Temps dur
Les portes du pénitencier!
ARTICLE -
16 septembre 2004
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"En présentant le milieu carcéral de façon plus réaliste, il va certainement surgir un débat dans la société", espère Jean Marc Dalpé.
photo: Dominic Gauthier
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Jean Marc Dalpé a scénarisé Temps dur, la télé-série de l'automne à Radio-Canada. Sortira-t-on du schème des bons-méchants et des méchants bons ?
Dans le dictionnaire du taulard moderne, faire son temps dur exprime "la douleur morale, la dépression, la souffrance". "C'est le moment le plus ardu, explique le scénariste de la série Temps dur, Jean Marc Dalpé. Quand les gars font leur temps dur, c'est qu'ils sont en train de se regarder le fond de l'âme..."Franco-ontarien d'origine, Jean Marc Dalpé pousse sa plume depuis presque trois décennies. Diplômé du Conservatoire d'art dramatique de Québec en 1976, à la fois poète, comédien et dramaturge, il a évolué dans le monde du théâtre en Ontario pendant plusieurs années, avant de s'installer à Montréal. Trois fois lauréat du Prix du Gouverneur général [pour son roman Un vent se lève qui éparpille (2001) et ses pièces Le Chien (1988) et Il n'y a que l'amour (2000)], il cartographie l'univers des écorchés de la vie. Dalpé, c'est la petite pègre de la pièce Trick or Treat (1999). C'est le proprio d'un "greasy spoon" de l'Est de Montréal de la pièce Eddy (1993). C'est un franc-parler aux accents franglais. Ce sont des personnages à la dérive, des marginaux, des fuckés. Jamais trop bons, jamais trop méchants. CONDITIONNELLE LIBERTÉ Pas étonnant, donc, que les producteurs Jacques Blain et Richard Speer (Cirrus) l'aient approché pour scénariser Temps dur. Au départ, celui-ci a pourtant refusé net. "Le sujet [le monde carcéral] ne m'allumait pas particulièrement, confie-t-il. Et comme je venais d'écrire Trick or Treat [quelques personnages étaient des criminels], j'avais envie d'explorer un autre milieu." Il acceptera finalement, mais à deux conditions: qu'on lui laisse carte blanche et qu'on lui donne du temps... pour écrire, s'entend! D'après une idée élaborée par France Paradis, une journaliste, et Michel Charbonneau, un détenu qui purge toujours sa peine à l'Institut Leclerc (Laval), Temps dur se veut d'abord un portrait réaliste du monde carcéral. "France et Michel voulaient amorcer le projet parce qu'ils étaient tannés de voir à la télé ou dans les films une représentation du milieu carcéral qui date, ou toute croche..., soutient Jean Marc Dalpé. Je leur ai promis de respecter l'impulsion première." Temps dur, c'est deux histoires en dix épisodes. Celle d'Alain Bergeron (Robin Aubert), p'tit pouilleux, détenu, mari et père d'un enfant, qui vit son temps dur. Et celle aussi de Franco Castigliani (David Boutin), jeune détective, suffisant au possible, qui cherche à résoudre un crime commis contre une agente de libération conditionnelle. Autour du personnage central qu'est Bergeron, s'éclate une riche galerie de visages que l'on découvrira à chaque épisode. Il y a Jackie Hétu (Alexis Martin), un détenu père de famille qui dénonce ses "collègues" pour mieux négocier sa libération. Stan Boulet (Raymond Bouchard), le chef des Archanges (aucun lien avec les Hell's Angels - sic), aussi calme et sympathique que profondément inquiétant. Paul Beaupré (Germain Houde), un tueur au lourd passé, converti à la foi chrétienne. Pour arriver à faire de cette histoire un reflet le plus fidèle possible de la réalité, Dalpé a travaillé en étroite collaboration avec Michel Charbonneau, le détenu à l'origine du projet. "C'était un trip, raconte le scénariste. Je travaillais avec lui par courrier postal (il n'a pas accès à Internet). Je lui envoyais donc les textes par la poste et il me les renvoyait avec ses notes, ou j'allais le visiter en dedans." Le résultat: la prison comme vous ne l'avez jamais vue... "En présentant le milieu carcéral de façon plus réaliste, il va certainement surgir un débat dans la société, espère Jean Marc Dalpé. La série n'est pas construite sur le modèle "bons policiers, méchants bandits", ni le contraire d'ailleurs. Ce n'est pas The Shawshank Redemption, mais la vision d'une réalité que les gens connaissent très mal." Oubliez, donc, les clichés des prisonniers dépeints comme les victimes d'un "système", ou encore les écroués présentés comme des chiens finis. Les personnages de Temps dur vivent avec leurs contradictions, leurs forces et leurs faiblesses. Y aura-t-il une suite à la série? Elle serait en "développement actif", selon Jean Marc Dalpé. "J'ai proposé à Radio-Canada l'idée d'une trilogie. Dans le tome II, on ne serait plus avec Alain Bergeron. Ce serait une autre histoire, mais qui se passerait toujours dans le milieu criminel. Pour le moment, le point de départ, c'est quelqu'un qui est en libération conditionnelle." À suivre.
