Mobilisation Interculturelle pour l'Environnement
Environnement raisonnable
ARTICLE -
5 juillet 2007
Marie-Claude Marsolais
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Lidia Guennaoui (avec Sandra Lee sur la photo): "Pour développer une conscience environnementale, ça prend des références culturelles."
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L'environnement n'a peut-être pas de frontière, il reste que chaque culture voit vert à sa manière. Malgré le travail acharné des groupes environnementaux, ces derniers peinent à rejoindre les communautés culturelles de Montréal. C'est ce qu'a constaté le dernier-né des organismes verts québécois, Mobilisation Interculturelle pour l'Environnement.
Pas une journée ne se passe au Québec sans que l'on ne parle des changements climatiques. "En Chine, c'est plutôt les enjeux sur la pollution de l'eau et de l'air qui ont la cote, explique Sandra Lee, originaire de Hong Kong et fondatrice de MIE. Je travaille beaucoup avec les gens de la communauté chinoise. Quand je parle d'environnement, je m'entretiens d'abord sur ces types d'enjeux. Ils les connaissent, la plupart les ont expérimentés. C'est donc beaucoup plus facile de me faire comprendre." Favoriser le développement d'une conscience environnementale propre à chaque communauté culturelle, voilà un des objectifs de MIE. Cela peut facilement laisser entendre que les communautés culturelles soient moins vertes que les Québécois de souche. "Faux, rétorque Lidia Guennaoui, l'une des cinq membres du MIE. Je pense seulement qu'il existe des tas de façons de voir l'environnement. Et pour développer une conscience environnementale, ça prend des références culturelles." Les Québécois ne font pas exception. Au même titre que les autres communautés, ils ont leurs références culturelles qui contribuent à développer leur conscience écolo. Lidia Guennaoui, qui est née au Québec de parents italien et marocain, lance l'exemple de la forêt. "Au Québec, on est un peuple sensible à la forêt, c'est une fierté. Ça fait partie de notre identité culturelle. Ce n'est pas étonnant que le documentaire de Richard Desjardins, L'erreur boréale, ait touché les Québécois à ce point." Sandra Lee fait remarquer pour sa part que les références culturelles peuvent aussi être d'ordre affectif. Pour illustrer ses propos, un autre film environnemental choc: An inconvenient truth. "Al Gore joue sur le patriotisme national en disant que les Américains sont allés sur la Lune, qu'ils pourront donc vaincre les changements climatiques. Il s'agit d'une excellente façon d'adapter un message à une culture spécifique." L'EXPÉRIENCE PERSONNELLE Les deux femmes n'ont pas besoin de statistiques pour convaincre du bien-fondé de MIE. Leur expérience quotidienne à titre de militante environnementale vaut n'importe quelle étude sociologique. Elles travaillent sur le terrain. Parallèlement à leur implication au sein de MIE, elles sont employées dans des Éco-quartiers de la ville. Dans le cadre de son travail en éducation environnementale, Lidia Guennaoui a rapidement découvert la réalité pas toujours verte du quartier Côte-des-Neiges, reconnu pour sa multiethnicité. Cette dernière a remarqué qu'avec certaines communautés, les outils de sensibilisation ne fonctionnaient pas. C'est le cas notamment des images sur les brochures qui traitent de la récupération. "Il y a des dessins qui représentent des objets recyclables, tel un pot de mayonnaise. Dans certaines communautés, il faudrait le remplacer par un icône mieux ciblé - un contenant de harissa par exemple -, avec lequel les gens peuvent faire un lien plus rapidement. Notre idée est simple: s'adapter à leurs réalités pour bien les sensibiliser." UNE RESSOURCE MANQUANTE Le but ultime du nouvel organisme serait d'offrir une expertise autant aux groupes gouvernementaux et aux écoles qu'aux autres organismes environnementaux. Il souhaite être une ressource majeure sur les questions qui touchent les façons d'intégrer les communautés culturelles à la cause environnementale. Chose certaine, le MIE se défend bien de vouloir dénigrer le travail des autres organisations écolos. Il se voit plutôt comme la pièce du puzzle qui manquait. "Notre conscience environnementale est la même; nous offrons seulement une alternative à ce qui est proposé par les groupes déjà existants. Ces derniers font un excellent travail, ils rejoignent la masse, mais ne parviennent pas à atteindre certaines communautés", explique Lidia Guennaoui. "J'aimerais que tous les événements, conférences ou salons sur l'environnement accordent automatiquement une place à l'angle multiculturel. On ne peut pas se permettre de laisser de côté une si grande partie de la population. Le Québec est multiculturel, il faut que cela se voit dans chaque domaine, dont l'environnement", conclut Sandra Lee. Le 12 juillet, le MIE tiendra une discussion publique au Santropol Roulant (4050, rue Saint-Urbain, tél.: 514-284-9335). Info: www.miemontreal.wordpress.com.
