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Lars and the Real Girl
en version française: Lars et l'amour en boîte
L'idée d'un homme amoureux d'une poupée fait sourire, mais quand on s'arrête pour réfléchir à l'état d'esprit désespéré dans lequel quelqu'un doit être pour en arriver là, c'est surtout franchement pathétique. C'est sous cet angle tragicomique que se décline l'histoire de Lars, un inadapté social de 27 ans terrifié par toute forme d'intimité et de contact humain...
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Lars and the Real Girl
Call me poupée
ARTICLE -
8 novembre 2007
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Lars and the Real Girl: loufoque mais sensible.
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Dans Lars and the Real Girl, de Craig Gillespie, un homme vit le grand amour avec une poupée.
Les poupées pour adultes ont beaucoup évolué depuis l'époque des mannequins gonflables. Les messieurs solitaires en manque d'affection, s'ils ont quelques milliers de dollars à leur disposition, peuvent maintenant se procurer des répliques grandeur nature de femmes minutieusement moulées en silicone. Ces dernières peuvent sembler n'être que de sordides jouets sexuels, mais elles deviennent de véritables compagnes de vie pour certains individus, qui vont jusqu'à les présenter à leur entourage comme si elles étaient de vraies personnes.L'idée d'un homme amoureux d'une poupée fait sourire, mais quand on s'arrête pour réfléchir à l'état d'esprit désespéré dans lequel quelqu'un doit être pour en arriver là, c'est surtout franchement pathétique. C'est sous cet angle tragicomique que se décline l'histoire de Lars (Ryan Gosling), un inadapté social de 27 ans terrifié par toute forme d'intimité et de contact humain. Il passe ses journées à travailler dans un bureau où il s'efforce de ne pas se faire remarquer, puis il s'empresse d'aller se terrer dans son petit appartement, situé dans le garage adjacent à la maison de son frère (Paul Schneider) et de sa belle-soeur (Emily Mortimer). Ces derniers s'inquiètent de le voir toujours isolé, et leurs tracas ne se dissipent pas lorsqu'il leur présente Bianca, sa petite amie en plastique. Les proches de Lars songent alors à le faire interner, mais leur médecin de famille (Patricia Clarkson) leur recommande plutôt d'accommoder la fabulation du jeune homme jusqu'à ce qu'il en réchappe. La prémisse du film, loufoque d'emblée, devient carrément ridicule quand c'est soudain toute la communauté où vit Lars qui se met à prétendre que sa poupée est une vraie femme. Dans Edward Scissorhands, les habitants d'une petite ville devaient similairement intégrer un être singulier dans leurs vies, mais l'ensemble de l'univers du film de Tim Burton avait un caractère fantastique, alors que Lars and the Real Girl prétend au réalisme, ce qui rend les extravagances du scénario plus difficiles à accepter. Reste que la scénariste Nancy Oliver (Six Feet Under) et le réalisateur Craig Gillespie (Mr. Woodcock) font preuve de beaucoup de sensibilité dans le traitement, refusant de se moquer de leur protagoniste. De même, Ryan Gosling est admirablement dévoué au rôle, parvenant à rendre attachant un personnage qui aurait facilement pu être rebutant. À voir si vous aimez / Guys and Dolls de Nick Holt, Punch-Drunk Love de Paul Thomas Anderson, Edward Scissorhands de Tim Burton 
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29 juin 2009, 08:55
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Je m'attendais à un film d'humour décapant et je me suis retrouvé devant un film charmant sur l'humanité. Lars, un introverti dans la jeune trentaine, habitant le garage de la maison de son frère arrive un soir chez son frère avec sa nouvelle copine Bianca. Elle est une poupée gonflable acheté sur internet. Il la traite comme son amoureuse et demande à son frère de l'héberger.Ici commence le conte d'un village qui accepte de considérer Bianca comme un être à part entière afin d'aider Lars.
