Se mettre à pédaler sérieusement
Tu vélotaffes?
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Selon Marc-André Lebeau des Bicycles Quilicot, il suffit de quelques accessoires pour transformer son vélo en moyen de transport efficace.
photo: Dominic Gauthier
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Enfourcher sa bicyclette pour se rendre au boulot, les Français appellent cela le vélotaf. Et en cette ère où la sobriété énergétique fait partie des nouvelles responsabilités citoyennes, il faudrait peut-être se mettre à pédaler sérieusement...
Laissons parler les chiffres. À Montréal, seulement 1,3 % des travailleurs se rendent au travail à vélo. Pourtant, le tiers des navettes quotidiennes font moins de cinq kilomètres... Une distance qui se pédale en 15 minutes! Faites l'aller-retour à bicyclette, et voilà déjà 30 minutes d'activité physique par jour, soit tout juste ce qu'il faut pour réduire de moitié les risques de troubles cardiovasculaires, selon la British Medical Association.C'est sans mentionner que le vélo coûte drôlement moins cher que l'auto, tout en ne laissant aucun petit nuage de smog dans son sillage. Mais tout ça, on le sait déjà. Néanmoins, trop de gens préfèrent encore l'auto, le trafic, les bouchons, la rage au volant et ce nouveau sport national qui consiste à pester contre l'augmentation du prix de l'essence. Pourquoi ne pas se laisser tenter par un nouveau sport cet été? Quelques bonnes idées pour se convertir au véloboulot: CHOISIR SA MONTURE Un peu plus de 1000 modèles de vélos sont offerts sur le marché. Lequel choisir? Pour filer en ville et zigzaguer entre les nids-de-poule, un vélo de type hybride fera l'affaire. Marc-André Lebeau, de la boutique Bicycles Quilicot, suggère le modèle Norco Corsa. À un peu moins de 700 $, ce vélo est conçu pour le navettage. Il est équipé de tout ce qu'un vélotaffeur doit avoir: un siège rembourré confortable, un porte-bagages, des garde-boue et un garde-chaîne pour que le bas de votre pantalon reste bien propre! Son cadre est en aluminium et son dérailleur est protégé par un boîtier qui l'empêche de s'encrasser. Bref, une bien bonne bécane. Par contre, tous ne seront pas prêts à débourser autant d'argent pour un vélo... qui pourrait se faire chiper à la moindre occasion! La crainte est réelle. Chaque année, à Montréal, 1 % du parc de vélos disparaît aux mains des voleurs. Selon Vélo Québec, le moyen le plus efficace pour se prémunir contre les vols est archisimple: achetez un vélo simple et peu coûteux, quitte à garder votre bicyclette haut de gamme pour les balades du dimanche. Un Écovélo recyclé au Québec par la compagnie SOS Vélo n'est peut-être pas le nec plus ultra en matière de deux-roues, mais à moins de 200 $, il tient la route sans tenter les voleurs! Un autre truc antivol? "Plusieurs personnes cachent la marque de leur vélo avec du ruban noir", dit Marc-André Lebeau. Pas fou! LES INDISPENSABLES Casque. Des casques protecteurs sont désormais conçus pour le vélo urbain. Moins effilés que les casques ordinaires, ils ne vous donneront pas une allure extraterrestre. Les casques urbains possèdent aussi à l'arrière un adaptateur conçu pour y fixer un réflecteur. On aime le modèle City, de Bell (60 $). Cadenas. On ne sort jamais sans lui! "On devrait investir entre 10 % et 15 % du prix du vélo dans un bon cadenas", estime Marc-André Lebeau. Notre choix: le cadenas en "U" de marque ABUS (140 $), livré avec un câble d'acier. Attachez la roue de devant et le cadre de votre vélo au support, et utilisez le câble pour relier votre roue arrière. Dissuasif. Sacoche de transport. Pour le véloboulot, il faut prévoir une sacoche solide pour transporter vos documents, votre lunch et vos effets personnels. Il en existe pour tous les goûts. Si vous devez traîner un ordinateur portatif, la sacoche latérale Munster de la compagnie allemande Vaude (89 $) s'attache au porte-bagages et est équipée d'un compartiment rembourré pour l'ordinateur portatif. Imperméable. Parce que les averses sont des choses qui arrivent, votre sacoche de transport devrait toujours contenir des vêtements imperméables... On trouve chez Mountain Equipment Co-op le manteau de vélo SuperMicroft fait de polyester recyclé (65 $), des pantalons Splash (55 $) et des couvre-chaussures (29 $). Futé. L'AUTOMNE VENU... Un conseil en terminant: plutôt que d'attendre le printemps pour faire la mise au point de votre vélo, faites-la l'automne avant de l'entreposer. C'est que les réparateurs de bicyclettes sont débordés à l'approche de la belle saison, et les listes d'attente peuvent être longues. Prévoyez le coup! CARNET D'ADRESSES / Bicycles Quilicot 2650, rue Masson Tél.: 514 842-1121 Mountain Equipment Co-op Marché Central 8989, boulevard de l'Acadie Tél.: 514 788-5878 SITES À CONSULTER / www.velo.qc.ca/veloboulot www.voyagezfute.ca
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23 juin 2008, 15:03
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Certains d'entre vous font part de la complexité et du calvaire qu'est le cyclisme urbain. Pour les déplacements courts (on parle généralement de 7.5 km et moins), le vélo est une alternative valable.
