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Auteur(s): Edouard H. Bond
Genre:
Roman
Éditeur: Coups de tête
Description de l'éditeur: Prison de poupées, c'est une pénétration à vif dans l'univers ensanglanté d'une prison pour femmes où les prisonnières tentent de survivre aux fantasmes d'une directrice et de sa meute, toutes
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Edouard H. Bond
Prison de poupées
ARTICLE -
7 février 2008
Éric Paquin
Lorsqu'elles sont trop dangereuses pour Tanguay ou Pinel, les criminelles condamnées à vie sont envoyées à Saint-Jean-de-Matha où une prison à sécurité maximum ne s'occupe que des «super vilaines» du système carcéral canadien, sans espoir de réhabilitation. Là-bas, entre les mains d'une directrice perverse et des «ultra chiennes sales» qui composent son staff, les détenues sont victimes de tortures et d'abus dont personne ne s'inquiète en haut lieu. Une révolte est sur le point d'éclater, toutefois, alors qu'une redoutable cannibale sème la terreur dans les murs de l'institution. Habité de fantasmes adolescents, le premier roman d'Edouard H. Bond entremêle complaisamment violence et sexualité déviante. Porté par le langage cru de son narrateur, journaliste infiltré dans cet enfer pour dames, Prison de poupées n'est pas sans rappeler les séries Oz, Prison Break et Bad Girls dont le cadre pénitentiaire nourrit avec succès les pulsions voyeuristes des téléspectateurs. Éd. Coups de tête, 2008, 128 p. 
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18 mai 2009, 07:58
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Par les temps qui courent, au Québec, se publient trois genres de roman. Les auteurs romancent d’abord le contenu informatif des sites Internet que l’on destine aux adultes avec un esprit d’adolescent. De plus, les personnages sont asexués comme dans la collection Bibliothèque verte de ma jeunesse, qui offrait des romans expurgés de toute trace maligne. Les deux D sont des spécialistes du genre : les cousins Dickner et Dupont. En deuxième lieu, on écrit, pour les cégépiens, des résumés romancés de cours 101 : Gravel-Richard, Benoît Séguin. Enfin, on écrit des romans trash, qui remuent les fonds de poubelles, pour encourager les désaxés à affiner leur technique. Les éditions Coups de tête se spécialisent dans le genre. Le meurtre et l’abus sexuel sont devenus d’une banalité répugnante. Âmes sensibles, s’abstenir. Frédérik Durand offre un bon exemple du genre avec Je hurle à la lune comme un chien sauvage. Édouard H. Bond lui vole la vedette avec Maison de poupées. Ce dernier devrait payer des redevances à Carla Homalka, qui semble avoir aussi inspiré de nombreux auteurs de polars. Dans le roman de Bond, « la maison de poupées » de Saint-Jean-de-Matha ferait passer Guantanamo pour un Clud Med. On y accueille des femmes trop dangereuses pour être détenues à la prison Tanguay de Montréal. L’horreur les attend sous la férule d’une directrice dévoyée et de son personnel dévoué de brebis galeuses. L’auteur a écrit « de chiennes sales », ça punch plus. Quand les victimes en auront assez de ce régime de violence et d’abus sexuels, la révolte grondera d’autant plus forte qu’une cannibale fait partie de ces belles « poupées ». Le sujet est cautionnable, mais non le traitement adapté uniquement aux plaisirs déviants.
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25 mars 2008, 09:00
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1 commentaire(s)
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J'ai lu Prison de Poupées d'un seul trait. Ouf!!! Ce roman s'inspirant de faits vécus dans l'univers carcéral nous glace le sang à sa lecture.
Si le roman de Edouard H. Bond est une réplique de l'univers carcéral féminin de St-Jean-de-Matha, alors je me demande pourquoi la peine de mort n'est pas restaurée au lieu de faire de la vie des détenues un enfer perpétuel.
Bien entendu les détenues ne sont pas des "anges" mais de la à ce qu'elles subissent les outrages répétés des "matronnes" en manque de violence, y'a tout de même une limite a ne pas franchir.
Je crois que les gouvernements en place auraient intérêt à surveiller de plus près la situation.
Après la lecture de ce roman, on voit que l'humain et la bête ne sont pas tellement différent!!!
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