Six degrés d'affection
Six degrés d'affection
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9 février 2006
Propos recueillis par Christine Fortier
ÉLISABETH VONARBURG AIME ESTHER ROCHON"Pour ses magnifiques ambiguïtés de bouddhiste écrivaine." Élisabeth Vonarburg est considérée comme la grande dame de la science-fiction québécoise. On lui doit la série Reine de mémoire (1 - La Maison d'oubli et 2 - Le Dragon de feu), publiée par Alire en 2005. ESTHER ROCHON AIME JEAN-LOUIS TRUDEL "Il est non seulement un écrivain qui réfléchit, mais aussi un organisateur opiniâtre, ce qui est essentiel." Esther Rochon est l'auteure des inoubliables Chroniques infernales, publiées par Alire entre 1995 et 2000. JEAN-LOUIS TRUDEL AIME YVES MEYNARD "Il y a dans ses textes une cruauté attendrie qui fait parler le cœur quand tout se ligue pour le bâillonner." Le journaliste et écrivain de science-fiction Jean-Louis Trudel a lancé en 2004 La Princesse de Tianjin et Les Insurgés de Tianjin, chez Médiaspaul. YVES MEYNARD AIME FRANCINE PELLETIER "Francine Pelletier, pour la poésie et la sensibilité de sa prose, et pour une nostalgie lumineuse qui n'appartient qu'à elle." Yves Meynard a lancé en 1999, chez Alire, Le Livre des chevaliers (traduction du roman The Book of Knights publié par St. Martin's Press). FRANCINE PELLETIER AIME LINDA BROUSSEAU "Pour la beauté qu'elle crée, pour la joie qui triomphe de la vie et pour "l'écorce des mots sur le boulevard des allégories" (extrait de son recueil Le Chant de la vie au Loup de Gouttière)."
Francine Pelletier a lancé en 2005 Les Jours de l'ombre, un superbe roman de science-fiction publié par Alire. Elle écrit aussi pour les jeunes. LINDA BROUSSEAU AIME MONIQUE LAFORCE "Elle est la grande poète des univers fragiles et ses mots me font vibrer jusqu'à l'âme et jusqu'aux larmes." Linda Brousseau est poète et auteure de livres pour enfants. Son dernier titre jeunesse s'intitule Une flèche pour Cupidon et il a été publié en 2004 chez Soulières (justement une histoire de Saint-Valentin!).
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27 févr. 2006, 19:53
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Bouleversant:Ma vie d`esclave , récit de Mende Nazer de la tribu des Nubas écrit par Damien Lewis et publié aux éditions de l`Archipel en 2005.
On part du Soudan comme toile de fond, la vie tranquille et paisible d`une fillette avec sa famille. Le désert, les serpents, les jeux de cailloux et soudain, tout chavire.
Les razzias de soldats, les rapts de fillettes entre 8 et 12 ans, les chevauchées du viol, la vente aux familles riches arabes. Puis la revente encore chez des arabes mais vivant à Londres¸, dont le chef de famille est ambassadeur!!!! On est en 2002!
À lire absolument, c`est bien écrit et ça se lit d`un trait.
Aujourd`hui cette ancienne esclave donne des conférences et doit avoir terminé ses études d`infirmière comme c`était son rêve d`enfant.
Véritablement mon coup de coeur de ce début d`année 2006.
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14 févr. 2006, 23:24
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Moi j'adore lire et je lis tout ce qui me passe entre les mains. Un livre c'est une banque de ressources inestimables. La lecture c'est une fenêtre sur le monde et cela me permet de voyager à très peu de frais. Chaque bouquin me fait connaitre un petit peu plus de notre histoire, de la vie en générale et de la culture. Chaque fois que je découvre un nouvel écrivain je découvre un nouveau monde rempli de secret caché.
Moi j'adore Nicole Fyfe-Martel avec son Hélène de Champlain 1 et 2 car c'est super bien écrit, il y a tout un travail de recherche historique qui l'agrémente et c'est une façon originale d'en savoir un peu plus sur l'histoire du Québec et de la Nouvelle-France.
J'aime aussi beaucoup Michel Tremblay car c'est un homme qui est sorti du placard depuis tellement longtemps que personne n'en fait plus de cas. C'est un homme qui raconte tellement la vie de mon quartier d'enfance que j'ai l'impression d'avoir connu les belles-soeurs et d'être la voisine de la grosse femme d'à coté.
