Naomi Klein
La misère, cet eldorado
ARTICLE -
19 juin 2008
Elias Levy
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Naomi Klein: "Ce néolibéralisme fondamentaliste met sciemment à contribution crises et désastres pour substituer aux valeurs démocratiques, auxquelles les sociétés aspirent, la seule loi du marché et la barbarie de la spéculation."
photo: Andrew Stern
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Pour atteindre ses objectifs, le nouveau capitalisme a urgemment besoin de nouveaux désastres, soutient la célèbre journaliste et réalisatrice canadienne Naomi Klein dans un remarquable livre-enquête, très troublant.
Voir: Qu'est-ce que le "capitalisme du désastre"?Naomi Klein: "Je démontre dans mon livre, moult preuves à l'appui, qu'il y a un dénominateur commun entre le coup d'État de Pinochet au Chili en 1973, le massacre de la place Tiananmen en 1989, l'effondrement de l'Union soviétique au début des années 90, les difficultés rencontrées par Nelson Mandela dans l'Afrique du Sud post-apartheid, les attentats du 11 septembre 2001, la guerre en Irak, le tsunami qui dévasta les côtes du Sri Lanka en 2004, le cyclone Katrina qui ravagea l'année suivante La Nouvelle-Orléans, la pratique de la torture dans les prisons d'Abou Ghraib et de Guantanamo, les crises alimentaire et pétrolière mondiales qui sévissent actuellement: tous ces moments charnières de notre histoire récente ont favorisé l'avènement d'un "capitalisme du désastre". Chaque fois, ces traumatismes majeurs ont été suivis par la mise en place de réformes économiques présentées comme une thérapie de choc, dont le principal but est d'assurer la prise de contrôle de la planète par les tenants d'un ultralibéralisme implacable. Ce néolibéralisme fondamentaliste met sciemment à contribution crises et désastres pour substituer aux valeurs démocratiques, auxquelles les sociétés aspirent, la seule loi du marché et la barbarie de la spéculation." Donc, les crises alimentaire et pétrolière qui enfièvrent actuellement la planète sont aussi exploitées par les hérauts du "capitalisme du désastre"? "Absolument. Depuis que la crise alimentaire et la crise pétrolière se sont sensiblement aggravées, les multinationales oeuvrant dans le créneau alimentaire, notamment les entreprises commercialisant des organismes génétiquement modifiés - OGM -, comme Monsanto, et les grandes compagnies pétrolières affichent sans aucune gêne des profits records astronomiques. Le moteur de ce néolibéralisme est une spéculation hors de tout contrôle, dont le seul but est de faire toujours plus de profits. Une spéculation internationale que les fonds de placement organisent en toute légalité sur les "produits dérivés", c'est-à-dire non pas sur des actions de sociétés cotées en Bourse, mais sur les cours du pétrole, du gaz, du riz, du blé, du maïs, du lait, de l'acier, du nickel... Ces crises permettent à des multinationales comme Monsanto de plaider pour l'adoption rapide de politiques très controversées sur la commercialisation des semences transgéniques, qui en temps normal seraient rejetées par les pouvoirs publics, surtout en Europe. Ces crises ouvrent de nouveaux marchés très juteux aux entreprises tablant sur cet ultralibéralisme débridé." Vous rappelez dans votre livre que cette "nouvelle économie" a le vent en poupe depuis le 11 septembre 2001. "Tout à fait. Depuis les attentats du 11 septembre 2001, nous assistons, impavides, à un phénomène semblable à celui du développement de la bulle Internet, mais dans le secteur de la sécurité et de la surveillance. Des milliers de nouvelles entreprises privées spécialisées dans la sécurité ont fleuri après le 11 septembre. Désormais, des cabinets pratiquant le lobbying relaient les intérêts du secteur de la sécurité privée auprès du gouvernement américain et aident des entreprises opérant dans ce créneau à décrocher des contrats très lucratifs. En Irak, le gouvernement Bush a privatisé la guerre. Au début de l'intervention, on comptait un contractuel pour 10 soldats américains. À présent, il y a 180 000 contractuels chargés de la sécurité pour 160 000 militaires américains. Le contrôle des frontières est le nouvel eldorado du capitalisme du désastre. L'entreprise Blackwater, spécialisée dans le domaine de la sécurité, est en train d'ouvrir un nouveau centre d'opérations près de la frontière entre les États-Unis et le Mexique. La compagnie Halliburton fait de même en construisant des prisons privées en prévision d'un soudain afflux de réfugiés. Les situations de désastre provoquent généralement des arrivées massives de réfugiés. Ces entreprises essaient de maximiser leurs profits en exploitant ces tragédies humaines." L'ultralibéralisme fondamentaliste, dont