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Société

Retour à la terre

Métropolis, adiiiiieu!


ARTICLE - 3 mars 2005
Sortir du fatalisme dans lequel les espaces ruraux se trouvent depuis plusieurs années.
Étonnant! Après un siècle d'exode urbain, près de 90 % des jeunes de 25 à 34 ans souhaiteraient, s'ils le pouvaient, s'exiler à la campagne. Vieille utopie, nouveau retour à la terre attendu?
 
En 2001, Nadia Guérette, 28 ans, faussait compagnie à la ville de Québec pour installer ses pénates à Saint-Georges-de-Malbaie, un bled de 511 habitants planté au bout de la péninsule gaspésienne. Le coup de foudre instantané. Si la néo-Gaspésienne a craqué pour les paysages, elle est restée pour la qualité de vie. Aujourd'hui, elle est impliquée dans les milieux culturels de sa région. "La Gaspésie est un immense terrain de jeu, dit-elle, tant pour s'y divertir que pour investir dans son développement. Depuis que je vis ici, je n'ai jamais vu autant de spectacles de qualité." Celle qui caresse aujourd'hui le projet de fonder une famille ne reviendrait en ville que pour des raisons de force majeure. "Il m'arrive de m'offrir un bain de ville et cela me suffit amplement, ajoute-t-elle. Je me trouve chanceuse de pouvoir faire cela, surtout quand je regarde mes amis, pris dans le quotidien urbain où, bien souvent, ils ont de la difficulté à s'arrêter pour s'oxygéner."

VILLAGES À VENDRE

On attendait environ 6000 personnes à la troisième Foire des villages qui se tenait du 4 au 6 février dernier au Marché Bonsecours. L'événement avait pour but rien de moins que de vendre la vie rurale aux Montréalais. Dispersés dans une cinquantaine de kiosques, des représentants de toutes les régions du Québec étaient là pour mousser les atouts de leur coin de pays: qualité de vie, accès facile à la propriété, emplois disponibles, infrastructures en place... "Avec la Foire des villages, on veut venir à la rencontre des urbains, mais aussi sortir un peu des préjugés qu'ils peuvent entretenir envers la campagne", dit Jacques Proulx, président et fondateur de Solidarité rurale du Québec (l'organisateur de l'événement).

Cette foire originale avait un objectif avoué de séduction. C'est un fait, les régions éloignées du Québec se vident. Selon les derniers indicateurs de Statistique Québec, le Saguenay-Lac-Saint-Jean affichait un bilan migratoire négatif de 2716 personnes en 2003-2004. Pendant la même période, la Côte-Nord et l'Abitibi-Témiscamingue avaient perdu respectivement 1244 et 1449 habitants. Pour ces régions, des familles qui s'éclipsent peuvent signifier en bout de ligne des fermetures d'écoles et de commerces et la dégradation du tissu social.

Quelques données sont toutefois plus encourageantes pour les villages. Depuis quelques années, un nombre croissant de Montréalais quittent l'île pour s'installer dans d'autres régions du Québec. En 2003-2004, ils étaient 24 100 à déménager ailleurs dans la province. Si la majorité d'entre eux ont migré vers les régions de la couronne montréalaise (comme la Montérégie), d'autres s'éloignent davantage. La région de Lanaudière, par exemple, a largement profité des mouvements interrégionaux, attirant 6586 nouveaux arrivants l'an dernier.

Au-delà des chiffres, l'attitude envers la campagne a changé, surtout depuis l'établissement d'une politique nationale de la ruralité, en 2001. "Pour la première fois, Québec reconnaissait l'importance de la ruralité, explique Jacques Proulx. Les politiques de concentration et l'économie néolibérale ont été très négatives pour le milieu rural. On a maintenant des programmes et une vision d'avenir, ce sont des gains extrêmement importants. L'autre grande victoire, c'est d'être sorti du fatalisme dans lequel les espaces ruraux se trouvaient depuis plusieurs années."

DE JEUNES CAMPAGNARDS

Partir de Montréal, c'est ce qu'ont fait Nicole Lebel, 28 ans, et son conjoint Francis Turenne, 32 ans. En juin 2001, ils sont allés s'installer à Saint-Justin, un village près de Louiseville (Mauricie). Là-bas, le couple a fondé une boîte de design graphique et, en novembre dernier, Nicole accouchait de sa deuxième fille, Jasmine. "On ne voulait pas élever nos enfants en ville ni même y vivre, raconte Nicole Lebel. Il y a du monde partout, tout est en béton, on manque d'air. Quand tu te rends compte que c'est dans le bois que tu es le mieux et que tu n'as pas le goût d'être toujours dans des 5 à 7 jet-sets, tu changes de place."

