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Something Like Happiness
Dans une ville grise du Nord de la Bohême, trois jeunes ayant grandi ensemble dans un HLM cherchent le bonheur. Monika ne sait pas à quoi s'attendre de son fiancé parti travailler aux États-Unis. Elle fait de son mieux pour aider Dasha, qui souffre de l'absence de son amant marié. Traversant une profonde dépression, celle-ci néglige ses deux jeunes enfants, que Tonik emmène à la ferme de sa tante excentrique. Avec Monika qu'il aime secrètement, au milieu des chèvres, des tacots rouillés et des cheminées industrielles, ils écouleront des jours heureux. Un film d'apprentissage d'où se dégage une impression d'authenticité. Louve d'or au Festival du nouveau cinéma de Montréal en 2005.

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Something Like Happiness

La vie est ailleurs


ARTICLE - 11 mai 2006
Kim Soo Landry

Something Like Happiness: un film d'apprentissage d'où se dégage une impression d'authenticité.
Dans Something Like Happiness, du Tchèque Bohdan Slama, trois amis d'enfance prennent leurs premières grandes décisions de la vie adulte.
 
Dans une ville grise du Nord de la Bohême, trois jeunes ayant grandi ensemble dans un HLM cherchent le bonheur. Monika (Tatiana Vilhelmova) ne sait pas à quoi s'attendre de son fiancé parti travailler aux États-Unis. Elle fait de son mieux pour aider Dasha (Ana Geislerova), qui souffre de l'absence de son amant marié. Traversant une profonde dépression, celle-ci néglige ses deux jeunes enfants, que Tonik (Pavel Liska) emmène à la ferme de sa tante excentrique. Avec Monika qu'il aime secrètement, au milieu des chèvres, des tacots rouillés et des cheminées industrielles, ils écouleront des jours heureux.

Il se dégage de ce film d'apprentissage une impression d'authenticité qui découle de l'interprétation naturelle des acteurs, d'une écriture concise et pleine, de détails visuels révélateurs et de la sensibilité d'une photographie à l'affût des regards obliques, des visages détournés et des silences éloquents.

Something Like Happiness traite entre autres du passage, d'un ici vers un ailleurs, du foyer familial à la famille élective, de la jeunesse à l'âge adulte. À travers les événements significatifs du quotidien, qui recomposent à l'infini les circonstances avec et contre lesquelles les personnages évoluent dans le doute, le sacrifice et le don, s'exprime l'universelle quête du bonheur. Et là réside la beauté indicible de cette oeuvre qui, sans jamais le nommer, le circonscrire, s'en approche sans l'atteindre, à l'image de celui-ci, fuyant, évanescent, en transit.

Le troisième long métrage de Bohdan Slama a presque tout raflé à la remise des prix du cinéma tchèque, en plus d'avoir reçu plusieurs distinctions sur le circuit international des festivals: San Sebastian, Athènes, Angers, Cottbus et Louve d'or au Festival du nouveau cinéma de Montréal en 2005. À noter que son deuxième film, Wild Bees, également récompensé, sera présenté le 19 mai à la Cinémathèque.

En première partie de la projection, Portrait de l'artiste en muse, court métrage intimiste du Québécois Étienne Desrosiers, met en scène un dialogue sur le désir et la création entre le photographe Georges Steeves et l'auteur Astrid Brunner, sur fond de paysages marins de la Nouvelle-Écosse.


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11 mai 2009, 18:54
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J'ai beaucoup apprécié ce film... mais Dieu qu'il est déprimant! Voilà l'histoire de trois amis qui vivent misérablement en République Tchèque.  En fait, partout où l'on regarde, autour d'eux, on découvre le malheur et la petite vie misérable.  L'un des amis vit avec sa tante dans une vieille maison dont le toit coule et qui menace d'être rasée par des constructeurs.  Le jeune homme tente de réconcilier le mari de sa tante avec cette dernière, les deux étant divorcés.  Seule la nouvelle d'un cancer généralisée chez la tante, ne lui laissant que quelques jours, les réconciliera.  Pendant ce temps, la seconde amie tente d'aider la troisième, qui vit de profonds problèmes psychiatriques au point d'abandonner à leur sort ses deux enfants âgés de 4 et 6 ans.  La seconde amie devra faire interner la troisième et récupèrera les enfants qui iront vivre dans la maison du premier ami, personne d'autres ne voulant les accueillir dans l'entourage de la seconde amie.

Je crois que ce film illustre bien le quotidien de toute une classe de gens qui font face à des problèmes criants menaçant leurs besoins essentiels.  En ce sens le film est très bien réalisé.  On a presque le cœur fendu lorsque la mère aux problèmes psychiatriques réprimande les deux enfants et qu'ils se mettent à pleurer.  Il est clair que ce n'est pas parce qu'ils sont bons comédiens... mais plutôt qu'on les a réellement fait pleurer au moment du tournage de la séquence.

