à ajouter à leur musique traditionnelle des éléments très actuels que ce ne soit que par leurs textes qui parlent de sujet d'aujourd'hui. Je pense donc que la musique traditionnelle est là pour rester, et c'est très bien pour notre héritage musical.
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06 août 2004, 11:10
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Je crois que le trad c'est plus qu'une question de musique ou de patriotisme, c'est une question d'âme. Prenez le temps d'écouter du trad, du vrai et vous vous rendrez compte après quelques minutes que vous avez les yeux fermés et que vous vous délectez de ce son unique qui vien vous toucher la corde sensible!!! Même sans tourtières ou drapeau juste avec un balais pis je vous jure que vous verrez plus jamais votre ménage de la même manière!
Bien sûr, je suis une Québécoise de souche, une vrai eet je crois en mes valeurs et c'est peut être cette petite corde qui vibre au son des Tireux de roches ou de mes aïeux, des gens qui ne parlent pas pour rien dire! Révolutionnaire tranquille, peut-être paresseuse, il fait bon de voir que nos grandes idées laissées muettes sont tombées dans la bouche des bonnes personnes! Lassez vous prendre, essayez...
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27 juil. 2004, 07:42
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Je ferais certainement partie d'un groupe de sous-sol trad. Cette musique a un quelque chose qu'aucune autre musique n'a.
Je me souviens en 1991 alors qu'il y avait la grève dans mon milieu de travail, je devais traverser les lignes de piquetage parce que je n'étais pas encore syndiquée. À cette seule pensée, je devenais toute tendue, nerveuse et même en colère. Je n'ai trouvé qu'une seule solution pour me détendre et m'apporter de la joie et la bonne humeur: La Bottine Souriante. Pendant mon trajet en autobus en direction du boulot, j'écoutais des chansons de la Bottine et arrivée aux lignes de piquetage, j'étais beaucoup plus encline à discuter avec les grévistes plutôt que de les affronter. Résultat: aucune prise de becs ou de paroles regrettées.
La "nouvelle" musique traditionnelle est le vent de joie qui déferle sur le Québec. C'est vrai qu'elle est associée à la St-Jean et au jour de l'an mais entre vous et moi, y a-t-il périodes collectivement plus joyeuses pendant l'année? Probablement que non alors pourquoi ne pas faire perdurer cette joie toute l'année.
Encourageons ces groupes quio nt le courage de leurs convictions et qui font briller le Québec à l'échelle planétaire. C'est un peu grâce à eux si je suis si fière d'être Québecoise.
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18 juil. 2004, 12:47
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La musique traditionnelle c'est plus la ceinture fléchée, les cuillères pis les tapeux de pieds...
Aujourd'hui, on retrouve du techo-traditionnelle et c'est correct. Mais en même temps, c'était pas ça à la base. Pour avoir travaillé sur un site où l'on met en valeur le folklore, je vous dirais que les gens adorent le folklore quand on leur montre comment c'était avant. On a beau rire des gens qui ont de l'intérêt pour ça ou qui font de la gigue ou qui vont à des veillées comme celles du Plateau; les gens aiment ça tapés dans leurs mains et répondre aux "calleurs".
Il est temps de rajeunir les associations de folklore et de traditions! Je vous le dis, danser un "set carré" c'est entraînant et ça provoque un effet de rassemblement entre tous les danseurs qui est incroyable.
À tous ceux qui aiment le folklore, ne nous cachons pas pour assouvir notre soif de racines et de la chaluer des rythmes d'antan. Et, le folklore ça s'écoute autant l'été que l'hiver pendant le temps des fêtes!
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13 juil. 2004, 00:02
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Je pourrais chiâler. Dire que les gens d'ici (en général) méprisent leur musique traditionnelle contrairement à des pays comme l'Irlande. M'outrer de la condescendance de certains journalistes envers cette musique (Laurent Saulnier a dit il y a quelques années qu'il fallait sortir La bottine souriante de leur ghetto alors qu'ils avaient performés au Canada anglais, en Écosse, en Espagne, en Angleterre, aux États-Unis, dans les pays scandinaves, etc... Faut vraiment avoir la tête où vous pensez pour dire des conneries pareilles). Etc...
Je voudrais plutôt parler du festival Mémoires & Racines qui a lieu à Joliette du 23 au 25 juillet. Ce festival nous propose de la musique traditionnelle du Québec principalement, mais aussi des USA, d'Europe de l'Est, d'Asie et d'Amérique du Sud. Un événement en plein air qui nous propose une programmation plus qu'excellente.
Des spectacles de contes de Faubert et un spctacle des Charbonniers de l'enfer en plein air, sous une tente et sans micros.