"À Saint-Paul-de-Montmagny, sur une population de 858 habitants, on a 30 nouvelles familles qui se sont installées ici depuis deux ans, dit Jean-Louis Proulx, agent de développement rural à la MRC de Montmagny. Avant, on pouvait dire que tel nouvel arrivant était le fils d'Untel. Plus maintenant. Il y a beaucoup de gens qui ont choisi le coin non pas à cause de la parenté, mais pour la qualité de vie." Beaucoup de jeunes familles effectuent un retour à la terre. Certains trouvent sur place un emploi qui leur convient, d'autres préfèrent effectuer le trajet quotidien de 50 à 70 km qui les sépare de leur lieu de travail, simplement pour jouir des joies de la campagne. Dans le lot, il y a aussi bon nombre de travailleurs autonomes, libérés des contraintes géographiques grâce à Internet. "Dans mon village, poursuit M. Proulx, il y a deux personnes qui font de la traduction pour le gouvernement et qui reçoivent leurs travaux par courrier électronique."

Mais que recherchent exactement ces jeunes ex-urbains? Outre la qualité de vie, il y a aussi le coût de la vie. "Dans la région de Montmagny, une belle maison ancestrale (1925-1950) en très bonne condition et avec un terrain paysager peut coûter environ 50 000 $", note Jean-Louis Proulx. À cela il faut ajouter toutes sortes d'incitatifs d'ordre pécuniaire: des remises sur l'achat d'une maison, des taux d'intérêt hypothécaires réduits si une famille s'installe à la campagne, etc. Lorsqu'on pense qu'un condo sur l'île de Montréal se vend souvent autour de 150 000 $ (sans terrain), il y a là de quoi réfléchir...

LA FIN DU MARASME

L'exode urbain des jeunes familles est certes un phénomène encourageant pour les régions du Québec, mais c'est aussi une tendance lourde que l'on observe dans plusieurs pays industrialisés. "Depuis un certain nombre d'années, dit Jacques Proulx, il y a un retour vers un mode de vie plus accroché au milieu rural. Il n'y a rien de gagné, mais on a mis un frein à un certain désabusement." Les jeunes, que l'on croyait urbains jusqu'aux ongles, seront-ils ceux qui sortiront la campagne du terroir?

