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Rue Saint-Paul

Artère des antiquaires


ARTICLE - 30 mars 2006
Sofie Bienvenu


photo: Renaud Philippe
La rue Saint-Paul, petite rue presque magique, est un océan de possibilités. On y trouve de tout - antiquaires, galeries d'art, restaurants... - et on y entend toutes les langues.
 
Le périple commence en face du Marché du Vieux-Port. En descendant le fleuve, vers la rue Dalhousie, on se dirige vers le Musée de la civilisation et ses nombreuses expositions (Nusantara Indonesia, Artefacts fous braque, Autopsie d'un meurtre...). En remontant, c'est le quartier Saint-Roch qui offre ses nombreux attraits.

Machin chouette, au 225 de la rue Saint-Paul, n'est pas une boutique d'antiquaire comme les autres, grâce à son allure très sélect et peu fouillis. Une petite poussette rouge, jouet d'enfant vestige des années 50, est accrochée à la devanture, à côté de vieilles plaques d'immatriculation et autres coffres aux trésors, et invite le passant à entrer admirer les objets souvent désuets qui y reprennent vie.

L'oeil est ensuite attiré par un "Antiquaire" peint sur une façade. Mais lorsqu'on s'approche, la devanture révèle la galerie d'art Portrait international - réalisme contemporain et portraits réalistes, notamment du peintre Denis Jacques, célèbre auteur d'une des fresques des colonnes de la bretelle d'autoroute Dufferin.

C'est une autre galerie d'art qui fait le coin lorsqu'on traverse la rue: la Galerie Perreault, qui expose de nombreux artistes québécois de réputation, et qui fait face au fameux restaurant Le Poisson d'avril, qui offre bouillabaisse, moules à volonté et autres délices de la mer dans une ambiance décontractée.

Ceux qui auront le goût de l'évasion se rendront quelques immeubles plus loin, au Mistral gagnant tout de jaune vêtu qui, par son ambiance, son accueil, et bien sûr ses plats, fait voyager jusque dans le midi de la France.

Pour nourrir la faim de l'esprit, c'est à la librairie Argus qu'il faut s'arrêter. On y trouve de nombreux ouvrages anciens traitant de photographie, de géographie, d'art, de sciences, de littérature... Pas besoin d'être collectionneur pour trouver la perle rare, un ouvrage dédicacé, une gravure ou une carte postale ancienne; n'importe qui peut y trouver son compte et repartir le sourire aux lèvres, un bouquin sous le bras.

Les amateurs d'antiquités n'ont pas tout vu! La Maison Dambourgès se place en véritable caverne d'Ali Baba pour chineur: une vieille boîte à cigares par-ci, de vieux meubles de campagne par-là. Bibelots, raquettes et vieilles publicités se côtoient pour le plus grand plaisir des yeux. On y trouve également de la "création design", par laquelle on assemble différents types de verres et on les peint pour en faire des abat-jour ou des tableaux très colorés.

Plus loin, la boutique À la Capucine, l'une des spécialistes des meubles québécois en pin du XIXe siècle à Québec, est un arrêt obligatoire, ne serait-ce que pour écouter le propriétaire raconter des anecdotes sur les objets qui datent de plus de 100 ans ou pour entendre ses explications sur les méthodes de fabrication des pièces présentées.

Retour en douceur au XXIe siècle grâce à la boutique Les Cafés du soleil et à ses différentes variétés de café ou de thé provenant des quatre coins du monde ainsi qu'aux accessoires nécessaires à leur préparation. On s'y attable pour un déjeuner, un dîner ou un goûter dans une ambiance sympathique, à l'intérieur ou, l'été, en terrasse.

C'est quelques pas plus loin que "l'énigme de la carotte rayée" sera résolue, à la boutique Le Roquet, qui offre des produits d'exception - t-shirts, tabliers, sacs, etc. -, faits en petite série. On y retrouve des personnages amusants, comme le petit chien saucisse, la carotte rayée, la gamine tannante, le terrible minou... Il est difficile de ne pas en sortir les bras chargés de nouveaux atours.

Un peu plus loin, mais pour quelques semaines encore seulement, se trouve l'unique marchand de cartes anciennes de Québec, Les Antiquités du matelot, qui a perdu son propriétaire et écoule son stock à des prix ridicules.

Au 95, c'est le Buffet de l'antiquaire et ses déjeuners copieux, excellents et peu chers, servis toute la journée. Le menu du midi comprend un choix de 13 plats dans la plus pure tradition québécoise: pâté chinois, ragoût de boulettes... On ressort de là en roulant, mais pressé d'y retourner le plus vite possible.

