Festival du Nouveau Cinéma
Premier de classe
ARTICLE -
13 octobre 2005
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L'Enfant de Luc et Jean-Pierre Dardenne.
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Le Festival du Nouveau Cinéma commence (enfin!) aujourd'hui. Survol d'une programmation de haut calibre qui risque de causer quelques déchirements chez les cinéphiles qui ne sauront plus où donner de la tête.
Épuisés par le marathon des festivals? De grâce, reprenez vos forces, car le Festival du Nouveau Cinéma propose 197 œuvres incontournables, dont plusieurs ont fait les délices des plus grands festivals internationaux, de 38 pays en seulement 10 jours. Des titres? Parmi la sélection internationale en compétition pour la Louve d'Or, mentionnons Capote de Bennett Miller, Peindre ou faire l'amour des Larrieu et La Petite Jérusalem de Karin Albou. Du côté de Cinéma d'aujourd'hui, notons l'émouvant Le Temps qui reste de François Ozon et le très beau Three Times de Hou Hsiao-Hsien. Les cinéphiles aux goûts éclectiques ne voudront certes pas manquer la sélection Temps Ø qui aligne entre autres le blockbuster de Bollywood Main Hoon Na, le film-culte Haze de Shynia Tsukamoto ainsi que des courts métrages de Bertrand Bonello, Guy Maddin, Laurie Anderson et plusieurs autres. Et quoi encore? Le FNC, c'est aussi des événements (Kabaret Kino), des master class (Don McKellar), des hommages (Theo Van Gogh) et des rétrospectives (Alexandre Sokurov). Pour tout savoir: www.nouveaucinema.ca. FRANÇOIS GIRARD EN TROIS ACTES DE MATHIEU ROY (QC)  | | François Girard en trois actes de Mathieu Roy | Assistant personnel de Martin Scorsese sur The Aviator, Mathieu Roy suit le parcours d'un réalisateur qui manque cruellement au cinéma québécois, François Girard. Loin des plateaux de cinéma, ce dernier n'a cependant pas chômé puisqu'il s'est illustré comme metteur en scène de théâtre (Le Procès de Kafka au TNM), d'oratorio (Lost Objects à New York) et d'opéra (Siegfried de Wagner à la Canadian Opera Company de Toronto). Un documentaire aussi fascinant que stylisé qui met en lumière le génie musical de Girard. (14 oct.) (M. Dumais)PEINDRE OU FAIRE L'AMOUR D'ARNAUD ET JEAN-MARIE LARRIEU (FR.) Campé dans les magnifiques paysages du Vercors, que les frères Larrieu photographient avec art, Peindre ou faire l'amour met en scène un couple de quinquagénaires à la retraite (Daniel Auteuil et Sabine Azéma) qui redécouvriront le plaisir des sens au contact d'un aveugle (Sergi Lopez) et de sa conjointe (Amir Casar). Porté par un casting béton, un film déroutant d'une sensualité trouble et enivrante qui ne peut laisser personne indifférent. (14, 17 et 18 oct.) (M. Dumais) CAPOTE DE BENNETT MILLER (É.-U.) Premier film de Bennett Miller, Capote nous invite à découvrir la genèse d'In Cold Blood, roman de Truman Capote qui bouleversa à tout jamais la littérature. Bien secondé par Catherine Keener et Chris Cooper, Philip Seymour Hoffman s'avère tout simplement remarquable dans le rôle du maniéré et déroutant romancier et nous fait oublier la rigidité de la réalisation qui hésite par moments entre le biopic et la chronique littéraire. Un film qui donne néanmoins envie de redécouvrir l'œuvre de Capote. (15 et 16 oct.) (M. Dumais) CACHÉ DE MICHAEL HANEKE (FR.-AUTR.-ALL.