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ESPACE GO
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ESPACE GO 2007/2008
Théâtre
4 sept 2007 au 17 mai 2008

L’ESPACE GO» est un théâtre d’avant-garde axé sur la recherche et l’expérimentation. À la fois producteur et diffuseur de spectacles, la compagnie a été mise en place en 1979. Rebaptisé en 1985, «L’ESPACE GO» est issu du «Théâtre Expérimental des Femmes» fondé à la fin des années 1970 par Pol Pelletier, Louise Laprade et Nicole Lecavalier. Ce théâtre a d’abord donné naissance à des créations collectives et a vu émerger une dramaturgie féminine au Québec. Au cours des années, le théâtre à acquis une notoriété au Québec et à l’international. Les artistes Louise Laprade, Alice Ronfard, Brigitte Haentjens, René Richard Cyr, René Daniel Dubois et Serge Denoncourt y ont signé plusieurs mises en scène. En 1995, la compagnie inaugure son nouveau théâtre et invite la compagnie du «Petit à Petit» à s’installer dans ses locaux. Depuis 2000, le théâtre connaît une popularité grandissante et collabore régulièrement avec des compagnies européennes.

Les hommes aiment-ils le sexe...

L'homme au pieu


ARTICLE - 19 août 2004
La distribution de Les hommes aiment-ils le sexe, vraiment, autant qu'ils le disent?.
photo: Joseph Yarmush
Les hommes aiment-ils le sexe, vraiment, autant qu'ils le disent? C'est le titre de la pièce qui ouvrira la 25e saison de l'Espace GO. Quatre auteurs et autant de metteurs en scène ont questionné l'homme contemporain, dans l'intimité de sa chambre à coucher. Comment les hommes font-ils l'amour? Pourquoi le font-ils? Avec qui? Quand? Où? Ouuh... Aaaaaah...
 
Les hommes aiment-ils davantage jouir avec leur partenaire qu'accumuler des conquêtes? Le sexe animal est-il seulement le propre du mâle? Comment l'homme d'aujourd'hui se définit-il, sexuellement parlant?

Il y a 25 ans, des hommes attendaient à la sortie du Théâtre expérimental des femmes, l'ancêtre de l'Espace GO, pour cracher sur les artistes. "Nous interrogions les relations entre les hommes et les femmes de façon très provocatrice, en fustigeant le patriarcat", se souvient la directrice artistique et générale de l'Espace GO, Ginette Noiseux. Avec la création "quasi collective" Les hommes aiment-ils le sexe, vraiment, autant qu'ils le disent? (présentée du 7 septembre au 2 octobre 2004), le théâtre de la Main a voulu, en quelque sorte, témoigner du chemin parcouru sur le plan des relations entre hommes et femmes.

Parce que du chemin, on en a fait depuis Papa a raison. Des femmes libérées à celles qui aiment trop, de l'homme rose à ceux qui ont peur d'aimer, on a consacré le dernier quart de siècle à réfléchir, à analyser et à tenter de comprendre nos rapports avec le sexe opposé. "Mais qu'en est-il réellement de notre intimité, dans notre lit, avec nos hommes? demande Ginette Noiseux. On se rend compte qu'il y a beaucoup de désastres et de choses qui ne sont pas nommées. Le courant féministe, poursuit-elle, est passé par tous les questionnements portant sur la sexualité féminine, de la contraception à l'importance du clitoris. Aujourd'hui, on se questionne sur la sexualité des gars."

Les silences dévastateurs
Pour illustrer ce qu'elle appelle les "silences dévastateurs", la directrice artistique se remémore une certaine soirée entre amis: "J'ai demandé aux gars s'il leur était déjà arrivé de "cruiser" une femme très désirable, de se retrouver au lit avec elle et d'avoir la panne totale... Le silence qui s'est créé autour de la table ne m'a jamais quittée. On m'a dit: "Ginette, c'est une question qui ne se pose pas.""

Voilà donc ce sur quoi portera cette pièce. Sur ces questions qui ne se posent pas. À propos des couples qui ne baisent plus. De la "bandaison" de l'homme. De la virilité version troisième millénaire. Des questions qui espèrent bien déborder du cadre théâtral. Des questions, surtout, qui demandent aux hommes de se commettre et de parler franchement et sérieusement de leur sexualité. Ce qui n'est pas simple. En criant: "Je ne veux pas me comprendre!", le comédien Patrice Dubois, dans la pièce, lancera une réplique qui résume bien tout le malaise entourant la sexualité intime de l'homme.


