Festival de films sur les droits de la personne
Droits et libertés au cinéma
ARTICLE -
22 mars 2007
Jerôme Delgado
Le 2e Festival de films sur les droits de la personne s'ouvre demain avec Bamako, un grand film se portant à la défense de l'Afrique. Au programme: une vraie fête du cinéma, parfois sombre, mais forte de 75 films de tout genre.
Le plus jeune de nos festivals de cinéma prend de l'envergure. Pour sa deuxième année, le Festival de films sur les droits de la personne de Montréal (FFDPM) s'ouvre demain avec une véritable bombe. Artistique, s'entend. Bamako, d'Abderrahmane Sissako, est un grand film, autant par sa forme, originale et soignée, que par son propos, porteur de valeurs.Si le reste de la programmation 2007 est du même calibre, ce festival aura démontré en peu de temps sa raison d'être. Les discours humanistes, délibérément engagés sur la voix du militantisme, peuvent faire du grand art. Organisé en marge de la Semaine d'actions contre le racisme et membre du Human Rights Film Network (parce qu'il y a ce type de festivals en France, en Argentine, en Corée du Sud, en Russie...), l'événement défend une noble cause: rappeler, par le cinéma, "l'importance des droits de la personne et des libertés fondamentales". Soixante-quinze films sont au programme. Documentaires, fictions, longs ou courts métrages, quelques animations, des comédies aussi; bref, une vraie fête, qui "vole" des primeurs. Lancé à Cannes, Bamako connaîtra sa première québécoise ici, alors qu'il aurait très bien pu être de Vues d'Afrique ou de n'importe quel festival généraliste. Son réalisateur, un Mauritanien formé à l'école soviétique qui en est à son huitième film, livre, sous les traits d'une fiction, un cri du coeur. Son appel pour la fin de l'exploitation de l'Afrique, et de sa population, se présente sous la forme d'un tribunal mandaté de juger les activités du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale. Des joutes oratoires, du grand théâtre mettant en vedette le peuple, et des images sublimes, légèrement subversives, composent l'oeuvre. L'Afrique est, logiquement, présente dans ce festival. Bienvenue en Afrique porte sur les sans-papiers refoulés d'Europe à coups de traitements cruels et racistes. L'immigration africaine est aussi au coeur d'I See the Stars at Noon, alors que d'autres films traitent des enfants soldats, de la guerre au Darfour, de la prostitution et d'autres actualités sombres du continent. Soulignons également la présence de La Couleur du sacrifice qui aborde, en docu, le même sujet qu'Indigènes, la fiction acclamée de Rachid Bouchared. Emprisonnements injustifiés, violence sous les dictatures, populations oubliées, la violation des droits humains prend une multitude de formes. Certains cas sont connus, d'autres moins. Tel celui de ces familles d'Athènes expropriées et expulsées peu avant les Jeux olympiques. Garlic and Watermelons raconte leur histoire. Les parois qui se dressent pour diviser les territoires se multiplient et deux films s'y intéressent. Murs fait le tour de la planète, alors que le court métrage Don Quichotte à Jérusalem ne montre que celui en Palestine, mais de manière humoristique. Au Québec, tout n'est pas parfait. Yves Langlois nous le rappelle en évoquant les mauvais traitements des personnes alitées dans J'veux pas aller à Saint-Charles-Borromée. Notons qu'un volet compétitif met aux prises les courts métrages. The Clown Children semble au-dessus du lot: en six minutes et sans aucune narration, sinon celle des images, le documentaire révèle avec beaucoup de justesse l'injustice envers ces enfants obligés de faire les pitres dans la rue. Jusqu'au 29 mars au Cinéma du Parc www.ffdpm.com
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26 mars 2007, 11:01
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Quand on songe, à tous les pays, qui se battent, pour tenter d'avoir des droits humains... Un Festival de films sur les droits de la personne, devient une nécessité absolue! Enfin, plusieurs cinéastes, pourront exprimer tout haut, ce qu'ils pensent, tout bas! En passant, par l'art, ils dévoileront enfin, le bâillonnement, que vivent des individus, au quotidien! Faut-il censurer, les droits et libertés au cinéma? Alors, le festival en question, n'aurait donc aucune raison d'exister.
