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Mémoires affectives
Ayant survécu à un accident à la suite duquel il a été déclaré cliniquement mort, mais dont il s'est finalement réveillé amnésique, un homme tente de faire la lumière sur son passé, alors qu'il se voit hanté par des souvenirs énigmatiques et violents qui le ramèneront finalement là où il avait juré de ne jamais retourner.

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Mémoires affectives

Neige noire


ARTICLE - 28 octobre 2004
Roy Dupuis, intense dans le rôle d'un amnésique à la recherche de son passé.
Mémoires affectives confirme une fois de plus le talent de Francis Leclerc, réalisateur d'Une jeune fille à la fenêtre, qui signe une œuvre aussi étrange que belle.
 
Thriller psychologique mâtiné de fantastique, Mémoires affectives propose une intrigue d'abord toute simple, celle d'un homme devenu amnésique en émergeant du coma, Alexandre Tourneur (Roy Dupuis), intrigue qui se complexifiera au fur et à mesure que l'entourage de cet homme à la recherche de son passé sera victime d'inexplicables trous de mémoire. Ainsi, dès la rencontre entre Alexandre et sa femme (Nathalie Coupal), le spectateur a tout intérêt à rester vigilant, car les revirements de situation surviennent sans crier gare. À chaque coup de théâtre, ce dernier se retrouve aussi dépourvu que le protagoniste devant ce casse-tête - rêve éveillé ou délire d'un comateux? - dont les pièces se dérobent plus souvent qu'elles ne s'imbriquent les unes aux autres. Et ce, jusqu'à la grande finale, où Dupuis et Guy Thauvette se livrent à un bouleversant face à face, qui en laissera plus d'un pantois... et songeur. Une chose est sûre, le cinéphile détestant rester passif devant l'écran sera généreusement servi.

Partant du fait que le coma se vit différemment d'une personne à l'autre, Francis Leclerc et son coscénariste Marcel Beaulieu (Un crabe dans la tête d'André Turpin) proposent un récit fort déconcertant, que nous n'oserions toutefois qualifier de tarabiscoté, qui nous entraîne non seulement dans les méandres psychiques d'un homme ayant perdu son identité, mais aussi dans les confins de la mémoire collective, dite archaïque. De fait, en plus de collectionner des souvenirs ne lui appartenant pas, Alexandre verra émerger de son esprit des bribes de son propre passé violent, jumelées à celui d'un Montagnais. Au spectateur de choisir alors s'il s'engouffre ou non dans ce labyrinthe des plus déroutants.

Plus encore qu'un hommage à nos origines ancestrales, Mémoires affectives nous rappelle par ses paysages d'hiver, magnifiquement mis en valeur par Steve Asselin, la grande époque du cinéma québécois, celle des Brault, Perrault et Jutra. Époque où les cinéastes osaient braver le froid pour immortaliser les splendeurs hivernales. De même, certains personnages, pensons notamment à ceux de Robert Lalonde et de Jean Lapointe, nous ramènent directement quelque 30 ans en arrière. Toutefois, en proposant une trame fantastique, le réalisateur trentenaire s'inscrit bel et bien dans une cinématographie qui ose, petit à petit, explorer de nouvelles voies.

Par ailleurs, Leclerc a su créer un climat onirique des plus mystérieux et envoûtants où les personnages évoluent dans des plans épurés, comme s'ils étaient perdus dans un vaste univers hostile. Pour ajouter à cet effet d'irréel, le cinéaste se plaît à faire apparaître ou disparaître les protagonistes d'un simple mouvement de caméra. Notons également le travail soigné de Pierre Duchesne à la trame sonore, angoissante à souhait. Enfin, dans le rôle de l'enquêteuse Pauline Maksoud, rare personnage à fournir du réconfort à Alexandre, Rosa Zacharie apporte une bienveillante chaleur dans cet univers glacé, alors que Roy Dupuis s'avère plus intense que jamais. Un film à voir... deux fois plutôt qu'une!w

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06 mars 2007, 11:32
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Film très intéressant! On ne sent pas qu'il y a vraiment un but, une quête, mais la tournure des événements et la psychologie d'Alexandre, personnage interprété par Roy Dupuis, rendent le film captivant! Une réalisation incroyable (de mieux en mieux tout au long du film), un très bon acting et une trame sonore appropriée. Même si à la base c'est un film lent, le rythme est très bon et je ne peux cerner de longueurs. À voir pour découvrir un visuel hors de l'ordinaire et une aventure confuse mais attirante.