Dans l'ordre habituel: Alice Ronfard et Frédéric Blanchette (mise en scène), Marina Orsini et Denis Bernard.
Paroles d'hommes
"Les hommes parlent de cul, mais en général, il s'agit plutôt de blagues, dit Luc Lacroix, directeur des Hommes de cœur, un organisme d'entraide pour les hommes. Ils ne se confieront pas facilement à propos de leurs sentiments réels, de ce qu'ils vivent vraiment sur le plan de la sexualité." Ken Parks, 49 ans, abonde dans le même sens: "Nous parlons de sexe, bien sûr, mais ce n'est jamais personnel. Nous laissons nos femmes hors du sujet pour nous concentrer sur les stars du cinéma!" Serge Lemire, célibataire de 49 ans, a une autre opinion: "Au cours des cinq dernières années, j'ai eu des confidences de plusieurs hommes qui m'affirmaient ne pas avoir baisé depuis longtemps. Et je suis de ceux-là. Jamais on n'aurait parlé de ça il y a 20 ans. On aurait passé pour des fifis."

Au-delà des jokes de cul et des comparaisons douteuses quant à l'ampleur de l'organe pénien, comment l'homme vit-il sa sexualité au pieu? François Tardif, 27 ans, se compare à l'animal: "Dire que l'on n'aime pas le sexe reviendrait à refuser d'accepter que nous sommes des animaux. L'intensité n'est pas la même pour tous, certains repoussent leurs impulsions, d'autres les contrôlent. Et d'autres pas, malheureusement." Ken Parks est plus modéré: "La plupart des gars ne l'admettront jamais, mais s'ils pouvaient avoir du sexe deux fois par jour pour le restant de leur vie, ils préféreraient sûrement ne baiser qu'une fois par jour."


Pierre Bernard et Ginette Noiseux (codirection artistique).
Bien sûr, pour parler de sexualité masculine et du plaisir sexuel chez l'homme, on se heurte inévitablement aux lois de la nature. Oui, l'homme pense au sexe plus souvent que la femme. "Les hommes ont une poussée de testostérone en moyenne toutes les 20 minutes", dit Yvon Dallaire, sexologue-psychologue qui s'intéresse depuis longtemps aux questions de sexualité masculine. Oui, la notion de plaisir sexuel est inscrite dans le code génétique du mâle, puisque pour assurer la survie de l'espèce, il doit semer à tous vents... "Quand un adolescent devient mature sexuellement, il devient capable d'orgasmes et de plaisir sexuel. Ce qui n'est pas le cas pour la fille, qui, elle, doit "apprendre" le plaisir sexuel. Et elle ne l'apprend que par accumulation d'expériences amoureuses et génitales agréables", poursuit M. Dallaire.


Caroline Binet et Patrice Dubois (mise en scène), Patrice Godin et Isabel Richer.
Mais l'homme, comme la femme, est un être de raison, dit-on. "On sait que la sexualité des hommes, comme celle des femmes, est intimement liée à l'aspect psychologique", dit Ginette Noiseux. "L'être humain est capable de s'élever au-dessus du plaisir instinctif pour développer les plaisirs de son cerveau dit supérieur: le plaisir de la pensée et de la réflexion", soutient Yvon Dallaire. Sachant cela, de quoi parle l'homme quand il parle de "plaisir" sexuel?

Le porte-parole du Collectif masculin contre le sexisme (un groupe d'hommes proféministes) Martin Dufresne croit que la recherche du plaisir sexuel n'est pas la priorité chez le mâle. "Si on tenait tant que ça au plaisir, avance-t-il, les hommes ne dévaloriseraient pas autant la masturbation, qui est régulièrement présentée comme un signe de faiblesse, de ratage et de sous-virilité." Selon lui, les hommes baiseraient pour s'impressionner les uns les autres: "On peut écouter ce que disent les femmes sur la façon dont les hommes font l'amour. C'est souvent mécanique, pour impressionner, mais il n'y a pas de véritable souci de plaisir. Des analystes tendent même à démontrer que les hommes tiennent plus à accumuler des conquêtes qu'à jouir avec elles." Luc Lacroix, de son côté, parle du sentiment de "compétence" que ressent l'homme en faisant jouir une femme. "Je pense que ce qui fait le plus triper les gars, dit-il, c'est d'allumer une femme au lit."