On assiste à la transformation des habitants d'un petit patelin qui au contact de la poupée puisent en eux-mêmes et y trouvent toute leur humanité. Lars s'épanouit et vit une histoire simple et heureuse avec sa compagne. Il découvre ses manques et arrive à les verbaliser en consultant le médecin du village qui est aussi psychologue. Elle encourage les proches de Lars à se comporter comme si Bianca existait vraiment afin de soutenir Lars dans sa démarche.
Ce film aurait pu être moralisateur et prétentieux mais le réalisateur réussit à nous intéresser et on se laisse prendre dans l'histoire. Le récit est tout en finesse et le scénario demeure plausible. L'approche du réalisateur est vraiment exemplaire, il laisse place aux émotions et le fait admirablement. Cependant le film repose sur Ryan Gosling qui est un acteur formidable. Son interprétation de Lars est subtile et on ne peut rester de glace devant cet admirable travail. Il est vraiment un immense comédien et on gardera un souvenir inoubliable de son Lars.
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26 sept. 2008, 08:44
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Voilà un film surprenant! On ne peut croire que l'histoire, telle qu'elle nous est racontée, puisse être considérée comme possible dans la vie d'un être humain. Toutefois, il y a des valeurs importantes qui y sont véhiculées, qui méritent réflexion et qui, au bout du compte, donnent à ce film une facture très intéressante.
Pourquoi ne peut-on y croire selon moi? Parce que, du jour au lendemain, le personnage principal se révèle bavard (lui qui ne disait mot depuis un certain temps), capable d'extérioriser des sentiments alors qu'il ne supporte aucun contact physique ou émotif. Également, comment cette douce folie qui l'amène à partager sa vie avec une poupée gonflable peut-elle lui permettre de continuer à travailler comme si tout était normal? Autre bizarrerie, mais c'est surtout celle-ci qui m'a gagnée à ce film, c'est la participation active de toute une communauté à jouer ce jeu du délire. La nature humaine est ainsi faite qu'il ne peut y avoir que des sympathies face aux comportements liés à la folie.
Cependant, nous nous laissons prendre au drame de Lars. En ce qui me concerne, c'est justement cette capacité qu'a l'humain de faire preuve d'altruisme qui m'a amenée à souhaiter que Lars sorte de cette cage et comprenne que les sentiments, bien qu'ils soient aussi porteurs de souffrance, n'en sont pas moins la texture essentielle de la vie humaine. Et ce sera la conciliation (et probablement la réconciliation) de la communauté autour de la famille de Lars qui amènera ce dernier à guérir et à aimer. Tout en voyant cette belle fraternité se déployer, on se prend à se dire: c'est ainsi que nous pouvons et devons vivre. Sans jugements haineux, avec le seul désir de comprendre l'autre.
Les personnages sont donc plus humains que nature. Le médecin, qui prend tant de temps pour soigner l'âme, il est bien difficile d'y croire aujourd'hui. Mais comme ce serait bon que nous en rencontrions! La jeune fille amoureuse de Lars l'est de façon authentique et nous fait voir que la jalousie et la haine n'ont rien à voir avec les sentiments nobles.
La poupée, qui ne donne jamais lieu à quelque vulgarité que ce soit, est au fond la maladie que Lars traîne en lui, la béquille qu'il se donnera pour affronter ses démons, surtout au moment où la belle-soeur qu'il aime beaucoup pourrait mourir dans les mêmes conditions que sa propre mère et dont il sait le rapport que cela a créé avec son incapacité à aimer.
Un film étonnant, qui réussit à nous faire réfléchir et qui fait valoir l'importance de l'amour et du respect.
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02 juil. 2008, 00:51
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C'est le deuxième film que je vois avec une "real Doll", une poupée (plusieurs version féminine et une version masculine) qui se détaille autour de 6 500$. Ici on cotoie un aspect plus positif dans sa finalité. Le jeux des acteurs est un ravissement. J'ai écouté se film à plusieurs reprises et fait des arrêts sur image pour mieux apprécié les expressions de visages sublimes lors de la présentation de la "copine". Le désarroi du frère et de la belle soeur sont à apprécié. Je me demande combien de prises cela a pris pour obtenir un si bon résultat, on embarque à 100 milles à l'heure. D'avoir pensé qu'une communauté est si ouverte d'esprit qu'elle fait cotoyé le mannequin avec les enfant en garderie. De permettre ssa présence dans un lieu de culte. D'être en dérarroi lors de son allitement...et j'en passe... ce film sera un classique pour moi que je ne me lasserai pas de revoir.