-IT.) Traqué par un vidéaste voyeur, un critique littéraire (Daniel Auteuil) se voit submergé par des souvenirs d'enfance longtemps refoulés. Par le biais d'un thriller psychologique d'une froide élégance, le réalisateur de La Pianiste propose une métaphore cruelle sur le passé colonialiste de la France. Une œuvre mystérieuse et ambiguë du premier au dernier plan qui a récolté le Prix de la mise en scène à Cannes. Brillantissime. (16 et 17 oct.) (M. Dumais) MANDERLAY DE LARS VON TRIER (DAN.) Si vous avez détesté Dogville, oubliez ce film car sa suite, Manderlay, qui propose une critique grinçante de l'esclavagisme, se révèle quasi identique par sa mise en scène dépouillée empruntant au théâtre de Brecht et de Grotowski. Si vous avez aimé Dogville, allez-y, mais sachez que la jeune Bryce Dallas Howard, malgré tout son talent, n'arrive pas à la cheville de Nicole Kidman dans le rôle de Grace. (17, 18 et 22 oct.) (M. Dumais) PETIT POW! POW! NOËL DE ROBERT MORIN (QC)  | | Petit Pow! Pow! Noël de Robert Morin. | Robert Morin livre ici un autre brûlot à la Yes Sir! Madame avec une caméra voyeuse et une voix accusatrice. Personnifiant un fils confrontant son père mourant, Morin rejoue sans artifices, romantisme ni prétention une situation vue récemment dans le cinéma québécois (Les Invasions barbares, La Vie avec mon père). Le résultat est un véritable drame d'horreur où la torture que le protagoniste inflige au vieillard paraît bien pâle à côté de la perte de dignité humaine dont il souffre déjà. (18 et 19 oct.) (K. Laforest)
3 NEEDLES DE THOM FITZGERALD (CAN.) Film ambitieux en forme de triptyque du réalisateur du sublime The Hanging Garden, 3 Needles dénonce la négligence face à la propagation du sida. En Afrique, une jeune religieuse (Chloë Sevigny) se livre corps et âme pour stopper le fléau; en Chine profonde, une femme enceinte (Lucy Liu) fait du trafic illégal de sang; à Montréal, la mère d'un acteur porno sidatique (Stockard Channing) tente de venir en aide à son fils. Un film aussi bouleversant qu'enrageant. (18 et 20 oct.) (M. Dumais) ODETE DE JOAO PEDRO RODRIGUES (PORT.) Rui pleure la mort de son amoureux Pedro, décédé dans un accident de voiture. Larguée par son copain, Odete voit son rêve de devenir mère s'évanouir. Ces deux vies avançant jusqu'ici en parallèle dévient soudain de leur trajectoire pour converger d'étrange manière. Le réalisateur d'O Fantasma met en scène le triomphe de l'amour sur la mort en piratant les codes du mélodrame. Soulignons la fascinante performance d'Ana Cristina De Oliveira. (19 et 20 oct.) (M. Defoy) NUIT NOIRE D'OLIVIER SMOLDERS Avec Fabrice Rodriguez et Yves-Marina Gnahoua L'entomologiste Oscar est hanté par le souvenir ancien de sa petite sœur décédée. Il cherche à trouver un sens à son obsession. Qualifié de surréaliste par son créateur, Nuit noire procède d'une narration fragmentée dont on a du mal à recoller les morceaux. Chez nous, ça évoquerait plutôt un cadavre exquis concocté par Freud, Kafka et... Hergé. On en sort confus, et c'est tout à fait normal. Le travail sur l'image est particulièrement intéressant. Précédé du court métrage La Technologie des larmes, de Pierre Hébert. (16 et 18 oct.) (M. Defoy) ooo RENCONTRE AVEC LES FRÈRES DARDENNE
Film d'ouverture du FNC, L'Enfant, récipiendaire de la Palme d'or, s'inscrit dans la veine naturaliste et sociale de Rosetta et du Fils. Jeune délinquant, Bruno (Jérémie Renier) demeure indifférent à la paternité, au grand désarroi de sa petite amie Sonia (Déborah François). Avide d'argent, Bruno commettra un geste grave. Rencontrés lors d'une table ronde au Festival de Cannes, les Dardenne confiaient s'être inspirés d'une jeune fille poussant un landau d'une façon étonnante, presque violente, qu'ils voyaient souvent lors du tournage de leur dernier film: "L'image de la jeune fille nous est souvent revenue, relate Jean-Pierre Dardenne. Nous avions remarqué qu'elle était toujours toute seule; or, cela nous a donné envie de donner une existence à celui qui n'était pas là. C'est ainsi qu'est apparu Bruno; nous avons voulu explorer comment celui-ci