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04 juin 2005, 19:26
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Enfin, une série qui raconte la vrai vie des détenus sans trop exagérer ni minimiser la réalité! Je trouve qu'une des grosses qualités de cette émission est qu'elle diminue les préjugés. En s'attachant aux personnages, on voit qu'ils sont des êtres humains comme nous et qu'ils ont aussi des sentiments eux aussi. D'accord, les prisons ne sont plus ce qu'elles étaient et les détenus sont plus à l'aise qu'avant. Mais il reste qu'ils perdent une choses importante: leur liberté. Et tout ce qui vient avec, c'est-à-dire leur famille, amis, travail, etc. On doit arrêter de dire qu'ils sont bien en prison car c'est faux. Certains sont bien car c'est la seule famille qu'ils n'auront jamais. N'est-ce pas pathétique? Pensez-y avant de juger trop vite...
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15 oct. 2004, 08:30
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En ce qui me concerne, j'aurais préférer que l'accent soit mis sur les familles immédiates des détenus! Se sont EUX qui font du temps dure! L'idée de savoir le père de mes enfants, mon père ou mon fils en prison je fais vraiment paniquer! Les visites "supervisées" d'une heure avec les enfants, les gardiens de prisons, les barbelés.... Pas facile tout ça quand on aspire à une petite vie tranquille! Et ça c'est sans parler des gens dans la rue, à l'école ou à l'épicerie qui te pointe du doigt parce qu'il y a un membre de ta famille qui a commis un crime! Les gars qui sont en prison on fait quelque chose pour y être! Je n'arrive pas à avoir de compassion pour eux! Mais j'ai énormément de sympatie pour les gens autour qui continuent de l'aimer!
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29 sept. 2004, 17:16
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Quel audace d'avoir pris ce comédien qui jouait un pogné caricaturé dans Radio Enfer. La transformation est incroyable. Ça fait du bien de voir de nouveau visage à la tête de nouvelle série. Il n'y a pas seulement des humoristes, Luc Picard ou Rémi Girard!!!!
Enfin une série avec du Punch, il ne faut pas attendre 5 émissions avant de connaitre la femme du personnage principale ... on comprend assez vite la situation!!! C'est vraiment actuelle comme vision de la prison. C'est certain que c'est romancé un peu, mais c'est quand même bien de voir que les prisonniers sont biens matériellement en prison comme dans la réalité ; lecteur CD, vidéo, TV!! Ils sont biens !! En tout cas, dans la TV!!!!
Bonne série ... et j'espère ne pas avoir une suite cu-cu!! Il faut garder la même approche, rythmée!!
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29 sept. 2004, 15:43
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Alors avant d'écrire il faut lire, j'ai lu comme plusieurs toutes les réaction précédentes à la mienne et je suis surpris de constater que nous sommes loin de l'unanimité en ce qui concerne Temps Dur. Mais au dela de la non-unanmité il y a une question qui se devrait d'être posée: Que faut il faire pour satisfaire la majorité.
Je ne suis aucunement consommateur de télé série genre Annie et ses mecs ou encore Virginie, ca me prends à la gorge et ca m'empêche de respirer correctement. J'aime par contre jeter un coup d'oeil de temps à autre a certaine série qui se veule représentante de la vrai vie. Certaines sont intéressante d'autres moins mais je rendrais quand même ici à César ce qui lui revient, Temps Dur en est une de très bonne qualité.
