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Société

Queers radicaux

Le retour de la panthère rose


ARTICLE - 22 juillet 2004
Mathilde, Emma Pantoufle et Jujube Molotov: "La communauté gaie que l'on voit dans les médias ou dans le Village, c'est: "Si tu n'as pas un corps parfait, si tu n'es pas blanc, si tu as trop de poils ou si tu es trop gras, tu ne fittes pas."
photo: Joseph Yarmush
Ils ont métaphoriquement vomi dans les commerces du Village gai pour protester contre le mercantilisme entourant la Saint-Valentin. Au dernier défilé de la Fierté gaie, ils ont distribué des capotes pour le cerveau destinées à prévenir les MTP (Maladies Transmissibles par la Publicité). Ils se disent queers radicaux. Voici les Panthères roses.
 
C'est dans un petit café, boulevard Saint-Laurent, que Voir a rencontré trois membres de cette faction de "terroristes moumounes" qui se font appeler les Panthères roses. Pour la photo, nos gais lurons tenaient à dissimuler leur identité derrière un bandeau rose. Pas question non plus de publier leurs vrais noms. Rencontre, donc, avec Mathilde, Emma Pantoufle et Jujube Molotov...

Né en septembre 2002, le mouvement les Panthères roses (www.lespantheresroses.org) revendique un militantisme queer radical. Qu'on se le dise: un queer n'est pas nécessairement gai. "C'est une personne qui transgresse la normalité et les lois de l'orientation sexuelle, explique Jujube Molotov, le gars du groupe. On ne sent pas l'obligation de révéler notre orientation. Pour nous, commettre des gestes presque illégaux s'inspire de cette idée de transgression." Sur le site Web des Panthères, on apprend en outre que le terme "radical", associé à tort au fanatisme, provient plutôt du mot latin "racine". Or, "affronter un problème avec une approche radicale implique d'en chercher les causes à la racine, et non pas en surface". Voilà donc pourquoi ces rebelles du sexe s'en prennent d'abord à l'homophobie et à l'hétérosexisme, tout en creusant des problèmes plus profonds tels que l'ultracapitalisme et le racisme...

Queers du monde, unissez-vous!
Avis aux puritains, les queers sortent du placard... en bulldozer! Les Panthères roses de Montréal ne sont en fait qu'un humble chapitre de tout un mouvement altermondialisto-queer qui s'organise aux quatre coins du monde. Ainsi, les Panthères roses de Paris, des "pédégouines énervées", militent contre l'ordre moral, le patriarcat, le sexisme, le racisme et les régressions sociales. Il y a aussi le Gay Shame de San Francisco, un groupe opposé au mariage gai (qu'il considère comme une façon d'obtenir le statu quo en acceptant des règles hétérosexuelles). À Vancouver, le Queers United Against Kapitalism a déjà défendu le droit de mendier sans contrainte. À Londres, le Queer Mutiny est composé de "butchs", de travailleurs du sexe, de "gars en jupe" et de "filles en complet" qui s'élèvent contre la surconsommation, l'assimilation et "toute cette merde censée représenter le mode de vie gai". Depuis six ans, des queers radicaux de tous les continents se rassemblent annuellement pour célébrer leur différence. En juin dernier, l'événement Queeruption 6 se tenait à Amsterdam, dans un vieil entrepôt désaffecté. Parmi les participants, des punks lesbiennes, des homos au look skinhead et d'autres ambigus aux cheveux arc-en-ciel...

Mélangeant souvent un discours gau-gauche à des réflexions plus poussées quant au droit à la différence (sexuelle ou autre), le mouvement queer radical est des plus éclatés. Loufoque et subversif, il n'est pas simple de l'encadrer dans une description cohérente. C'est probablement, d'ailleurs, l'objectif recherché.