trouverait sa place auprès du bébé et de la jeune fille." Brossant le portrait sans fard d'une jeunesse paumée, les frères Dardenne composent des plans moins fébriles que précédemment, mais d'où émane néanmoins autant d'authenticité : "Nous ne voulions pas changer pour changer, mais en inventant cette histoire à deux personnages, explique Luc Dardenne, nous ne pouvions pas filmer comme dans La Promesse ou Rosetta. C'est pourquoi notre caméra apparaît plus calme parce qu'un plan large, c'est terrible de trop bouger. Aussi, les personnages sont souvent en attente, donc, nous avons opté pour une caméra plus stable." Du grand cinéma-vérité. (13 et 14 oct.) (M. Dumais)
ooo RENCONTRE AVEC ANNE FONTAINE
 | | Entre ses mains d'Anne Fontaine. | À Lille, peu avant Noël, un tueur en série sème la terreur chez la gent féminine. Au même moment, Claire (Isabelle Carré, excellente), qui travaille dans une agence d'assurances, se lie d'amitié avec Laurent (Benoît Poolvoerde, sidérant dans un registre dramatique), vétérinaire et séducteur impénitent. Alors que leur relation devient de plus en plus intime, Claire en vient à soupçonner Laurent d'être l'assassin de Lille. À propos de cette relation trouble et troublante (autant pour le personnage que pour la spectatrice), Anne Fontaine, rencontrée lors du Festival de Toronto, confiait: "C'est très féminin de vouloir être la personne qui va sauver cet homme et en même temps de ressentir une attirance où la frayeur et l'amour sont entièrement mêlés. Comme toutes les amours extrêmes, il y a quelque chose de galvanisant à l'idée d'incarner l'être unique qui va révéler à l'autre sa part intouchée." Thriller intime et romantique, Entre ses mains suscite plusieurs questions sur la fascination pour les criminels et l'envie de défier le danger afin de fuir un quotidien trop banal. "Il y a quelque chose de tragique et de puissant dans cette histoire d'amour, de poursuivre la réalisatrice, puisque cela flirte avec quelque chose de terrible. Les personnages flirtent avec la monstruosité, mais une monstruosité très humaine et c'est cela, le paradoxe du film." Un film d'une sensualité platonique d'où se dégage une délicieuse perversité. (14 et 15 oct.) (M. Dumais)
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19 oct. 2005, 23:23
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Malgré la diversité qu'on peut retrouver au festival du nouveau cinéma, je trouve qu'elle n'est pas rigoureusement variée. Comme nous pouvons le voir, le cinéma américain et français dominent les écrans. De temps en temps, nous sommes surpris par un film d'un pays appartenant à l'OTAN et à l'Union Européenne. Des films qui souvent viennent de pays développés. Oui, le cinéma est de plus en plus accessible à tous, mais pas entièrement; je suis sûre que nombreux pays ont beaucoup de choses à dire, beaucoup d'histoires à raconter. On en a un peu marre des petits films roses nord-américains et français et des festivals qui prônent l'exclusion. Même si on est déjà assez ouverts, un peu plus d'ouverture au Québec,ne nous ferait pas mal et cela apportera une plus grande richesse à nos nombreux festivals. Pourquoi pas un film du Népal? Allons voir ce qu'il se passe dans le monde cinématographique là-bas? Et pourquoi pas ne pas explorer des nouveuax genres de cinéma puisque c'est le *nouveau* cinéma? Tout semble pareil à chaque année. Les films sont intéressant, mais le style est semblable, refait, recopié.
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19 oct. 2005, 13:00
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Voici un festival que j'aurais bien aimé aller voir surtout pour les thèmes et les acteurs présents de haut calibre.
