Café Vasco da Gama
Dernière belle découverte des Portugais: rue Bernard
ARTICLE -
9 juin 2005
Jean-Philippe Tastet
On ne sait pas trop quand est né Vasco da Gama: 1462, 1465, 1469? Sa mort, ça, oui, on le sait: elle est survenue en 1524. C'est rassurant de pouvoir ainsi compter sur certains incontournables. On sait aussi qu'il appartenait à la prestigieuse école nautique de Sagres, belle ville au bout du menton du Portugal, et qu'en grand navigateur devant l'Éternel, il "découvrit" les Indes en débarquant à Calicut en 1498. Enfin, les Indes avaient été découvertes bien avant par les Arabes qui y avaient installé de prospères comptoirs commerciaux, mais on ne va pas commencer à chipoter.Le Vasco da Gama qui nous concerne ici est un joli petit café ayant ouvert ses portes au début du mois d'avril, rue Bernard. Comme son illustre ancêtre, ce Vasco vient découvrir. Bien sûr, comme au XVe siècle, la chose a déjà été découverte, mais on ne peut que se réjouir de l'arrivée ici de ce fringant Portugais. En effet, dans ce coin du bel arrondissement d'Outremont, le niveau général de la restauration est assez pathétique. La plupart des restaurateurs de cette portion de la rue Bernard semblent par ailleurs s'en moquer tant l'achalandage est constant et considérer que le simple fait d'être à deux pas des gens du quartier leur donne le droit de se ficher du monde. Pour les amateurs de détails, je reviendrai sur le sujet avec précision sous peu avec une de ces chroniques au vitriol qui semblent faire votre bonheur et me pèsent terriblement à écrire. Donc, quand arrive un joli estaminet, plutôt coquet et proposant des choses simples et bien faites, tous les amateurs de bonne cuisine se réjouissent. Annick Bélanger, la jeune maman de ce nouveau-né, montre de belles dispositions pour la prestation que les clients sont en droit d'attendre d'un endroit où ils sont venus se poser pour se sustenter et passer quelques moments de détente. Elle sait aussi s'entourer de bons conseillers et de bons membres d'équipage puisqu'elle a embarqué sur son joli navire Carlos Ferreira, à qui l'on doit le meilleur restaurant portugais en ville, et Thierry Baron, un chef qui partout où il est passé - Opus II, Daniel Vézina à Québec, Jongleux Café, Ferreira - a accompli de très belles choses. L'endroit est beau, suffisamment chic pour ne pas détonner rue Bernard et d'une simplicité telle que l'on s'y sent à l'aise même si l'on ne dépose pas sur la table les clés de la béhemme ou de la Porche. Celles de mon cadenas de vélo m'ont valu un joli compliment du serveur et un autre d'une serveuse. Je n'avais pas commencé à manger que je les aimais déjà; en plus d'être aimables, ils sont efficaces et prévenants, ce qui ne gâte rien. La carte est courte, quelques sandwiches, très astucieux, une ou deux soupes, très froides ou très chaudes, un beau choix de salades, quatre ou cinq desserts, de quoi se nourrir pour une dizaine de dollars. Si l'on est plus en appétit, on peut se lancer dans du plus sérieux - hamburger au thon grillé ou juteux hamburger au foie gras, dignes d'une petite escale. Toutes ces choses, si simples en apparence, sont préparées avec un tel soin que l'on redécouvre le plaisir de manger simplement. Et comme la simplicité n'est pas la vertu dominante dans le coin, quand on aime le quartier, on apprécie encore plus le bonheur d'être à table ici. Le soir venu, cette carte légère s'étoffe avec quelques tapas à la portugaise et une petite table d'hôte. Le menu tapas propose une demi-douzaine de choix en petites portions que l'on prend plaisir à partager; c'est aussi le but de la formule. La plupart de ces choix sont intéressants - calmars frits en croûte de maïs, crevettes sautées à la portugaise, accompagnées de lime grillée, croquettes de morue, sauce tartare ou chouriço grillé, marié à une très sexy confiture d'oignon au balsamique. Quelques-uns manquent de caractère, comme ce beignet de crevettes en demi-lune et sauce tartare, qui constitue le maillon faible de la carte. Au menu de la table d'hôte, quelques plats brillent particulièrement: impeccable soupe froide d'avocat façon gaspacho aux saveurs de menthe, voiles légers de concombres et de poivrons jaunes ou très dynamisant pavé de thon rouge grillé Vasco da Gama, pipérade à la portugaise, poêlée de rapinis. En dessert, pastel de natas, l'inimitable tartelette portugaise à la crème, salade de fruits frais, tartelette aux fruits ou fondant au chocolat sorti du four, coulant, irrésistible. Tout le soin et toutes les attentions apportées, tant en cuisine qu'en salle, font de ce Vasco un endroit où se retrouveront les connaisseurs, appréciant le beau travail. Quelques semaines à peine après son ouverture, le café compte déjà une clientèle qui, après l'avoir découvert, en a fait son navire préféré. Prendre la mer est toujours grisant et les Portugais restent encore les plus grands explorateurs. Café Vasco da Gama 1257, rue Bernard Ouest (514) 272-2688 Ouvert tous les jours de 7h à minuit (oui, oui, vous avez bien lu; immigrés peut-être, mais vaillants, ça c'est certain). Le midi, une vingtaine de dollars pour deux personnes avant boissons, taxes et service. En soirée, doublez ou plus, si vous succombez aux charmes indéniables de l'endroit.