J'aime bien aussi Patrick Sénécal que mon fils m'a fait connaitre car il a une façon un peu cru je l'admet mais très captivante de raconter des histoires de la vie contemporaine un peu déglingué.
J'adore Fred Pellerin pas seulement parce qu'on a le même nom de famille mais parce qu'il est très original et il réussit à en faire son gagne pain.
J'ai adoré Anne Rice dans la chronique des sorcieres et dans la chronique des Vampires, ces contes sont très terrifiant mais encore une fois très captivant.
J'aime bien Joany Dubé-Leblanc car c'est une jeune de 20 ans qui a parti une nouvelle mode de Bande-dessinée qui a beaucoup de succès auprès des jeunes d'ici. Même si c'est un genre de Manga du genre asiatique c'est très interressant de voir qu'il peut y en avoir ici aussi au Québec.
Vive la lecture !
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13 févr. 2006, 23:08
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Moi j'aime la littérature, presque toute. Je l'aime pour les nombreux moments de plaisir qu'elle nous offre, pour les univers en soi que sont nos auteurs, pour les moments de solitude qui se transforment souvent en fête. Ainsi, quand je visite Fortaich, c'est son univers que je visite. Quand je visite Tremblay, c'est son enfance que je perçois, c'est le quartier de son enfance que j'habite avec lui. Quand je visite Auster, je me sens moins seul, tant il est vrai qu'à travers ses récits je peux philosopher avec lui, comme lui. Quand je visite Bourguignon, c'est une vision de ma génération qui m'est offerte.
Bref qu'il se donne aisément ou qu'il soit un peu difficile à appréhender, un livre c'est une vision de l'univers dans laquelle on trouve bien des réponses, mais toujours une question : pourquoi tant de livres et si peu de temps ?
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11 févr. 2006, 09:21
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Mylène Gilbert-Dumas que j'ai découvert cette année et qui m'a fait redécouvrir l'histoire de ma ville de Québec, tout en me racontant une histoire de famille et d'amour de cette époque.
Michel Tremblay qui continue de nous faire découvrir son monde. Depuis un certain temps maintenant, ce sont ces petits cahiers qui font mon bonheur. J'en vois de toutes les couleurs.
Janette Bertrand, qui m'a fait découvrir son univers, sa vie et ses recettes l'an passé.
Le concours d'écriture Voir/Renaud-Bray qui nous a permis de connaitre plein d'auteurs en devenir peut-être, mais aussi de belles petites histoires à toutes les saveurs.
Fred Pellerin qui est plutôt un conteur qu'un auteur, mais qui nous a produit Bois du thé fort, tu vas pisser drette et dont on espère qu'il nous en écrira d'autres.
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11 févr. 2006, 17:07
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Dans le quartier Saint-Henri existe un beau parc entouré de ce qu'on appelait à l'époque des maisons de notables . Son nom : le parc Sir-George-Étienne-Cartier .
On connaissait un peu tous l'histoire de ce Père de la Confédération , mais l'auteure et avant tout historienne Micheline Lachance a su dans son nouvel ouvrage , Lady Cartier , nous faire connaître l'époque de l'Union entre le haut et le bas Canada et de cet homme qui vouait un culte divin à la reine Victoria au point de faire prononcer son prénom à l'anglaise , car il se sentait un dandy britannique dans l'âme .
Sauf que cet aristocrate avait une passion aussi pour la propre cousine de son épouse et il ne se gênait pas à l'étranger de s'afficher ouvertement avec sa maîtresse .
Tout au long de ce roman nous suivons les péripéties historiques et véritables des évènements ayant conduit des hommes politiques à se réunir à Charlottetown pour demander à l'auguste souveraine d'accepter que la colonie devienne le Dominion du Canada .
George sera aussi annobli et portera dorénavant le titre de Sir devant son nom .
C'est mon coeur de coeur pour Micheline Lachance qui nous avait déjà donné le Roman de Julie Papineau .