En fait, j'aime beaucoup les films traitant de sujets qui ne laissent personne, ni insensible ni indifférent, tel que le film intitulé 'Peindre ou faire l'amour'. Un film traitant, de façon pas mal différente et intéressante, sur l'évolution du questionnement d'un couple dans la cinquantaine qui accepte les envies de l'autre, sans jalousies ni ruptures. Un film à voir.
Sinon, pour le reste: je dois dire que je fais partie de la catégorie de celles qui ont détesté Dogville, et par conséquent je ne peux que déconseiller le film Manderlay. La mise en scène est trop bizarre pour que l'on puisse considerer cela comme du bon cinéma...
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18 oct. 2005, 23:20
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Le film Dogville de Lars Von Trier sorti l'an dernier n'avait malheureusement plu qu'à un public bien cerné. Avec ses décors plus que simples -mais très originaux- et une musique très discrète, le spectateur doit nécessairement faire appel à son imaginaire afin d'apprécier pleinement ce film. L'histoire de cette femme forte, Grace, qui se trouve blessée dans son orgueil de femme, engendrait une foule de sentiments jusqu'à la fin, une apogée aussi surprenante que satisfaisante.
Cette fois-ci, le nouveau film de Lars Von Trier, intitulé Manderlay, se trouve à être la suite de la fabuleuse histoire de Grace, maintenant interprétée par Bryce Dallas Howard, qui fait suite à Nicole Kidman. Quoique excellente, Bryce n'avait pas la même assurance et le même caractère, elle a donc été un peu moins surprenante que l'avait été Nicole. Or, elle a tout de même offert une très bonne performance. Dans cette suite, on suit donc Grace, qui avait quitté Dogville, pour se rendre à Manderlay, en Alabama, où se déroule sa nouvelle aventure. Une fois de plus, les décors se font rares et la musique discrète. Nous assistons encore à une aventure aussi extraordinaire qu'inimaginable, qui saura nous faire vivre une panoplie d'émotions, mais aussi une bonne réflexion. Abordant cette fois-ci le thème de l'esclavage, lars Von Trier fait passer un peu durement son message, mais d'une façon très originale.
Bref, si vous avez aimé Dogville, vous aimerez certainement sa suite Manderlay, qui propose sensiblement les mêmes éléments artistiques, mais en abordant un tout nouveau thème d'un nouvel angle. À Voir absolument!!!!!
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18 oct. 2005, 11:06
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Un festival haut en couleurs, simple et direct, du cinéma comme on l'aime, sans artifices!
Une programmation riche et variée, des rencontres, il y a tout ce qui fait un bon festival. C'est là que nous sommes heureux que ce festival se soit maintenu malgré les difficultés financières qu'il a connu.
"Peindre ou faire l'Amour", film français de Arnaud et Jean-Marie Larrieu nous présente Sabine Azéma et Daniel Auteuil dans un couple installé dans une forme d'ennui et à la recherche d'une nouvelle pulsion qui donnerait une dynamique à leur relation pleine d'amour.
Un film sensible et délicat qui ne nous présente pas de scènes crues et gratuites de sexe, même si le thème est omniprésent dans le film.
La caméra s'immisce avec pudeur et retenue dans la vie de ce couple qui finira par trouver et accepter la nouvelle voie qui les mène à une nouvelle sérénité.
Les comédiens sont comme à leur habitude, justes et vrais, les traces du temps qui ont marqué leur corps leur confère une nouvelle force.
Le film s'inscrit parfaitement dans la programmation hétéroclite de ce Festival du nouveau Cinéma.
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18 oct. 2005, 00:00
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C'est plate... Y a trop de bons de films à voir pour une seule soirée.
Beaucoup de très bons filsm sont en même temps dans des salles différentes et je n'ai pas de super-pouvoirs me permettant de me dédoublé pour voir plus d'un film en même temps!!!
Mais soyons franc c'est souvent comme ça dans chaque festival de films !!!
Et y a des cinémas qui ferment leurs portes comme le cinéma du Centre Eaton...