On parle ici d'une série très bien écrite et réalisée par des gens ayant une certaine crédibilité dans leurs domaines respectifs. Des acteurs tout aussi crédibles, un sujet très bien transposé à l'écran, en un mot une trés bonne série qui est à des années lumières de ce que tous appellons le vide télévisuel. Et bien malgré tout l'opinion est partagée, alors j'ai ce questionnement qui me vient à l'esprit, savons nous seulement ce que nous voulons ?
On frappe à batons rompus sur la faiblesse de notre télévision et quand on nous arrive avec une certaine possibilité d'apprentissage (ok plutôt simple mais quand même, c'est pas la poule aux oeufs d'or) sur un certain sujet (ici c'est les méchants en dedans) on arrive encore à critiquer.
Il est vrai que tous les gouts sont dans la nature, mais on peut questionner ceux-ci lorsque le produit apporter est intéressant mais qu'il ne sustente jamais la majorité qui le consomme.
Un petit mot pour Jean Marc Dalpé, encore une fois ce mec nous prouve hors de tout doute qu'il fait parti de l'élite québecoise lorsqu'il est question d'écriture.
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26 sept. 2004, 18:02
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Au début, je doutais un peu face à cette série étant donné que le sujet a été traité plusieurs fois, parfois même à outrance.J'avais peur que l'on tombe dans le stéréotype du motard barbu qui contôle la prison. Je dois maintenant avouer que la surprise fut grande et vraiment captivante. Je suis totalenment rivée, clouée devant mon téléviseur à chaque épisode.
Les personnages ont une force incroyable, on en vient même à être attaché à ces hommes qui ont tout de même tués pour arriver où ils sont. On vit et on comprend leurs frustrations...j'amais je n'aurais pensé m'identifier à un tueur et à avoir de la sympathie pour pour lui parce qu'il s'ennuie de sa famille. Robin Aubert est l'acteur central de cette série et impressionne beaucoup. Je ne croyait pas qu'il pouvait avoir un aussi grand registre, moi qui l'ai connu dans une émission pour adolescent: Radio Enfer. J'ai vieilli et lui aussi....il est touchant et a un grand talent...
Les images sont également très belles et le traitement que l'on en fait, soit pour donner plus de véracité ou pour imager une scène de crime, est surprenant et surtout très efficace. C'est original et peut-être un peu audacieux, mais on ne tombe jamais dans le trop dramatique ni le trop violent et c'est, ce qui, je crois, fait passer l'émotion et fait le succès de cette série.
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24 sept. 2004, 00:35
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Je crois que je représente bien le public-cible de ce genre de séries offrant une bonne photographie, des acteurs solides, un univers dur mais poétique, dans une histoire accrocheuse et intense. J'adore. Comment Temps dur pouvait-t-il être mauvais après que Louis Choquette nous ait pondu 2 frères, une des meilleures séries québécoises des dix dernières années? Ouf, la barre était haute... Et après deux épisodes, le pari est presque gagné. Encore un ou deux épisodes et je sens que je vais être accroché solidement. Les personnages de Dalpé sont complexes, le suspense est bon, l'histoire offre quelque chose qui n'avait pas été traité dans d'autres fictions se déroulant «en dedans». La sensibilité du réalisateur émane de chaque scène: il a le don de doser ses séquences avec juste ce qu'il faut de tendresse, d'humour, de contemplation ou de dureté.
Ici, pas de «poésie carcérale» à la Histoire de pen. Le scénariste a effectué une recherche poussée avec l'aide d'un vrai prisonnier. Cette fiction tente donc d'éviter les lieux communs pour nous éclairer sur la vraie vie en prison. Il sera intéressant de la comparer avec le très bon reportage que Jean-François Lépine avait effectué pour Zone Libre dans une prison à sécurité maximum, par exemple. Mais ne nous berçons pas d'illusions: cette série étant une fiction, elle trichera forcément souvent avec la réalité.