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18 avr. 2005, 11:27
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Beauceronne dans l'âme, je me suis exilée à Québec à 26 ans, plutôt incertaine quant à ce qui m'y attendait, mais avec une soif de culture, de bruit et d'expériences nouvelles qui me démangeait depuis déjà trop d'années... Les premières années furent fidèles au sempiternel "On peut toujours sortir la fille de la Beauce... on ne sort pas la Beauce de la fille!" ... je planifiait donc, chaque printemps, mon retour dans la campagne qui me manquait tant... Après 7 années d'amour-haine avec la ville, j'y suis donc retournée, dans cette campagne magnifique qui me manquait tant... et vous savez quoi??? 5 mois auront suffit à me convaincre que MA qualité de vie, elle est en ville!!! Pas besoin de faire 10 minutes de voiture pour aller au dépanneur, pas besoin de se taper 45 minutes d'embouteillage pour aller au boulot le matin et pour rentrer au bercail le soir... Je préfère de loin utiliser cette heure et demie pour passer à la bibliothèque, aller voir une projection de Kinö ou simplement pour aller marcher... profiter de la vie quoi!!! Il y a certes plus de bruit, plus de gens et oui, il faut que je verrouille mon vélo lorsque j'arrive chez moi, mais la spontanéité et la fenêtre sur les autres cultures que m'offrent la ville en vallent bien la chandelle!!!
11 avr. 2005, 14:06
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Montréal attire beaucoup pour différentes raisons. J'y ai habité pendant la dernière année. En tant que saguenéenne, j'ai compris qu'on n'impose pas son rythme de vie aux grandes villes, ce sont les grandes villes qui nous impose le leur et ça peut être difficile à suivre. Lorsqu'on a connu une qualité de vie régionale, beaucoup de choses deviennent complètement illogiques en ville et c'est probablement ce qui pousse de nombreux jeunes à retourner en région. Montréal est une ville pour une carrière fructueuse et pour les défis qui ne demandent qu'à être relevés. Or, on peut rapidement se rendre compte que c'est un mode de vie qui met trop souvent de côté la vie personnelle. J'ai croisé de nombreux montréalais pour qui leur carrière et leur vie professionnelle est tout ce qui prime et qui mettent de côté des valeurs aussi fondamentales qu'une vie de famille équilibrée. Les gens restent des heures dans le trafic, respirent la pollution à pleins poumons, habitent dans des logements minuscules où les enfants sont considérés comme une source de dérangement au même niveau qu'un animal domestique. Plusieurs pourraient d'ailleurs vous raconter la fois où un propriétaire leur a refusé l'accès à un logement sous prétexte de vouloir conserver une tranquillité sans la présence de jeunes enfants. Est-ce normal d'avoir à répondre à des critères aussi stricts pour se mettre un toit sur la tête? Et osez dire à des montréalais d'origine que ce style de vie n'est pas normal et qu'une meilleure qualité de vie existe en région; ils vous croiront probablement cinglé! J'ai choisi cette qualité de vie à un statut professionnel plus élevé que m'offrait Montréal et je ne le regretterai jamais puisque je sais que Montréal ne laisse pas la place à la famille. On prend de plus en plus soin de nous par la bonne alimentation, l'activité physique et le retour aux valeurs fondamentales. Les régions ont de plus en plus à offrir et finiront bien par attirer les jeunes, moi la première!
28 mars 2005, 14:26
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Dans une société trop urbaine où les gens étouffent et manquent d'espaces verts, il est normal que les jeunes adultes (fin vingtaine, début trentaine) recherchent un style de vie moins stressant. Et un environnement plus calme où les grandes étendues verdâtres et la possibilité de décrocher du monde grisâtre de la ville sont ce que beaucoup préconisent. La vie de banlieue ou encore mieux dans la campagne c'est plus sain pour y vivre, fonder une famille.. mais encore faut-il concilier le travail et les loisirs, car si on doit se taper 100+ km aller et retour pour se rendre travailler le matin, c'est là qu'on risque aussi de brûler la chandelle par les 2 bouts. Le principe est bon, s'agit d'appliquer la pratique correctement. C'est certain que pour les gens qui peuvent travailler à la maison, la vie à la campagne est une bénédiction. D'ailleurs nombreux sont les gens qui se disent que la semi-retraite avec une petite ferme, vivant d'auto-suffisance avec quelques animaux et un potager, serait idyllique. Mais attardons-nous maintenant à ce lobbying des villages qui tentent de recruter des nouveaux villageois. Les intéressés potentiels doivent malgré tout relativiser leur enthousiasme face aux promesses que la publicité offre dans ces événements. Restons réaliste, sinon le scénario de la série tv des "arpents verts" pourrait se concrétiser: on appâte des nigauds qui ne savent pas dans quoi ils s'embarquent parce qu'ils auraient cru eux-mêmes à leurs fantaisies. Bien sûr on peut être charmé par l'idée, mais faudra aller se rendre compte sur place pour voir si la réalité cadre avec le rêve imaginé. Et si l'information obtenue dans de tels événements est honnête, leurs succès sont assurés pour rajeunir la population des villages. Un petite maison dans Charlevoix, ou sur la Basse-Côte Nord, moi aussi j'espère que ça se réalisera avant que la ville ne m'ait achevé...