|
Réagir à l'article
|
|
Pour avoir accès aux fonctions interactives de Voir.ca, vous devez être membre et vous identifier en ouvrant une session.
|
Déjà membre ?
ouvrir une session
|
Pas encore membre ?
devenez membre
|
|
20 avr. 2007, 22:58
|
répondez à cette critique!
|
|
|
|
Oui mais, n'oubliez pas que si vous voulez l'authenticité d'un vrai resto portuguais, il faut aller chez Doval, rue Marie-Anne est, vous aurez ce petit cachet. pour avoir été dîner au café ferreira sur peel un midi en décembre, j'oubliais, un party de noel, ......la facture a été salée. pour avoir été au vasco sur peel plusieurs fois, les sardines grillées pas mal. mais, que ça coûte cher!!!! Ah quoi bon, une seule vie à vivre et dégustons la joie de bien manger.
Obrigado.
|
|
19 sept. 2005, 17:30
|
répondez à cette critique!
|
|
|
|
Je n'ai que peu à redire sur Vasco de Gama. Mon sandwich était excellent, de même que mon café et ma natas. Une bonne chose toutefois que le gérant était à la porte pour me servir de guide car l'emplacement du service comptoir est à l'envers du traffic. Y-a-t'-il du service aux tables ou devons-nous nous servir?
Un menu incertain et incomplet est affiché, ce qui ne nous donne pas une bonne idée de toute la gamme de produits offerte à notre première visite. La qualité des produits et des employés est parfaite. Une question me revient toujours à l'esprit: mais pourquoi donne-t'-on tant de crédit à tous ces saveurs méditéranéennes lorsque nous pourrions faire meilleur avec les saveurs de notre terroir? Concept à développer.
|
|
04 août 2005, 20:17
|
répondez à cette critique!
|
|
|
|
Après un voyage au portugal, il me fallait vite un point de repère à Montréal pour me replonger dans des souvenirs agréables. Je me suis donc dirigé vers cet établissement suite au texte paru dans le "Voir". J'ai été agréablement servi, soit, mais question authenticité de la place, on peut repasser (très luxueux comparativement à l'établissement typique du Portugal). J'y suis aller pour savourer la patisserie qu'on appelle les "Pastel de Nata", j'y ai trouver une petite tartelette fait la veille, dont la pate feuilleté avait légèrement pris l'humidité. Question café expresso, ("bica" pour les portugais) la qualité n'était pas à sont meilleur là non plus. Par contre, j'ai apprécié l'ambiance de la terrasse et les jolis hibiscus qui y florissaient.
Mon commentaire se terminerait ainsi. Lorsque l'on se retrouve au Portugal, on se rend compte que les commerçants ne mette pas le paquets sur la décoration, mais plutôt sur l'ambiance et la qualité des produits qu'ils servent. Le "Vasco de Gama" à réussi selon moi sur l'ambiance et le service, mais aura à parfaire la qualité des "petites comandes". De bonnes patisseries et un bon café font la différence.
|
|
28 juil. 2005, 20:46
|
répondez à cette critique!
|
|
|
|
L'ambiance, les sandwiches, les salades et même le service sont très bons. Ma dernière visite chez Vasco da Gama fut très agréable jusqu'au moment où on nous a demandé de passer à l'intérieur pour libérer notre table sur la terrasse.
Nos sandwiches avaient étés servis avant le vin et le tout très rapidement. Nous avions terminé le repas et le vin et nous jouions une partie de backgammon. L'addition avait été apportée. Ca faisait à peine une dixaine de minutes que nous avions terminée la dernière goutte de vin lorsqu'on est venu nous demander de passer à l'intérieur!
Quelle insulte! Un petit repas tranquille pour deux et $70 et on ne nous laisse pas prendre notre temps!
Et quand j'ai expliqué à Mlle. La Gérante, j'ai plutôt eu l'impression qu'elle se foutait de mes commentaire et elle est partie après avoir débarrassée la table à côté et lançant un 'désolée' peu convaincant.