Robin Aubert s'en tire bien avec son personnage déchiré entre sa famille, sa liberté d'avant et son rôle de «dealer» dans une prison où les motards font la loi. David Boutin, en grande forme, trouve dans le policier menant l'enquête un de ses meilleurs rôles. Raymond Bouchard est toujours aussi bon et toujours aussi...partout. Peut-être a-t-il un frère jumeau pour l'aider à tenir autant de rôles dans une année. Ça devient lassant à la longue.
Même si un huis clos comme celui-ci permet plus facilement d'isoler le drame, j'ai déjà hâte de voir une éventuelle suite se déroulant en dehors des murs. À suire.
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21 sept. 2004, 21:28
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On a eu notre lot de prison via le grand écran. De "Hochelaga" à "Histoire de Pen" en passant par "Le Party" de Falardeau-Fardeau, tous issus du récent paysage cinématographique québécois; à ce "Shawshank Redemption", nommément cité comme un des meilleurs films par le public américain, à la dénonciation faite par "Brubaker" avec Robert Redford et tutti quanti, l'univers carcéral fait recette. Je m'en voudrais de ne pas nommer surtout le célébrissime "Papillon", d'après l'oeuvre d'Henri Charrière, où Steve McQueen et Dustin Hoffman ont fait sauté la caisse, obtenant un cachet d'un million à l'époque selon la rumeur. Bref le monde carcéral nous attire. Sensationnalisme, exhibitionnisme ... et comment !
Qu'une série télévisée s'ajoute dans le décor n'est pas en soi une mauvaise chose. Une telle série devrait nous permettre de fouiller plus longuement les dessous, de mieux saisir les aboutissants d'un milieu fermé où des hommes suspendent leur droit de vivre pour celui d'exister... en attendant.
Mais au fait, ils attendent quoi ? Dans le périlleux exercice de la série dramatisée restera-t-il une place pour nous permettre de ressentir ce vide qu'évoque le personnage d'Alexis Martin à la fin du premier épisode. Restera-t-il des scènes pour évoquer autres choses que les moeurs tribales d'incarcérés à vie ou de complots internes ?
Si le monde carcéral vous "intéresse", retracez donc ce qui s'est fait du côté des "Souverains Anonymes" ou bien tenté de trouver des écrits de Léo Lévesque, des poèmes surtout car l'envers du monde de dehors est comme un gant retourné: hormis l'absence de la main, rien n'est réel. Bonne série
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21 sept. 2004, 15:47
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Comme je suis toujours curieuse des nouvelles series télé, je m'étais enregistré la première épisode de Temps dur. Donc hier lundi, je me suis tapé les deux épisodes de suites. J'ai été enchantée de la façon que cette serie a été réalisé. La direction photo est excellente et le montage très interessant. Coté histoire il est vrai que c'est sombre et un peu déprimant, mais bon, donnons-nous la chance d'entrer vraiment dans cet environnement, je suis certaine que nous allons découvrir un monde bien à lui qui sera nous divertir et surement nous faire réflechir. Mais pour moi Temps dur est premièrement une belle réusite artistique et esthétique.
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21 sept. 2004, 14:00
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Au départ, l'annonce de cette nouvelle émission radio-canadienne m'a enchanté. Ensuite, savoir que Jean-Marc Dalpé était le scénariste m'a beaucoup étonné. Premièrement, parce que je me serais attendu à des auteurs comme Joanne Arseneau, auteur de Tag ou Luc Dionne, qui nous avait offert Omertà et Le dernier chapitre.
Dalpé, qui avait scénarisé quelques épisodes du mauvais Fred-dy, nous présente donc une histoire se déroulant en prison. Par la suite, les films Histoire de Pen et Le Party me sont venus à l'esprit. Le Party, grande caricature carcérale, concordait mal avec l'esprit téléromanesque de R.-C. ainsi qu'Histoire de Pen, un peu trop cru et violent. Je me suis donc demandé de quel angle sera traité les prisonniers.
Après l'écoute de la première émission, j'ai été agréablement surpris par le réalisme. Ayant visité Bordeaux, je me suis toujours demandé pourquoi on ne tentait pas de représenter la vie réelle des détenus. Ce n'est pas rose à tous les jours, ce n'est pas la fête à tous les soirs, ce n'est pas la guerre constante avec les screws, ils ont télé et radio dans leur chambre, ont des passe-temps... en fait, une vie normale, liberté en moins et barreaux en plus.