23 mars 2005, 16:03
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Je vis en ville. Le matin, on conduit les enfants à l'école à pied. Tranquillement. À la radio, les ponts sont bloqués, les artères qui viennent de la banlieue débordent de voitures de gens tous seuls. Ensuite un petits espresso au café du coin. Tranquillement. Salutations aux voisins en passant. Et puis quelques minutes de vélo jusqu'au boulot. Tranquillement. Le soir, pas besoin de rusher pour être à l'heure à la sortie de l'école, elle est tout près du bureau, tout près de la maison. En passant on fait des courses pour le souper chez le boucher du coin ou l'épicier. Pas besoin de prendre l'auto. Pas besoin de faire la queue au méga Loblaws ou d'arpenter les couloirs infinis des Wall Mard. Pas besoin de faire 50 kilomètres pour aller au cinéma. Bien sûr nous sommes chanceux, nous avons une petite maison, une petite cour à deux pas du centre ville, une minuscule voiture, et du temps. Notre chance, nous l'avons choisie. Si tout le monde part à la campagne... la campagne deviendra la ville (n'est-ce pas ce qu'est devenue Laval?)
16 mars 2005, 14:14
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Inversement aux gens qui vivent dans des régions éloignées, nous sentons un vent qui souffle fort vers l'extérieur de montréal. Le coût d'un logement, d'une maison, y est devenu inabordable. Mais que reste-t-il comme choix à une personne qui comme moi ne veux pas se taper une heure de route pour entrer en ville. Nous sommes de plus en plus pris dans un étau qui nous oblige à faire des choix qui jadis n'auraient jamais eu lieu d'être. C'est certain que pour des jeunes enfants il serait bon de sortir de la ville, mais encore, bon comment! L'ouverture d'esprit des grandes villes nous donne de plus grandes possibilités. Je suis perplexe, il est vrai que la ville devient étouffante quand on n'a plus les moyens d'y vivre. Mais être dépressif par se qu'on ne se sent pas chez nous peu coûter bien plus cher.
15 mars 2005, 23:12
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Le coté bucolique de la campagne m'a toujours attiré, et je fait partie de ces gens qui veulent y vivre. Le simple fait de s'échapper de Montréal de se planter les deux pieds dans la terre en bordure d'un bois nous montre tous ce qui nous manque de façon intrinsèque: la beauté, l'espace et surtout la qualité de l'air. De plus si on se trouve un petit coin tranquille pour y passer la nuit, la première chose qui nous frappe c'est le silence. On réalise alors toutes la pollution par le bruit que l'on subit dans les grandes villes. De dire chanceux ceux qui peuvent le faire et un argument fallacieux, parce que chacun d'entre nous a le choix de son étique de vie. La paresse et le manque de courage nous laissent patauger dans les carcans que la société nous impose. Vous vous demandez si je suis parti evivre à la campagne? Non pas encore, mais je suis un peu lâche comme tout le monde.
10 mars 2005, 08:46
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Il faut rester motivés! Moi-aussi, depuis 2-3 ans, j'ai envie d'aller faire un tour à la campagne voir si j'y suis. Est-ce là l'Eldorado? J'avoue que je manque un peu de motivation et que des peurs surviennent souvent. Parce que, même si la nature m'appelle par ses plus beaux atours, la vie à la campagne est bien différente de Montréal! La vie culturelle? Mon réseau d'amis? Les films étrangers? Les bonnes épiceries où nous pouvons tout trouver?... Il faut faire des choix! C'est évident que d'aller vivre à la campagne est un beau défi! J'ai lu un article concernant le petit village de St-Camille dans la MRC d'Asbestos qui m'a redonné espoir... un village où les 440 habitants se sont pris en main pour créer un milieu de vie plein de vitalité. Il s'agit d'avoir de bonnes idées, de l'énergie et, surtout, d'être mordu par son petit coin de pays.
09 mars 2005, 11:47