28 juin 2006, 13:05
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Souvent, on dit que la mémoire est une faculté qui oublie! Surtout, lors d'un choc émotif (accident d'auto). La mémoire se souvient alors, de ce qu'elle veut, tout en censurant, ce qui lui déplait. Ce qui devient de l'amnésie partielle ou permanente, selon la gravité de l'évènement. Or, dans ce contexte-ci, rien ne va plus! Le coma, la réadaptation : un nouveau départ quoi! Puis, peu à peu, des éclairs (flash-back) referont surface, pendant une longue convalescence. La difficulté sera de taille! Dans quel ordre ces « brides », de souvenirs vont-ils? Là, est toute la question! Présent et passé confondus, il n'en reste pas moins, que le cerveau se défend bien de le révéler. Malgré lui, il finira par rassembler sa propre énigme. À partir d'un élément clé : son frère! Alors, tout s'enchaînera automatiquement, de manière telle, à ce qu'il finisse par retourner à son point de départ! C'est-à-dire, le premier refus inconscient de son enfance. Parfois, il est peut-être préférable, de ne pas savoir? Excellent film. Bonne interprétation.
21 avr. 2006, 18:03
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L'amnésie, le froid, l'incompréhension, l'amour, la haine, l'amitié et ce film ont bien des points en commun. Le long métrage de Francis Leclerc présente un personnage complexe bien intéressant à analyser. De plus, le montage, le scénario et le choix de pellicules sont orchestrés magistralement. Par contre, si les thèmes abordés sont complexes et bien intéressants, le scénario est nébuleux et bien complexe à comprendre, il faut plus d'une écoute pour bien saisir le message du réalisateur. Ce film est à proscrire si vous désirez vous reposer tranquillement, puisqu'il est dur à suivre et pour tout saisir, il faut être alerte et attentif. Or, Roy Dupuis ne déçoit pas, il a un rôle complexe et il est bien crédible dans son rôle d'amnésique qui affecte les mémoires de ses proches. Le scénario est intelligent et original, ne possède que peu de failles évidentes. Seul défaut : il est un peut trop complexe pour relaxer... Visuellement parlant, les plans sont exceptionnels et parlent d'eux-même à l'occasion : comme lorsque Turner peint son mur, où était affichée sa vie, on comprend que par le visuel, qu'il tire un trait sur son passé. Les couleurs froides mise en valeur sont bien réussies et donnent un petit frisson, concluant que l'atmosphère du film est bien dégagé par le visuel. Même si ce film est quelque peu complexe, il reste bien intéressant visuellement et le montage (légèrement éclaté) donnent un résultat impressionant. Mémoires affectives affecte le public endormi et éveille les cinéphiles en quête plaisir cinématographique, à vous de décider quel type de public vous êtes !