J'ai trouvé que Dalpé a touché juste dans sa description. L'intrigue semble très intéressante et le fait de suivre deux personnages permet de vivre l'intérieur et l'extérieur de la prison simultanément. Le choix des comédiens est original, car certains ne sont pas des plus connus et d'autres ont un contre-emploi très intéressant.
Espérons simplement que Dalpé réussira à garder son public devant l'écran pour 13 émissions, que l'intrigue nous passionnera comme Omertà avait réussi à le faire et que les personnages évolueront intelligemment. Si j'en viens à suivre tous les épisodes, alors je jure de ne plus jamais me rappeler qu'il a écrit Fred-dy!
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21 sept. 2004, 01:27
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Je n'ai jamais pensé que ce qu'on entrevoyait du milieu carcéral dans les films était réaliste. Pour rendre une histoire intéressante et vendable, il faut toujours la romancer. Et voilà donc, ma surprise lorsque j'ai regardé le premier épisode de "Temps Dur". Mes impressions se confirment à la lecture de votre article.
Contrairement à la tendance généralisée de nous montrer une réalité très maquillée pour nous la rendre artistiquement belle et digérable, cette nouvelle série se veut une fenêtre plus réaliste sur le quotidien des prisonniers et du personnel du le milieu carcéral. On les voit tels quels, avec leurs erreurs de perceptions d'eux-mêmes, leurs difficultés, leurs révoltes légitimes ou non et les risques que les gardiens et tout le personnel, qui gravitent autour d'eux, acceptent de prendre en les côtoyant.
Les espoirs déçus, tricheries, vengeances, peurs et manque de courage, (on croit souvent qu'ils ne chient pas dans leur cul...), les bousculades, les délateurs qui désirent se venger de ne pas recevoir leur dû, le « crusage » du personnel, tout y passe. C'est riche, c'est intéressant, captivant même. On accroche dès les premières minutes.
Et les comédiens...
J'ai quelques bémols pour Raymond Bouchard, on verra dans les prochaines semaines, mais Robin Aubert a un jeu très humain, il est excellent. Alexis Martin, fidèle à lui-même, nous offre un personnage très riche, avec une profondeur qui ne cache pas d'incohérence. Et j'ai très hâte de découvrir le personnage de Germain Houde qui n'était pas dans le premier épisode.
Je crois que cette série aura la cote cet automne, on s'en reparlera !!!
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20 sept. 2004, 01:00
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Disons au départ que j'aime ce genre d'intrigue . Il y en a peut-être eu un peu trop cependant dans les dernières années . Je ne suis pas certain que cette série va réussir à m'accrocher autant qu'Omerta ou Le chapitre Final mais on peut dire que la première émission nous promet des moments intéressants . J'espère cependant qu'on ne nous fera pas le coup de faire des héros avec des criminels . Ça ne me tente pas de prendre en pitié un assassin repenti ou un violeur qui a connu une enfance pathétique . Je ne sais pas sur quelle corde sensible va jouer Jean-Marc Dalpé mais moi j'ai le goût de vrais héros . Le temps des mauvais repentis , j'en ai plein mon casque . Je vais écouter quelques autre épisodes mais si le scénario biffurque dans cette direction moi je vais en prendre une autre .
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18 sept. 2004, 09:41
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Tout comme le cinéma québécois a repris du poil de la bête depuis quelques années, la télévision nous offre de plus en plus de séries de qualité. Ou plutôt, Radio-Canada nous offre de plus en plus de bonnes émissions. Temps Dur en fait partie. Déjà lors du premier épisode, nous avons été tenus en haleine. Les personnages sont déjà bien cernés et la réalisation est vive et alerte. Finalement, soulignons et félicitons le fait qu'enfin, un acteur peu connu et peu présent à la télévision tienne le rôle principal. Robin Aubert a toute une présence à l'écran ! Qui se souvient de l'un de ses premiers rôles dans Radio Enfer au Canal Famille ? Ceux qui se rappellent pourront constater l'étendue de son talent.