vous décrivez les ressorts dans votre livre, a-t-il aussi pignon sur rue au Canada? "Sur le plan idéologique, il est indéniable que le gouvernement de Stephen Harper et le gouvernement de George Bush ont de grandes affinités. Ce n'est pas un secret que les équipes actuellement au pouvoir à Ottawa et à Washington sont des laudateurs invétérés d'un néolibéralisme échevelé, basé sur une économie de marché hyper-déréglementée, un retour en force des valeurs religieuses dans l'espace public, la privatisation tous azimuts des services publics... Cependant, au Canada, le néolibéralisme fondamentaliste prôné par George Bush et Stephen Harper est très impopulaire. Cette idéologie se heurte à une très forte résistance de la part d'une majorité de Canadiens." Donc, pour l'instant, la latitude d'action du gouvernement Harper est assez restreinte? "Oui. À la tête d'un gouvernement minoritaire, Stephen Harper n'a pas les coudées franches pour mettre en oeuvre des politiques ultralibérales auxquelles la majorité des Canadiens s'opposent vigoureusement. Donc, pour gagner les prochaines élections fédérales, Harper est obligé de claironner qu'il tient mordicus à protéger le système de santé et le système de protection sociale canadiens. Mais ne nous leurrons pas. Une fois que les conservateurs obtiendront une majorité à la Chambre des communes d'Ottawa, ils s'empresseront d'instaurer sans ambages leurs politiques néolibérales." Les opposants au néolibéralisme sont de plus en plus nombreux. Est-ce un signe prometteur? "Oui, c'est encourageant, mais ne soyons pas dupes! Le néolibéralisme fondamentaliste n'est pas une idéologie en crise. Le néolibéralisme sait s'adapter à un avenir de plus en plus terrifiant. Toute nouvelle crise est un marché nouveau qui, laissé à lui-même, ne fera qu'aggraver les désastres qui se profilent à l'horizon. Mais n'oublions pas que tout ce que les néolibéraux ont démantelé durant les 40 dernières années -l'assurance maladie, l'assurance vieillesse, les logements sociaux garantis aux plus démunis... - sont des acquis qui ont été obtenus, à la suite de batailles homériques, dans un contexte de crise. La grande dépression des années 30 engendra aux États-Unis un New Deal socioéconomique et au Canada un système public d'assurance maladie. La crise alimentaire, la crise pétrolière et la crise financière qui nous ébranlent aujourd'hui peuvent devenir des moments opportuns si les citoyens se mobilisent avec entrain et s'il y a un leadership politique déterminé à changer le cours des choses. Les crises peuvent aussi être l'occasion de réformes sociales audacieuses et ingénieuses. Les spéculateurs sans autre loi que celle des marchés n'ont pas encore gagné cette guerre. Que fera Barack Obama s'il est élu président des États-Unis le 4 novembre prochain? Quand je vois la conviction et l'énergie des militants qui assistent à ses meetings, cela me rend optimiste." La Stratégie du choc. La Montée d'un capitalisme du désastre de Naomi Klein Éd. Leméac/Actes Sud, 2008, 671 p.
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06 sept. 2008, 17:21
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Contrairement à ceux qui prétendent que ce livre ne nous apprend rien, cet essai de Naomi Klein dissipe les brumes autour desquelles les artisans de la liberté sans freins des marchés boursiers, ceux qui gravitent autour des idées sommaires et simplistes proclamées par Milton Friedmann, enrobées qu'elles sont de formules mathématiques pour faire plus sérieux et qui se réduisent en fin ce compte à appliquer des méthodes de contrainte, quand ce n'est pas de contorsion lugubre comme lorsqu'elles se couplent à des régimes dictatoriaux par ailleurs sanguinaires comme le fut celui de Pinochet, se retranchent afin de mettre en œuvre leurs visions qui se résument à privatiser, déréglementer et amoindrir l'État jusqu'à ce qu'elle ne soit plus qu'une coquille vide.
Allant encore plus loin dans l'analyse et l'explicitation que ce à quoi aboutissent les investigations d'un Michael Moore pour qui des complots sont à la base de cette dérive des économies encore bien pire que celle des continents avec leurs chocs telluriques, l'analyse de Naomi Klein nous force à nous interroger sur la nature même du principe directeur qui guide les marchés et qui contrairement à ce qu'y postulait Adam Smith qui y voyait l’œuvre d'un Dieu caché, nous y révèle plutôt l’œuvre destructrice d'un Satan. En effet, les désastres, les cataclysmes, les guerres deviennent autant d’occasions d'affaires qui, si elles ne sont pas ouvertement supportées, ne sont pas moins encouragées en sous-main par ces nouveaux évangélistes de la bonne nouvelle initiée par le gourou Milton Friedmann.