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20 nov. 2007, 13:00
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Quel magnifique film sur la fragilité de notre équilibre mental! Lars sort tranquillement de sa coquille grâce à l'auto-thérapie qu'il s'administre avec sa poupée gonflable, à une femme-médecin jouant plus qu'habilement son rôle de psychologue, à l'amour d'un frère et d'une belle-soeur et à la compassion de tout un village. Les acteurs sont excellents, particulièrement Ryan Gosling dans le rôle de Lars et Patricia Clarkson qui interprète la femme-médecin.
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15 nov. 2007, 16:46
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L'entreprise aurait pu crouler sous la grivoiserie équivoque. Car LARS AND THE REAL GIRL est l'aventure d'un introverti pathologique qui s'émancipe aux bras d'une pulpeuse poupée gonflable. Par bonheur, l'idée provient de l'imagination authentique de la scénariste Nancy Olivier (SIX FEET UNDER), et le rôle de Lars a atterri sur les épaules capables et sensibles de Ryan Gosling, un des plus solides jeunes espoirs de la nouvelle génération d'acteurs. Gentiment mené à bon port par le cinéaste Craig Gillespie, cette collaboration engendre un délicieux petit film, une ode excentrique et touchante au pouvoir de l'amour et de l'esprit communautaire.
Le héros élancé de HALF NELSON s'est ici totalement métamorphosé. Gosling EST la figure initialement embarrassante, réticente, tiraillée de tics de Lars, un robot administratif insignifiant, appeuré par toute interaction humaine et se dissimulant derrière une moustache ridicule, d'épais vêtements et le piteux garage dont il a fait son refuge. Puis ¨Bianca¨ fait irruption dans sa morosité stérile...
C'est ici que le film évite l'écueil de la vulgarité et joue la carte du charme spirituel. L'auteure, Olivier, choisit d'explorer le surprenant et édifiant réseau d'appuis que Lars suscite par la seule force de sa bonne volonté. Elle flirte ainsi avec la fantaisie conviviale et sympathique propre aux oeuvres d'un Frank Capra ou de Michael Powell -même si ces deux maîtres n'ont jamais exploré l'éventualité d'un dérangement mental profond dans une communauté.
Ce qui est remarquable dans LARS AND THE REAL GIRL, c'est l'exercice d'adresse réussi par tous les intervenants, harmonisant à la fois l'improbable et le réel, le tranchant de l'humour absurde et la tendresse délicate qui parvient à humaniser un être égaré. Un divertissement aussi plaisant que tonifiant.
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14 nov. 2007, 09:48
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Ici faut pas raconter le film pour ceux qui iront le voir, inutile d'en faire une analyse psychiatrique à la gomme et de jouer les experts. C'est un film touchant qui démontre une belle solidarité d'un entourage restreint dans une petite ville face à un cas d'exception. Le sujet est bien exploité, les personnages reflètent bien les phases dans lesquels traverse les gens qui ont à faire face à la maladie mentale. N'y aller pas si vous voulez vous sortir et oublier vos problèmes avec vos proches, mais cela vous donnera peut-être des trucs pour accepter les autres.
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13 nov. 2007, 20:57
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Après avoir vu la bande annonce, je dois avouer que je croyais aller voir un film pour ados-attardés, mais quelle agréable surprise. Un film qui fait du bien, qui nous fait réfléchir et un scénario qui avait tout pour se casser la gueule mais joué et dirigé d'une façon magistrale. On se plait à imaginer notre réaction si par malheur la maladie mentale rôdait aussi près de nous.
Une petite communauté qui pour un des siens devient complice et complaisant d'une réalité un peu délirante. C'est aussi un film qui nous fait vivre toute la gamme des émotions. Des personnages bien campés et jamais la note n'est forcé et on devient tellement attaché à tous ces personnages qu'on se surprend que la magie ait opérée pendant toute la durée du film.Rafraichissant.
