Internet public et gratuit
La guerre
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Benoît Grégoire: "La gratuité ne constitue qu'une première étape."
photo: Joseph Yarmush
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Une association montréalaise recycle avec brio un vieux fantasme de l'ère informatique en propageant l'accès gratuit à Internet sans-fil dans les lieux publics.
Le Laïka, heure de pointe. Difficile de se frayer un chemin entre les tables du bar, pris d'assaut, comme à l'accoutumée, par la faune du boulevard Saint-Laurent. L'atmosphère est conviviale, la musique live, les discussions bruyantes. Ici on parle en anglais, là en français, quelquefois en russe. Le Laïka est un Hotspot: depuis peu on peut y surfer gratuitement sur Internet avec son ordinateur portable. Une gracieuseté du regroupement Une île sans fil, à qui l'on doit d'avoir accès au net dans près d'une trentaine de lieux à Montréal (cafés, bibliothèques, parcs, restaurants, galeries d'art), sans débourser le moindre sou et... sans jamais se prendre les pieds dans les fils.Depuis juillet 2003, date de la création de l'association, des bénévoles sillonnent la ville en faisant passer le message: pour 50 $ d'abonnement par année et 150 $ de matériel, n'importe quel commerce (ou espace public) peut se transformer en hot spot. Premier sur la liste, le café Utopik a depuis fait des petits et les points d'accès se multiplient. Le service, quant à lui, est discret et efficace: un petit boîtier installé tout près de la caisse enregistreuse et le tour est joué, les clients peuvent s'en donner à cœur joie pendant des heures. Bruno Ricciardi Rigault, le patron du Laïka, est ravi: l'installation de la borne d'accès vient affirmer avec force sa volonté de faire du bar un lieu de rencontre et d'échange, mais aussi une plateforme de diffusion culturelle. Car à y regarder de plus près, le projet d'Une île sans fil ne s'arrête pas à l'accès gratuit à Internet. Benoît Grégoire, membre actif du groupe, aime à répéter que "la gratuité ne constitue qu'une première étape", un leitmotiv pour ceux qui, à terme, ne souhaitent rien de moins que "modifier les règles du marché des télécommunications". Visionnaires, peut-être. Doués, sûrement. Les bénévoles de l'association mettent les bouchées doubles pour que Montréal perde son retard sur les autres grandes villes du monde. Et la tâche est énorme: alors que le Canada commence à peine à s'intéresser au sans-fil, en France le marché est d'ores et déjà quasiment saturé, une communauté de l'Internet sans-fil s'est fédérée depuis Paris jusque dans la majeure partie des villes de province sous l'égide de France Wireless; dans les coins les plus reculés, les antennes poussent sur les toits des églises et on organise même des week-ends Wifi sur les pelouses des parcs parisiens où on propose de naviguer sur le Web gratuitement entre deux sandwichs. Aux États-Unis, certaines villes offrent l'accès à Internet haute vitesse sans-fil gratuitement à leurs concitoyens et en font même profiter les visiteurs. Un peu partout ailleurs, ce sont les compagnies des télécommunications qui s'engouffrent dans le marché, investissant les gares, les hôtels, les chaînes de restauration. Bien qu'encore peu apparent au Canada, Internet sans-fil est considéré comme une révolution en devenir, le changement majeur des dix prochaines années. Si les utilisateurs sont encore relativement peu nombreux (pigistes, artistes, professions libres), on parie déjà sur une explosion du marché accompagnant la baisse de prix des ordinateurs portables. Rien d'étonnant dans ces conditions à ce que les compagnies privées veuillent tirer leur épingle du jeu dans ce marché prometteur. Plus étonnante est la timidité de ces mêmes compagnies, qui accusent, une fois n'est pas coutume, un sérieux retard. Vidéotron, qui se dit elle-même "leader du marché haute vitesse au Québec", ne compte pour le moment que 16 points d'accès et la compagnie Rogers, "le plus grand fournisseur de services sans-fil de voix et de transmission de données", a attendu jusqu'au 22 février dernier pour présenter en grande pompe son premier projet WiFi, en collaboration avec les cafés Second Cup. Dans les deux cas le service est payant. Un casse-tête. C'est ce que représente en réalité le marché de l'Internet sans-fil pour les grosses compagnies. La diffusion d'informations par ondes interposées ne souffre pas de frontières, on risque à tout moment de se marcher