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Société

France: les gros chars

France: les gros chars


ARTICLE - 9 juin 2005
Marc-Olivier Bherer

L'ânesse Jujube, antithèse de la F1 négociant sur les freins au carbone une courbe particulièrement dangereuse sur le circuit de Lyon-la-très-lente...
Tandis que le "grand cirque de la Formule 1" débarque à Montréal pour le week-end, des militants français rêvent de voir son dernier tour de piste et réclament rien de moins que la suppression définitive de ce championnat et surtout de son étape en France. Pourquoi?
 
Lyon, "capitale de la résistance", comme on aime à le rappeler en référant à l'effort français contre l'occupation nazie, abrite un nouveau combat. Mardi matin y était lancée une marche de trois semaines organisée par les militants de la décroissance, marche devant les mener à Magny-Cours où ils s'objecteront à la tenue du Grand Prix de Formule 1.

En lutte contre "l'idéologie développementiste", selon laquelle la croissance économique peut tout sans avoir à craindre d'arriver au bout de ressources aussi vitales pour notre économie que le pétrole, le rédacteur en chef du journal La Décroissance, Vincent Cheynet, fustige la Formule 1. "Ces courses constituent le paroxysme du gaspillage, de la pollution au service d'une vingtaine de jeunes milliardaires qui tournent en rond et dressent en exemple des comportements inconscients et extrémistes", dit-il.

Rompu aux méthodes de communication, cet ancien directeur artistique chez Publicis, l'un des plus grands groupes de publicité français, explique que la Formule 1 est utilisée par les militants de la décroissance comme un "symbole de la société de la vitesse, de la compétition et de la voiture".

Les quelque 200 personnes rassemblées mardi matin tenaient là leur bête noire, la voiture, pointée du doigt pour sa consommation d'hydrocarbures. La veille, ils étaient près de 400 venus assister à une conférence-débat au cours de laquelle Jean-Luc Wingert, auteur de La Vie après le pétrole, leur avait expliqué que la fin de l'or noir était pour bientôt.

"Depuis 1980, on consomme plus de pétrole que l'on en découvre", a-t-il affirmé, ajoutant: "Il n'y a pas de quoi paniquer, il faut juste s'adapter avant que notre économie ne tombe en panne."

Pour Vincent Cheynet, plus que l'interdiction de faire la publicité du tabac, "c'est la fin du pétrole qui condamne d'avance la Formule 1 à disparaître; lorsque le pétrole se fera plus rare, on devra revoir à quoi on l'utilise".

En 2004, les Grands Prix du Canada et de France avaient failli ne pas être courus à cause de lois interdisant aux cigarettiers, partenaires importants de plusieurs écuries, de s'afficher sur leurs bolides. Dans les deux cas, les pouvoirs publics étaient intervenus et avaient versé les fonds nécessaires pour assurer la tenue des épreuves. De part et d'autre de l'Atlantique, la presse s'était félicitée de ce "pari gagné" ou de ce "sauvetage spectaculaire".

Vincent Cheynet y trouve de nouveaux motifs pour s'insurger. "Cet argent pourrait être utilisé autrement, pour financer des écoles, des hôpitaux, dit-il. Les grands médias, de leur côté, continuent de nous vendre sans gêne l'événement", déplore-t-il.

LENTEMENT, MAIS SÛREMENT

Le cortège rassemblé place Antonin-Poncet, au centre-ville de Lyon, se met bientôt en branle sous l'œil des caméras de la presse locale. Pour marquer leur différence, les militants ont mis à leur tête deux ânesses en éloge à la lenteur, peut-être aussi par dérision pour l'étalon cabré des Ferrari.

Les têtes se tournent au passage des marcheurs, mais Lyon, sous ses allures bourgeoises, ne se trouble plus pour si peu. Elle est devenue au fil des ans l'un des principaux pôles de l'altermondialisme made in France. La nébuleuse est désormais sortie de l'ombre. Le non de gauche ligué contre "le libéralisme" de la Constitution européenne l'a ainsi emporté le 29 mai dernier lors du référendum sur la ratification du traité. Depuis, l'ex-leader paysan José Bové, qui participera à la marche contre la Formule 1, évoquerait la possibilité de se présenter aux présidentielles de 2007.

Les Lyonnais sourient lorsqu'on leur dit que "le conservatisme, c'est la voiture", comme le suggère François Schneider qui marche depuis un an à travers la France avec son ânesse Jujube pour promouvoir la décroissance. Convaincu que "nous avons déjà heurté un mur à cause du manque de pétrole", nous allons devoir, dit-il, "réduire par 10 le nombre de voitures".