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14 nov. 2007, 09:48
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Premier film du réalisateur Craig Gillepsie et écrit par Nancy Olivier (Six Feet Under), Lars and the Real Girl a tout pour plaire. Le récit en général et le scénario est habile, la prestation des acteurs est impeccable et la fusion de ces points crée une chimie profonde de malaises, de désespoir et d'ironie. Cocktail de larmes et de rires dont nul ne peut véritablement passer outre.
Lars est un marginal, un inadapté social comme il en existe tant. Que ce soit faute à l'absence d'un parent, au rejets répétitifs accumulés dans l'enfance ou à la peur de vieillir qui le berce depuis toujours, Lars est un homme malheureux qui fuit sans cesse l'univers qui, dans ce cas, l'oppresse. C'est la venue d'une poupée siliconée, dont le visage évoluera tout au long de l'histoire, qui fera basculer non seulement la vie de Lars, mais aussi celle de tous les habitants de ce village. Énième victoire de l'Homme avec la force du matériel.
Chaque acteur est à sa place dans le film et rehausse les qualités prédéfinies des personnages. Particulièrement Ryan Gosling qui anime Lars avec une telle intensité qu'en tant que spectateur, on en vient néanmoins très rapidement à ne faire qu'un avec lui.
Malgré la dérision avec laquelle le sujet est amené et le caractère souvent loufoque de la situation, Lars and the Real Girl est extrêmement profond et nous plonge sans cesse dans une mélancolie propre au protagoniste. Constamment entre les larmes et les rires, entre la réalité et la fiction.
Mais qu'est-ce que la fiction? Qu'est-ce qui est vrai? Et pourquoi est-ce que ce l'est, vrai?
Un peu à la façon de Royal Tenenbaums ou de Running with Scissors, le côté insondable des événements repose directement sur la particularité des gens qui y sont représentés. Ils semblent toujours plus grands que nature, excessivement caricaturaux, mais en fait, ils ne sont que très réalistes puisque la réalité dépassera toujours la fiction.
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13 nov. 2007, 07:55
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La détresse d'autrui nous rend mal à l'aise parce qu'elle nous place devant notre propre fragilité. Pour aller à l'encontre de cette réaction bien humaine, Craig Gillespie analyse le cas symptomatique d'un jeune homme orphelin de mère. Son héros Lars n'a pas connu la sienne, morte à sa naissance. Il s'en est suivi un repli sur soi, voisin de l'autisme.
Fonctionnel au quotidien, il s'isole pour le reste au point de combler ses carences par une pensée délirante s'apparentant au rêve éveillé. Il se procure une poupée de silicone à qui il voue un amour platonique. Cette bizarrerie fait rire les ignares à gorge déployée. Mais quelle douleur cachent nos lubies? C'est la question qu'il faut se poser comme l'a fait Normand de Bellefeuille dans Votre appel est important. Heureusement, le héros est traité par une femme médecin compétente, qui semble à première vue renforcer le mécanisme de défense de son patient, entraînant dans ce sillage tout le bled américain très religieux que Lars habite.
C'est le premier jalon qui conduira à la guérison de cet homme, incapable de s'approcher des femmes. Il ne s'agit pas d'une histoire d'amour, mais d'une libération qui lui permettra d'aimer. Ce film freudien souligne qu'il existe des objets de guérison comme les appelle Jacques Lazure dans son dernier recueil de nouvelles. Le scénariste en singularise un en particulier. Il s'agit de l'entourage. Facteur essentiel pour rendre tout traitement efficace.
C'est donc une oeuvre qui porte sur un dérèglement qu'il ne faut pas prendre au premier degré, car il s'agit d'un conte pédagogique pour nous faire comprendre le rôle que nous devons jouer devant la maladie mentale. Il faut dire que ce cours 101 sur l'entraide peut être très chloroformant, d'autant plus que le film suit le long processus de la guérison. Ça tourne en rond comme pour une valse lente . Et les comédiens virevoltent dans un décor champêtre avec toute la retenue qu'exige cette danse. Amateurs de swing, s'abstenir!