Combattre l'hétérosexisme
Toujours prêtes à se porter à la défense de la veuve travelo et de l'orphelin échangiste, nos Panthères roses pointent du doigt l'hétérosexisme, cette "croyance voulant que la norme est d'être hétérosexuel", précise Emma Pantoufle. "Même les hétéros doivent entrer dans un moule, poursuit-elle. Ils doivent être en couple, être fidèles, avoir une petite maison, une auto. Même entre hétéros, on s'impose une sorte de sexisme (la petite famille parfaite et normale). Quand tu n'entres pas dans ce moule, tu finis par ressentir un certain poids, parce que tous les messages dans la société te poussent à suivre un certain modèle."

Pour faire partie des Panthères roses de Montréal, pas besoin d'une carte de membre. "Lorsqu'on organise un événement, on appelle des gens qui se ramassent spontanément sous cette bannière-là", dit Mathilde. Ainsi, lors de la Marche des femmes, le 7 mars dernier, une trentaine de Panthères, arborant la cagoule rose, ont formé un "pink block" au milieu de la foule afin de dénoncer l'hétérosexisme. Armés de pancartes et de banderoles, les activistes ont voulu choquer l'establishment en s'embrassant à pleine bouche. "Finalement, une chance qu'on était là. Parce que sinon, ç'aurait été une marche vraiment plate", plaisante Mathilde.

La bonne vieille révolution
Pour faire passer leurs messages, les Panthères roses utilisent l'action directe créative. Elles veulent perturber, déranger, faire réagir, et ce, par tous les moyens. "Nous nous inspirons des mouvements de libération des gais et lesbiennes des années 60 et 70, dit Emma Pantoufle. Stonewall a été une véritable émeute qui a lancé le mouvement de libération des gais (en juin 1969, des policiers venus arrêter des homosexuels dans un bar, le Stonewall Inn, ont été violemment repoussés par ceux-ci). Aujourd'hui, le mouvement gai combat seulement dans les cours de justice. On ne combat plus dans la rue."

C'est un fait, le mouvement de libération des homosexuels est, en général, moins viril qu'il y a 30 ans. N'est-ce pas le signe que l'oppression d'hier est pratiquement révolue? Que la cause homosexuelle a fait quelques avancées depuis Stonewall? Les Panthères roses reconnaissent les gains obtenus, mais précisent que tout est loin d'être gai au sein de la communauté du même nom. "Nous faisons face à de nouveaux problèmes, soutient Emma Pantoufle. L'anorexie chez les hommes gais, la violence au sein des couples de même sexe... On a des problèmes de confiance en soi et d'image. La communauté gaie que l'on voit dans les médias ou dans le Village, c'est: "Si tu n'as pas un corps parfait, si tu n'es pas blanc, si tu as trop de poils ou si tu es trop gras, tu ne fittes pas." Il y a beaucoup de dépressions qui découlent de ça."

Fier de quoi?
"Les mouvements de gais et lesbiennes ne font pas de liens avec les mouvements altermondialistes, poursuit Emma Pantoufle. Pourquoi? Parce qu'il y a de vrais capitalistes au sein de cette communauté. Le Village gai est contrôlé par des entrepreneurs ultracapitalistes." Conséquence de cette superficialité et de cette identité gaie largement dictée par la consommation? "Avant, dans la communauté, il y avait une vie intellectuelle en santé. On publiait des essais qui faisaient réfléchir à propos des enjeux homosexuels. Aujourd'hui, il y a comme un abrutissement général. Il n'y a plus de réflexion." Voilà pourquoi les Panthères ont ciblé, l'an dernier, le défilé de la Fierté gaie, qu'elles considèrent plutôt comme une parade de commanditaires et de gais musclés en bedaine. Elles avaient alors distribué des condoms pour le cerveau afin de se protéger des Maladies Transmissibles par la Publicité. "On voulait surtout dire à la communauté gaie d'arrêter de projeter cette image de perfection superficielle, précise Mathilde. Lors du défilé de la Fierté gaie, les gens sont tournés vers nous. C'est le temps de leur montrer que tout n'est pas rose."