10 févr. 2006, 22:44
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Il y a de ces films qui laissent perplexe, en particulier lorsque le générique semble tomber précipitamment. Même après réflexion et partage avec d'autres spectateurs, je n'arrive pas à combler mes doutes. Une histoire compliquée, des pistes qui partent dans tous les sens, des changements brusques de personnalités, des retours en arrière... Quelle est la part de l'imagination et celle de la réalité? Peut-être ai-je complètement passé à côté du décodage de l'intrigue, mais il me semble que ce film n'est absolument pas achevé... Une question est résolue alors que dix autres restent en suspend. Il est vrai qu'il s'agit peut-être justement du désir de l'auteur, soit de déstabiliser le spectateur et l'obliger à trouver lui-même les réponses. Mais il faudrait au moins avoir les outils pour le faire... Heureusement, même si l'on reste dans l'incompréhension, il est possible de se consoler par autre chose. Tel que mentionné par plusieurs, "Mémoires affectives" présente de magnifiques plans rendant hommage à la beauté du paysage québécois. Le silence et la douceur de la forêt en hiver s'oppose au chaos prenant place dans l'esprit du personnage principal. Entre deux scènes aux tons grisâtres complètement glacials se glisse une relation d'amitié faisant chaud au cour. Et que dire des revirements de situations à chaque conversation! Il s'agit donc d'un film d'une grande beauté, laissant de nombreuses interrogations... À déconseiller à ceux qui ne peuvent s'endormir avant d'avoir tout compris de fond en comble!
18 janv. 2006, 18:46
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Roy Dupuis a beau avoir la cote de ce temps-ci, ça ne fait pas de « Mémoires affectives » un bon film pour autant. Si celui-là réussit à tirer son épingle du jeu, il n'en va pas de même pour les acteurs de soutien. Dans son ensemble, le film manque d'unité ; il hésite entre le genre policier et le drame psychologique et va dans toutes les directions. Par dessus le marché, le bégaiement du personnage d'Alex (Roy Dupuis) est bien agaçant à entendre. On nous fournira à la fin du film la solution de l'énigme de la noyade du père. Par contre, on ne saura pas ce qui adviendra du couple Dupuis-Coupal, on ne saura pas non plus si le héros reprendra la pratique à sa clinique, et on ignore tout autant pourquoi les acteurs se conredisent eux-mêmes. Est-ce la mémoire déficiente d'Alexandre qui cause ce phénomène ou les personnages sont-ils tous menteurs ? Le film achevé, on cherche encore où se situe la vérité. Au mieux, disons que c'est une belle histoire qui ne mène nulle part. Un petit film quoi !
09 janv. 2006, 09:09
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Après une excellente Une jeune fille à la fenêtre, Francis Leclerc laisse de glace avec Mémoires Affectives. Ce deuxième long métrage de Francis Leclerc mélange les genres sans vraiment se forger une identité propre. De polar, il devient road-movie, quête spirituelle et récit psychologique. Sauf que rien n'est réellement convaincant, car il s'est fait beaucoup mieux ailleurs. Le Shattered avec Tom Berenger. Où mieux encore, Memento, qui renouvelait complètement le genre. Cette mémoire problématique cherche peut-être à dérouter en accordant énormément de place aux forces de l'ordre pour, en fin de compte, pas grand chose, car la séquence finale est d'une simplicité déconcertante. C'est d'ailleurs navrant pour cette entreprise que le scénario soit si ordinaire, parce que l'ambiance concoctée est particulièrement réussie. Des couleurs froides de l'hôpital aux forêts venteuses, un sentiment de malaise s'installe dès les premiers instants. Le spectateur est fasciné par certaines scènes qui ne semblent vouloir rien dire pour apprendre, une fois au générique, qu'elles voulaient réellement rien dire! Il faudra donc se consoler avec la performance des acteurs qui est, la plupart du temps, juste. Benoît Gouin est hilarant dans le rôle de l'ami qui ferait n'importe quoi. Tout comme Maka Kotto, symbole de conscience du protagoniste. Quant à Roy Dupuis, il est, pour une fois, crédible et fort à l'aise. Le pion de l'histoire s'avère toutefois Rosa Zacharie, policière sympathique et mystérieuse que l'on voit malheureusement peu. Lacune qui définit la totalité des personnages secondaires qui s'évaporent de l'histoire dès qu'ils ont donné l'information pertinente à la vedette de Nikita. Une psychologique nullement détaillé dans une histoire inutilement complexe ne laisse certainement pas un souvenir impérissable. C'est long sans être totalement ennuyant, intéressant, mais non édifiant. Le plus navrant est de sortir de la salle et de ne plus se souvenir de rien!
