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Auteur(s): D'Albert Sánchez Piñol
Genre: Roman

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Albert Sánchez Piñol

La Peau froide


ARTICLE - 3 février 2005
É.P.

Pour son premier roman (maintenant traduit en près de 15 langues), l'écrivain catalan Albert Sánchez Piñol a imaginé l'étrange histoire de deux hommes fort différents que le sort a réunis dans le même phare d'une île perdue dont ils sont les gardiens. Du jour au lendemain, ils devront se défendre des attaques d'énigmatiques créatures marines et de la séduction exercée par l'une d'entre elles, qui finira par troubler une solidarité imposée par leur instinct de survie. À travers le journal de bord au lyrisme inquiétant de l'un des héros, La Peau froide puise à même les trésors d'inspiration des romanciers anglais du 19e siècle qui se plaisaient à mêler l'aventure et le fantastique, ramenant le lecteur à son humaine condition. Éd. Actes Sud, 2004, 262 p.
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05 mars 2005, 13:52
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Que dire de ce roman... complètement fou et déstabilisant. J'ai lu ce livre, non, je l'ai plutôt dévoré dans un temps record. Des frissons, j'en ai eus. De la peur aussi. J'ai été complètement envoûtée par ce texte riche, dense. Aucune longueur. Chaque mot est juste, est à sa place. Je vous le garantis, que ce soit en vacances, dans le métro, au lit... c'est un livre à lire, un texte à découvrir, un auteur à faire connaître. Et que dire de la fin de ce roman qui nous laisse tout simplement... pantois ! Une belle découverte.
07 févr. 2005, 09:55
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Il est difficile de ne pas situer d'emblée ce récit dans la catégorie des récits symboliques qui prennent position devant les grandes questions et les paradoxes profonds qui concernent la condition humaine. La première métaphore qui vient à l'esprit est la même que celle que suggère cet autre gardien de phare rendu fameux par la plume de St-Exupéry et qui lui aussi incarnait le questionnement de l'auteur au sujet de la responsabilité de chacun envers les autres, laquelle serait la seule à pouvoir nous porter à l'existence à notre tour, questionnement qui débouche sur la conclusion que se choisir comme individu responsable, c'est en même temps choisir toute l'humanité et la faire du même coup exister en nous. La différence de cette situation du gardien de phare de St-Exupéry d'avec celle des personnages d'Albert Sánchez Pinol est manifestement qu'ils sont deux et que leur huis clos débouche sur des situations qui leur imposent de se choisir au lieu que d'en être les seuls définisseurs. Le terrain de ces définitions cesse donc d'être strictement intellectuel et spéculatif pour se faire plus glissant. Derrière ces enjeux qui mènent aux conflits se glisse donc toute la problématique qui fait que les définitions qui impliquent des collectifs seraient surdéterminées par des considérations srictement indidivuelles, des mises en situations qui les dépassent. Ce jeu de situations a des implications beaucoup plus philosophiques que fantasmagoriques, comme cela pourrait le laisser croire à première vue l'intervention de ces créatures plus ou moins fantastiques, et est là pour marquer la place prépondérante que l'auteur accorde à l'individualisme.
05 févr. 2005, 18:58
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La vie de gardien de phare en était une de solitude même si dans ce roman , ils sont deux . Le fait que chacun vient d'un milieu différent et n'a pas vraiement choisi son compagnon font qu'ils vivent seul ensemble . Pensons à ces nuits noires , sur une île déserte , à ce ressac sans fin des vagues , à ces bruits mystérieux , à la peur ancestrale du serpent de mer , alors nous avons la trame d'un roman qui semble faire la fureur en ce moment vu la traduction en quinze langues . Le sujet doit intéresser un peu tout le monde , car avouons le , nous avons toujours un peu aspiré à vivre cette vie d'aventures de ces gens qui du haut de leur phare guidaient les bateaux . On nous ramène même , la mystérieuse sirène , celle qui par son charme et sa beauté causait bien des naufrages quand les marins du temps de la marine à voile et qui étaient privés de femmes depuis longtemps étaient prêt à tout pour un peu de bon temps . Peut-être que de s'inventer des histoires comblera nos deux héros et servira à meubler leur solitude .
04 févr. 2005, 15:37
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La vie de gardiens de phare, pourrait se passer partout où il y a des îles, en Gaspésie, Côte-Nord ou Les Îles de la Madeleine. Les heures de gardiens de phare, sont longues et il y a beaucoup de place pour l'imagination et la rêverie. Et à deux gardiens, on doit endurer les différences de l'autre dans un espace restreint et immense à la fois. Albert S.Pinöl taquine leur solidarité par cette mystérieuse créature aux cheveux bleux. Dans cette lecture, on lit aussi le jounal de bord d'un des gardiens, qui doit se demander d'où vient cette extraterrestre et comment se conduire avec elle ? Peau froide, coeur chaud !
03 févr. 2005, 16:01
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Je trouvais que cela faisait trop longtemps qu'on n'avait pas eu de roman à la Sinbad. Dans ma tendre jeunesse j'ai vu toutes les aventures en film de ce genre de film et comme c'est beaucoup plus agréable de lire que de regarder une boite à image c'est vraiment bien à propos de nous proposer ce genre de lecture. Deux hommes laissés seuls à eux même de deux milieux complêtement différent et qu'ils n'avait absolument rien en commun. Maintenant ils doivent partager un espace très restreint en terrain inconnu. Comme l'endroit sort un peu de l'ordinaire les deux hommes auront à négocier leur espace personnel et les mésaventures qui s'y rattache. Je trouve que 262 pages c'est pas trop long et que ce livre peut facilement s'adresser à un public adolescent. Mais c'est vraiement formidable de pouvoir revivre des aventures avec des serpents géants et des sirènes aussi belles que dangereuses. Qui sait on ne sait jamais peut-être que ce livre va redonner le goût à des producteurs de tourner des films un peu plus romancer et un peu plus imaginaire comme autrefois.