Ce livre est donc à lire pour quiconque désire se faire une idée de la direction dans laquelle notre monde est maintenant plongé, soit celle d'une dichotomie entre des nantis d'une part, capables de se procurer à coup d'argent la bonne santé dans des hôpitaux privés, la bonne éducation dans des écoles privées, l'eau potable privatisée, la sécurité par une police à sa mesure et tout aussi privée, bref une vie dans des zones vertes tandis que d'autre part le gros de la population vivra dans des zones rouges, c'est-à-dire privée de tous les services essentiels de qualité et dignes de ce nom.
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21 juin 2008, 17:55
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Si l'économie vous intéresse, pourquoi pas suivre un p'tit cours ou deux, à la Télé-Université par exemple. Au lieu de lire... n'importe quoi. Vous allez dormir pas mal mieux.
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20 juin 2008, 00:48
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Issue d’une famille de militants de gauche, la journaliste Naomi Klein sait mettre le doigt sur les maux qui rongent l’Occident. Dans No Logo, son approche métaphorique de la mondialisation de l’économie démonte les rouages et les ressorts de la concentration des grandes corporations. Elle y démontre comment les investissements massifs en marketing au détriment de la production ont conduit à la perte de milliers d’emplois. Sa dénonciation de la mondialisation des marchés n’est pas toujours prise au sérieux parce que le modèle économique qu’elle propose est celui de l’autogestion qu’elle illustre dans son documentaire No Take sur la débâcle financière en Argentine. La détermination des travailleurs argentins de prendre en mains leurs propres entreprises, suite à la fuite des capitaux de leur pays mis à genou par les «ajustements structurels» du FMI, est une alternative qui, selon elle, pourrait fonctionner afin de freiner la scandaleuse prise de contrôle de l’économie par les requins de la finance. Une alternative où le consommateur est appelé à jouer un rôle majeur en achetant local ou équitable face à une économie où la spéculation crée un déséquilibre et un rapport de force devenu presque insurmontable ? Si les échanges et les traités commerciaux entre les pays existent depuis la nuit des temps, la globalisation des marchés, c'est-à-dire le commerce des biens et des services publics, est un phénomène nouveau. En effet, à cause d’une crise dans les services de santé créée de toute pièce et qui sème la panique dans la population, ces services n’appartiennent plus aux citoyens contribuables mais deviennent source de profit pour des investisseurs qui profitent de la déréglementation des marchés pour mettre la main dessus. Plus de distinction non plus entre une simple marchandise et un élément aussi vital que l’eau ou un besoin aussi essentiel que l’alimentation entre les mains de spéculateurs. Lorsque la croissance économique d’un pays comme le Canada repose sur la détérioration de l’environnement causée par l’exploitation des sables bitumineux de l’Alberta ou l’implantation au Québec d’un port méthanier malgré les risques que représente le projet pour les humains et l’environnement, on peut croire que la crise énergétique, comme la crise alimentaire d’ailleurs, profite à ceux qui la créent. Naomi Klein associe crise et spéculation. Quand l’agrobusiness se sera emparé des terres cultivables et que les monocultures vouées à la fabrication de substitut du pétrole auront remplacé la diversité agricole qu’est-ce que nous mettrons dans nos assiettes ? Et à quel coût ? À qui la crise alimentaire profitera-t-elle ? Les crises peuvent être surmontées de différentes façons. Mais tant que nous ignorons qui les crée, et avec quelle complicité, nous sommes perdants parce que nous sommes dans le noir. Cependant, une chose est certaine : «aucune solution ne semble passer par la poursuite du système économique que nous connaissons». (Gaétan Breton, À Bàbord!)