sur les pieds. Raison pour laquelle les fournisseurs de services sans-fil du Canada ont été contraints en mars 2004 à une entente en vertu de laquelle tous les points d'accès commerciaux publics exploités présentent une image de marque commune. Les signataires de l'entente, Bell Mobilité, Microcell Solutions, Rogers Sans-fil et Telus Mobilité, s'engagent donc à respecter leurs intérêts mutuels et le consommateur est assuré de ne pas avoir à payer, en plus de son propre abonnement, un forfait au service concurrent. C'est ce que Peter Barnes, PDG de l'association canadienne des télécommunications sans fil, compare au système Interac et qui devrait se concrétiser à l'automne 2005. Une solution, selon monsieur Barnes, adaptée au "modèle concurrentiel" du Canada, mais qui s'inscrit dans un "marché à risque", pour lequel il aura fallu trouver des modes de paiement adaptés. Et si risque il y a, c'est peut-être du côté d'une autre forme de concurrence. Car d'ici septembre 2005, à Montréal il se pourrait bien que les points d'accès connaissant la plus rapide expansion soient ceux mis en place par Une île sans fil, qui élabore plusieurs projets d'envergure. Il sera alors difficilement justifiable de faire payer au consommateur un service accessible gratuitement dans le commerce adjacent. Une possibilité que n'écarte pas Peter Barnes, qui tempère tout de même: "Si des bénévoles veulent offrir le service gratuitement, rien ne peut empêcher ça, mais il y a des limites au bénévolat, notamment en terme d'investissement" Et de rappeler, lorsqu'on évoque l'hypothèse d'un partenariat public/communautaire, que l'industrie des télécommunications est aussi une "grosse payeuse de taxes", avant de conclure: "Ce n'est pas inquiétant, mais c'est une réalité". Une réalité, certes, qui a poussé certains états américains à adopter des lois protégeant les compagnies privées d'une éventuelle concurrence publique jugée déloyale. Quoi qu'il en soit, la démarche de groupes comme Une île sans fil ébranle le fonctionnement actuel des compagnies de télécommunications. Un sacerdoce pour ses fondateurs, qui s'accompagne d'une vision sociale d'Internet. Michael Lenczner est l'un d'eux, pour qui "le désir d'interagir avec les Montréalais est plus fort que la notion de service au client" et qui ne récuse pas le terme de "bataille idéologique" pour qualifier son engagement. Tout comme lui, Benoît Grégoire insiste sur le volet culturel et social du projet: "Une île sans fil a été fondé pour servir de plateforme de diffusion aux arts visuels et de lien communautaire". La sémantique n'est pas tout à fait neuve, mais découle en ligne directe d'un mouvement de pensée vieux de presque quarante ans, comme l'explique Thierry Bardini, professeur à l'Université de Montréal, spécialisé notamment en sociologie de l'innovation technique: "Dans les années 1970 se sont succédés différents projets, comme le Community Memory Project, à Berkeley, ou bien encore le projet Pen en Californie, qui visaient principalement à démocratiser l'usage de l'ordinateur. C'était aussi la bataille du accès, menée par Richard Stallman, fondateur du mouvement pour le logiciel libre, durant la même période. Une ère bénie pour les rêveurs, qui a pris fin brutalement avec l'arrivée de Bill Gates". Nouvelle ère. La stratégie adoptée par Une île sans fil et ses visées sociales ont en tout cas trouvé preneur à Montréal et remettent possiblement en question la viabilité du service payant proposé par les compagnies privées. À suivre... www.ilesansfil.org.
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11 avr. 2005, 19:31
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Depuis plusieurs années je visionne des reportages sur des villes américaines qui sont doté d'accès internet haute vitesse gratuit. Avant le rachat de la défunte station de télé ZD TV (Tech Tv) par G4, on nous bonbardait d'émission pour la mise sur pied de "hot spot". Comme à l'habitude nous sommes légèrement en retard technologique. Mais soyons patients car ce n'est qu'une question de temps. Vive les 802.11b et les 802.11g
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29 mars 2005, 10:52
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J'ai eu l'occasion d'assister à une conférence de Daniel Lemay d'Île sans fil dans le cadre de la Journée d'innovation sociale le 28 février dernier. Titre de la conférence "Le modèle de Île Sans Fil, un atout pour les organisations communautaires ?"