01 déc. 2005, 01:08
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Du début à la fin nous semblons nous retrouver dans la mémoire fractionnée d'un homme dans le coma, combattant pour s'accrocher a son identité et on assiste avec lui au déferlement des événements et des informations qui la constituait. Se pourrait-il que le film ne soit réellement que l'amas de souvenir aléatoires qui assaillent Alexandre dans son rêve de comateux et que nous empruntions les détours sinueux de sa personnalité afin de déboucher sur l'inévitable tragédie de sa vie, faisant office de résolution des faits mais en vérité, si il faut seulement un docteur noir en sarau blanc pour nous convaincre que le transfer de memoire peut arriver dans la réalité, ne pourrions nous pas le créer dans notre rêve afin qu'il vienne donner son avis d'expert validant l'existence du transfer de memoires menant a des comportements schizophrénique de tous ceux qui nous entourent. Souvenons-nous d'un des premiers plans du film dans les couloirs de l'hopital, on voit un homme et une femme qui discutent au loin et on entend un homme et une femme qui discute ensemble en voice-over. Puis la camera tourne et nous montre un autre couloir, ou se trouve l'homme et la femme qui discutent ensemble. Cette legère anomalie semble vouloir nous annoncer qu'en somme, rien ne sera ce qu'il semble être et que nos sens peuvent nous tromper. On dit que lorsqu'on est dans le coma, on peut entendre ce que les gens nous disent. Alors peut-être que tous ces entretiens qui changent de cap subitement, sont formés par sa mémoire, suite aux entretiens à sens unique qu'il a avec tous les gens qui viennent le visiter et qui lui rappellent peu a peu qui il est. Ok j'étire peut-être un peu trop mais gardez cette hypothèse en tête lors de votre prochain visionnement et peut-être trouverez-vous une réponse a toutes ces questions qui restent en suspens a la fin.
08 sept. 2005, 16:29
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Mémoires affectives a décroché tous les trophées importants lors de la dernière remise des Jutra et des Genie, succès largement attribué à l'équipe Francis Leclerc (Un jeune fille à la fenêtre) et Roy Dupuis. Effectivement, Mémoires affectives mérite grandement tous les prix qu'il a remporté: des images magnifiques, une histoire emplie de rebondissements, des acteurs efficaces, éléments nécessaires au succès critique et populaire; une poésie sur pellicule. Alexandre Tourneur a perdu la mémoire, trame maintes fois revisitées, mais ici, non seulement retrouve-t-il son passé par fragments, mais s'accapare des souvenirs des gens qui l'entourent, lui posant des difficultés quant à sa propre identité. Traitant du sujet de la mémoire tant individuelle que collective, le film se veut une métaphore de la société oubliant son histoire et ses racines. À la recherche de ses souvenirs, Tourneur découvrira qui il était vraiment et ce qui s'était enfoui au plus profond de sa mémoire. Avec un scénario qui se complexifie tout au long du film, le spectateur est lancé sur plusieurs pistes jamais terminées. Malgré certains moments de confusion, on s'y retrouve à la fin pour comprendre l'ultime conlusion. La véritable force du film réside dans les magnifiques images hivernales prises dans l'immensité de la forêt québécoise. Le filtre bleuté jeté sur les paysages enneigés nous rappellent la beauté de la nature du Québec. Des scènes grandioses tournées dans Charlevoix. Roy Dupuis interprète cet homme déchiré par la perte de son passé, tourmenté par un douloureux secret enfoui. De façon sobre et parfaitement maîtrisé, il joue un personnage tout en modération. Malheureusement, la distribution est inégale. Mais un excellent film qui mérite toutes les éloges reçues et qui place Leclerc parmi les grands réalisateurs. Achevé