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18 avr. 2006, 18:34
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La rue Saint-Paul est devenue une artère où coule le beau sang bleu de l'art et de la culture à Québec. Les galeries d'art qui présentent des réalités réinventées sur des toiles par la magie de l'art et les nombreux antiquaires qui la patinent de leurs trouvailles ramassées aux quatre coins de notre passé y sont certainement pour quelque chose. Le quartier historique des alentours en ressort tout revivifié de cet apport de sang neuf, les rues avoisinantes en ayant même profité pour se refaire une beauté, comme la rue du Saut-au-matelot qui nous laisse admirer tranquillement et au pas du promeneur ses belles façades ou bien la rue Saint-Pierre dont les colonnes corinthiennes des temples de la finance du début du vingtième siècle figurant les premiers pas de Québec dans le monde de la finance prennent une toute autre allure maintenant qu'elles n'en sont plus que les vestiges. Mais pour les amoureux de ce quartier qui n'a plus de latin que le nom maintenant que seules quelques institutions récalcitrantes s'entêtent encore à vouloir l'enseigner dans un monde qui n'en a cure, c'est en montant vers la rue Saint-Jean à partir de la rue Saint-Paul en empruntant des rues d'une autre époque, soit la rue D'ambourges et la côte de la Cannoterie, que tout ce sang afflue à gros bouillon, surtout quand ils débouchent sur Saint-Jean par la rue Sainte-Famille, contemporaine de tant de rêves estudiantins. Ce quartier est tout chargé de souvenirs et d'histoire comme le rappelle aussi les nombreuses plaques commémoratives qui nous disent que là à vécu Francois-Xavier Garneau ou que telle autre figure de notre histoire y a aussi aménagé ses pénates aux jours sans gloire de leur époque.
04 avr. 2006, 10:45
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Cette rue à différente saveur tout dépend des saisons. Ce que je préfère par dessus tout c'est aller me promener sur cette rue l'automne. Rien de mieux qu'un gros chandail de laine, un soleil radieux, des arbres pleins de couleurs et des antiquaires. C'est la rue des antiquaires ou les parents retrouvent des souvenirs d'enfance et les plus jeunes découvrent tout simplement. C'est la rue des découvertes. Rien de mieux pour finir la journée qu'une bonne soupe au pois au buffet de l'Antiquaire. Ça réconforte et réchauffe l'intérieur. Peu importe la saison, elle a toujours quelque chose à nous faire découvrir. Bientôt c'est l'été et se sera au tour des touristes de découvrir nos souvenirs. Ça vaut vraiment le détour !!!
01 avr. 2006, 21:40
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Je vous conseille d'aller au buffet de l'antiquaire. On y retrouve une nourriture traditionnel québécoise à faible coût. leur déjeuner sont vraiment excellant et ils offrent l'été quelques tables sur la rue. Il a aussi chez Bellez, une autre terrasse sympathique pour bourgeois avide de nouvelle rencontre ou ambiance décontracté. A côté, on a une place de pétancle pour nous r'appeller que le sud de la France n'est pas si loin. Le hic c'est que c'es 2$ de l'heure pour les parcomètres donc prnez donc l'autobus!!!!
01 avr. 2006, 08:11
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Il y a bien longtemps que je n'ai pas longé cette rue Saint-Paul et à en croire cet article, il y a bien des choses qui ont changé dans ce coin. Tout d'abord, le restaurant le Poisson d'Avril que j'adore, pour y avoir mangé du temps qu'il était sur la rue Saint-Jean. Merveilleux endroit pour les fruits de mers et surtout les moules. Ensuite, que d'endroits sympathiques pour découvrir nos talents de brocanteurs. Des antiquités, des bricoles, des babioles. C'est la rue idéale pour se promener lors de ces magnifiques journées de printemps, avant ou après être allé se ravitailler en diverses bouffes au marché. Un endroit aussi que j'aime bien, c'est la librairie Argus dont j'oubliais qu'elle était à cet endroit. Ça fait bien longtemps que je n'y suis pas allée fouiner un peu. C'est tellement différent de ces librairies plus commerciales qui intègrent de plus en plus la musique et les DVD à leurs actifs.
31 mars 2006, 11:23
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Mon premier lieu sur cette rue, le plus fréquenté, demeure le buffet de l'antiquaire. Une petite entreprise familiale avec un accueil des plus sympathiques, une ambiance familière et une cuisine maison peu commune, avec des prix qui donnent le goût d'y retourner, puisqu'ils ne vident pas le portefeuille, il en reste pour y revenir. Pour la vaisselle, il y a aussi Renaud et cie qui offre un choix intéressant et varié, des produits de qualité et de grands noms. Quand on pense que la rue St-Paul a déjà été reconnue comme celle de la prostitution à Québec, située près de l'arrivée des marins. Peu de vestiges l'attestent cependant.