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19 juin 2008, 23:59
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 Contrairement aux réactions qui se font jour à droite ou à gauche, (du genre rien de nouveau sous le soleil) Mme Klein élabore une théorie qui va beaucoup plus loin, et ce qu'elle decrit, est terrifiant.Le livre a été commenté sur France Culture et puis a disparu des sujets d'actualité. Il devrait y être encore. C'est une demarche globale et complètement nouvelle. Klein decortique la théorie des Chicago boys, et de son chantre le prix nobel Milton Friedman et montre qu'elle rejoint naturellement les "travaux pratiques" de la psychiatrie de "guerre froide " : Les deux volets sont indissociables. Pourquoi ? Parceque la théorie suppose l'existence de la page blanche , la table rase. - pour s'épanouir pleinement le marché ne doit subir aucune entrave. C'est à dire que pour optimiser les placements, l'état social , les syndicats , les associations , doivent intervenir le moins possible. Concrètement pour que l'argent retourne à la source gonflé par ses apports, que le ruisseau devienne torrent , rivière , et fleuve il faut éviter l'evaporation , les pompages sauvages, les infiltrations tous évènements qui affaiblissent le débit. -l'etat social principalement ; avec ses lois , sur le travail , sur la protection sanitaire et sociale, sa politique d'éducation , contribuent à détourner une partie importante d'un brave et bon argent alors que celui ci doit grossir au maximum et revenir , vers ceux qui "travaillant" avec l'argent (de l'état le plus souvent) , ont le genie naturel de s'enrichir et en possède des montagnes. Et que cela doit continuer...Parcequ'ils le valent bien.
-courageusement les Chicago boys vont s'echiner à convaincre tous les gouvernements occidentaux du monde libre et democratique . Et y parvenir . Supprimez les programmes sociaux , l'aide sociale, la reglementation et vous verrez tout ira mieux . Et c'est vrai en effet tout va bien mieux après. Les profits explosent et tout se régule par soi même . Il y a bien quelques ondes de choc au niveau des classes populaires , mais il ne meurt que le nombre de personnes qu'il faut (le miracle du marché) , le plus souvent c'est inevitable car le marché le régule. Comme la nature regule la population de lemmings. ( la famine régule en effet le nombre de bouche à nourrir) (la maladie régule par elle même le nombre de malades qui peuvent soignés pas un système de santé), (le marché regule le niveau des salaire en fixant au départ la somme qui revient au travail ). Et donc chaque village devrait ériger une statue "a la loi du marché" et ainsi de suite que , tout seul, tout se regule. Inch Allah, Amen.... Mais comme les populaces imbeciles acceptent mal de perdre la securite sociale, un système d'éducation , et les lois du travail, il faut des circonstances speciales pour leur faire "avaler" des mesures exceptionnelles, les dépouiller de leurs biens baptisés pour l'occasion "avantages acquis". Il y faut une catastrophe climatique (Nouvelle Orleans), ou une bonne crise économique Naomie Klein nous montre que toutes les crises survenues dans le monde depuis , la "liberation aux forces du marché" du Chili , de l'Argentine , de l'Uruguay (100000 morts à eux trois au moins) puis l'Indonésie , la Bolivie , la Pologne , la Chine, Russie, ont été mises à profit par les forces de la "libre concurrence" pour torpiller les systèmes sociaux et recuperer les maigres fonds "détournés" par la protection sociale. Naomie Klein nous montre que les partisans du laisser faire ( touche pas à la braise salope comme dit B Blier dans les Tontons flingueurs) savent provoquer les dites circonstances si elles tardent trop à se produire. Dernier exemple : l'Irack. Il faut provoquer un état de choc , de stupeur, d'atonie sociale. Et les GO(gentils organisateurs) de Chicago tout en "déplorant" les massacres (degats collateraux), se rendent bien compte que terreur et misère sont la condition imperative de la réussite du programme intitulé: la loi de l'offre et de la demande acte 1 on ira tous au paradis. Douloureuse contradiction pour l'idéal Chicagonien: les marchés doivent être libres mais pas les peuples . Et c'est pour cela que le marché fonctionne si bien en Chine.
L'obtention d'une page blanche qui permet de partir de zéro ( ground zero?) resulte de bouillons medicamenteux, électrochocs et recettes medicales appliquées dans le domaine de la psychiatrie dans le cadre de la guerre froide . Un individu soumis à ce traitement ne s'en remet jamais. Comme un peuple n'est après tout qu'un ensemble d'individus dont certains(une minorité) se croient autorisés a critiquer la loi de repartition des benefices, on va l'appliquer à ceux là en priorité, mais pas seulement , il s'agit de terroriser ne l'oublions pas.
Mr Friedman preconise de frapper fort et vite mais il ne commente pas le nombre de mòrts, les tortures, il affirme ne donner que des avis "techniques". Son humanisme profond lui vaudra le prix nobèl . Il connaît l'utilisation systematique de la torture, de la terreur déployée sur la voie publique ( la mariée tirée de l'eglise par les cheveux le jour de son mariage , aux syndicalistes enlevés sur leur lieu de traval, ou molestés dans les lieux publics . Naomie Klein demontre que la pensée liberale applique aux peuples , les découvertes terrifiantes de la psychiatrie. Les remèdes assenés donnent rapidement des profits inouis pour une poignée de privilegiés. Ils laissent les autres au bord de la route ou du cimetièrre. On pense irresistiblement aux methodes de la mafia? C'est la même brutalité , la même rapacité .