Jean-François Bélanger, Dave MacIsaac, La volée d'castors, Les chauffeurs à pieds, Manigance, André Marchand et Grey Larsen (Ils ont fait un des meilleurs albums de musique traditionnelle que j'ai entendu et présentent un nouvel album. Inespéré).
Ajoutez les ateliers de flûte, de guitare, de violons, de contes, de chansons d'ailleurs et d'ici et vous ne serez certainement pas déçus. C'est le bijou peu connu du Québec.
La musique traditionnelle se porte très bien. Il faut juste porter attention.
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05 juil. 2004, 15:26
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Pour ma part, je ne 'trippe' vraiment pas sur la musique traditionnelle. Quand on me parle de musique traditionnelle, ce à quoi je pense en premier, c'est à la cabane à sucre, au temps des Fêtes, à la fête nationale ou bien à des clubs genre boîte à chansons. C'est sûr que cette musique a des connotations agréables et entraînante, mais évoque également à mes oreille un certain manque de noblesse, une musique pour la plèbe, et elle me tombe rapidement sur les nerfs.
Je pense qu'il est important de savoir d'où on est venu, mais surtout, nous avons le droit d'évoluer tout en continuant d'être fier d'être québécois. Ainsi, une autre chose que je trouve fatiguante, c'est que nous mettions toujours cette musique à l'avant-plan lorsque l'on fait la promotion du Québec à l'étranger; la musique traditionnelle a beau être un élément important de l'âme d'un peuple, on fait également de la bien meilleure musique que ça au Québec.
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05 juil. 2004, 15:08
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Oui, la musique traditionnelle se refait une beauté et... c'est tant mieux!
Toujours associé aux soirée traditionnelles du jour de l'an, le trad attire de plus en plus de jeunes et nombre d'artistes et musiciens travaillent à la rendre un peu plus sexy et à lui donner un second souffle.
Provenant de Lanaudière, bassin fertile de la musique traditionelle, j'ai eu l'occasion de voir l'évolution de ce style musical bien québécois. La Volée de Castor, la Vesse du Loup, la Chasse-Galerie, la Bottine Souriante, les Charbonniers de l'enfer et j'en passe, proviennent tous de mon coin de pays. J'ai ainsi pu remarquer une grande évolution autant au niveau des sonorités - La Bottine en tant que précurseur, a intégré une section de cuivre à sa musique il y a plus de 10 ans et le groupe Mes Aïeux à révolutionné le style - qu'au niveau du marketing et de l'image - la Volée de Castor s'appelle désormais VDC et s'est dotée d'une image beaucoup plus contemporaine, qui tranche avec celle des groupes traditionnels.
Des événements ont aussi été créés pour rendre le traditionnel accessible, le Festival Mémoires et Racines présente quant à lui des groupes d'ici et d'ailleurs, une belle vitrine pour découvrir la plus pure tradition et le métissage. Faites un détour par Joliette!
Bref, le traditionnel fait partie de nos plus lointaines racines et toute une population travaille - avec succès - à lui donner un second souffle! Une musique qui est l'écho de notre peuple mérite d'être entendue!
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05 juil. 2004, 11:09
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Effectivement, on constate que le dicton "nul n'est prophète dans son pays" semble se concrétiser quand on voit que la musique traditionnelle ne reçoit pas beaucoup de visibilité sur les stations radiophoniques. On préfère y faire jouer le commercial, souvent le même top 40 qui déroge à peine, valeurs sûres pour l'industrie radiophonique mais qui à la longue n'encourage pas l'industrie québécoise plus variée.
La persévérance de la Bottine Souriante dans la longévité leur ont assuré des "lettres de noblesse" et ainsi nombres de ces nouveaux groupes trouvent preneur auprès du public, jeunes et vieux aiment swinger à cette musique bien de chez nous. Les Cowboys Fringants déjà populaire ici de par l'énergie, la joie de vivre et la bonne humeur contagieuse que leurs spectacles offrent toujours ont récemment conquis la France avec un succès médiatisé. Malgré tout, ce succès se répercute dans les ventes de CDs des artistes ou des groupes traditionnelles, mais aucun changement d'attitude de la part de l'establishement radiophonique pour leur donner leur place bien méritée au soleil.
C'est donc l'industrie qui doit changer son fusil d'épaule pour que nos stations de radio diffusent un contenu incluant ces troubadours du trad afin d'en faire profiter le public.