J'ai bien écrit 'la dernière fois'...
|
|
15 juin 2005, 22:40
|
répondez à cette critique!
|
|
|
|
La simplicité est toujours une qualité que j'apprécie énormément autant dans mon assiette que dans d'autres domaines. Les bons restaurants portugais sont peu nombreux à Montréal et ce restaurant est une petite perle! À un prix raisonnable, ce petit café à de quoi plaire à tout le monde avec des petits plats simples mais que l'on aime tant. C'est une adresse sur laquelle on peut toujours miser pour une belle soirée.
|
|
15 juin 2005, 13:02
|
répondez à cette critique!
|
|
|
|
Ce restaurant arrive à point sur l'une des plus belle rue de Montréal. Les produits sontd élicieux et originaux et les prix sont accessibles à toutes les bourses. Je connais plusieurs étudiants qui vont revenir sur la rue Bernard. La décoration est superbe et originale. Ce petit café en vaut le détour.
|
|
10 juin 2005, 12:26
|
répondez à cette critique!
|
|
|
|
Ce restaurant, nouvellement ouvert, m'a toujours intrigué même avant son ouverture. Visuellement, je trouve qu'il est superbe et qu'il donne un côté rajeunissant à cette partie de la rue Bernard à Outremont. De plus, le décor intérieur est tout simplement magnifique. Il est dynamique et jeune, ce qui va parfaitement avec le personnel!! Le personnel est accueillant, sympathique et toujours prêt à notre mettre le plus confortable possible, ce qui nous donne l'impression d'être des gens importants!! Côté menu, il n'y a rien à dire, sauf pour souligner qu'il est extraordinaire!! Pour avoir fait la très grande majorité des restaurants sur Bernard, celui-ci est sans aucun doute le meilleur pour son menu exquis. La bouffe y est préparée avec soin et le mélange des saveurs que le chef ose créer donne un résultat très intéressant. Ce resto est une petite perle d'or!! Ca fait deux fois que j'y vais et je suis certain d'y retourner pour apprécier toute l'excellence du menu. De plus, c'est tellement agréable de bien manger sur une terasse ensoleillé sur l'heure du midi. Bref, ça fait tellement de bien de voir qu'un bon resto est enfin ouvert sur la rue Bernard. A découvrir absolument!
|
|
09 juin 2005, 17:33
|
répondez à cette critique!
|
|
|
|
J'ai d'abord découvert le Vasco de Gama dans le centre-ville, sur la rue Peel. Endroit branché et discret, les costumes gris cotoient les tailleurs de ces gens "qui font des affaires". J'ai alors pu apprécié la gentillesse du patron, la courtoisie des serveuses et la fraicheur des salades, et l'originalité de la petite boutique. Aujourd'hui sur la rue Bernard, Vasco de Gama continue dans la même veine : faire des repas simples, mais très bons tout en étant gentil! Dans notre ville, ca devient un luxe et pour 10$ le midi, la vie n'a pas de prix! Courez vite dégustez leurs excellents mets d'inspiration du portugal, car ca va bientôt être plein!
|
|
09 juin 2005, 15:53
|
répondez à cette critique!
|
|
|
|
Cafe Vasco de Gama, j'aurais traduit le nom de ce café par: vaste gamme de café, mais je me serais gouré royalement. Moi aussi je passerai en vélo et je m'arrêterai en plein soleil comme si j'étais encore à Nazare située sur l'Atlantique en avril au Portugal. Le menu me plait surtout quand la canicule nous rend lourd d'inertie. Cà me fait toujurs sourire de voir que les prix doublent en soirée, vaut mieux se régaler le midi, d'ailleurs les nutritionnistes et les diététiciennes recommendent de manger davantage au diner et prendre une salade et une soupe au souper, si on suivait les recommandations du guide alimentaire canadien, les restos seraient complets à l'heure du lunch et déserts dès 18.00h., ce qui prouve qu'il y a pas mal de monde qui ne se laissent pas facilement guider, on se bourre la face avant d'aller dormir au cinéma ou dans son lit. Moi j'aime mieux payer les taxes et les services sur une addition de 10.00$ au lieu de 20.00$ et +, ce choix me permet de me faire servir à la carte deux fois plus souvent sans nuire à mon budget et en tentant de maintenir un poids santé. Bon appétit.
|
|
09 juin 2005, 14:28
|
répondez à cette critique!
|
|
|
|
Merci mon cher Tastet de nous faire découvrir non pas un grand explorateur mais un endroit où c'est beau bon et pas cher . J'ai bien aimé votre annonce d'une prochaine chronique vitriolique sur ces restaurateurs qui vivotent sur leur réputation et où le client n'est plus roi parce qu'on sait que de toutes façons il va revenir . Vous faites mieux de leur dire de faire attention , car on est peut être fidèle jusqu'à un certain point mais la fidélité çà se paye .
Quel plaisir d'être bien accueilli . Je lisais dernièrement que la France voulait 'civiliser' ses serveurs qui ont la mauvaise réputation d'être impolis et brusques avec la clientèle . Quand le pourboire est inclus , alors pourquoi se forcer .Il semblerait que le personnel du Vasco de Gama est enchanté de nous recevoir et fera tout pour nous satisfaire .
Pour le repas du midi , pourquoi avoir des plats longs , compliqués et élaborés quand la majorité du commun des mortels ne cherche que de quoi de léger à se mettre sous la dent . Je choisirais moi aussi une bonne soupe chaude ou froide selon la saison et un bon hamburger au foie gras , chose que je n'ai jamais goûté mais qui me met déjà l'eau à la bouche .
Pour la table d'hôte du soir il ne faudrait pas manquer le poisson , car comme vous le savez ces Portugais s'aventuraient jusqu'à nos côtes pour la pêche à la morue .
Pour le dessert , aucun compromis , goutons local avec le pastel de natas .
|
|
|
|
|