Bruno Clémentin: «Le paroxysme du gaspillage, de la pollution au service d'une vingtaine de jeunes milliardaires qui tournent en rond et dressent en exemple des comportements inconscients et extrémistes.»
Le recours à d'autres modes de transport, tels l'âne ou la bicyclette: les partisans de la décroissance ne prêchent pas autre chose. Ils souhaitent aussi une critique générale de notre mode de consommation pour prévenir le chaos que causera, selon eux, le choc pétrolier qui nous pend au bout du nez. Ils citent comme confrères les adeptes de la simplicité volontaire au Québec, mais avec l'ambition d'aboutir "à une articulation collective" pour compléter "une démarche personnelle".

Les liens avec le Québec demeurent cependant virtuels et électroniques. Bruno Clémentin, adepte lui aussi de la décroissance, s'est interdit l'usage de l'avion, trop polluant. "Reste alors le bateau à voile", dit-il.

Tous se défendent cependant d'être passéistes. "Se déplacer avec un âne plutôt qu'avec une voiture, c'est prendre le temps de voir l'environnement, de discuter avec les gens. Mais les moyens de transport n'ont pas à être rudimentaires, ça peut être des vélos très innovants", objecte François Schneider.

"L'innovation doit cesser de servir des projets aussi vains que la Formule 1, ou aussi dangereux que les OGM et le nucléaire. Il faut une innovation frugale tenant compte de nos limites et de celles de la terre", dit-il.

BONNET D'ÂNE POUR SCHUMI

La marche, qui en est à sa cinquième édition, n'est guère prisée à Magny-Cours. La ville est déjà assiégée par les amateurs et la foule des marcheurs en rajoute aux embouteillages. L'année dernière, une voiture à pédales avait été offerte à Michael Schumacher avec un mot en allemand. Le geste des manifestants est resté lettre morte.

Au cours des trois semaines du périple, la marche prévoit pour son édition 2005 différentes étapes et le camping est de mise. Des conférences-débats comme celle de lundi seront organisées. Toutes les activités du groupe ne sont toutefois pas encore déterminées. Plusieurs têtes d'affiche altermondialistes sont cependant déjà au programme, tels José Bové et Albert Jacquard. Au dire de Vincent Cheynet, "le financement est militant".

Cette marche à relais verra différents groupes venir se joindre au cortège pour faire masse le 3 juillet à Magny-Cours. Des participants réunis mardi matin, tous ne prévoient pas se rendre jusqu'à l'étape finale.

Parmi eux, Marianna, 21 ans, confesse avoir le permis de conduire, qu'elle a pris "pour faire adulte", mais "ne conduit presque plus". Ses études en anthropologie ne lui permettront pas de s'éloigner de chez elle plus d'une semaine.

Elle se dit choquée par la Formule 1, même si elle n'est pas d'abord venue pour sa suppression, "mais pour montrer physiquement l'importance du mouvement". Il n'empêche, pour elle, "cette course, c'est du gros gaspillage qui sert à divertir le peuple".

La foule est plutôt jeune, mais était plus mixte la veille lors de la conférence-débat. Robert, un commercial de 51 ans, y voyait d'ailleurs un signe de la vigueur du mouvement. "On ne pourra pas dire que ce ne sont que des jeunes excités."

Le vernis couvrant le discours des conférenciers s'était écaillé au cours de la période allouée au public. Un volontarisme un rien hippie a fleuré parmi l'assemblée, un jeune homme invitant ceux qui le souhaitaient à se joindre à la commune qu'il a formée avec des amis. Le lendemain, au départ de la marche, ce volontarisme était cependant suivi de gestes, les babas cool formant l'essentiel du groupe.

En route vers "l'horreur qui a lieu tous les ans à Magny-Cours", Aristide, une tête grise qui porte toujours les cheveux longs malgré ses 50 ans, a fait vœu en 1974 de ne plus avoir de voiture. Les essais techniques et technologiques permis par la Formule 1 ne le gênent pas, il est cependant là à battre le pavé en tant que militant "parce qu'il faut arrêter" face à "l'urgente nécessité des temps".

"La course pour le pétrole, l'Irak y est lié et on y paie le prix du sang", affirme Thomas Waring des Casseurs de pubs, association co-organisatrice de la marche et cousine française revendiquée des Adbusters de Vancouver. À l'arrivée, les slogans ravageurs n'aideront peut-être pas à établir le dialogue souhaité. La discussion sur la décroissance, comme les rumeurs de paddock, risque au final de ne concerner que les amateurs.