Cette année, les Panthères roses préparent un autre coup d'éclat pour la Semaine de la Fierté gaie. En parallèle, un autre groupe queer radical de Montréal, les Ass Pirates, présentera le festival itinérant de films queer underground Junk. Les recettes seront remises à la Coalition pour les droits des travailleuses du sexe. Au menu: images et vidéos underground, indépendantes, scandaleuses, pédélicieuses, genderfuckées et sans budget... Pour les détails: www.malaqueerche.com.

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13 janv. 2006, 21:23
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Je tiens à remercier d'abord Voir.ca pour m'avoir fait connaitre ce groupe. Étant un futur psychologue axé sur la psychologie sociale, je m'intéresse particulièrement aux groupes, à leur message, aux moyens qu'ils utilisent pour véhiculer leurs idées et aux diverses cultures et communautés. Étant aussi moi-même homosexuel, je tiens à souligner le fait suivant. Plus que tous les autres groupes d'appartenance (femmes, hommes, Noirs, musulmans, adolescents, etc.), la communauté homosexuelle est de loin la plus soumise à la publicité, aux stéréotypes et à la pression sociale. Ces pressions ne proviennent pas nécessairement de la société québécoise toute entière. C'est la communauté gaie qui se l'impose elle-même. Les jeunes gais sont soumis à essayer d'être perpétuellement jeunes. Une crise de la vingtaine est en train d'éclore chez nous et c'est extrêmement alarmant. La consommation et l'accumulation sont à la mode plus que jamais... C'est triste, car ce n'est pas le bonheur, ni la vie! Il faut nuancer, cette communauté homosexuelle est constituée de membres qui s'identifient à celle-ci, les gais dits ''hors ghetto'' n'en font pas complètement partie. La bonne vieille révolution version Panthères roses est terriblement cruciale. Alors, même si je suis un peu en retard sur la nouvelle, je tiens à lever mon chapeau bien haut. Bravo à tous ceux qui travaillent fort pour que chaque individu puisse vivre l'essence de la vie, la véritable.
15 août 2004, 23:19
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Je trouve que c'est une bonne idée que ce mouvement des panthères roses. En effet, dans la société que nous vivons, tout est axé sur la normalité. On dirait que dès que nous sommes jeunes, nos parents et notre entourage nous poussent à entrer dans le moule, à faire de belles études pour avoir un joli emploi normal et une jolie famille. Et que dire de l'orientation sexuelle. C'est toujours une grosse déception pour un parent lorsque son enfant lui annonce qu'il est gay. Pourtant, c'est loin d'être si pire que ça. J'aimerais bien mieux que mon enfant me dise qu'il est gay que toxicomane. Comme quoi, on a encore peur des différences ce qu'est ce que groupe veut combattre. Je lui souhaite un bon succès.
14 août 2004, 14:28
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J'écoutais dernièrement une émission de South Park qui m'a fait beaucoup réfléchir (ouais je sais que c'est plus cool dire que j'ai eu cette réflexion en lisant le journal le Devoir, mais bon, je suis honnête). Dans cet épisode, tous les hommes de South Park étaient devenus métrosexuels après avoir écouté une émission où des gais montraient aux hétéros comment s'habiller et se comporter (ces gais étaient en fait des hommes-crabes venu détruire la planète, mais bon..). On aurait penser que les vrais gais de South Park (en fait ils sont 2..) auraient été vraiment content de faire maintenant partie de la "norme", mais l'inverse est arrivé: ils étaient complètement outrés et leur tristesse n'a fait que décupler. Ils avaient perdu leur identité, leur marginalité, leur association à une sous-culture. Il n'y avait plus aucune façon de savoir qui était gai et qui ne l'était pas. Il n'y avait plus de filles pour dire "regarde le beau gars là-bas, je peux pas croire qu'il est gai, quel gaspillage!" Je me suis donc mis à me demander si les gais apprécieraient vraiment une ville de Montréal sans hétérosexisme, sans normes et sans aucune différentiation entre les straights et les gais. Ce n'est pas pour rien que les gais se sont créé leur propre mode, leur propre parade, voire même leur propre jeux Olympiques: ils aiment être différents. Ils aiment rentrer dans le métro et être capable de reconnaître qui est gai et qui ne l'est pas. Ils aiment être "l'ami gai" spécial de leur groupe d'amis. Vaincre les préjugés (attitude négative envers quelqu'un de différent) et la discrimination (comportement négatif envers quelqu'un de différent) est une chose. Mais je crois que les stéréotypes sont là pour rester et dans le fond, nous en avons de besoin. Il existe des milliers de teintes de rouge, pourtant nous les avons regroupé en une dizaine de catégories. Ce n'est pas pour rien. Ça nous sécurise de ne pas être juste un être humain parmi des millions.