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24 mars 2007, 22:00
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Je dois l'avouer je suis folle des documentaires qui relatent de véritables événements. J'aime mieux ça que tous les films du monde. Quand ils passent à la télévision soit dans le cadre des Grands reportages sur RDI ou encore les Grands documentaires et Ici Le Monde à Télé Québec , je les écoute et je les enregistre, incapable de m'en séparer comme si je possédais en main propre des éléments de preuves contre des gouvernements dans le monde, sans âme qui passent à tabac, martyrisent, bafouent les droits à la vie de la population qu'il se doit de servir. Je les tiens que je me dis, voici les preuves de ce que je dénonces. Bon c'est certain qu'ici j'exagère un peu mais il n'en reste pas moins que je me dis que ces films documentaires doivent avoir un but, une répercussion dans le monde soit servir à des fins d'amélioration du sort des êtres humains. C'est du moins ce que j'espère et ce de tout mon coeur.
J'ignorais que ce Festival de films sur les droits de la personne existais, je vous assure que
mordu comme je suis c'est certain que je vais aller voir quelques-uns de leurs films sinon je ne pourrais pas dormir tranquille. J'apprécie énormément ce qu'ils font. Pour ma part j'aime mieux savoir la vérité même si elle est cruelle que de vivre dans l'illusion que tout est parfait.
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24 mars 2007, 20:06
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Tout un festival pour nous jeter à la figure des horreurs venues de partout. Fortement rébarbatif comme idée, ce type d'événement que pourtant présente comme "une vraie fête du cinéma" le chroniqueur Jérôme Delgado dans son introduction ci-haut. On n'a vraisemblablement pas la même définition de ce qu'est une fête... Mais, peut-être l'affaire a-t-elle malgré tout un certain mérite, comme celui d'améliorer des conditions misérables qui sévissent autant ici qu'ailleurs?
À la réflexion, toutefois, cela me paraît bien douteux. En quoi des séances s'apparentant davantage à un voyeurisme collectif malsain qu'à des gestes concrets pour changer ce qui ne va pas contribue-t-il à faire avancer les choses? Dénoncer, d'accord. Exercer des pressions politiques, d'accord. Contribuer des fonds (s'il y a garantie suffisante que cela se rende), d'accord. Mais aller se caler le postérieur dans un bon fauteuil et visionner des heures durant des kilomètres de pellicules immondes, certainement pas.
Ce type d'activité ressemble bien davantage à une façon un peu égoïste de se donner bonne conscience. Parce qu'on aura vu, ensuite dit à quel point on aura trouvé cela horrible et inacceptable, on estimera avoir en quelque sorte fait sa "BA", comme tout bon scout. Et on continuera ensuite comme si de rien n'était, surtout préoccupé par ce qu'il y aura au menu pour souper. Et ici et ailleurs, on croupira une autre année encore dans la misère, jusqu'à la 3e édition de cette "vraie fête du cinéma", l'an prochain.
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24 mars 2007, 14:31
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Le Festival de films sur les droits de la personne n'a pas pour but de nous distraire en nous faisant passer un agréable moment , mais plutôt de nous apprendre des choses ou encore de comprendre des faits de notre monde .
Pas besoin d'aller au bout de la terre , dans un pays gouverné par un dictateur pour découvrir que les droits de la personne peuvent être brimés dans notre propre cour .
Prenez par exemple le film documentaire J'veux pas aller à saint-Charles-Boromée où le réalisateur Yves Langlois analyse avec l'aide de bénéficiaires et de spécialistes ce dérapage en milieu hospitalier qui a fait scandale en 2003 et on croit que la situation est réglée .
Dans Nestor et les oubliés , du réalisateur Benoit Pilon , nous retrouvons Louis Joseph Hébert du film Roger Toupin , épicier-variété qui nous raconte son incessant combat pour les Orphelins de Duplessis de l'orphelinat d'Huberdeau . Une période sombre de l'histoire du Québec que le gouvernement tend à oublier sinon nier l'existence .
Pour terminer , ceux qui ont vu le film Indigènes , seront comblés par le documentaire La couleur du sacrifice qui nous raconte le destin de ces hommes engagés plus ou moins volontaire pour libérer la France et qui sont les grands oubliés des livres d'histoire .
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