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16 juin 2005, 19:52
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D'après ce que les journaux disent, il paraîtrait que nous avons épuisé la moitié des ressources de pétrole disponible, et ce en cent ans. En ce qui concerne, les forêts, et bien il paraîtrait que c'est la même chose, mais qu'en plus l'autre moitié serait en piètre santé. Mais, en ce qui me concerne, je me dis que si l'on commence à interdire la formule 1 (ou tout autre chose!), et bien, si on ne veux pas se faire passer pour une bande d'hypocrite, qu' il ne faudrait pas en rester là, qu'il faudrait aussi penser à marcher ou prendre l'autobus pour aller travailler, qu'il faudrait faire attention à notre énergie en arrêtant de gaspiller l'eau et à surchauffer nos maisons et lieu publique, qu'il faudrait arrêter de jeter les choses par fainéantise de ne pas vouloir les réparer. Et, j'en passe...! J'estime qu'avant d'interdire quoique ce soit, il faudrait commencer par agir soi-même, en montrant l'exemple!
16 juin 2005, 11:29
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Un argument de plus contre la F1... "Contrairement à une perception bien ancrée, le sport automobile ne profite pas aux voitures ordinaires. Eh non! La technologie mise au point en F1 est rarement transférée à nos véhicules. Pourquoi? Tout simplement parce qu'elle n'est pas applicable." J'ai vu cet article sur Cyberpresse (http://tinyurl.com/8k224) et je n'ai pas pu m'empêcher de le partager ici. Allez voir, c'est intéressant.
15 juin 2005, 23:59
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Ben oui ! J'aime ça. Que dis-je ? C'est ma vie. Ça me passionne. J'en manque pas une. Et je ne suis pas tout seul à aimer ça. Pis en plus, j'en ai une voiture. Et je l'aime aussi ma voiture. À tous ceux qui sont propriétaires, eux aussi, d'une voiture, commencez par moins la prendre. Ensuite, on jasera. Trop facile de mettre le blâme sur le loisir, le spectacle, le divertissement. Là dessus, mesdames et messieurs, je n'embarque pas. J'embarque plutôt dans mon bolide direction chez moi et j'ouvre la télé et j'écoute les vieilles reprises de NASCAR. Salut, à tantôt.
15 juin 2005, 15:47
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Depuis très longtemps, nous savons que le pétrole est une ressource NON renouvellable et que sont utilisation comme carburant pollue énormément. Pour sensibiliser les gens à ce problème, les gouvernements organisent des "journées du transport en commun" et des "journées vertes" qui prônent l'écologie et la diminution de la consommation de pétrole. Il y a quelques mois, le comédien Pierre Lebeau paraissait dans un message publicitaire payé par le gouvernement traitant du "défi d'une tonne", qui consiste pour chaque québécois à tenter de diminer d'une tonne ses émissions annuelles de gaz à effets de serre. De l'autre côté de la médaille, les gouvernements perçoivent des taxes astronomiques sur l'essence et financent les courses de formule 1 qui attirent beaucoup de tourisme et stimulent l'économie. J'en conclu sdonc que les campagnes de sensibilisation ne servent qu'à bien paraître pour les gouvernements et qu'ils ignorent leurs propres recommendations dès que l'$$$ est en cause ! Je voudrais aussi signaler une autre utilisation des produits prétroliers qui ne sert à rien de vraiment concret, mais qui est somme toute très populaire et qui amène des profits gargentuesques à ceux qui l'exploitent et j'ai nommé : le rouge à lèvre !!! À quand l'arrivée de vraies voitures écologiques (accessibles au commun des mortels pour des sommes raisonnables) et de rouge à lèvre bio ?!? Il semble que les compagnies en question sont bien trop occupées à penser à leurs profits pour les développer convenablement...
14 juin 2005, 20:49
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Oui bien sûr, ces arguments ont quelque chose de véridique. Mais est-il possible de s'amuser? Je suis environnementaliste. Je suis un homme de nature, de valeur. Je n'ai pas de voiture, je prône le transport en commun mais vous savez quoi? J'adore la F-1. Cela me permet de voir les avancés scientifiques qui repousse tjrs la limite de vitesse. Est-ce si mal que de se payer un billet de grand prix pour s'amuser un peu? Ai-je le droit d'aimer regarder la course automobile? Suis-je obligé d'avoir honte de tout cela? Voyons donc!!! Le Grand prix est un évènement rassembleur. Il a sa raison d'être tant sur le plan économique, sociologique et culturel. merci