On pourrait en parler longtemps. Et les questionnements sur la sexualité de l'homme n'ont pas fini d'alimenter les conversations. Or, on peut bien interroger l'homme, mais il ne faut pas s'attendre à ce qu'il nous réponde du tac au tac. De toute façon, Marie-Ève Gagnon, l'auteure à qui l'on doit le titre de cette pièce de l'Espace GO, a bien raison de dire: "La réponse, on s'en fout. C'est de poser la question qui est intéressant!"

ooo

200 billets gratuits pour assister à cette pièce
L'Espace GO invite 100 membres de Voir.ca accompagnés d'unE amiE à assister à la pièce Les Hommes aiment-ils le sexe, vraiment, autant qu'ils le disent? le samedi 11 sept 2004 à 16h. Il vous suffit d'écrire votre commentaire sur le thème-titre ci-dessous pour courir la chance d'y assister gratuitement avec unE amiE, et pouvoir rencontrer 199 autres membres de Voir.ca et passionnés de culture dans le chic lobby du théâtre Espace GO, au 4890 boulevard St-Laurent à Montréal, à partir de 15h ainsi qu'à l'entracte.

Les billets gratuits iront aux auteurs des 100 meilleurs commentaires. Le choix des meilleurs commentaires aura lieu le 7 septembre à 11h00. Les gagnants seront contactés par courriel.