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15 juil. 2007, 18:25
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Est-ce qu'une simple goutte d'eau de source glaciale, finit par trouver son chemin au travers, d'un océan boueux? Difficile à croire, mais toujours possible! Encore, faut-il être capable d'y croire, de vouloir, et de tout prévoir! «Pour développer une conscience environnementale, ça prend des références culturelles»? Cependant, quand les discours théoriques deviennent trop métaphoriques, on en perd l'essence même de l'idéologie pratique. Ainsi, quand les références culturelles deviennent alors synonymes d'incohérences, c'est qu'à quelque part la petite goutte d'eau, a fait déborder tout le liquide vaseux, sur tous les projets d'intentions.
Il est très beau, de faire un documentaire sur «l'erreur boréale», sans penser aux conséquences, que vivent, les mêmes gens d'aujourd'hui? Il est bien gentil, d'organiser un «Concert Mondial Pour Sauver La Planète», encore, faut-il qu'il y ait des poubelles pour la récupération? Ne serait-ce que de jeter, un coup d'oeil, le lendemain pour voir, le foutoir merdique, qui se retrouve par terre. Où est donc passée cette belle conscience collective? Et, une dernière... On ne cesse ne prôner l'économie, la récupération, pour voir une belle semaine «Des Grands Prix de Courses d'automobiles», et au diable la pollution!
Voilà, encore ma petite goutte d'eau, qui cette fois-ci, à préféré se faire «harakiri», avant qu'on l'embouteille, pour une multinationale d'eau potable.
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07 juil. 2007, 14:37
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Sans législation ciblée, rien ne garantit que les efforts individuels et les pressions des organismes de protection de l'environnement portent leurs fruits si les relations entre les enjeux économiques et environnementaux ne sont pas prises en compte ?
Lorsque les entreprises se réclament des SLAPP (Strategic Lawsuit Against Public Participation) pour faire taire et écraser les opposants à des projets menaçant l'environnement, la relation est évidente. American Iron and Metal, prise en flagrant délit de violation des lois environnementales (fait reconnu par la cour en juillet dernier), poursuit pour 5 millions $ deux groupes environnementaux et des individus de la région de la rivière Etchemin.
Alors que les pressions écologiques apparaissent comme des contraintes menaçant la rentabilité des entreprises, qui paie, sinon la collectivité, pour les dommages générés par l'activité industrielle qui se traduisent par des coûts non supportés par l'entreprise ni intégrés dans le prix de ses produits : problèmes de santé, accélération de la corrosion, pertes de récoltes, détérioration d'un site récréatif ou touristique, épuisement des ressources naturelles ?
Le Canada a renié ses objectifs concernant les GES. Le raffinage des sables bitumineux de l'Alberta, dont les retombées économiques font accourir les pétrolières du monde entier, assèche rivières, dévore arbres et faune de la superficie d'une forêt boréale équivalente à l'État de la Floride. L'exploitation de cette ressource produit 3 à 4 fois plus de GES que celui des puits de pétrole. Au point d'être la principale cause de l'augmentation des GES au Canada.
L'argument selon lequel l'industrie pétrolière se charge de répondre aux changements climatiques par des investissements en R&D est démenti. Ces investissements ont comme objectifs de découvrir comment extraire le pétrole le plus salissant dans les régions les plus difficilement accessibles. Avec la bienveillante approbation de Stephen Harper.
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06 juil. 2007, 22:44
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L'environnement est vraiment devenu un domaine de désinformation. Les prédictions alarmistes occupent les manchettes (de la science-fiction pour mousser le tirage), tandis que les faits sont relégués dans des entrefilets et racontent une toute autre histoire (du sérieux basé sur l'observation de la réalité) :
- selon la Commission de coopération environnementale, les rejets de polluants dans l'air, l'eau et le sol ont diminué de 20 % en Amérique du Nord entre 1998 et 2003 (Journal de Québec, 1 septembre 2006)
- selon Statistiques Canada, les polluants atmosphériques ont diminué jusqu'à 37 % depuis 1990 au Canada (Le Soleil, 10 novembre 2006)
- selon l'Environmental Protection Agency (EPA), les USA ont réduit la pollution atmosphérique de 21 % ces dernières années (La Presse, 21 juin 2007)
- selon EPA et Environnement Canada, les Grands Lacs continuent d'être une bonne source d'eau potable et la quantité de contaminants y a diminué de manière importante au cours des 30 dernières années (La Presse, 12 juin 2007)
- selon Environnement Canada, les concentrations de substances toxiques dans le fleuve Saint-Laurent ont diminué de 90 % depuis les années 1970 (Le Soleil, 1 avril 2007)
- selon un guide professionnel, le fleuve Saint-Laurent offre une pêche de qualité : on peut y capturer des dorés et des achigans très bons à manger. Les poissons ont les branchies rouges et saines et les yeux clairs (Média Matin, 3 juillet 2007)
- selon les biologistes du Nunavut, la population d'ours blancs augmente (Le Soleil, 7 mars 2007)
- selon le plus important centre de recherche polaire, l'Antarctique ne se réchauffe pas, sauf la péninsule qui ne représente que 2 % de la surface (La Presse, 20 février 2007)
Quand vous lisez une nouvelle sur l'environnement, vérifiez s'il s'agit d'une simple prédiction ou hypothèse qu'il faut prendre avec scepticisme, ou bien d'une véritable information obtenue avec une méthode rigoureuse. Sinon, vous vous faites manipuler.