07 août 2004, 17:23
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Je m'insurge contre la notion selon laquelle affirmer la normalité de l'hétéroséxualité equivaut à de la haine ! La norme c'est, par définition, ce qui est le plus commun ! Si un extra terrestre avait à décrire la sexualité humaine il ne manquerait pas de remarquer que la plupart d'entre eux choisissent ( oui choisissent !!! ) de se reproduire et d'avoir des relations séxuelles avec un humain du sexe opposé . De plus cet extra terrestre n'aurait pas la moindre difficulté a voir qu'en effet les humains peuvent etre dans l'immense majorité des cas regroupés entre Male et Femelle ! Ce qui disent que le genre est purement une convention sociale sont des ignorants qui ne conaissent sans doute rien de la génétique, ou de la biologie humaine. Désolé les radicaux mais l'hétérosexualité est la pour rester, que cela vous dégoûte ou non ! On a le droit d'être hétéros et de préférer l'hetérosexualité ! Excusez mon ton un peu excédé mais j'ai passé des années a l'université a me prendre plein les oreilles de discours identiques a celui des panthere roses. Je n'ai que peu de respect pour ce charabia incohérent, nihiliste et changeant . Il se plaignent par exemple que les gais non blancs ne sont pas acceptés. On pourrait déjà se demander combien de gais francophones au québec sont non blancs ? Y'en a t - il tant que ça ? Et a la minute qu'un gai non blanc va devenir visible, ils vont se plaindre qu'on "fétichise et exoticise" les gais non blancs. C'est du discours gaugauche universitaire tout ce qu'il y a de plus typique et dénué de la moindre originalité !
04 août 2004, 08:40
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Je suis une «straight». Vous me reconnaissez? Je suis cette fille aux cheveux roses, à l'habillement plutôt coloré, avec un tatou dans le cou et un piercing sur la lèvre... qui aime les garçons. Je suis la fille d'à côté, la «normale», l'hétéro! Qu'est-ce que la normalité? Peut-on vraiment juger une orientation sexuelle? Peut-on qualifier une orientation sexuelle? Je pense plutôt que la société est en train de mélanger les cartes. Le sexe se vend comme des petits pains chauds dorés comme une paire de fesses d'Adonis. Non mais... Plus de gens assistent au défilé de la fierté gaie qu'ils participent à la marche contre le cancer... Qu'est-ce qui motive tant les gens à aller voir des drag queen qui ne représentent qu'une minorité des homo? S'il y avait une parade de la fierté hétéro, cela ferait sûrement un scandale de voir des danseuses nues se pendre au poteau devant trois gars saliveux... sur un char allégorique... commandité. On s'éloigne du problème avec cette parade. Où en sont-ils avec leurs droits? N'ont-ils plus de problème d'intégrité à leur travail? Le dise-t-il ouvertement qu'ils sont allé voir un film hier avec leur chum, avec leur blonde? Et leur famille, tous leurs proches assisteront-ils à leur union? Tout évolue trop vite. Ça prend du temps à faire changer l'opinion de mamie! Les gens sont encore trop conservateurs. Ils se disent très ouverts aux gais, mais une fois qu'il s'en présente dans leur entourage, soit ils sont captivés ou soit ils ne peuvent pas les voir s'embrasser. Où est donc le problème? La société a pris l'habitude de catégoriser les gens selon leur apparence, la couleur de leur peau, leur religion, leur sexe, leur orientation sexuelle, leur salaire, leur job, etc. Quand allons-nous remarquer que nous sommes, finalement, tous et toutes pareils. Que nous sommes tous des humains... Que nous voulons tous un peu d'amour pour traverser la vie et ses étapes. Je suis la fille d'à côté, la «normale», la «straight», amoureuse d'un homme.