14 juin 2005, 17:41
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On prétend que la F1 nous rapporte beaucoup d'argent... mais à qui rapporte-t-elle? Aux hôtels et restaurants qui majorent les prix de manière indécente pendant cette fin de semaine. Mais sait-on combien la F1 nous coûte collectivement? La facture est salée pour les Montréalais qui ont fourni GRATUITEMENT le territoire public l'Île NOtre-Dame dont la réelle valeur foncière de location n'a jamais été évaluée et pour laquelle la F1 ne paie pas un rond!!! La ville de Montréal a aussi fourni gratuitement une bonne partie si ce n'est la totalité de la construction du circuit Gilles Villeneuve. Les milliardaires de la F1 ne paient rien et exigent tout. Pendant ce temps là les Montréalais n'ont plus accès à la plage Doré, aux Floralies, au tronçon de la route verte ( piste cyclable) qui mène à la rive-sud, etc, etc. Ça coûte cher d'investir dans des infrastruture qu'on ne peut plus utiliser... Avec seulement 15% de touristes étrangers, ce sont les "touristes" québécois qui paient la note. En fait, il est reconnu que si ce genre d'événement ne génère pas un nombre significatifs de touristes étrangers, on ne peut considérer que c'est vraiement payant. Cela ne fait que déplacer les dépenses de loisir; au lieu de dépenser dans sa région, l'amateur de F1 aura dépensé à Montréal. Pour un économiste tout ce brassage d'argent a un effet nul pour ce qui est de l'économie nationale et peut même avoir un effet négatif si on pense qu'en région ce sont des entreprises locales qui auraient bénéficié de l'argent des touristes alors que dans le contexte de la F1 à Montréal, ce sont des entreprises multinationales qui font des profits et tout le monde sait que ces entreprises ont les moyens de ne pas payer d'impôt, refusent la syndicalisation et font fuir les capitaux à l'étranger... L'industrie touristique de masse est une grosse arnaque dans laquelle nos élus tombent à pied joint. Personne ne se donne la peine de regarder la réalité en face et cela nous coûte cher, trop cher!
14 juin 2005, 16:18
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Ces réactions face au "sport" automobile me font penser à l'un de mes copain qui rêve du nouveau modèle de la Dodge Charger. Un bolide puissant qui a de la gueule. Plusieurs centaines de chevaux-vapeurs développés par l'architecture de son moteur immense. Je me passerai de révéler l'ensemble des spécifications puisque je n'y comprends que très peu de choses sauf ceci: Toute cette recherche de la piussance et de la rapidité se solde dans une question. À quoi ça sert d'avoir une auto qui pourrait rouler à plus de 200 km/h lorsque la limite maximale est de 100km/h? Surtout si elle consomme plus pour atteindre cette performance... Il me semble qu'en 2005, à travers les rapports environnementaux modifiés pour plaire aux gouvernements, l'on devrait comprendre en tant qu'espèce que la recherche ne doit plus porter sur la puissance mais sur l'économie de ressources, sur la réduction de la pollution atmosphérique et sur l'efficacité énergétique. Je n'ai aucun plaisir à savoir quel pilote multimillionaire gagne, ni quelle écurie. Pour moi, c'est du pareil au même. En fait, j'en viens à croire qu'il serait possible de modifier le format de la formule 1 afin d'en faire un coucours ou les gagnant ne sont pas ceux qui ont franchi la ligne d'arrivée en premier mais ceux dont le bolide à consommé le moins de carburant pour faire le trajet. On pourrait même faire des catégories: consommation, rejet de substances polluantes, vitesse sur énergie propre. Advenant ce genre de situation, j'aurais au moins un peu d'intérêt à savoir quel constructeur automobile s'est classé. Et je remercierais le millionnaire d'investir dans l'évolution de l'humanité.
14 juin 2005, 15:32
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Je suis très sensible aux causes environnementales et comme on milite beaucoup en faveur du transport en commun, ça me semble logique qu'on veuille abolir un événement qui cause énormément de pollution, tant atmosphérique que sonore. Cependant, j'aime bien regarder les courses de Formule 1 à la télé, et mon rêve serait d'aller un jour voir ça en direct, à Montréal. Ça serait dommage qu'un tel divertissement prenne fin, mais j'avoue que ça serait pour une bonne cause. Il faut voir les deux côtés de la médaille : d'un côté, c'est un divertissement qui rapporte des sommes d'argent considérables et qui rejoint un grand public, et de l'autre côté, c'est un créateur de pollution qui engendre la colère d'un petit groupe de militants. C'est un peu comme lorsqu'on achète du café Maxwell House ou Folgers, comme lorsqu'on achète à bon marché chez Dollarama ou chez Wal-mart... il y a le bon côté et le mauvais, le côté pratique et le côté nuisible. Abolir ou non les courses de Formule 1? Cela reste matière à réflexion.