Comme les saucisses Hygrade, plus ça joue souvent, plus de nouveaux fans vont apprécier cette musique. Actuellement les préjugés de l'industrie seront appelés à se modifier pour qu'il y ait plus d' "airplay" de musique trad; les gagnants seront bien sûr les artistes, les fans et l'industrie aussi puisqu'elle comblera un besoin de son auditoire qui aimerait bien entendre la musique entraînante traditionnelle.
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04 juil. 2004, 16:42
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Tout le monde est d'accord pour dire qu'il y a peu de support pour la musique traditionnelle québécoise dans la province et que cette situation bien triste doit être rapidement amélioré pour pouvoir s'assurer de son existence pour encore bien longtemps. Mais l'oreille sourde que lui porte les médias d'ici est un exemple flagrant du manque de support que l' 'establishment' montre pour les arts fait ici.
Le nombre de groupes musicaux exceptionnels performant dans notre scène locale, qu'ils soient folkloriques, undergrounds, alternatives ou autres, est ridiculement élevé et leur popularité, toujours en croissance. Mais cela, vous ne le seriez pas si ce n'était que de la publicité oh combien puérile que les radios et stations de télé francophones leur donnent. Sans blague, pour certaines personnes, c'est comme si des groupes comme La Bottine Souriante ne jouaient que 32 jours par années!
C'est donc une très louable initiative de Voir et de Steve Proulx de nous rappeler que cette musique de party que tout le monde apprécie s'écoute aussi bien le 24 Juin que le 23 Août. Doutons que nos médias traditionnelles captent le message, encore une fois (probablement trop occupé qu'ils sont à jouer le dernier bide d'un rejet de Star Académie), et espérons que la musique traditionnelle du Québec trouve une voie commerciale viable pour qu'elle soit entendu par delà la province.
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03 juil. 2004, 09:35
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La musique traditionnelle est sans contredit une musique de notre culture. Les groupe nos Aïeux et la bottine souriante sont des groupes qui nous représente. Nous avons besoin d'une musique qui nous ressemble et qui nous rappelle un peu nos origines. Rien de mieux que quelque chose de différent! On en a assez de la musique comerciale et on a besoin de se nourrir de quelque chose qui nous envahie de chaleur et de souvenir. On aime la mélancolie et se rappeler notre enfance. Avec de la musique traditionnelle, on a la possiblilité de vivre ça. Nous avons le privilège d'avoir des groupes qui nous offre cette musique et nous devons l'accueillir comme un grand cadeau.
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03 juil. 2004, 01:18
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Je viens d'écouter l'enregistrement fait le 24, et non, je ne me suis pas sentie chez moi. Paul Piché, Laurence Jalbert, Les Respectables (anciennement dit en anglais) étaient acceptables. Au fait, pourquoi Brathwait était-il habillé en rouge, (clin d'oeil aux libéraux?) alors qu'au spectacle des Plaines d'Abraham, la majorité portait du bleu, ne serait-ce que des jeans. Où étaient les Vigneault, Dubois, Mes Aïeux, Coco Locas, Cowboys fringuants, Parent, LeBoutiller (qui fêtent les 400 ans de l'Acadie, source de nombreux québécois), Lavoie, Charlebois, Lemay et les autres ? Bravo à Boucher et merci pour l'hommage à Jean Leloup. Avez-vous remarqué les drapeaux à l'appel de Guylaine Tremblay? Là, je me suis reconnue. Et vous?
É.S. très déçue
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02 juil. 2004, 21:26
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Il n'y a rien à redire de ceux qui veulent recueillir les propos et les dires des québécois qui un jour s'exprimèrent en chanson pour calmer leurs angoisses ou pour chanter leurs joies, avec les rêves et les espoirs brisés qui étaient alors les leurs et auxquels ils s'accrochaient pour survivre dans un pays qui leur était désormais étranger. Il ne leur restait plus qu'à tenter de marquer du sceau de leur musique ce qui leur restait des traditions populaires qui leurs venaient d'ailleurs. Sur cette route qui les rattachaient à leur présent, bien des influences se firent pourtant jour et toutes ne venaient pas des contrées qu'ils avaient un jour quittées pour venir s'établir dans ce dur pays. En effet, bien des danses et des chansons avaient franchi leurs frontières et venaient soit des États-Unis, soit des contrées anglo-saxonnes dont provenaient leurs conquérants. Bref, cette musique était déjà fortement métissée et c'est elle qui allait forger l'âme québécoise. Ce métissage des débuts, d'autres musiciens maintenant le poursuivent dans d'autres directions en y alliant des influences venant des quatre coins du monde aux profils aussi nombreux qu'il y a de cultures différentes qui composent maintenant le Québec, même si celui-ci se veut profondément francophone. Cette nouvelle musique traditionnelle est donc aussi un saut dans l'avenir puisqu'elle est à présent en train de forger l'âme québécoise de demain. Sur la lancée que nous donne cette musique, nous sommes donc très loin des clichées folkloriques et du statisme d'une tradition refermée sur elle-même. Nous sommes au contraire exposés à tous les vents des influences culturelles qui balaient la planète, mais sans que nous nous y perdions, assurés au contraire que nous sommes de nous retrouver pour nous réchauffer au feu d'une culture assumée et maîtrisée. Cette démarche est la même que celle que suivent les compositeurs de musique sérieuse ou de jazz qui partent des sources d'inspiration populaires.