31 juil. 2004, 11:51
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Je crois qu'on avait sincèrement besoin de personnes comme celles-là pour venir nous réveiller sur la sorte de société dans laquelle nous évoluons. Je crois qu'il devrait y avoir plus de mouvements comme celui-ci pour célébrer la différence et faire bouger les choses. Dans un monde capitaliste comme le nôtre, je crois que nous avons parfois besoin de nous faire dire que nous ne sommes pas obligés de rentrer dans le moule de la société. Ils ont tout à fait raison lorsqu'ils dénoncent l'hétérosexisme. Qui a dit qu'il fallait absolument être hétérosexuel? Et voulez-vous bien me dire d'où part l'homophobie? Pourquoi avons nous peur des homosexuels? Tant de sujets qu'ils osent mettre à jour. Et qui est-ce qui nous dicte comment nous habiller, comment agir et à quel model il faut ressembler: les multinationales. S'il n'y a personne pour lutter contre elles, elles vont continuer de nous manipuler comme elles le désirent et nous allont continuer à suivrele modèle qu'elles nous dictent comme des moutons. Réveillons-nous! Je suis donc à 100% derrière ce groupe. Ils ont quelque chose à dire et je crois qu'on devrait y porter attention. De quoi pensez-vous que nous allons ressembler si tout le monde est pareil et que les minorités visibles ne s'affichent pas sans avoir peur d'être jugées? Il est grand temps de changer notre manière de voir les choses.
30 juil. 2004, 13:23
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Ici c'est la palme d'or, l'Oscar, le Félix, tout prix confondus vous avez gagnés à vous quatrs le grand prix, le Différent Doré. J'aimerai vraiment que Inc Inc et Inc sondent les homosexuels afin de pouvoir quantifier votre représentation au mouvement, on en rirait pendant des années. On remplacerait ici le mot homosexuel par Juif, Anglais ou Noir qu'on aurait une nouvelle chronique, non mais c'est pas sérieux. Quand je voit ces quatre mousquetaires de l'équation sexuelle s'avancer sans même oser le faire sans masques je ne peux aucunement les prendre au sérieux, à peine puis je en esquisser un rictus. On en est rendu à normaliser l'abnormal, les butchs, les gars en jupes, les prostitué(e)s...suis je seul dans ma bulle de gros bon sens. Et non satisfaits d'êtres masqués ils nous préparent un grand coup d'éclat, wow, Al Quaida devrait peut être prendre des notes. J'ose à peine imaginer ce que ca pourrait être, vous aller asperger de lubrifiant Gérald Tremblay ? Pire, vous aller vous présenter déguisés en nonnes et au bon moment vous aller enlever votre cornette afin de pouvoir en décorner plus d'un ? Vous n'avez même pas la décence de vous présenter sans masques alors ayez au moins la décecse de ne pas insulter les gens. Quand vous aurez grandi et serez aptes à faire valoir vos justifications comme des grands, nous écouterons, d'ici la vous pouvez toujours aller vous cacher car la chasse à l'imbécilité est maintenant ouverte.
28 juil. 2004, 16:34
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J'ai particulièrement apprécié le commentaire d'un membre de Voir.ca et qui indique qu'être homosexuel n'est pas "normal". Là, c'est rendu que les homosexuels se regroupent en clan et s'affronte idéologiquement. Non seulement il s'agit d'une portion infime de la société mais en plus, il y a des sous-groupes qui défendent chacun leur idéologie... Je n'ai rien contre l'homosexualité. Les gens ont la liberté de faire ce qu'ils veulent avec d'autres adultes consentant dans leur chambre à coucher. Je me demande juste si c'est vraiment pertinent de parler des gay de gauche, altermondialistes, etc ? À quand un débat de nains albinos homosexuels handicapés frustré des positions beaucoup trop matérialistes de d'autres nains albinos homosexuels handicapés mais qui ne jurent que par la surconsommation ? Est-ce un débat vraiment pertinent ? Vraiment, je trouve que le débat homosexuel est excessivement envahissant. Pourrais-t'on parler de choses qui touchent un peu plus la majorité quelques fois ? Est-ce un sacrilège d'être blanc, homme, hétéro et d'haïr Céline Dion ? Ah, pendant que j'y pense, je pourrais peut-être dénoncer les hommes blancs hétéros qui aiment Céline Dion ?