14 juin 2005, 12:33
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Comment ne pas être en accord avec cet article. Oui, d'après moi le grand prix sous sa forme actuel devrait être banni tout comme le fut la cigarette. Le seul point sur lequel j'achoppe, c'est le fait de faire régresser nos sociétés modernes. Notre monde a besoin de vitesse, il ne peut s'en passer. On ne peut pas utiliser que l'âne et la bicyclette dans nos grandes villes. C'est un utopie que de penser cela. À mon avis, le grand prix devrait se tourner vers la construction de voitures non polluantes et plus résistantes. Ce serait sûrement un leitmotiv pour le grand public. Qui sait ce qui pourrait en résulter dans l'inconscient populaire. Le grand prix devrait être le chef de file en matière de voiture non polluante. Soit qu'il le devient, soit qu'il disparaît.
14 juin 2005, 10:22
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pourquoi tant vouloir recouvrir le chant des oiseaux ,avec tout ce vacarme,pour rajouter quelque millions dans les poches, de celui, a qui il n'en rentre plus, ,pour continuer a recouvrir la planete d'asphalte,pour pouvoir augmenter le nombre de vehicule sur nos route, dont nous somme si fier de nous approprier,par la rage et par l' insousciance que nous sommes tous en ce monde pour vivre ensemble et non contre chacun,quand allons nous realiser qu'il y a autre chose que de vivre derriere un volant,qui pourtant tue et mutile beaucoup de nos semblable, oui car nous le sommes tous et nous l'oublions trop facilement dans cette façon de vivre, ennivrante, que nous choisissons par manque d'education ,sur l'essentiel de la vie et de ce qui nous entoure,il serait temps de faire une pause,et de reflechir vers quoi on se dirige,d'analyser ce que nous allons laisser au génération futur,au nom de tout ce qui vit et essaie de vivre.
13 juin 2005, 19:59
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Avant l'arrivée de Jacques VIlleneuve en F-1, qui d'entre nous s'intéressait au phénomène ? Et voilà que, il y a je ne sais plus combien d'années, Jacques émerge. Il se montre totalement irrésistible. Il se débrouille à merveille auprès des médias grâce à sa vivacité d'esprit. On s'amuse de son côté irrévérencieux, de son petit cachet d'enfant terrible et terriblement brillant. Il peut se le permettre. Après tout, il gagne ! Il fait la barbe à tous les Shum de la terre. Il est en voie de prouver au monde entier qu'il est le meilleur ! Et il est des nôtres ! Il assume fièrement ses racines québécoises. Il déclare être chez-lui à Montréal. Dans le temps de le dire, il est devenu l'enfant chéri des québécois. Qui d'entre nous peut prétendre ne s'être pas intéressé à la F-1 à cette époque ? Mais voilà, Jacques ne gagne plus. Pire, il chiale, se plaint. Il est toujours irrévérencieux mais il ne devrait plus se le permettre. Cela devient pathétique. Le public qui était là pour lui a porté ailleurs son intérêt. Facile dès lors de clâmer la futilité du sport et ses effets nocifs. Trop facile !
13 juin 2005, 10:45
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À lire les excellentes réactions de vos lecteurs, dans leur vaste majorité indignés par la grand messe du "sport" automobile, qui vient polluer nos rivages et nos esprits une fois l'an, je me sens moins seul dans le mépris que m'inspire ce cirque absurde, orchestré par des escrocs notoires, et complaisamment adoubé par les média croupions. Qui peut penser un instant que ces compétitions frénétiques, dans lesquelles s'opposent des inconscients à l'égo inversement proportionnel à la jugeotte, puissent-être d'une utilité quelconque au commun des mortels? Il n'est que de voir la lutte acharnée - dans laquelle chacun met sciemment en péril la vie de l'autre - que se livrent, par exemple, les "frères" Schumacher, pour mesurer les sommets d'imbécillité atteints par ces compétitions grotesques, et au demeurant d'un ennui constant. N'était-ce la dangerosité