De façon générale, on dirait que le film a été réalisé avec les moyens du bord, l'image bougeant souvent et la trame sonore étant à peu près inexistante.  Ceci dit, je crois que c'est ce qui contribue à donner son âme à cette histoire: le drame est intime et  nous sommes les voyeurs de la situation déprimante et sombre qui enveloppe les personnages.  En ce sens, c'est un excellent film.

Certainement pas recommandé aux dépressifs, le film demeure pourtant un incontournable pour apprécier du cinéma différent et criant de vérité.  C'est à voir!

Titre français: "Quelque chose comme le bonheur"

25 févr. 2007, 12:57
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Les gens de ce film ne demandent pas la lune, seulement être capable de trouver un peu de bonheur dans leur quotidien. Pas toujours facile et leur vie ne semble pas rose tous les jours, mais ils réussissent tout de même à sourire et à faire de leur quotidien quelque chose de bien. Something like hapiness est un film qui nous montre le bonheur sous une autre forme, mais en même temps c'est réel. Il y a aussi des moments qui sont très touchants et les enfants apportent quelque chose de magique aussi. On sous-titre rarement ce qu'ils disent, mais quand même ça fait du bien de les entendre rire et de les voir content d'avoir eu du chocolat! Un film bien fait avec des acteurs que je ne connaissais pas du tout, mais que j'ai su apprécier dès les premiers instants.
04 oct. 2006, 19:03
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Vivre dans la misère ! Voilà, en quelques mots, le résumé du 3e film de Bohdan Slama. Malgré le contexte pitoyable, pour ne pas dire sordide, de ce film, ce qu'on en retient et ce qui nous touche surtout, c'est la générosité qui fait oublier la pauvreté, l'amour qui transcende la misère, cette dernière finissant par prendre une importance secondaire à mesure que l'intrigue se précise. On imagine facilement que cette histoire n'est pas que fictive. Beaucoup de Tchèques ont dû vivre cette période noire après la défunte U.R.S.S. La vie de ces gens, toute simple, trop simple, presque sans plaisirs excepté celui du sexe, nous apparaît d'un ennui incommensurable. À travers la grisaille quotidienne, le réalisateur nous expose des situations, nous dévoile l'âme de ses personnages, nous intéresse à cette vie de communauté qui pourtant est d'une banalité sans nom. Un peu d'humour, une sensibilité perceptible du cinéaste à travers la caméra, la beauté de certaines images, font de ce film un surprenant amalgame qui nous séduit assurément. Slamal a su s'entourer d'excellents acteurs et mentionnons que les enfants sont d'un naturel désarmant. Si la fin n'apporte pas de réponse à toutes nos questions, au moins nous donne-t-elle à penser que la suite sera plus heureuse et bien que non exprimées, on peut facilement deviner les raisons du retour de l'héroïne dans sa ville natale. Pour le cinéphile, ce film représentera quelque chose comme le bonheur !
24 juil. 2006, 22:17
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Ce film tchéco-allemand est venu chatouiller ma sensibilité. D'abord le jeu de Pavel Liska, interprète de Tonik, un jeune homme qui se révèle très courageux dans cette grisaille de vie. Il n'est pas grand, pas aussi attirant que peut l'être le fiancé de Monika parti tenter sa chance aux Etats-Unis, mais c'est lui qui est là quand les problèmes de leur amie Dasha éclatent, c'est encore lui qui décroche du moule de la société pour s'installer sur une ferme qui tombe en ruine et c'est aussi lui le persévérant qui joue le tout pour le tout pour les beaux yeux de Monika. Cette dernière est une actrice qui retient extrêmement notre attention tout au long du film, tant par sa sincérité que par son histoire. Au travers de ces endroits qui semblent pourtant à des kilomètres de notre réalité, on retrouve un point commun: la recherche DU bonheur ou à tout le moins D'UN bonheur. Que chacun cherche et trouve de sa façon bien personnelle. Avec ou sans la famille. Seul ou accompagné. Enraciné dans son patelin ou au bout du monde.
13 juil. 2006, 16:40
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Avais bien envie de "Something like happiness" depuis sa percée au FNC 2005. Ça m'plaît les films d'Europe de l'Est parce qu'ils parlent cru de ce qui est, de la misère de l'alcoolisme du froid du chômage de la violence parce que tout cela fait le quotidien de bien du monde; et parce qu'ils croquent des personnages dans le dur du roc, ils taillent coupent tranchent dans le vif des vies sans les amputer de la moindre humanité au contraire. Comment expliquer ça? Vais m'y reprendre un peu mieux... Ils disent pas "merde" quand il faudrait, n'encaissent pas sans broncher quand ça vaudrait mieux, claquent pas la porte quand elle le mérite, finissent ronds comme des pelles quand ils éclusent trop et se font dire d'aller s'coucher, ils font pas les bons choix sans se tromper, n'arrivent pas toujours au bout des rêves qu'ils commencent, sans non plus s'écraser tout au fond. Et de ces hauts et bas instables et de ces coups d'coeur et d'sang, on touche du vrai et du