Les pays brutalisés (FMI, l'OMC) contraints d'aliener leurs ressources ? On songe au traitement réservé aux prostituées qui ne font pas leur chiffre. C'est le même vocabulaire et la même violence.
La mafia a t-elle pris le pouvoir? En tout les cas cela y ressemble fort.
C'est le livre que j'aimeria bien lire de Naomie Klein..
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19 juin 2008, 22:59
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Vous serez édifié par la lecture suivante.
Figurez-vous que le groupe alter mondialiste ATTAC (Association pour la taxation des transactions financières pour l'aide aux citoyens) , a été infiltré un an -à quel prix?- par une taupe, quand ils ont décidé de dénoncer sur la place publique le grossiste mondial en alimentation, NESTLÉ ma chère!
Je suppose que vous saviez que Nestlé était suisse, mais beaucoup plus que le tamia rayé.
Vendredi 13 juin, date prédestinée, un reportage à la TSR (T élévision S uisse R omande) apprenait aux Suisses que le groupe altermondialiste de tous les combats, ATTAC, était dans la mire du géant alimentaire.
SECURITAS est le nom de l’infiltreur. Il s’agit de la plus grosse compagnie de sécurité en république helvétique.
7 dirigeants d’ATTAC ont été mis sous haute surveillance par la firme bâillée par Nestlé après leur avoir révélé qu’ils enquêtaient sur la compagnie mondiale pour sortir un livre sur eux en 2004. D’où la nécessité parfois, dans le journalisme d’enquête entre autres, de ne pas demander la permission aux méchants de leur tomber dessus. Aux États-Unis, ils ont le 5e amendement dans les mêmes visées.
Pendant qu’ils enquêtaient, les bénévoles d’ATTAC, espionnés par une des leurs, se faisaient doubler au fil d’arrivée. Toutes les conclusions de leurs chapitres arrivaient sur les bureaux de Nestlé.
Le pire, c’est que le tout se déroulait avec la complicité de la police suisse du comté de Vaux. Elle n’a jamais révélé au journaliste allé les interroger pour l’émission, Jean-Philippe Ceppi, la véracité de ses sources.
Nestlé monopolise au Venezuela et a participé activement à créer des crises alimentaires artificielles dans les jambes d’Hugo Chavez, de concert avec la CIA, pour ébranler son gouvernement trop à gauche à leur goût.
Cette infiltration n'est donc pas surprenante.
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19 juin 2008, 07:31
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5 commentaire(s)
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Ce que dit constater la soi-disant célèbre Naomi Klein (vous en avez déjà entendu parler avant, vous?), pour ensuite le dénoncer, pourra sans doute en inciter certains à pousser les hauts cris. Ici et là, on s'indignera et on se demandera, formidablement offusqué parfois, où le monde s'en va. Alors, où s'en va-t-il donc, aujourd'hui, le monde? N'en déplaise à ceux ou celles qui pensent à présent déceler une tendance nouvelle j'estime, pour ma part, que le monde n'a aucunement changé de direction. De tous temps, on a toujours utilisé les "moyens du bord" pour parvenir aux mêmes fins.
Rien n'est plus efficace que de tabler sur les désastres, que ceux-ci soient réels ou anticipés, voire même tout simplement imaginés, pour apporter créance à une solution préconisée pouvant venir efficacement et sûrement à bout du problème. Depuis des millénaires, cela toujours été l'approche retenue par les religions et les chefs d'état. Les gens ont bien plus peur de finir en Enfer qu'ils n'ont envie d'aller au Paradis. Quant aux possibles connivences entre les Pouvoirs et leurs cliques de petits amis, faudrait être assez naïfs pour voir là une révélation de la part de madame Klein. Comme on dit en anglais: Scratch my back and I'll scratch yours...
Ces banales évidences rappelées, cette brique apparemment pleine de lapalissades pourra peut-être contribuer à réveiller certains endormis pas encore au fait de certaines réalités fondamentales de l'existence. Tant mieux. Mais ce qui aurait été beaucoup plus utile aurait été, il me semble, un livre ou même une simple plaquette avec, au lieu de redondances, des solutions plutôt que des dénonciations pour néophytes.
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