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12 nov. 2007, 13:27
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Lars and The Real Girl est beaucoup plus efficace comme titre que le tristounet Lars et L'Amour en Boîte dans sa version française. Parce que cette Real Girl fait référence tant à l'amoureuse en boîte (qui devient plus vraie que vraie) qu'à la collègue bien en chair que Lars ne parvient pas à aborder.
Gosling, après le bonbon The Notebook, avait démontré tout son talent dans Half-Nelson. Ce dernier rôle lui avait valu une nomination à la dernière cérémonie des Oscars. En tant que Lars, il nous offre encore une fois une composition nuancée, soutenue et réussie. Tant dans la posture figée de son personnage, les quelques tics nerveux qui lui font cligner des yeux que sa façon de se sauver en courant des situations insoutenables, on croit à ce personnage qu'on veut pouvoir soulager de sa souffrance.
Le film se maintient à merveille pour ne pas tomber dans le ridicule. On peut imaginer le même film s'écroulant sous la gaucherie d'un autre comédien ou d'un autre réalisateur. Il aurait été très facile de ne pas croire à cette histoire d'amour et pourtant... Un peu comme les habitants du village, on en vient à apprécier cette relation, à souffrir quand le couple éclate. Si le personnage de Lars doit compenser le manque de cordes vocales chez sa Real Girl en créant lui-même les dialogues, ne voit-on pas le même phénomène parfois chez nos contemporains. Ne voit-on pas ces couples où on nous donne l'impression de dialoguer mais où l'un des partenaires tient complètement le haut du pavé.
On nous sert ici une histoire crédible qui aurait pu s'écrouler dans un banal film de série B. On ne considère pas Lars comme ayant un trouble mental mais plutôt comme un homme blessé. Il est aussi rafraîchissant de retrouver un personnage de psychologue où il y a un réel désir d'aider, de voir ce personnage ne pas être le cliché du psy plus fou que son patient mais plutôt un personnage qui accueille la particularité de l'autre.
Un film qui fait du bien et le fait bien!
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10 nov. 2007, 19:24
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Ne serait-ce pas le fantasme le mieux gardé. Posséder, une femme muette avec un large sourire. Et pourtant, «Lars and the real Girl», nous en fait la preuve. A priori, on s'attend au pire. Pas du tout, c'est meilleur que l'on croit. On ne larmoie pas, sur le problème mental. On ne s'apitoie pas, sur le sort du type. On essaie de vivre le faux-semblant. Qu'elle soit, en cire, en son, en plastique : elle existe. Le reste, n'est qu'un simple jugement. Il est très rare, qu'on aborde un tel sujet, sans tomber dans la pitié. Là, on glisse doucement, dans une douce folie où l'on ne cesse de sourire. Parfois, l'éclatement de rire, vaut bien celui, de rire jusqu'aux larmes. Une interprétation impeccable, par un réalisateur chevronné : Craig Gillespie.
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05 nov. 2007, 21:43
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Ce film est drôle et touchant à la fois.
Ce film nous plonge dans l'univers de la maladie mentale, on y sombre, on la vit et on en ressort sans être trop déquilibré. La maladie mentale, qui somme toute, n'est pas si dramatique, n'est qu'une question de perception. Sensible façon de nous faire vivre ce délire, délire qui,une fois partagé, devient moins présent, moins dangereux, moins menaçant. La source de ce délire est exprimée finement.
Les acteurs donnent une belle performance
Et quelle scénarisation (quelle imagination)
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Pays:
États-Unis
Année: 2007
Durée: 1h46
Catégorie: Non définie
Classification: N/A
De: Craig Gillespie (Mr. Woodcock)
Avec: Ryan Gosling, Patricia Clarkson, Emily Mortimer
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Région de Montréal
Québec / Bas-Laurent
Outaouais
Mauricie / Centre du Québec
Estrie
Saguenay Alma
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Cinéma Banque Scotia Montréal
Cinéma IMAX Telus du Centre des sciences de Mtl
M.d.c. Plateau Mont-Royal
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