Le Centre St-Pierre, rue Panet, sera le premier centre communautaire montréalais à offrir une connection sans fil. La lutte d'Île sans fil en est une sociale... pour le libre accès à la technologie. La puissance des systèmes augmentent mais pas le nombre de formations offertes aux moins nantis. Ni le prix des connections Internet, d'ailleurs!
La fracture numérique, la différence entre les info-riches et les info-pauvres, ne diminuent pas tellement avec les années. Par exemple, selon le CEFRIO, 81,7% des 18 à 24 ans sont des internautes en 2004. Tandis que 20,1% des 65 ans et plus naviguent...
L'âge, le sexe, les handicaps physiques ou mentaux, les régions... sont des facteurs d'exclusion risquant d'aggraver la situation. 63% des Montréalais navigent... en Gaspésie, 37%!
Voulons-nous d'une technologie à deux vitesses?
Peut-être qu'un projet comme Île sans fil permettra (en s'appelant Province sans fil!) a des gens ne pouvant pas avoir accès à Internet chez soi de sortir de leurs maisons pour parler à la petite dernière rendue à Montréal...
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27 mars 2005, 12:22
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Oui l'accès à l'internet c'est tant mieux qu'on le favorise à tous. Mais ici de qui se moque-t-on, car à moins qu'on te fournisse le portable pour surfer, tu n'as pas le choix de t'équiper d'un portatif te permettant d'en profiter. Dès lors on vient de mettre un sérieux baton dans les roues de toute cette prétention de vouloir rendre internet accessible à tous.
L'ordinateur portable te coûtera 2000$ au minimum, ensuite, il te faut forcément consommer dans ses cafés-bars branchés. Donc si cela t'adonne de vouloir boire 4-5 bières pendant que tu pianotes sur l'ordi, tant mieux. Mais réalisons que si tu as les moyens pour t'équiper d'un portable, ton internet haute vitesse ou non, c'est une pecadille. Autrement c'est comme si tu achetais la cadillac de l'année, et t'aurais pas les moyens de mettre l'essence dedans.
Alors pourquoi devrait-on tant encenser ces entrepreneurs qui, sous des prétextes de démocratiser internet et rendre accessible l'information, se démènent pour trouver de nouveaux endroits/commerces pour qu'ils embarquent dans leur concept?
Internet dans les bibliothèques municipales, avec l'ordinateur fourni par l'établissement, là on parle de gratuité réelle.
Moi je m'interroge. Il faut savoir que le traffic internet a toujours intéressé beaucoup de firmes marketing qui veulent savoir et monnayent à grands frais les statistiques de surfing des internautes. Savoir qu'on visite tel ou tel site, tel site de nouvelles, tel site de cinéma.. on tente de cibler les habitudes de consommation. Rien de nouveau. Mais dans un endroit où internet wireless permet de tout mesurer à l'insu du surfeur, d'espionner ce que fait l'internaute, c'est une aubaine pour ces compagnies. Les commercants-cafés donnant cet accès internet peuvent même à la limite pousser des pages internet de publicité (ces pop-up si fréquents), forcant le surfeur sur leur réseau sans fil à visualiser ces pages.
C'est tu beau le progrès. Comme dans l'annonce: pas sûr...
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26 mars 2005, 11:16
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L'internet, outil primordial pour la survie de tout citoyen dans une société comme celle d'aujourd'hui, qui deviendrait gratuit, signifierait tellement plus qu'un simple accès à l'information. Cela signifierait surtout une immense possibilité de communication, une ouverture sur le monde inégalable. Il deviendrait tellement plus facile de savoir ce qu'il se passe ailleurs dans le monde et permettrait de mettre fin aux impressions de renfermement sur nous-mêmes et d'assurer une prise de conscience parmi tous. Bien que doté de plusieurs inconvénients, tels que la fausse information, l'internet permet une connection avec le reste du monde et permettra donc de developper le sens critique de notre société. Rendons-le encore plus accessible.
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23 mars 2005, 19:49
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Il ne faut pas oublier que la technologie est en constante ébullition. L'Internet dans les cafés est très important pour beaucoup de gens qui on besoin d'un endroit complètement différent de leur lieux de vie. Dans ses endroits les gens parlent, rient. Il y a une grande liberté d'expression et cela permet une plus grande évasion, inspiration du milieu habituel, surtout pour les étudiants.
