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Josée Lambert

On les disait terroristes sous l'occupation du Liban-Sud


ARTICLE - 22 avril 2004
É.P.

Le Liban-Sud se remet difficilement des blessures infligées par une occupation de 22 ans, de 1978 à 2000, qui a causé des milliers de morts et plus encore de déportations. Photographe et militante, Josée Lambert connaît bien cette région du monde qu'elle a fréquentée pour la dernière fois juste après le retrait des forces israéliennes. De cette visite, elle a rapporté une courte pièce de théâtre, un témoignage et des photographies consacrées au rôle du centre de détention de Khiam où plus de 2000 personnes, enfermées sans inculpation ni procès, ont survécu au mépris des droits humains les plus élémentaires. Livre trilingue (français, anglais, arabe), On les disait terroristes porte un éclairage intéressant sur le Moyen-Orient à travers le destin de gens ordinaires, marqués par cette tragédie. Éd. Sémaphore, 2004, 184 p.
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28 avr. 2004, 16:29
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Ce documentaire ou récit écrit par Josée Lambert n'intéresse énormément, car je veux comprendre ces 22 années troublantes et c'est pas complètement fini. Les touristes se font rares depuis fort longtemps tant au Liban, en Égypte et en Israël, pourtant quand j'ai commencé à voyager en 1972, j'ai failli visiter ces trois pays durant deux mois et j'ai plutôt opter pour la Grèce, si j'avais su que la chicane allait éclater entre ces pays, j'aurais commencé par cette destination touristique, quand j'ai voulu m'y rendre, mon agence de voyage me l'a rigoureusement déconseillé, les arrestations, les visas confisqués, les autobus sautaient, ce n'était plus un endroit pour se promener caméra au coup et coups de fusils, non merci. Donc je vais lire ce livre en paix chez moi et j'espère que les photos de Madame Lambert montrent autre chose que des prisons et des prisonniers et que malgré toutes souffrances et les injustices le Liban reste un pays intéressant à visiter.
27 avr. 2004, 20:44
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Quand j'étais au secondaire c'était la mode (d'avant Internet) d'avoir ce qu'on appelait un ou une correspondante dans un pays éloigné . Nous nous écrivions une fois par mois à peu près pour discuter de problêmes de jeunes de cultures différentes et pour connaitre nos pays . J'ai eu la chance d'avoir une correspondante chrétienne de Beyrouth qui se prénommait Fériale . Elle me parlait de ce Liban aux cèdres célèbres qui était considéré comme la Suisse du Moyen-Orient . On connait peu ou pas l'histoire de ce pays qui a basculé bien malgré lui dans un conflit armé . Ce livre est intéressant , car il nous amène des réponses , car n'oublions pas que dans une guerre il est difficile pour tout le monde d'avoir les mains propres . Ce que je sais de ce conflit c'est qu'il y avait des Libanais chrétiens du coté des Israéliens , des Palestiniens puis des Libanais pris entre deux feux .
27 avr. 2004, 12:52
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il est toujours inacceptable de voir que les droits humains sont bafoués, peu importe le pays. Ici au Québec il est difficile de croire que l'on peut enfermer les gens sans raison et cela pour un temps indéterminé mais il en est autrement ailleurs. Je lève mon chapeau à Josée Lambert qui prend le temps d'écrire sur ces gens souvent oubliés. Il ne faut jamais perdre de vue que lorsqu'il y a des conflit il y a aussi des gens ordinaires qui paient le prix de ces guerres. Le Moyen Orient est au coeur de graves conflits mais la vie quotidienne continuent et il ne faut pas oublier ces gens qui ont besoin de l'aide internationnal. Si personne ne parle de leur sort, jamais la situation ne changera. Il est certain que ce n'est pas un simple livre qui va ramener le respect des droits humains, mais c'est un début et c'est la somme de ces petits gestes qui va peut-être un jour venir à bout des ces violations des droits. Un livre parfois difficile à lire mais qui mérite que l'on fasse l'effort de comprendre un peu ce qui peut se passer ailleurs.
26 avr. 2004, 16:54
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Le Moyen-Orient est cette partie du monde que l'on apprend de plus en plus à découvrir. Certes, il aura fallu des incidents graves, des pertes de vies humaines pour que nous commencions à nous y intéresser. Cette montée du terrorisme et la peur qu'elle engendre font aussi partie de ces événements qui nous poussent à vouloir en connaître davantage sur ce peuple. Voulons-nous savoir par peur d'actes meurtriers ? Voulons-nous savoir à cause de la pitié que le mode de vie et les souffrances humaines vécus par ce peuple peut engendrer ? Malgré les événements tristes, il nous faut apprendre à connaître nos voisins afin de tenter de faire de cette terre un peuple uni, non pas assimilé par un autre mais uni pour faire en sorte que la vie soit agréable pour tous. Et en ce sens, ce livre nous donne une vision différente de ce qui nous est présenté quotidiennement à la télévision ou sur les ondes radiophoniques. Ouvrons nos horizons non seulement à ce peuple mais aussi au reste du monde afin d'éviter que d'autres événements tristes surviennent.
26 avr. 2004, 12:48
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Hier encore, on s'inquiétait de la menace imminente de la Russie. Puis, nous sommes passés rapidement par dessus l'Afghanistan pour aboutir à l'Irak. Nous oublions les pays écorchés aussi rapidement qu'une vedette de télé-réalité. Loin de la télé, loin du coeur. Le Liban est l'un de ses pays dont on n'entend pratiquement jamais parlé. À moins qu'un livre comme celui-ci vienne nous rappeler brièvement qu'il y a plus ailleurs que l'entrefilet de quelques minutes à la fin du téléjournal, après la défaite des Canadiens.
26 avr. 2004, 01:48
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Se savoir opprimé et trahi, se taire puisqu'ils n'ont rien compris... Tous ces gens qui souffrent en silence de n'avoir vu personne répondre à leurs cris. Toutes ces victimes qui ont sombré avec leur pays... sans avoir eu l'espoir qu'un jour elle reviendrait, la lumière. Josée Lambert porte ici la voix de tous ces malheureux, parfois si impuissants devant ces luttes de pouvoir... Et elle fait bien... sinon, qui le fera ?! Du théâtre, des écrits, des photos... beau programme pour se souvenir, beau programme pour mieux comprendre la complexité et l'absurdité de cette "occupation"... Mais surtout, belle ouverture que ce livre trilingue !!! Trois langues au service de la paix, au service de la vérité. Trois langues comme autant de voix porteuses des peines de ceux qui souffrent en silence... "On les disait terroristes..." Oui, mais qui ? comment... et surtout pourquoi ?! C'est notre devoir de trouver les réponses, à travers ce livre "réveil-matin" face à une réalité dont on n'entend pas assez souvent parlé.