25 août 2005, 22:47
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J'ai bien aimé ce film malgré l'embrouillamini. Quand la fille dit à son père qu'il a été le plus merveilleux des pères, en réalité elle ne le lui dit pas, elle ne fait que le penser et ce père a le pouvoir de capter ces pensées. La même chose pour sa blonde. Par contre je ne comprend pas trop le comportement de sa femme. Enfin! Ce n'est pas si important que ça. Le drame ne se situe pas à ce niveau. Au début je trouvais que Roy Dupuis ne l'avait pas du tout. Je trouvais très mauvaise sa façon saccadée de parler. Une chance que son personnage retrouve la santé peu à peu ainsi il a pu parler plus normalement. Par la suite on ne peut que constater le talent de Roy Dupuis. Je ne me souviens pas de l'avoir vu jouer le rôle d'un père dans un film, mais dans Mémoires affectives, il est des plus crédibles. On pouvait déceler seulement à son regard, un amour fou pour sa fille. Quel talent! Et que dire de la scène finale dans les bras de son frère. Renversant! Ce Roy Dupuis dans la vraie vie semble plutôt timide. Quand on l'interview il est nul, il réussit rarement à sortir quelque chose d'intéressant. Mais quand il joue, alors là, il se surpasse. Je trouve qu'il embelli aussi en vieillissant. Il me fait penser un peu à Richard Geere. Comme ce dernier, il commence à grisonner, eh oui il prend de l'âge comme nous tous, et ça lui va à merveille. Bon premier film pour Leclerc, j'ai hâte au suivant.
23 août 2005, 03:54
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Pas convaincu par le jeu des acteurs (sauf peut-être Roy et la policière), allez savoir pourquoi, ce sont pourtant de bons acteurs! Tout le long du film, j'ai eu cette impression étrange qu'on ne les avait pas laissés jouer leur personnage comme ils le sentaient vraiment. C'est une étrange sensation qui m'a un peu fait oublier que l'histoire et l'intrigue étaient intéressantes.
05 août 2005, 14:47
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Un chef d'oeuvre, vraiment ! Il y a peu de temps que ce film est sorti en DVD (enfin, car je l'avais loupé au cinéma!). Le jeu des acteurs est tout simplement sidérant ! On passe d'une émotion à l'autre en une fraction de seconde, ce qui a pour effet de rendre le specateur béat, un peu à l'image de l'Alexandre amnésique du récit. Le film propose des réflexions dignes des grandes questions existentielles, qu'est-ce qui reste de soi une fois que la mémoire s'en est allée ? N'est-on qu'une mémoire ? Le sujet de l'amnésie est traité d'une nouvelle façon, presque fanstastique, en suggérant un vol de mémoire de la part d'Alexandre envers ses proches, soit sa fille, sa femme et son partenaire en affaires, notamment. À leur contact, Alexandre (joué par Roy Dupuis) ne voit pas seulement la personne qui se trouve en face de lui, mais aussi les émotions qui l'ont traversées et qui en ont fait une toute autre personne, souvent à l'opposé de celle qui se trouve devant lui. Bref, on voit à quel point l'être humain est changeant de par ses perceptions et émotions, d'où les mémoires affectives qui ne sont plus étanches et qui révèlent ce qui était profondément caché au fond de soi. Ici, le vol de mémoire est une idée des plus riches, mais qui n'est malheureusement pas assez exploitée dans le film, car on se demande pourquoi on l'aborde un peu à l'impoviste, pour ensuite laisser le spectateur en plan, face à ses propres questionnements afin de boucher les trous créés par le vol de mémoire inexpliqué. Malgré cela, à voir et revoir afin de combler soi-même les trous que l'on peut percevoir à l'écoute du film. Enfin, un point qui n'est pas à négliger, celui de la qualité des images qui est tout à fait sublime, puisqu'elle permet d'être immergé complètement dans le climat et l'atmosphère hivernaux québécois.