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06 juil. 2007, 19:29
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Évidemment, il est temps que l'ensemble de la population québécoise s'y mette afin de tenter (au maximum possible, bien sûr) de contrer les effets néfastes de la pollution planétaire. On le voit ici, les changements climatiques frappent fort. Très fort. Les responsables, c'est la race humaine, surtout et globalement. Et nous sommes les seuls qui pouvons tenter de réparer nos pots cassés.
Jusqu'ici tout baigne, le MIE a de bonnes idées, mais d'abord et avant tout: un but plus que respectable.
Là où ça peut possiblement causer problème, c'est au niveau des accommodements à faire pour que la population multiculturelle québécoise se sente touchée. Pour reprendre l'exemple mentionné plus haut, que le petit dessin soit un pot de mayonnaise (symbole imprégné de la culture d'ici, ici) ou un pot de harissa (symbole propre à la culture arabe), est-ce que ça change vraiment l'idée? Le pot, peu importe de quoi il a l'air, en quelle langue les ingrédients étaient inscrits ou ce qu'il pouvait bien contenir, s'il est en plastique c'est: rinçez et recyclez dans le contenant vert prévu à cet effet. Qu'on gaspille encore papier et encre afin de modifier les pamphlet est un risque à prendre. Ou ça fonctionne ou ça ne change rien.
Que nous soyons caucasien, asiatique, raélien ou précoce, nous sommes toujours humain. Le problème de l'environnement ne s'adresse pas à un clan particulier, même si nous semblons aimer nous en convaincre, mais ça touche l'ensemble de la planète. Nous avons tous notre part de responsabilité et devons tous mettre notre grain de sel pour s'en sortir ENSEMBLE.
Bien que les organismes tel GreenPeace et les Éco-quartier soient d'une aide immensément appréçiée, dans un monde vraiment parfait, un monde réellement évolué, ils n'auraient plus leur place. Nous aurions compris la part des enjeux et de nous-même, sans y être contraint, nous nous metterions tous ensemble pour sauver le monde.
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05 juil. 2007, 17:10
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Si ça continue, il va bientôt y avoir plus de groupes qui s'interrogent, observent, discutent et même célèbrent l'environnement qu'il va y avoir de personnes pour porter des actions concrètes, au quotidien.
Le plus étonnant, c'est que la plupart des solutions prônées par ces groupes étaient déjà connues de nos arrières-parents et des premières nations: le recyclage, ne pas abuser des ressources, en laisser pour le suivant, laisser l'endroit en meilleure condition qu'on ne l'a trouvé et toute cette panoplie d'alternatives aux substances chimiques que l'on remet au goût du jour... et je parierais aussi qu'un tel savoir existe aussi déjà dans la plupart des cultures sur la planète.
Encore combien de documentaires, avec en background une narration au ton enfantin va-t'il falloir se taper, avant que quelqu'un admette enfin que que collectivement nous savons déjà comment faire, mais que nous étions trop lâches et/ou occuper à faire des sous pour le faire?
Pour le reste, tout cela est affaire science pure et dure et de technologies de pointe. Or, lorsqu'on regarde de plus près le CV des personnes impliquées, on se rend vite compte que rares sont celles qui ont une réelle formation en sciences, et conséquemment, peuvent réellement prétendre s'attaquer au problème d'une façon plus rationnelle qu'émotive.
Parfois, tout cela me rappelle un film de Monthy Python, ou les protagonistes sont plus occupés à former des comités et des stratégies, qu'à passer réellement à l'action pour sauver Brian.
Est-ce que tout cela ne serait pas en fait en train de devenir une affaire de promoteurs qui savent flairer les modes et "surfer les tendances"?
Personnellement, suite à une expérience particulièrement désagréable avec le réseau Earth Day / Jour de la Terre, et en guise de protestation, j'ai fermé le site Web que j'opérais (http://www.jourdelaterre.net) et j'en ai fait un lien direct avec le site Web de "Phoques, le film", qui commence enfin à poser les vraies questions
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