27 juil. 2004, 22:19
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Nous sommes à la recherche du juste milieu, cette ligne qui sépare la liberté d'autrui et les libertés collectives, l'individu et l'appartenance à un groupe. Ici et là, on voit poindre des groupuscules qui ont leur propre vision des choses. Ces voix qui s'élèvent sont nécessaires et même bienvenues pour nous faire douter de nos propres convictions, nous aider à ne pas être aveuglés pas "la cause". Les Panthères Roses sont peut-être extrêmes dans leur façon de transmettre leur message mais bon, s'ils peuvent recruter des adeptes... Comme on dit, parlez-en en mal, parlez-en en bien, mais parlez-en. Pour ce qui est du message en soi, je ne suis pas très réceptive à ce genre de mise en scène et le message passe mal. Il y a de la friture. D'abord, je suis hétéro et leur combat semble être une cause gaie qui n'en est pas une, le mercantilisme, les diktats de la beauté, la violence et le suicide touchant tout autant les hétéros. Pour ce qui est de l'hétérosexisme, c'est un faux problème. Quand on ne constitue que 10% de la population, on est par définition hors-norme, qu'on le veuille ou non. So f.. what? Ce qui m'agace le plus chez ces queers radicaux, c'est leur manque de cohérence. Ils exigent le droit à la différence tout en cherchant l'appui de la majorité, ils en ont contre la norme hétérosexuelle et manifeste au sein de la communauté gaie qui les confine au statut de minorité et souligne justement le fait qu'ils sont hors-normes. C'est un non-sens. Ne serait-il pas plus pertinent d'en faire une cause tout court et ne pas se servir de son orientation? Et entre vous et moi, qu'ils se démarquent par leurs habitudes sexuelles ou par leur allure, j'en ai rien à cirer. Tant mieux pour eux s'ils sont originaux. Ils n'ont pas à chercher notre approbation ou notre bénédiction. Ils sont différents? Qu'ils l'assument bordel! Enfin, à force de pousser sur la provoc', on glisse vers la vulgarité. Et je préfère de loin les bobettes anti-Bush au vomi...
27 juil. 2004, 19:04
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Au fait les îles Caïmans: ''c'est tu pas Canadien à s't'heure '', qu'on les envoie faire un tour, pour qu'ils vérifient si la terre tourne rond là bas. Non vraiment c'est n'importe quoi, le voir nous a habitués à mieux dans ses entrevues. Ceci dit c'est très drôle, mais tellement peu pertinant. Leurs critiques, n'ont rien avoir avec le milieu gai, mais avec la société, Québecoise, canadienne, ou occidentale. Être gai c'est avant tout être tolérant et respectueux: Tolerant avec sois même, et c'est pas toujours facile, et bien sur avec le autres. Respectueux de sois et des autres, et là non plus c'est pas une tache évidente pour tout le monde. Et puis c'est tout bête, pour être respecté il faut commencer par être respectable. Les pauvres chéries, on l'air si jeune, qu'ils commencent par vivre un peu leur vie d'hommes et de femmes avant de vouloir donner des leçons au monde.