30 juil. 2005, 11:43
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J'avais beaucoup d'attentes avant de voir ce film et je dois dire que j'ai été déçu. C'est un film simple et je ne crois pas qu'il mérite autant toutes les éloges qu'il a reçu. On aborde à peine le fait que le personnage principal ait pu hériter de la mémoire d'un montagnais et d'un chevreuil. Je crois que l'on aurait eu avantage à pousser un peu plus sur le sujet et sur toutes les multiples capacités de notre mémoire. D'accord, nous savons tous que la mémoire peut oublier des évènements trop douloureux et nous avons bien compris que c'est ce le cas de notre personnage principal mais on ne revient pas sur les scéances d'hypnoses. C'est vraiment bizarre!
05 avr. 2005, 21:28
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Ce film est pas terrible. On essaye de faire du sensationalisme en utilisant des petits effets de son et d'images mais ouuuuu on est des petits québécois facilement impressionable et un des notres peut faire ça! Comme les grands américains? En plus au milieu d'un beau conflit Oedipien. Mais on est presque au niveau de drame des soap operas. Faites nous plaisirs et quand un film est un navet arrêtez de le pousser en faisant croire que c'est bon. Je n'ai pas payé pour aller voir ce film et je suis tout de même mécontent de l'avoir vu. Seulement si mes mémoires pouvaient êtres affectives aussi et que je pourrais refouler le souvenir de ce film dans les recoins noirs de mon esprit. Je donne tout de même une étoile : ils utilisent des phrases complètes et sans sacrer, une première du cinéma québecois.
02 avr. 2005, 19:42
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Dur d'évaluer et d'expliquer ce film qui m'a attirée par sa distribution, sa bande-annonce et, il faut le dire, les nombreux prix qu'il s'est mérité. Je trouve l'idée géniale, à savoir, sans trop en dévoiler, la réverbération des pensées propres à Alexandre (Roy Dupuis), versus les pensées propres aux personnes qui l'entourent. On ne saura jamais vraiment quelles révélations appartiennent à qui exactement: au passé, au secret d'Alexandre ou encore à son entourage et le personnage principal en sera quitte pour s'attacher aux inconnus et découvrir une vérité qui a chamboulé probablement toute sa vie... Alors que le reste de sa vie ne lui reviendra pas en tête, ou sans que nous en soyons témoins. Décors discrets, caméras qui découpent étrangement et qui vivotent par moments, le film propose une image claire et des comédiens intéressants, malgré leurs contours flous et Nathalie Coupal, qui, comme d'autres ici, m'énervait. Un film à voir pour un sujet rare, mais à prendre, du moins pour ma part comme une fiction originale, peut-être même une hypothèse intéressante pour une voie médicale d'avenir ou encore une nouvelle validation à certaiens théories spirituelles... Une catégorie à part.
28 mars 2005, 12:32
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Ce qui fait de ce film une oeuvre sans pareille, c'est que l'histoire est mise en scène de façon à ce que nous cherchions le pourquoi du pourquoi, la raison de toute cette confusion, nous voulons un coupable. Le film nous pousse à aller plus loin; il n'y a pas de coupable humain sur qui nous pourrions bien cracher, à qui nous pourrions faire porter le poids de toute cette tristesse, mais seule de vieilles souffrances appartenant au personnage principale sont la source de ses tourments. Le film de Francis Leclers, nous porte à réfléchir sur nous-mêmes, sur ce qui se cache au plus profond de nous, qui nous pousse souvent à poser une action ou une autre. Une histoire assez troublante, qui lorsque l'on est attentif nous donne une bonne leçon de vie...
FICHE-INFO
Pays: Canada
Année: 2004
Durée: 1h40
Catégorie: Drame
Classification: Général
De: Francis Leclerc Avec: Roy Dupuis, Rosa Zacharie, Maka Kotto