De sentir la vie autour, pendant la rédaction d'un texte, permet de se sentir en dehors du travail à accomplir. Elle permet aussi aux gens qui on peu de moyen de profiter de deux univers parallèle à peu de frais. Là où le bas blesse, c'est le profit qui peut être très faible pour les propriétaires qui ce voient monopoliser une table pendant des heures. Il va y avoir des ajustements à faire de par et d'autre.
Comme toute chose, tant qu'il n'y aura pas de limite, il y aura abus.
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23 mars 2005, 17:30
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On a eu l'eau courante, maintenant c'est l'information courante, calculé son débit, c'est une question de réseau, mais ce réseau ne filtre absolument rien! Sa station d'épuration ne sert qu'à le désengorger... Et si un jour tout celà devient apparemment gratuit, des gens vont s'en charger: Soit par l'entremise caché d'une hausse du compte de téléphone, soit par taxes municipales, à l'achat du récepteur ( ordinateur, ou le petit boitier cité ), ou même la tribine pour que tout celà paraîsse anodin, mais ce qui est sûr, c'est qu'on paiera, peut importe ce qu'on en pense. L'entretiens d'un réseau ça se paie, sans cable avec cable, ça prend des serveurs, un loyer pour les abriters, des techniciens pour les réparer, des gens payer pour créé les sites, etc... Un réseau bénévole, oubliez ça!
Et par magie...
En gros, tout augmente lorsque on est à proximité des services, et quand c'est le centre d'achat qui entre chez-vous, ça prend un chez vous...ou du moins le pouvoir d'entrer chez un autre...
Finalement ce que j'essaie d'affirmer c'est que c'est gratuit pour ceux qui ont de l'argent pour l'avoir, et les clochards, ne pouront sûrement pas plus allez pisser dans ces cafés généreux...
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23 mars 2005, 00:19
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Rien n'est gratuit dans ce monde. Les apparences peuvent être trompeuses. Si vous avez un accès gratuit à internet, soyez assuré que quelqu'un paie le prix de l'accès et ce n'est certainement pas votre compagnie de communication. Ce sera peut-être notre accès à la maison qui augmentera pour payer celui de ces nantis qui se promènent avec leur portatif...
Si ce n'est pas de cette façon que l'on paiera, ce sera par notre contribution via notre addition quand nous fréquenterons un de ces cafés sans utiliser le service...
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23 mars 2005, 00:03
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Wow! Je ne vois vraiment pas l'engouement qu'on peut avoir à se brancher sur un portable sans fil en prenant une bière ou un café. Quoi de mieux que le confort de sa maison, non? Je suis présentement assise devant mon ordinateur, dans mon sous-sol, en sirotant tranquillement un bon verre de 7-Up. C'est calme, c'est l'environnement idéal pour réfléchir et relaxer. Je me verrais difficilement en train d'écrire ce commentaire dans une ambiance bruyante de restaurant ou de bar, avec toute cette musique, ces bruits de vaisselle, ces discussions de gens qui crient pour se comprendre.
De toute manière, j'habite en banlieue et je vais rarement à Montréal, alors ce service ne m'attire pas. En plus, je suis loin d'avoir les moyens de me payer un portable.
Franchement, il ne faut pas virer fou avec la technologie. On est déjà envahi par les cellulaires et les téléavertisseurs qui sonnent partout, même au restaurant et au cinéma (un peu de civilité svp!). La réelle vie sociale disparaît, pour laisser beaucoup trop de place à une vie sociale artificielle et virtuelle. Si en plus on commence à voir des couples et des amis assis à une table, chacun avec leur portable, en train de "chater" avec d'autres personnes, vraiment, ça fait dur.
Avec toute la popularité de toutes ces technologies, aussi bien remplacer l'espèce humaine par une espèce robotique.
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21 mars 2005, 17:17
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Le roi a son conseil, le peuple son état, et le monde a son réseau! Rien de mieux que de rendre gratuit et démocratiser par le fait même la diffusion de l'information! Aussi, cette information a un nombre limité de façons d'être diffusée et la démocratisation de ces moyens est toujours une bonne nouvelle pour la bonne marche de la démocratie!