Y a-t-il une autre raison que l'argent pour ne pas faire durer un festival quelques jours de plus afin de donner une chance de voir plus de bons films ???
Si quelqu'un a une autre explication que l'argent et la logistique ou la volonté de créer un événement, j'aimerais qu'on me le dise !!!
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17 oct. 2005, 21:16
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À côté du bordélique Festival des Films du Monde et du déjà moribond FIFM, le Festival du Nouveau Cinéma est la meilleure alternative offerte aux cinéphiles et provoque à la fois l'enthousiasme des critiques et celui du public. Ce festival se distingue par la qualité objective de sa programmation, très variée, et son attitude intellectuelle sans populisme ni nivellement par le bas, mais le tout sans être trop élitiste. C'est la meilleure vitrine pour faire de magnifiques découvertes ou pour avoir la chance de voir avant la sortie en salle les films qui ont fait l'évènement à travers le monde entier.
Parmis tout le choix disponible, je me suis fait un petit parcours de six films :
- "Entre ses mains" d'Anne Fontaine : la réalisatrice française poursuit son observation au scalpel des relations humaines et de la figure de "l'autre" en offrant de magnifiques rôles à Isabelle Carré et surtout Benoît Poolvoerde, absolument glaçant. Un suspense original, très maîtrisé, extrèmement bien dialogué.
- "Caché" de Michael Haneke : l'importance du spectre de la guerre d'Algérie sur la société française contemporaine. Un sujet encore peu abordé, traité par une mise en scène clinique primée à Cannes. Une angoisse constante, une scène sidérante de violence, une peformance à la hauteur de Daniel Auteuil. À voir.
Et les trois que je n'ai pas encore vus :
- "The Sun" de Sokourov.Troisième film du dryptique du réalisateur russe sur les figures de pouvoir. Après Hitler et Staline, voici Hirohito. Prometteur.
- "Rois et reine" d'Arnaud Desplechin. L'un des évènements de l'année en France et la permière oeuvre "commerciale" de l'auteur. Un scandale à disséquer : l'actrice Marianne Denicourt accuse Despechin d'avoir dévoilé son intimité...
- "Vers le Sud" de Laurent Cantet: coproduction avec le Canada, l'immense Charlotte Rampling, le tourisme sexuel au féminin en Haiti, Cantet fascinant.
- "Breakfast on Pluto" de Neil Jordan: pour Cillian Murphy en travesti !
Bon festival !
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16 oct. 2005, 20:43
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Avec le festival du nouveau cinéma, de par son nom, nous retrouvons dans la grille horaire plusieurs films qui explorent le cinéma sous de nouvelles formes où souvent le spectateur ne retrouve plus les assises narratives routinières du cinéma commercial. Plusieurs films à ce sujet mérite une attention particulière: "4" (Chetyre) de Ilya Kurzhanovsky gagnant de trois prix; "The Family that eats Soil" (Ang Pamilyang Kumakain Ng Lupa) de Khavn de la Cruz, film très violent et provocateur; "Bangkok Loco" de Phornchai Hongrathanaphorn dont on dit que le générique du début vaut le déplacement; "Yaji and Kita - The Midnight Pilgrims" (Mayonaka no yaji-san kita-san) de Kankurô Kudô où tous les genres sont mêlés: comédie musicale punk-rock, road movie avec embûches, farce burlesque, film d'amour gay, surréalisme et lyrisme, certains y trouveront la musique trop forte dans ce voyage où Laurel et Hardy se glissent dans la peau de Don Quichotte et Sancho Panza; "A. V." de Pang Ho Cheung, sur un groupe de jeunes voulant tourné de la porno; "The Porcelain Doll" (A Porcelanbaba) de Peter Gardos où certains personnages ressuscitent dans un univers surréaliste; et puis surtout le film à ne pas manquer "Stories of Disenchantment" (Historias del desencanto) de A. Valle et F. Gomez, film mexicain à la narration éclatée pour lequel les critiques sont élogieuses.