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Quand j'entends les gens nous raconter le coté pessimiste de vivre à la campagne, ca me fait rire. Comme si la plupart des gens n'y pensaient pas avant de s'engager. On est peut-être jeune mais surtout pas naïf. Pensez vous qu'avant de plier baggages, avant de s'acheter une maison, de fonder une famille, qu'on réfléchit pas ?! L'affaire qui se passe c'est qu'on a ras-le-bol du métro-boulot-dodo, du béton, d'être insécure lorsqu'on marche dans la rue, sans savoir si on va se faire sauter dans le dos ou encore se faire voler son sac à main. Je sais, ca pourrait arriver en régions, mais avouons le, les chances sont très mince ... J'ai vécue en banlieu pendant pratiquement toute ma vie et croyez moi que ce n'est pas ici que je vais m'établir. Depuis l'âge de 11ans que je voyage en transport en commun, que je traverse les ponts, que je cours entre mon travail et l'école, subis la musique et les hurlements de mes voisins, j'en suis venue à être tellement stressée que je fais des crises d'angoisses. Rien à voir vous me direz ? J'en suis pas certaine. J'ai vécue 2 ans en région et lors de mon séjour, j'ai appris à relaxer, à profiter de la nature. Dès que je suis revenue, le stress m'a sauté dans la face. Les gens sont bêtes, agressifs, ils n'ont pas le temps et je les comprends, mais je sais que je veux pas mourir d'une crise de coeur à 40 ans. C'est pour cela que dès que mes études seront terminées, je pars m'installer à la campagne. Peut-être pas à St-Clin-Clin-des-Meux-Meux mais l'Assomption, St-Félix-de-Valois, juste dans Lanaudière ont remarque un changement majeur dans le comportement des gens. J'aimerais bien avoir une ferme mais je suis consciente des coûts et du temps que ca prends alors je me contenterai d'une grande maison, d'un grand terrain et d'un petit lac tout près. Je veux juste la paix, de l'air pur et de la place en masse pour élèver mes enfants.
08 mars 2005, 21:03
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L'autre jour, mon garçon de 7 ans était à un km de la maison. . . . . toujours dans notre cour. Pour aller chercher ma poste, une haie d'honneur de 70 pommiers, tentant d'en croquer une ! La nuit, parfois, je demande au p'tit Jésus de me chanter une berceuse. Il se met alors à venter ! L'agent d'assurance m'appelle pour me dire qu'il ne peut se présenter: trop de neige dans le rang. Yes, sir ! Avez-vous déjà fait l'amour devant un feu de foyer ? Là, vous marquez un point ! . . . . . . . C'est beaucoup trop chaud !!
08 mars 2005, 17:34
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J'adore lire des articles dans lesquels on parle de nous à la troisième personne. Les jeunes, cette génération, ces prochains travailleurs,.... Nous sommes, en plus d'être l'avenir, ceux que l'on prend comme exemple, ceux sur qui toutes ces études de marchés sont faites et vous savez quoi? Je m'en réjouis! Je suis heureuse de voir que nous sommes pris en considération et que notre opinion est discutée. Je suis satisfaite de voir d'autres jeunes écrire ce qu'ils pensent à propos de texte qui les implique comme celui sur Métropolis, Adiiiiieu! La campagne, j'en rêve depuis que je suis toute petite. Je voudrais une grande maison avec les volets ouverts, une cour comme on en voit plus dans les villes, des voisins à des kilomètres, les labradors qui courent dehors, bref je voudrais LE clicher. Mais il y a beaucoup de chose qui sont attrayantes pour des raisons de beauté et de bon vouloir qui, par contre, le sont moins dans la pratique. Je fais ici référence au atout de la ville. Non je ne vante pas la ville et surtout pas son bruit, sa pollution et son achalandage. Reste que, pour les mêmes raisons qu'il y a cent ans, la ville c'est pratique. Pratique pour le transport en commun, pour tous ce qui est à porté de main, pour la consommation en général. Si j'avais le choix, évidemment je prendrais la campagne! Mais hélas, il n'y a pas de médaille assez mince pour n'avoir qu'une seule face. Ma vie en campagne impliquerait un voyage de plus d'une demi-heure le matin pour le travail, d'une école secondaire et peut-être même primaire éloignée pour mes enfants, un centre commerciale trop loin pour les achats de dernière minute, un terrain immense à entretenir, etc.... Pourtant, j'ai encore plein de belles illusions et je souhaite et souhaiterai probablement toujours, comme une grosse partie de ma génération, m'établir en campagne, là où le temps est paisible, là vie plus facile et le vent plus doux...
08 mars 2005, 17:20
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À la lumière de la lecture de cet article, le terme "retour à la terre" m'apparaît un peu fort. Pour moi, ces mots évoquent des images des producteurs agricoles labourant le sol, d'artisants élaborant des produits du terroir, de vaches, de poules, etc. Un mode de vie axé sur la terre nourricière quoi! Rien à voir avec un citadin qui a su tirer profit des dernières technologies, pour écouler des jours paisibles à la campagne tout en vaquant à des occupations professionnelles typiquement urbaines. Parlons plutôt de la recherche de calme et de grands espaces...
08 mars 2005, 11:19