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10 févr. 2006, 21:13
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On avait cette discussion toute fin 2005, des amis, un parfait cheese&wine newyorkais: "Vous les choisissez comment vos bouquins?" et "Vous lisez ceux qu'on vous offre?" et puis "Les 3 lignes au cul des couvertures, c'est pas encore pire que lire la critique d'un film avant d'aller au ciné?"
4 grands-parents instituteurs, mes parents profs, autant dire que les livres ont toujours beaucoup circulé autour de moi, et de toutes sortes. Bien que les respectant, en mesurant la valeur, les aimant même, petite je décidais que "livre" était le contraire de "cadeau". Trop sérieux, pas drôle, prévisible et excessivement facile à emballer. Preuve par excellence que la personne ne s'est pas foulée pour chercher une idée.
Aujourd'hui je passerais des jours à hésiter sur quel bouquin offrir. Petite je trouvais ça stupide de parier et ça n'a pas changé, mais parier des livres... Si vous perdez vous gagnez l'occasion de choisir un livre pour quelqu'un. Si vous l'emportez, c'est la surprise.
N'aime plus m'encombrer d'objets, ne veux pas d'endroits pour stocker, pas de place où m'installer, pouvoir décamper, voyager léger. Mais jamais sans mes livres... Ou les donner, c'est différent d'abandonner. D'ailleurs ces livres changent, ceux qui me suivent.
Des murs couverts en bibliothèque, un rêve d'appartement digne des Woody Allen, et rencontré une fois - me sentais une mini-Alice au Pays des Merveilles dans cet appart berlinois!
Ne lis pas les résumés, parfois 2 lignes prises au hasard des pages. J'entends une critique qui intrigue: je cherche, possible que je tombe sur autre chose entre temps, je prends. On me (dé-)conseille, je lis. La couverture m'attire, sa texture, ses couleurs, un titre, je lis. Quelqu'un vu avec ce matin, je lis.
Surtout je lis de fil en aiguille, ce qui fait écho, se relie. Par coïncidence.
Donc intéressant cette série "Bidule aime lire Truc qui dévore Chouette".
Aussi les rubriques Lire de R. Homier-Roy ou M.F. Bazzo.
(Mais rendons à Ben...)
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09 févr. 2006, 12:58
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D'une page à l'autre, je vis des duels.
Gabriel. Je suis là qui t'attend, assis sur un petit banc au pied de la chaise qui te berce. Grand-père Marquez, me confieras-tu encore un peu de ta vie avant que tu ne partes? Le général est-il perdu dans son labyrinthe ou la vieille mémé le guide-t-il aux travers des Amériques ?
Où es-tu Barrico ? Navigues-tu sur une portée, sur un paquebot ou dors-tu dans un cocon de soie en écoutant le requiem de Verdi? Voilà une ronde. Silence ?
Gilling, Gilling. Ça sonne comme drelling, drelling; comme Barrico et comme Dickens. Y aura-t-il un traducteur chez l'éditeur Alto pour nous faire connaître tes autres Miles et Isabel.
Et Soucy, la petite fille t'a-t-elle brûlé les doigts en coulisse du Music-Hall ? Ton silence est aussi lourd que celui de Kristof, Agatha de son prénom.
Ne craint rien Dickner, je n'en redemanderai pas un autre tout de suite. La rigueur et la qualité de ton écriture vaut bien une attente de quelques années. Pas plus j'espère...
D'une page à l'autre, je vis des deuils.
Il y a tant de mots à lire
et si peu de temps pour lire.
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09 févr. 2006, 11:16
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Quelle bonne idée que ces maillons d'auteurs qui s'imbriquent par amour et admiration. Du coup, j'ai l'eau à la bouche pour 12 auteurs ! Surtout que lorsqu'on aime un auteur, moi c'est Francine Pelletier pour ses romans pour coeur jeunes, nos sens s'affûtent pour cueillir l'essence concentré du maître à lire qui est proposé.
On vit d'inspiration, de prose et de poésie. De ce côté, je me promets d'aller fureter du côté de Linda Brousseau, poète et auteur pour enfants, cela joue dans mes cordes sensibles. Et dire que je ne me souviens pas l'avoir rencontrée ... Le visuel chez le livre pour enfants est si captivant que j'avoue ne pas toujours retenir le nom de l'auteur que je feuillette.
A réitérer cette chaîne d'amour, pour l'inventif, l'efficace et l'inspirant !
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