27 juil. 2004, 13:54
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Oui j'accepte que l'homosexualité existe.Oui je comprends qu'il y a des gens qui ont un mode de vie alternative et hors norme.Mais il serait temps de mettre les choses en perspectives.Depuis peux,on s'en prends souvent à l'homme hétérosexuel en le qualifiant de macho,de sexiste et on s'amuse à le parodier comme êtant un gros colon qui n'as aucun sens de l'esthétique et qui ne comprends rien aux femmes.Dans une certaine mesure vous les gays avez raison,mais attention,à trop en mettre vous tomber exactement dans le patern de descrimination et d'intolérance que plusieurs d'entre vous avez malheureusement souffert depuis longtemps.Je ferai un rapprochement avec votre "combat" pour l'acceptation et le millitantisme féministe.Jadis le féminisme radical et dur avait sa raison d'être aujourd'hui les féministes et les hommes qui ont un soupçon de bon sens en sont venus à discuter et à mieux se connaître.Il serait temps que les "queers",gays,lesbiennes,etc... commencent à reviser leurs positions en ce qui attrait à la façon de se faire accepter. Regarder les couples qui ont finalement eu le droit de se marier, où un politicien comme Svend Robinson où un acteur comme Ian Mckellen ( Gandalf ) ils sont loins d'être les pastiches ridicules qui déferlent dans les rues de Montréal durant la parade de la fierté Gay. Au risque d'en choquer plusieurs, je pense qu'il n'y as pas de grosses différences entre un straight et un gay.Les 2 ont des peurs, des aspirations,des passions,des buts,des valeurs.Ils partagent souvent les mêmes divertissemens ( musique, cinéma , etc...) bref ils se ressemblent sauf dans leurs ébats sexuels.N'a-t-on pas dit que ce qu'un couple fait dans sa chambre à coucher ça les regardes!Le radicalisme engendre inévitablement la violence.En Allemagne il y a une milice anti-gay qui violente ces derniers.C'est cute les Queers radicaux, mais à quand la milice gay qui agressera les hétéros?Ne riez pas, je vous ai dit qu'on se ressemble beaucoup,malheureusement.
27 juil. 2004, 09:39
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Il faudrait posséder les finesses des analyses d'un Marcel Proust pour décoder les dessous de ce que cette chronique met devant. Dans les clichées et les stréréotypes qui s'affrontent dans la mouvance des prises de positions défendues par ces radicaux, il est bien difficile de ne pas y voir les mêmes réflexes et les mêmes intolérances que ceux qui planent et qui volent bas de l'autre côté de la clôture. À la différence toutefois, que ces querelles se passent cette fois entre hommes et femmes du côté des hétéros et entre hommes et hommes qui sont femmes dans leur tête de l'autre côté. Pour paraphraser le Proust du roman "Du côté de Guermantes", je dirais qu'ici aussi Albert s'en prend à Albertine, à un premier niveau de signification dans un cas, et à un second niveau dans l'autre. Il me semble que ce sont les mêmes mécanismes psychologiques masqués par les apparences qui sont mis à nus dans les deux cas et qui se cristalisent sur des clichés qui sont ceux de la beauté artificielle, de la consommation qui s'empare de la sexualité au profit des marchands, de la tromperie que cette séduction entraîne, bref de la même galère. Avec ce niveau d'analyse, il devient difficile de s'offusquer des prises de position contre les hétéros de ces soi-disant radicaux qui ne font en fait que révéler toutes les contraintes qu'ils vivent et qui les ramènent au même point que les pires machos du côté hétéro, qui s'en prennent d'autant plus durement aux femmes en tant qu'humain qu'ils les considèrent comme des objets. Pour résumer, ils se définissent comme la contre-partie négative du machisme, avec les mêmes aliénations et les mêmes intolérances, ce qui en fait un singulier paradoxe pour des gens qui se voient comme le flambeau de la liberté.