vibrant, de l'authentique, du pénétrant. Paradoxalement ça donne un petit air d'irréel à certaines scènes silencieuses ou occasions manquées. Mais c'est comme ça pas vrai, en vrai on n'est pas tout beau tout parfait comme à la TV. Moni se fait envoyer bouler par sa maman qu'elle sacrifie son propre bonheur à jouer les Mère Thérésa pour tout l'immeuble. C'est vrai que dans le barzouf de malheur des autres elle a de quoi s'occuper la gamine. Vrai aussi qu'elle a déjà son p'tit bonheur de bien protégé à l'intérieur - juste le temps de pouvoir rejoindre son Jules aux États. Elle toughe l'impatience et la distance, l'irresponsabilité et l'injustice des autres; et sans doute c'est ce qui la rend forte et sans doute c'est ce dont elle a vraiment besoin et sans doute ça la casse et l'use. Son histoire avec Tonik est là dès la 1ère minute et jusqu'après la fin, puisqu'on n'en a pas les derniers mots et c'est tant mieux. On la voit dans des détails sensibles, on la sent frémir. Elle a comme le film un "something like"...
01 juil. 2006, 11:07
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Something like happiness, quel beau film, pas commercial, car à date seulement deux contributeurs ont exprimé leurs commentaires. J.ai adoré. c'est le genre de fdilm, avec de très bons comédiens inconnus, dont pas moyen de comparer leur performances dans des films antérieurs, on entre dans leur vécu, on aime en secret, on se prépare à partir en Amérique rejoindre le fiancé exilé, l'aventure improbable, puis on s'occupe des deux enfants d'une voisine très peu maternelle, c'est un pique-nique de fraîcheur comme seuls les Européens savent le faire avec peu de moyens, fuck les sous-titres, on s'en fout les émotions nous étreignent, on ne se lasse de ces personnages simples et attachants, on mange avec eux, on rit, on pleure et à la fin nous sommes dans le train qui avec cette jeune femme qui va rejoindre le bonheur, l'amour de sa vie, la poinçonneuse et le mécanicien ne copient pas Roméo et Juliette, car l'amour existe encore.
17 mai 2006, 20:06
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Qu'est-ce que le bonheur? Est-il passager? Est-ce un état tellement subtil que lorsqu'il passe on ne s'en aperçoit pas? Le réalisateur nous pose la question au moyen d'une histoire de quelques amis et voisins à la vie ordinaire. Ils vivent en banlieue dans un HLM délabré, travail précaire, condition de vie assez misérable, amours à sens unique et liens familiaux difficlies. Pourtant subrepticement le bonheur se montre le bout du nez à coup de petits gestes, de petits moments tendres. Quelques-uns le goûtent, d'autres le repoussent. On lui tient tête, on le pourchasse. On ne se rend pas compte qu'il est là tout près, qu'il suffirait d'un instant d'attention et on y entrerait. On le cherche ailleurs, on le veut grandiose, on préfère le rêver que d'accepter les miettes qu'il nous tend. Un film donc sur la quotidienneté et sur le combat de simple gens tentant de survivre au marasme. Un film humain.
12 mai 2006, 08:46
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Something Like Happiness est une énième variation sur les difficultés d'être des adultes sereins et responsables lorsque l'existence est difficile et sans grand avenir. Sympathique et royalement prévisible. Un gagnant incompréhensible de la Louve d'or du meilleur film au dernier Festival du Nouveau Cinéma de Montréal. Cette chronique douce-amère parfaitement inoffensive ressemble à des dizaines d'autres films. Après seulement les dix premières minutes, il est aisé de déterminer comment le tout va se terminer tant les surprises sont inexistantes. Telle action va survenir ici, tel personnage sera malade là et le « je t'aime » arrivera un peu avant la fin. Si au moins il y avait une réplique ingénieuse ou une quelconque action pour s'éloigner des terres battues. Oh que non! Avec un scénario aussi usé, c'est la tâche des différents protagonistes d'étonner un peu. Malheureusement, c'est rarement le cas. Malgré une distribution secondaire plutôt pertinente, les rôles principaux déçoivent amèrement. Anna Geislerova en met des tonnes et sa Dasha frôle la caricature pour chuter dans le grotesque. Pavel Liska n'est guère plus convaincant en jeune insouciant qui a confiance en sa bonne étoile. Trop souvent, ses mimiques ne correspondent tout simplement pas à son personnage. Quelle chance que Tatiana Vilhelmova est présente pour racheter quelque peu les meubles! Sa Monika est juste, sensible et très intense. Suivant l'inédit Wild Bees, Something Like Happiness est loin d'être un ratage. Les propos sont souvent intelligents, toujours pertinents. Le rythme est posé et évite légèrement les excès mélodramatiques. C'est seulement que devant autant d'histoires qui se ressemblent, il est extrêmement difficile de rester très longtemps attentif, car il n'y a vraiment rien qui sort de l'ordinaire. Le vent souffle normalement, sans se faire remarquer.
FICHE-INFO
Pays: Allemagne · République tchèque
Année: 2005
Durée: 1h42
Catégorie: Drame
Classification: N/A
De: Bohdan Sláma Avec: Tatiana Vilhelmová, Ana Geislerová, Zuzana Krónerová