L'accès à internet pourrait être à ce point nuisible pour ceux qui n'ont pas avantage à ce que l'information circule qu'en Chine, les fournisseurs d'accès à internet pratique l'auto-censure, et d'autres cafés qui fonctionnaient sans autorisation se sont fait fermés. Mais les autorités chinoises encouragent tout de même la prolifération d'accès à internet parce que son utilisation encourage à la croissance économique, en favorisant des rapports simplifiés entre intervenant.
Il faut aussi réaliser que nous sommes au seuil d'une révolution culturelle au point de vue des échanges d'information. En effet, pour la première fois de l'histoire, ce ne sont pas les hommes au pouvoir qui prennent les rennes de l'outil qui va révolutionner la vie de millions de gens. La jeune génération a en effet pris le contrôle et connait mieux que quiconque comment fonctionne ces outils, ce qui leur donnera rapidement le pouvoir, et un renversement de l'ordre pourrait être à prévoir...
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20 mars 2005, 16:40
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C'est important d'être critique (tout ce qui a trait à Internet s'y prête à merveille), mais pourquoi rejeter du revers de la main une action de ce type, menée en plus sur une base volontaire? Beaucoup ont l'air résignés devant la main mise des compagnies de télécommunication. On est tellement habitués à payer pour toutes sortes de services que la gratuité n'est même plus envisageable. c'est triste .
Bon le wifi ça ne concerne pas encore une grande partie de la population, et c'est encore loin d'être gratuit, on s'entend. Il y'a des coûts cachés qui freinent son déploiement à grande échelle, mais ça reste un début. À cet égard, faute de financement, Ile Sans Fil aura du mal à faire réellement bouger les choses en restant seul, d'où l'importance de s'allier avec d'autres acteurs du milieu communautaire.
Il est important de soutenir les initiatives venant de la population, et de rompre avec le défaitisme et le cynisme. À ce rythme, le fameux « Digital Divide » (entre autres) a peu de chances d'être ébranlé !
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20 mars 2005, 15:24
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J'appuie le projet d'île sans fil, travaillant moi-même pour un organisme qui promouvoir l'accesibilité à Internet et aux nouvelles technologies, je ne peux qu'applaudir devant le trvail que font les bénévoles d'Île sans Fil. On peut facilement critiquer que le projet n'est pas si démocratique que ça puisqu'il faut tout même être propriétaire d'un ordinateur portable pour pouvoir y avoir accès, mais attention, beaucoup de "hot spots" vise d'avantage une clientèle étudiante et alternative... et pas vraiment le type corporatif...
D'autre part, Île sans fil, c'est un projet parmi d'autres qui promouvoit une certaine démocratisation d'Internet. On oublie souvent que bonne partie de la population au Québec n'a pas accès à Internet, parce que les coûts de l'accès sont trop élévés ou par manque de connaissance de la technologie. En ce sens, on assiste à une véritable fracture numérique entre info-riche et info-pauvres. Quand de plus en plus d'aspects de notre participation à une vie en société prend le virage Internet (recherche d'emploi, trouver de l'information sur différents sujets gouvernementaux par exemple), on peut penser qu'une partie de la population risque d'être potentiellement exclue de la vie démocratique.
Je dis à l'accès gratuit oui, mais aussi oui à l'éducation et l'appropriation des technologies.
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20 mars 2005, 10:44
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J'avoue ne pas trop m'y connaître dans toutes ces nouvelles technologies , mais comme nous semblons être en retard sur le reste de la planète , je ne vois pas pourquoi nous resterions à la préhistoire informatique .
Je ne peux m'empêcher de comparer cette nouvelle mode , que je ne conteste pas , à la vie en camping . Avant on s'en allait en camping pour décrocher de la ville , de la routine , du travail et pourquoi pas de la famille . On prenait sa petite marche le soir à la brunante et si on avait un besoin urgent de téléphoner et bien on allait faire la queue devant les quelques téléphones publics avec notre carte d'appel .
Puis arriva l'impossible . Le téléphone cellulaire . Nous n'étions plus à l'abri désormais . On nous appelait pour nous offrir cette assurance vie entièrement gratuite pour trois mois ou pour nous aviser que nous venions de gagner un superbe épluche patate qui nous serait livré en même temps que la démonstration de l'aspirateur qui guérit l'asthme en plus de servir de purificateur d'air . Puis arriva aussi le kart de golf et finit les marches ou la bicyclette .