Parmi les autres films de forme plus classique, il ne faudra pas manquer "Commune" de Jonathan Berman; "Ghosts" (Gespenster) de Christian Petzold, gagnant d'un prix en Allemagne mettant entre autres en scène les amours non platoniques de deux adolescentes ; "Bombon, le chien" (Bombon, el perro) de Carlos Sorin gagnant de trois prix (Mexique, Argentine et Espagne) ; "Day Break" (Dame sobh) de Hamid Rahmanian; "Mila from Mars" (Mila ot Mars) de Sophia Zornitsa; "Breakfast on Pluto" de Neil Jordan, "Rois et reines" de Arnaud Desplechin et "De battre mon coeur s'est arrêté" de Jacques Audiard.
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16 oct. 2005, 13:34
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Afin d'éclairer le maximum de personnes, voici quelques informations sur de nombreux films qui seront présentés :
L'Enfant: On aime ou on aime pas. Sans doute le film le plus grand public des réalisateurs et inférieur à Le Fils. 4/5
Capote: Philip Seymour Hoffman est très bon, mais le reste du long métrage est beaucoup trop conforme et sent le déjà-vu. 3/5
Entre ses mains: Une délicieuse histoire lente et froide, campée par des interprètes formidables. 3,5/5
Good Night. And good luck.: Une réalisation très maîtrisée de Clooney dans un film qui emprunte peut-être un peu trop au documentaire. Mais David Strathairn est tout simplement hallucinant!
Keane: Un chef-d'oeuvre pur et simple! Si vous aimez les frères Dardenne, impossible de résister à cet excellent long métrage trouble, provocateur et très bien interprété. 4,5/5
Lie With Me: Un honnête film canadien un peu trop superficiel et prétentieux. Les scènes de nudités sont belles, mais jamais provocantes. Dommage. 3/5
Mila from Mars: Un petit ovni très surprenant qui vient tout droit de la Bulgarie. Le rythme s'essouffle un peu en deuxième partie, mais quelle expérience! 3,5/5
Nuit Noire: Une oeuvre horrible qui emprunte à gauche et à droite (Dark City, 12 Monkeys, David Cronenberg, David Lynch, Microcosmos). Sauf qu'il n'y a aucune émotion, c'est long et les acteurs sont très mauvais. 1,5/5
17 octobre 1961: Un sujet explosif assez manichéen. Pas pire. 3/5
Odete: Un sujet moyennement intéressant qui se termine dans le mauvais goût. 2,5/5
Peindre ou faire l'amour: Gentil, léger et très sympa. 4/5
Petit Pow Pow Noël: Difficile et mouvementé. Fort. 3/5
Romance & Cigarettes: Cela commence bien, mais la morale survient en deuxième partie. 3/5
Something Like Happiness: Tout y est ordinaire. 3/5
Un homme sans histoire: Cela aurait dû s'appeler un film sans histoire. 2/5
Yaji and Kita, The Midnight Pilgrims: Un film culte de série Z. Horrible et drôle. Très particulier. 2/5
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16 oct. 2005, 10:18
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Les apparences sont parfois trompeuses...Dans les premiers instants d'un précédent film des frères Dardenne : "Le Fils", on soupçonne, l'existence d'un fils "caché" auquel le maître de stage craint d'être confronté.
Mais il n'en est rien ! ....
A la fin du film, le père du fils assassiné (Fils présent par l'absence !), prend "sous son aile" ce jeune apprenti, assassin de son fils et repenti (ayant déjà purgé sa peine !).
On serait prêt à s'attendrir sur cette image de père misécordieux !
Miséricorde ou Perversion !
Les films des frères Dardenne traitent de la mière humaine et prêtent à réfléchir !
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15 oct. 2005, 19:03
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Je suis très impressionnée par la qualité de la programmation de ce festival, j'avoue que j'ai cru à tord que ce festival présenté des films plûtot indépendant et pas forcément très commercial mais je faisais une erreur. Ainsi, je suis allée voir le dernier film d'Anne fontaine, Entre ses mains, où l'on retrouve deux très bons acteurs avec une mention spéciale pour Benoit Poolvoerde qui joue un tueur en série excellent. J'avoue que le film était quelque peu étrange mais bon malgré tout. Ce film nous tient en halène du début à la fin et on se demande vraiment si cet homme est vraiment un tueur ou non.