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02 juil. 2004, 17:26
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Quelle belle question? Pourquoi a t-on de la difficulté à entendre parler de musique traditionnelle en dehors du temps des fêtes et des fêtes nationales? Cette question me fait penser à l'étiquette "fait au Québec" qu'on avait tenté de populariser il y a quelques années. On voyait l'étiquette partout, c'était visible et pour ma part ça a durer un bout de temps. Puis, tout d'un coup, plus rien... Pourtant, il sagissait de la protion des produits de chez nous, qui contribuait à l'économie d'ici. J'était au secondaire ya pas si longtemps, quand même, et je me souviens m'être fais regarder de travaers parce que dans mon balladeur j'avais du Éric Lapointe. C'étais bien mieux d'avoir quelque chose d'américain, parce que c'est connu. Éric Lapointe a toujours passé à la radio, que je sache, son style est plutôt commercial, alors je me demande où est le problème. C'est vrai que la musique traditionnelle, on en entend juste durant les fêtes, mais je connais aucune radio qui diffuse du traditionnel en pleine été. Pourtant, il n'y a pas juste des chansons de Noël, mais ce qui pogne c'est les gros hits dance américain. Alors, les disquaires vont vendres ce qu'on entend à répétition parce que c'est accrocheur. Très malheureux que le système fonctionne comme ça pour les artistes qui sont condamnés à vendre des albums dans le temps des fêtes ou quand une montée nationaliste nous prend!!!
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02 juil. 2004, 14:45
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Je crois que ce qui ne plait pas dans la musique traditionnelle, c'est la mélodie simple et l'accompagnement redondant. Mais les groupes nouveaux-nés de quelques années évitent ces procédés simples, ce qui apporte quelque chose de nouveau et de rafraîchissant dans le Trad d'aujourd'hui !
C'est une musique aussi développée que le pop... SINON PLUS !
Derrière chaque pièces folkloriques se trouve une histoire et un passé fou !
Il y a plusieurs années, on faisait de la musique pour se divertir. Maintenant, on dirait qu'il faut se justifier pour faire ce que l'on aime !
Je ne comprends pas que de nos jours, le trad ne soit pas reconnu... Toutes les formes de musique, qu'elle soit pop, rock, swing, etc, sont acceptables ou plutôt acceptées ! Chacun à droit de décider quel style colle à sa peau...
"Il faut sortir du carcan des gros clichés : la cuillère de bois, la ceinture fléchée et la cabane à sucre", explique Nicolas Pellerin, violoniste. On est collé dans un moule et les gens continuent de croire que la musique traditionnelle c'est pour les gens âgés... Tout évolue... Le trad itoo ! C'est de la musique festive, quand on l'entend, on a le goût de danser puis de s'amuser !
Je vous défie cet été de découvrir des groupes trad!!! Quelques noms: Tireux d'Roches, Les Langues Fourchues, Les Charbonniers de l'enfer, Mauvais sort, La Volée d'Castor, La Bottine Souriante ...
Faites des recherches puis lancez-vous... ça ne fait pas mal d'essayer quelque chose de nouveau!!
À r'voyure !
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02 juil. 2004, 13:32
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Eh! oui moi je suis un amateur des Perdus l'nord, Mes Aieux et autres Bottines de ce monde, dont j'achète les disques et va voir leurs spectacles. Et laissez-moi vous dire que ce style musical est en pleine mutation, évolution dis-je!
On est bien loin de la Soirée canadienne, auxquels ces groupes sont bien malheureusement associés.
L'utilisation de de techniques de sampling empruntées aux musiques électroniques, et nouvelles idées des compositeurs contemporains de musiques Trad sont de notre temps. A ne pas en douter cependant, les "shows" sont toujours aussi endiablés, et c'est impossible de repartir déçu.
En encourageant le produit, ce que je fais parce qu'il est bon, est-il nécessaire de le rappeler, et en faisant la promotion dans mon entourage de cette fantastique source de plaisir auditive, les radios commerciales n'auront plus le choix un moment donné de les faire jouer.
Et nous d'en jouir!
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