extrême de ces courses, l'invraissemblable agressivité des jeunes crétins milliardaires qui s'y affrontent impitoyablement, quelle foule pourrait durablement se passionner pour ce manège ridicule où seul l'argent fait la différence? La formule 1, en soi futile et insignifiante, est un théatre emblématique cristallisant les pires tendances du temps: Egoïsme, instinct meurtrier, rapacité, glorification de héros douteux, gaspillage et malhonnêteté. On en passe. En somme, une activité bien dans les moeurs de l'époque. Il est permis d'en éprouver quelque dégoût. Bravo donc à ceux qui ne craignent pas d'exprimer une indignation, certes à contre courant, mais, les petits ruisseaux...
13 juin 2005, 05:40
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J'ai lu toutes les réactions postées par les lecteurs de l'article, et je dois dire que pas mal d'entre eux cherchent vraiment la petite bête, ils veulent à tout pris avoir une critique à faire sur ces marcheurs de la décroissance. Soyons d'accord sur ces points: - ces "militants" ne cherchent pas à retourner à l'âge de pierre - ils ne cherchent pas non plus à effrayer les gens au sujet du pétrole - ils prennent la Formule1 comme cible symbolique, ne nous bornons pas à des "mais pourquoi critiquent-ils la formule1 et pas ci ou pas ca?" Ces "décroissants" ouvrent un débat qui doit se poser, qui doit être suivi de véritables changements de comportements, et comme ils le disent souvent, c'est: ou on commence à réagir doucement mais sûrement, ou alors ca s'imposera à nous de manière très violente. Pour beaucoup de monde aujourd'hui, "c'est des extrêmistes, pas de quoi paniquer, l'homme s'adapte très bien, on est à la recherche de solutions nouvelles (hydrogène etc.), les gouvernements prennent conscience, etc." mais pensez-vous vraiment que les motivations ceux qui investissent là-dedans sont l'écologie? Vous avez pas l'impression qu'on appelle parfois "énergie propre" des énergies qui font leur petite pollution à un autre moment que celui où on l'utilise et à un autre endroit, pour pas nous donner mauvaise conscience? Certaines innovations ne résolvent aucun problème, enfin si elles nous font croire que les scientifiques maitrisent la situation, mais c'est à nous ne nous renseigner, on va pas le faire à notre place! contente de voir que je suis loin d'être la seule à soutenir cette marche
12 juin 2005, 23:55
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On vit de grandes contradictions dans notre vie, et les courses de type Formule 1 n'est qu'un exemple. Alors on doit -Arrêter les courses de voitures dont F1 fait partie, puisque un accord de kyoto a été signé pour protéger l'environnement -Arrêter La pratique des arts martiaux et les jeux de guerre..., vu que ceci alimente le coté violant du pratiquant et qui participe à l'augmentation des crimes. -Interdire la vente et la consommation de l'alcool et le tabac pour un monde en pleine santé. Et et......... Que notre combat soit continu afin de s'approcher d'un monde plus au moins noble.
12 juin 2005, 21:40
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Comme ces militants français, je suis verte de colère parce que, justement, je préfère le vert, qui devrait être la couleur du nouveau millénaire! J'en ai assez de toutes ces voitures qui envahissent chaque jour le centre-ville de Montréal et je déteste particulièrement ces gros 4 x 4 qui prennent beaucoup trop de place. À bas la pollution!!!! C'est bien sûr que je ne vais pas me réjouir de la venue du Grand Prix. Pour une fin de semaine, il est vrai que ça fait rouler l'économie, mais si ce "sport" devait disparaître, ça ne me ferait pas un pli. De toute façon, je préfère les disciplines où on met plus en valeur l'anatomie. Le Grand prix, c'est bien loin d'être le moment de l'été que je préfère. Au moins, les amateurs ont compris qu'il vaut mieux prendre le métro pour se rendre sur le site... J'appuie les militants de la décroissance, avec quand même certaines nuances (je trouve ça un peu poussé de ne pas vouloir prendre l'avion...). Si la F1 est pour eux le symbole de la société de la vitesse, c'est au quotidien qu'il faut attaquer les mauvaises habitudes centrées sur la voiture. La sensibilisation prend du temps et il n'y a pas encore assez de gens qui sont vraiment conscients. Alors, même si la manifestation des militants de la décroissance peuit faire rire, j'espère au moins qu'elle réussira aussi à faire réfléchir...