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Arts visuels

Gisèle Boulianne

Fièvre urbaine


ARTICLE - 3 mai 2007
Gisèle Boulianne: "Ce n'est pas le côté sombre ou les catastrophes que je peins. C'est plutôt l'énergie humaine qu'il y a actuellement et dans laquelle on vit."
Gisèle Boulianne explose dans Regards urbains. Sur ses toiles, elle recrée la fièvre quotidienne des grandes villes. Entretien.
 
Vibrantes de l'énergie palpable dans des villes comme New York, Berne ou Paris, les oeuvres de Gisèle Boulianne contrastent avec leur lieu d'exposition, la paisible galerie d'art Maistre. Dynamiques, elles semblent avoir croqué sur le vif non pas des personnages figés ou des bâtiments, mais des moments dans toute leur vitalité.

"Mon sujet, c'est le monde d'aujourd'hui, l'énergie actuelle de l'humain. C'est pour ça que je fais des villes, parce qu'elles ont été construites par l'homme. Dans ma démarche, je ne fais pas juste prendre des photos. Premièrement, je me remplis. Je m'en vais dans un bain de foule. Et là, je capte toute l'énergie que les humains me renvoient; je deviens comme une grosse boule d'adrénaline", raconte-t-elle pendant que les propriétaires de la galerie accrochent au mur ses derniers tableaux sur des rythmes jazzés. Une fois de retour dans son atelier de Pont-Rouge, la peintre recrache sur la toile toutes les images, les émotions avalées. "Je recrée un nouveau lieu. C'est comme si j'étais là et que je me promenais... Ce n'est pas le côté sombre ou les catastrophes que je peins. C'est plutôt l'énergie humaine qu'il y a actuellement et dans laquelle on vit."

Ses univers, elle les bâtit à partir de photos qu'elle déchire et qu'elle replace dans des espaces peints qui renvoient beaucoup à la nuit et à ses invitantes lumières. "C'est le souvenir qui sort. Ça se fait tout seul. Ce sont des sentiments, des émotions qui sont restés collés et qui ressortent." Dans son expo apparaissent donc ses impressions de New York, des fragments de Montréal, un quartier plus louche, la fenêtre où Einstein a découvert la formule de la relativité.

Au moment de la rencontre, Gisèle Boulianne flotte: elle vient tout juste de recevoir une invitation pour exposer dans une galerie à Cannes, pendant le célèbre festival de cinéma. Celle qui pratique son art depuis 25 ans en profitera sans doute pour se nourrir de nouvelles images... d'action!

Jusqu'au 16 mai
À la galerie d'art Maistre
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10 mai 2007, 20:13
répondez à cette critique!
On aime, ou on déteste les villes. Dépendamment, de quel angle on l'observe? Madame, Gisèle Boulianne, a choisi l'optique, de la beauté qui transpire, autant le jour que la nuit! «Ce n'est pas le côté sombre ou les catastrophes que je peins. C'est plutôt l'énergie humaine qu'il y a actuellement et dans laquelle on vit.» C'est donc, sous un ciel de plomb, ou un soleil éblouissant, que ses peintures, qui absorbent au premier degré. Puis, on découvre, la minutie, et cette quête du détail de l'endroit, fort localisable. Quoique, sous le regard enjoliver, d'une amoureuse face à sa passion. Une complicité, tellement forte que l'on ressent, l'intensité de ses énergies, qui passent à travers chacun de ses tableaux : vraiment spectaculaires! Félicitons Madame, je crois que votre griffe, sera très recherchée dans un avenir, pas trop lointain...
09 mai 2007, 12:56
répondez à cette critique!
La vitalité de Gisèle Boulianne met en relief son énergie et son dynamisme. Elle a identifié sa quête et sa recherche picturale est mise en évidence par la spongiosité du moment précis qu'elle capte dans différents lieux. Les sensations, les ambiances et les contacts sont absorbés par ses alvéoles gourmandes afin d'y être stokés. Cette artiste tente de saisir les vibrations et les fluides émanant de l'âme. Ces moments où la nature humaine et la vie urbaine se rencontrent dans un même environnement. Elle devient réceptacle et traduit ses sensations dans son art. Un peu comme la trajectoire des particules élémentaires, Gisèle Boulianne trace la conjoncture de ce qui est invisible. Ainsi les états de joie et le délire collectif sont ensuite expulsés de sa mémoire afin d'être figés dans l'essence même de ses perceptions. Une vague d'énergie brute est libérée et prend forme dans ses compositions.
07 mai 2007, 22:01
répondez à cette critique!
Je connais Gisèle depuis une douzaine d'année. J'adore la peinture. Je veux partager avec vous ce que j'ai découvert. Il existe en cette femme un monde en parallèle du miens. Mes yeux ne peuvent voir le monde que les siens voient. J'aimerais être ses yeux pour pouvoir ensuite peindre ce qu'ils ont vu. J'ai toutefois trouvé un moyen simple que j'ai utilisé pour arriver à découvrir ce monde vu par ses yeux, c'est d'acheter ce qu'elle a peint. J'avoue que c'est un peu paresseux, c'est elle qui fait le travail et ensuite je n'ai qu'à l'admirer sur ses toiles. J'ai l'impression d'avoir l'artiste avec moi dans mon salon. Que de beauté, que de douceur dans cette femme, dans ses yeux, dans ses oeuvres et dans mon salon...