26 juil. 2004, 16:10
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Très bon article qui démontre bien qu'il ne faut pas se fier aux apparences. La fierté gai ne représente qu'un aspect précis, plus visible, plus populaire car c'est celui qu'on observe de l'extérieur. Mais si on gratte sous le vernis, on constate qu'il y a plusieurs couches. Donc ces gens qui n'entrent que partiellement dans le moule ou pas du tout, refusent de se laisser pris pour comptes. Il est donc sain de manifester cette différence à cette communauté gai qui ne cherche pas à intégrer, voulant plutôt masquer que la majorité cache plusieurs minorités. Et il est vrai que lorsqu'on s'associe à un groupe, on n'adopte pas forcément d'emblée tout ce que ce groupe représente. C'est aussi vrai que malgré la marginalité sociale très relative de la communauté gai versus la société en général qui souvent tolère plus que n'accepte, il s'y trouve aussi des gens qui n'adhère pas au profil général et qui sont plus en marge de cette marginalité. Pour certains, la non-conformité dérange et est perçue par la majorité comme une critique et une intolérance d'accepter le choix de vie et le droit à la différence individuelle. Les gens en général sont plutôt rapides à accepter une situation selon sa définition principale, ne s'interrogeant que rarement si un sens figuré existe, à se fier aux apparences au lieu de se questionner. On a tendance à mettre tous dans le même bain et on ne regarde pas une 2e fois. Ces panthères roses rappellent que la norme ne parle pas pour tous, que le requestionnement du mouvement général mérite de se redéfinir souvent pour qu'il y ait réactualisation des pensées et des actions du mouvement.
25 juil. 2004, 16:26
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«L'hétérosexisme, est une croyance voulant que la norme est d'être hétérosexuel». Cette citation m'a fait bondir... évidemment qu'il n'est pas «normal» d'être homosexuel... ce commentaire en choquera plusieurs, pourtant, je persiste et je signe. Ne pensez cependant pas que je suis un homophobe contre le mariage gai, m'attaquant sauvagement aux gais du Mont-Royal les chauds samedis soirs d'août. Au contraire, je comprends la souffrance subie, le besoin de se regrouper pour se retrouver parmi d'autres qui comprennent. Je sympathise avec les pertes que peuvent engendrer le désir d'exprimer ce qu'ils sont, s'ouvrir aux gens qu'ils aiment. Pourtant... Normal: «Qui est conforme à une moyenne considérée comme une norme, qui n'a rien d'exceptionnel, ordinaire, habituel». Malheureusement (ou heureusement, c'est selon), la norme veut que que le couple soit constitué d'un homme et d'une femme. Vous allez me dire:«Qu'est-ce que la normalité?» Je vous répondrai qu'avoir trois yeux n'est pas normal, mais rien n'empêche un triclope d'être une personne qui agit parfaitement normalement, qu'il soit sympathique, gentil et qu'il réussisse dans la vie... sans être normal! Les plus grands responsables de cette discrimation sont les homosexuels eux-mêmes, qui se sont formés un «ghetto». Un village gai où hétéros sont bienvenus, mais sans se sentir à leur place. Cette parade qui nous présente une fausse facette des gais et lesbiennes, car ce sont les excentriques qui y participent avec leurs culottes de cuir et leurs plumes dans le cul! Être homosexuel n'est pas une fierté et n'est pas une honte non plus! Je ne suis pas fier d'être hétéro, je le suis, c'est tout! Stigmatiser les homosexuels est inacceptable, car leur orientation n'influe en rien dans leurs activités courantes, surtout que ce que les gens font dans leur chambre n'est pas de nos affaires. Ces groupes existent parce qu'ils sont encore victimes de préjugés, cependant, rien n'oblige à vivre une vie en marge des autres
24 juil. 2004, 16:14
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Il a l'air tellement beau, surtout masqué comme ça, ça fait un peu fétichiste, et encore plus beau parce qu'il est fâché fâché! En plus il a l'air poilu! Je me demande si je devrais joindre les Panthères pour le rencontrer? Ou un autre comme ca s'il est déjà pris...J'ai un Hoody noir moi aussi, dois-je le porter pour aller aux réunions? Puis-je faire de la coke dans les toilettes? Quel est le portrait type d'un/d'une panthère rose? Parce juste en regardant la photo, il y a l'air d'en avoir un. Suis-je trop vieux(36)? Dois-je ENCORE porter du noir parce que je commence à être tanné de cette absence de couleurs... Étes-vous aussi ouverts que vous pensez l'être sur la différence? Et question plus importante: Jujube est-il célibataire? Merci!