J'ai peur que nous devions tellement accroché au net que le fait d'en être privé quelques jours causera un sevrage physique et psychologique pire que l'héroïne .
Par contre je préfère qu'un bistro ou un café offre une connection gratuite pour surfer que deux ou trois vidéos poker .
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20 mars 2005, 10:17
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Oui c'est vrai que la technologie sans fil est maintenant chose courante,et en fait on la retrouve de plus en plus dans les foyers canadiens et québécois. C'est donc normal que certains commerces, notamment les cafés, restaurants et centres commerciaux se mettent à la page et offrent ce service aux clients qui fréquentent leur établissement. Le fait que ce soit gratuit ou non est selon moi une question purement commerciale; en offrant un tel service gratuit, c'est certain que ça va attirer plus de clientèle. Je ne comprends pas pourquoi ça prends un organisme tel que "Une île sans fil" pour s'assurer qu'un service sans fils soit offert dans le plus d'endroits possibles, avec des bénévoles qui travaillent dans ce but. De toute façon c'est inévitable que l'on retrouvera de ces "hot spots" à de plus en plus d'endroitscar les commerces car qui ne l'offiront pas se verront un jour déclasser.
Par contre, même si ça représente la techonologie et le futur, je ne suis pas certain que ce soit une bonne chose pour la société. En effet, on risque fort de se retrouver dans un restaurant ou un café avec plein de monde qui au lieu de se parler, ne feront que "chatter" sur leur portable. Lorsqu'on aura besion du sel, on va envoyer un email pour le lui faire savoir. Je ne suis pas sûr que ça représente une évolution...
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20 mars 2005, 02:17
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L'Internet est là pour rester, quoi qu'on l'en dise. Notre monde change et sans les démarches de quelques rêveurs, l'Internet ne continuerait pas à se démocratiser mais plutôt à créer de l'exclusion, si cela n'était fait que par des gens à l'esprit bassement mercantile.
Toutes initiatives de ce genre devraient être applaudies à deux mains, deux fois bravo!!
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20 mars 2005, 00:39
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En quoi l'idée d'offrir un accès Internet gratuit à des gens ayant les moyens de s'offrir un portable peut-il être qualifié de visée sociale? Quelque chose m'échappe sûrement mais je vois ça bien plus comme un projet marketing ayant pour cible les 18-35 déjà mordus du net afin de donner une seconde vie à ces bars montréalais dont la popularité dure habituellement ce que durent les roses...l'espace tendance d'un été ou deux...
Quant aux bibliothèques, elles offrent déjà un accès internet gratuit sous réservation de plages horaires. Les cafés, musées ou autres lieux publics? Pitié, laissez-moi croire qu'ils ont déjà mieux à offrir...
Les vieux rêves d'antan, en matière d'accès gratuit, visaient la démocratisation d'un outil d'information dont on subodorait la valeur comme aide à l'apprentisage dans certains milieux défavorisés. Pour les autres, le tout demeurait affaire de choix et de goût, sans plus. Et tout comme il allait de soi de payer pour le service téléphonique où pour certaines chaînes spécialisées de télévision, il semblait tout à fait acceptable de débourser une somme raisonnable pour cet accès. Peut-être parce qu'en ces temps pas si lointains, on ne confondait pas encore l'outil et sa fonction.
Je ne nie pas l'utilité des nouvelles technologies bien que j'aie fait le choix d'en refuser certaines, moi qui accorde un soin jaloux à ces moments où nul ne peut me faire 'sonner' 'vibrer' 'bipper' où que je me trouve. Alors si je suis, depuis quelques années années déjà, utilisatrice d'Internet, c'est plus parce que je le préfère à la télévision qu'autre chose, le côté 'public captif' de celle-ci ne correspondant absolument pas à ma nature. Mais j'en oublie volontiers l'existence pour un repas entre amis, une sortie au cinoche, un café partagé, la lecture d'un bon livre, bref, pour tout ce qui comble avec bonheur ce que je trouve (aussi) parfois sur le net.
Définitivement, quelque chose m'échappe dans ce désir d'être ''branché'' à tout prix...
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