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Natif de Montréal, j'ai vécu ma tendre enfance à jouer dans les ruelles de la ville et à vagabonder mon adolescence dans le métro pour sillonner la métropole. Si on m'avait dit à cette époque je finirais par me retrouver dans un petit village à quelques centaines de kilomètres de ma ville j'aurais éclaté de rire... Et pourtant... De loin la nature a toujours été très importante dans ma vie. Ce n'est donc pas un hasard qu'aujourd'hui j'ai opté pour un espace plus vert. Il était hors de question que j'offre la qualité de vie de la grand ville à mes enfants. Je voulais leur offrir ce qui est pour moi des valeurs essentiels. Quelque chose de plus terre à terre et surtout moins stressant. Aujourd'hui, dans notre petit quartier, mes enfants ont des tonnes d'amis avec qui ils peuvent vagabonder à vélo sans se soucier des voitures, car les gens connaissent bien les enfants. Ils peuvent également courir les grenouilles sur le bord de l'eau! En été, ils supplient papa de partir un petit feu dans le fond de la cour pour se détendre avant le dodo... Bref, la vraie vie avec un grand "V". Il est certain que je j'aime bien revenir à Montréal pour jouir l'espace d'une journée de son côté cosmopolite. Laisser trainer mes pieds le long de la rue St-Denis, m'asseoir à une terrasse, voir un spectacle etc... Pour ma part, je gagne à vivre en région. J'ai un boulot que j'aime, je peux entrer chez chez moi en 5 min. après ma journée (pas de congestion automobilique!). Je peux ainsi profiter agréablement de mes soirée en famille; aider mon plus vieux à ses devoirs, donner le bain à mon plus jeune, jouer, sortir prendre une marche avec toute ma petite famille et consacrer du temps de qualité à ma conjointe. Je m'enracine solidement à ma qualité de vie ou je peux vraiment profiter de chaque instant en les savourant intensemment. Ça fait de moi une personne plus détendue qui a l'objectif ciblé sur ce qui a de plus important... Parlons d'utopie maintenant???
07 mars 2005, 19:14
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On voit toujours la campagne comme un endroit lointain, à des centaines et des centaines de kilomètres des centres urbains. Voyons! On peut vivre en campagne à moins de 25 minutes du centre-ville de Montréal. On a ainsi le meilleur des deux mondes: la tranquillité de la campagne et la proximité de la ville. On a aussi accès à des maisons moins chères que sur l'Île. On fuit les problèmes urbains, le smog, les gangs de rues et autres désagréments. C'est bien merveilleux tout ça, mais on n'échappe pas aux infâmes bouchons de circulation sur les ponts. C'est pourquoi j'écris cette réaction dans mon appartement de Lachine...Je sauve ainsi plus d'une heure et 30 minutes de voyagement à chaque jour, étant plus près du travail. Plus besoin de courir pour arriver à l'heure au boulot, de crainte de demeurer coincé sur le pont Mercier! En plus, je suis à 15 minutes des terrasses, des cinémas et des salles de spectacles du centre-ville et à 20 minutes ce cette chère campagne. Pourtant, je vais sûrement troquer ces épargnes en temps de voyagement contre une meilleure qualité de vie à la campagne, quand je voudrai élever mes futurs mioches. Retour à la terre? Paut-être. Mais pas parce que c'est si attirant, juste parce que la vie à la ville a moins à offrir.
07 mars 2005, 16:41
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Je suis natif d'un petit bled d'une région éloignée et j'ai fait partie des stats dans les années 80 de l'exode des jeunes. J'ai quitté pour le grand Montréal!! Ouf!! Quel choc!! J'ai adoré! Par la suite, je me suis tanné de faire la queue pour toutes mes activités! Au resto, au ciné, au parc etc etc. Donc après dix ans de queue (File d'attente), je suis retournée en région, mais pas la natale! J'ai découvert une région magnifique et depuis 7 ans j'y suis installé!e Mais encore une fois, les grands centres m'appellent! Le goût de restos exotiques, de culture plus nombreuses, de contacts avec l'inconnu m'interpelle!! Alors, je réfléchis...je me demande si... devrais-je repartir?? That's the question! Pour la ville, j'aimais bien le nobody times, personne te connait, personne pour regarder à quelle heure tu ferme ta lumière etc etc. Mais de l'autre côté, tu reste sur le bord du chemin avec ta crevaison! Donc l'ambivalence m'habite! Alors que se soit l'appel de la nature ou celle du smug ! L'important se serait de pouvoir y répondre! À notre rythme!! Mais je suis un peu rêveur!
07 mars 2005, 14:41
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La vie à la campagne est merveilleuse, j'adore me lever le matin et entendre les oiseaux chanter et non le bruit des automobilistes, regarder dehors et voir un beau paysage et non le voisin qui fait son déjeuner. Lorsque je sors dehors je prends une grande bouffée d'air frais et non une bouffée de gaz d'échappement. Par contre si je veux magasiner, je dois me déplacer et conduire en moyenne 20 à 25 minutes mais est-ce que cela est vraiment un inconvénient? Non, j'e n'est peut-être pas tous les restos, les magasins, les sorties que les gens de la ville ont, mais j'ai la paix, la sérénité et je profite de mes journées. Le stress est beaucoup moins présent à la campagne et la vie beaucoup moins risquée. Je ne déménagerais pas à Montréal même si on me payait pour y rester.