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04 juin 2005, 19:34
répondez à cette critique!
Bien sur que non! La société a fait que nous, les femmes, sommes en général plus réservé que les hommes. Donc, nous nous retenons plus souvent de dire ce que l'on pense. Et nous nous retenons de le penser d'ailleurs. La religion a joué un grand rôle dans ce phénomène. Mais nous sommes des êtres humains comme les hommes et il est tant que nous nous affichions en tant que femmes qui aiment le sexe! Et attendez de voir la future génération de femmes! Elles l'ont bien compris! Porter mini-jupe et camisole à 12 ans, ce n'est pas s'afficher ça? Sans blague, nous sommes passés d'un extrême à l'autre et ce n'est peut-être pas pour le mieux. Bref, les hommes n'ont qu'à bien se tenir, ils perdront bientôt leur statut de bêtes de sexe!
15 janv. 2005, 17:58
répondez à cette critique!
Si l'on se fie aux racontars directs et malveillants: L'homme (mâle) a le cerveau entre les deux jambes. Par respect pour le sexe dit fort, faudrait pas pousser de trop cette plaisanterie qui bizarrement sait faire sourire la plupart des femmes... La sexualité peut se qualifier parmi les plus belles émotions lorsque bien vécue et désirée par les deux partenaires. L'homme en étude comparative simpliste pourrait s'avérer un poèle à gaz tandis que la femme un poèle électrique. Pas toujours véridique mais parfois juste. Contrairement à cette affirmation que l'homme serait plus ''hot'' que le femme, il est raconté par celle-ci depuis plusieurs lustres que certaines femmes sans être nymphomanes pour autant ont une libido très émancipée avec certains types d'hommes. Par contre la gent masculine lorsqu'il s'agit de désirer ou de chasser de façon directe ou indirecte ne vit pas ce côté romantique (sauf exception) ou romanesque voué à plusieurs types de femmes; En clair, l'homme n'a pas ce besoin viscéral que la plupart des femmes ont en ce puéril sentiment de n'être jamais désirée ou convoitée assez. Les sens en somme tiennent une place prépondérante en matière de sexualité... Toute pulsion sexuelle émanant de l'homme normalement constitué ou sans dysfonction sexuelle pourrait prendre son point de départ soit par la libération des phéromones de la femme ou l'odorat naturel et la voix de celle-ci. L'odorat naturel de l'homme ainsi que sa voix entre évidemment en ligne de compte. Deux partenaires qui se rencontrent et vivant par hasard ces deux critères seront un heureux mélange voué à l'orgasme synergique. Certes, l'homme et la femme en général aiment beaucoup la sexualité, il suffit de rencontrer ou de vivre avec le type qui sait convenir à l'autre et voilà le dilemme souvent complexe; À chacun sa chacune... Et parfois la chasse à cette âme soeur peut se conclure par la recherche de toute une vie. Vive le choc amoureux ou l'heureuse magie synpathique!
29 sept. 2004, 10:15
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Présent à la pièce, le 11 septembre dernier (jour explosif), avec la communauté de Voir, j'ai apprécié ce moment très agréable et surtout, en bonne compagnie. Roger Bernard, Isabel Richer, Patrice Godin et Marina Orsini ont donné une bonne performance, dont cette dernière, particulièrement. Quatre sketches, entrecoupés de textes d'auteurs, d'écrivains, de l'espace Go et de Voir et d'autres, quatre mises en scène présentant le sexe mécanique, le sexe humain, sans oublier celui triste ou morbide, vous avez le choix. Deux sketches sur quatre nous ont particulièrement plu. Le sexe de la pièce ne s'identifie pas plus à l'homme qu'à la femme, cependant. Les hommes ou les femmes aiment-ils le sexe, correspond mieux au sujet, je crois. Les études sur le sujet devraient se multiplier à l'infini pour clarifier la sexualité de l'être humain. Autant il y a de gens, autant il y a de façon d'être et de vivre. On a beau chercher une norme, une façon commune de se retrouver, tous s'y perdent, tellement, que le moule s'éclate et les fragments ne cessent de nous heurter, de nous empêcher d'être nous-mêmes. . Vaut mieux être près, que loin-de soi, même si la distance de l'autre l'avantage.
19 août 2004, 10:04
répondez à cette critique!
Mais oui, l'homme aime le sexe autant que la femme, mais de manière différente, je suppose, parce que vécue, consommée physiquement, psychologiquement, spirituellement de façon complémentaire. Aimer le sexe et faire l'amour peuvent être deux choses fort différentes mais juxtaposées. On peut tout simplement aimer le sexe par désir, par jalousie, par envie ou par plaisir de l'esprit ou des sens. L'homme comme la femme peut très bien manifester une pudeur toute naturelle ou circonstancielle à parler des choses dites du sexe parce que cela demeure un tabou social fort présent dans l'esprit de chacun de nous, consciemment ou inconsciemment Cette réserve que nous affichons souvent bien maladroitement trahit notre inconfort physique ou psychologique à parler, à débattre de ce sujet toujours brûlant d'actualité parce que présent dans notre quotidien individuel. Discuter crûment de la chose n'est l'apanage que de ceux qui fuient une approche sérieuse de ce sujet par des remarques ou des drôleries de tout acabit. Parce que la sexualité est partie intégrante de la personnalité et que l'homme, en général, ne dévoile pas les secrets de son coeur et de son esprit aisément, il n'est pas toujours facile de déceler la vérité tout entière sur un sujet qui demeure difficile d'approche. L'homme craint peut-être d'afficher ses propres fantasmes sexuels afin de ne pas être confronté à ceux de son partenaire ou de ses partenaires et ceci explique souvent que la seule porte de sortie demeure l'humour mâchonné à toutes les sauces sur ce sujet. En parler publiquement, comme ici dans une pièce de théâtre, c'est ouvrir la porte à une approche sociale qui mérite tout notre respect et notre participation. Peut-être, à force de discussions et d'échanges, arriverons-nous ensemble à déblayer un jour ce terrain contaminé qu'a toujours été "le sexe", sujet tabou s'il en est un, et joujou chéri par excellence des psychanalistes, des psychologues et des sexologues de notre modernité.
19 août 2004, 09:25
répondez à cette critique!
Je ne crois pas que les hommes aiment plus le sexe que les femmes, mais tout dépend de la personne avec qui ont le fait. L'homme peut paraître plus porté sur la chose car il en parle plus ouvertement et ne se cache pas, les femmes ont est encore un peu plus discrètes et on en parle seulement avec les personnes avec qui on a confiance. On ne fait pas étalage de nos conquêtes contrairement à certains hommes!!! Quoique parfois certaines femmes ne laissent pas leur place dans la matière!! Le sexe est vraiment une belle chose et je ne crois vraiment pas que les hommes aiment plus le faire que les femmes. Ils le font peut-être plus souvent car ils n'ont pas besoin d'avoir de sentiments pour conclure, mais une femme se donne plus passionnément. Quand c'est le sexe pour le sexe c'est au niveau de la passion que le tout se passe, sinon quand il est question d'amour et de couple, c'est plutôt une question de chimie. Quand la chimie est présente tout va pour le mieux et autant la femme que l'homme peut épuiser l'autre!! Je trouve que ce sujet est vraiment intéressant, car on pourrait en parler pendant des heures. Quel débat passionnant!!