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17 sept. 2004, 19:19
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Le film documentaire à la limite de la fiction et de la réalité semble être devenu le passe temps favori de nos scénaristes qui veulent envers et contre tous nous donner la note juste sur des univers un peu glauque, mystérieux,transformé et modelé par le cinéma et qui ne sont pas le reflet de la réalité. Pour faire un peu de cynisme je dirai que « temps dur» pour la rentrée augure «sombre et noirceur» pour un automne que j'espérais coloré et ensoleillé.
Pour avoir lu certains livres sur les milieux carcéraux pas vraiment tendres ni vraiment relaxant j'avoue que le sujet de cette télé série ne titille point ma curiosité et qu'au moment où la quantité de lumière diminue, influençant de façon significative mes humeurs féminines je n'ai pas vraiment le goût de me plonger dans l'univers carcéral, ni de mettre les points sur les i en ce qui concerne les conditions de vie et l'éclairage de ceux qui se retrouvent derrière les barreaux d,une prison.
La télévision est pour moi, qui suit une grosse consommatrice de films de toutes sortes, une porte d'entrée vers la détente, la relaxation et la réflexion . Cependant depuis quelques années je tente de me protéger de certains univers dérangeants que me servent les cinéastes et les scénaristes et qui, loin de m'apporter mon lot de quiétude, perturbent mon sommeil et accroissent mon stress. L'univers fermé et clos, les mythes entourant la prison trouvera t-il un public friand qui pourra se délasser après une bonne journée d'injection de stress urbain?
Cette rentrée sombre a pour moi une couleur dépressive et je n'embarquerai dans cette aventure dramatique aussi sincère et authentique soit-elle! Comme le dit Vercors dans« les animaux dénaturés»: «j'ai toujours pensé qu'il est des sincérités odieuses, elles ne font que du mal!»
Merci très peu pour moi, pas «de temps dur» cet automne!
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17 sept. 2004, 18:18
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Il est certain que Temps dur est dabord une série qui est bien écrite. Ça se voit dès les 5 premières minutes de visionnement. Les dialogues coulent de sources et n'ont jamais l'air artificiels. Toutefois il faut aussi saluer le travail du réalisateur qui a mis son talent à contribution pour faire "prendre la sauce". Les comédiens sont bien dirigés, la facture est belle et originale.
Je crois que cette série est du même calibre que Fortier ou Omerta, ce qui n'est pas peu dire.
On a vraiment des artisants de très haut calibre en ce moment dans le domaine de la production télévisuelle et cinématographique et c'est toujours un plaisir de voir tout ce talent à l'oeuvre.
Je salue aussi au passage le travail du directeur photo et du monteur.
Bravo à tous
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17 sept. 2004, 16:37
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Je me suis assis devant mon téléviseur lundi dernier, syntonisant Radio-Canada, dans l'espoir (naïf ?) d'assister à une émission aussi forte et intense que "Tag" et "Omertà". Je dois avouer que je n'ai pas été déçu de ce qu'il m'a été donné de voir. Je suis plutôt resté perplexe devant cet univers évidemment sombre, mais si poétique. Il faut dire que l'introduction et la finale du premier épisode représentent à merveille une partie de l'écriture du dramaturge Jean-Marc Dalpé, à travers la voix étrangement calme de celle qui verra sa vie basculer en une fraction de seconde. Les dialogues s'avèrent intelligents, servis par l'humour nuancé des personnages fort humains. Seulement, la qualité sonore laisse à désirer et on en vient à perdre le fil de quelques scènes.
Une distribution hors pair vient toutefois rattraper les quelques défauts techniques. Comme il est bon de revoir le sensible comédien Robin Aubert, qui vient tout juste de terminer le tournage de "Saints-Martyrs des Damnés", son premier long-métrage en tant que réalisateur. Ainsi en est-il de même pour la femme de théâtre qu'est Évelyne Rompré, jeune "Ines Pérée" versatile et pleine de finesse. Alexis Martin nous causera sans nul doute plusieurs autres surprises. À la lumière du premier épisode, "Temps dur" ne risque pas de manquer d'intrigues et de rebondissements.
Si le rythme est un peu lent, il faut quand même laisser sa chance au coureur... afin que les téléspectateurs ne finissent pas par subir eux aussi leur "Temps dur"...
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