J'attends maintenant de voir mon prochain film du festival, La petite Jerusalem et j'espère voir Peidre ou faire l'amour. Bon festival.
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15 oct. 2005, 18:11
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On aurait pu nommer le film l'enfant des frères Dardenne "le père qui veut rien savoir". Une journée après le visionnment du film, je reste un peu confuse par rapport à mes sentiments sur ce film ayant gagné (tout de même) la palme d'or de Cannes au printemps dernier.... Je me disais que je verrais de bons sentiments, un père, malgré le peu de moyens qu'il possède, aider de son mieux. Au contraire, tout tourne autour du nombril de Bruno. La seule chose qui peut l'intéresser c'est vivre de ses petits larcins dans le seul but d'en avoir toujours plus. Même un enfant ne peut changer sa façon de vivre. On se dit que cette façon de vivre existe surement, à moins de vouloir vivre en aveugle dans notre société. Mais cette façon de projeter l'image d'un père qui ne veut en rien être concerné rend le film lourd, long (malgré son 95 min...), déprimant. On se console en disant que le jeu des acteurs est bon. N'ayant pas vu Rosetta (des mêmes réalisateurs) je ne peux me permette de comparaison, mais tout de même. Pas vraiment recommandé s'il a la chance de sortir en salles au Québec. Hier, la salle de l'ex-centris était pleine. À la fin de la projection, il y a bien eu quelques applaudissements polis, mais je me demande encore si j'ai pu croire dans les bons sentiments vus en toute dernière partie du film. À vous de juger ! En passant, le reste de la programmation du FNC est tellement alléchante, je ne sais pas où donner de la tête.
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13 oct. 2005, 22:15
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Le titre de ce film est porteur d'espoir : l'enfant. Mais celui-ci ne nous montrera jamais son visage. Il est presque inexistant, n'ayant sans doute pas été assez désiré !
Je suis sortie de la première, en morceaux, avec une certaine nausée.
Espérant minute après minute, que cette cabale glauque et desespérée, devienne plus humaine, plus sereine. En vain !
Ce film est effectivement très bien fait, mais le desespoir de Bruno est pire que celle du fils du bourreau de Beaumont du film d'Arcand. Sans issue ou presque ! Navrant, poignant.
Le sursaut d'humanité se pointant à la dernière seconde ne suffira pas à me donner le plaisir d'avoir découvert un film palmé d'or.
À croire que trop de sincérité peut nuire à une réelle émotion.
J'espère découvrir des films plus suaves pendant le festival du nouveau cinéma.
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13 oct. 2005, 19:10
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Oui, belle programmation, mais néanmoins décevante. C'est depuis la sortie du dernier film de Matthew Barney plus tôt cet été (une collaboration avec sa conjointe Björk), que j'espère avoir la chance de le visionner. Je ne m'attendais pas à ce que le festival des films du monde ou le nouveau festival ne choisissent de l'inclure à leur programmation, mais j'avais confiance en les organisateurs du festival du nouveau cinéma et des nouveaux médias, qui ont déjà présenté d'autres films de Barney au fil des ans.
Si la trame sonore de «Drawing Restraint 9» est déjà disponible chez HMV, qu'en est-il du film, qui a été mis à l'affiche au dernier Toronto International Film Festival mais est toujours absent des salles montréalaises?
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13 oct. 2005, 07:44
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Je trouve que la programmation de ce festival assez intéressante et même si on ne connaît pas les acteurs jouant dans les films, on a envie de les connaître et d'apprendre ce qu'ils font. Du cinéma qu'on est pas habitué de regarder à cause de tout ce qui se produit du côté hollywoodien et d'avoir la chance de découvrir autre chose c'est une perspective qui me plaît beaucoup. J'irai donc faire un petit tour de ce côté en espérant avoir de belles surprises!
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