Je suis l'auteur d'un guide sur le sujet. Créativement nommé Guide du cyclisme urbain, j'explique dans ce guide comment conduire votre vélo en toute sécurité (ben oui, parce que comme n'importe quoi, y'a une adaptation !). J'y explique aussi l'équipement du cycliste urbain.
En vélo en ville, il est inutile de s'équiper de vêtements spéciaux, excepté pour la pluie. Et pour la sueur, c'est surtout si vous n'êtes pas en forme (donnez-vous deux semaines) ! Si vous gardez une vitesse entre 20 et 25 km/h pendant les 15 à 20 minutes de votre trajet, il est très peu probable que vous soyez détrempé à votre arrivée. Le cyclisme urbain ce n'est pas plus un sport que de marcher au dépanneur... oubliez le vélo en carbone, les casques pointus, les habits spéciaux, et ce n'est pas le temps de battre des records de vitesse.
Vous pouvez trouver réponse à vos questions dans mon guide qui est disponible gratuitement en ligne : VéloUrbain.qc.ca - Guide du cyclisme urbain
Sinon, n'hésitez pas à me contacter, mes coordonnées sont sur le site web. Pierre-Luc Auclair VéloUrbain.qc.ca
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20 juin 2008, 12:58
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Plutôt curieux, de plus en plus de pays développent des services de vélo libre service, plusieurs pays développent des infrastructures favorisant le vélo et par conséquence le nombres de vélomanes augmente sur la planètes. Alors que l'idée que le vélo a une place comme moyens de transport et de déplacement, certains continuent à dénigrer les actions individuelles et collectives en ce sens. Peut-être ressente-t-il un certain complexe ou malaise face à l'inaccessibilité de cette alternative pour eux. Quoi qu'il en soit selon moi l'idée de développer une série d'alternatives pouvant s'adapter au mode de vie et possibilité de chacun me semble encore la solution la plus logique . Bravo à la ville pour l'initiative en ce sens, j'étais fière d'apprendre la nouvelles de vélo libre dans ma ville et souhaitons que cela sera accompagné de changement au sein des infrastructures. www.avelocitoyens.com!!
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20 juin 2008, 09:02
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Je fais Longueuil-Montréal à vélo presque tous les jours, et je suis loin d'être le seul. Le pont est bien occupé par les cyclistes, qui vont du coureur type Tour de France au pédaleur sur bécane grinçante, avec tout ce qu'il y a entre les deux.
Si j'ai la chance de travailler à un endroit où je peux prendre une douche en arrivant, je ferais quand même mon 8 km matinal même si ce n'était pas le cas. Pourquoi? Parce que sinon, ce serait soit les embouteillages infernaux ou la morosité du métro. Je le prend l'hiver, le métro, mais comme je suis content, dès avril, de laisser ce monde suffocant d'odeurs et de gens, avec ses harceleurs qui veulent me fourrer leur "24 heures" dans les mains. L'autobus me satisferait peut-être, mais je n'ai pas ce choix.
Dehors, je suis bien. Le trafic? Si on conduit comme du monde, il n'y a pas de problème. Soi dit en passant, j'aime dix fois mieux rouler dans la rue, avec les voitures, que dans ces pistes soi-disant cyclables que je trouve bien plus dangereuses. La pluie? Un imper fait la job. Mes deux sacoches gobent tout ce que je veux leur donner, mes vêtements, mon lunch, mon casque quand je n'en ai plus besoin, mon ordi à l'occasion, un livre. Le vélo, c'est simple. Le vélo, c'est le fun. Et c'est ça le plus important.
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19 juin 2008, 18:24
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En réponse à l'article, je crois que tous les moyens sont
bons pour encourager les modes de déplacements qui présentent une alternative
moins polluante à l'automobile. Il est possible, facile et agréable d'utiliser
une bicyclette pour aller travailler. Je vous propose à ce sujet une lecture
d'un compte-rendu d'un livre intitulé Biking to Work.
En réponse au commentaire de M. Perrier: votre réaction est très
compréhensible. Depuis que l'environnement est devenu LE sujet de l'heure
(heure qui ne semble pas vouloir finir), une quantité phénoménale
d’informations vertes poussent dans les journaux et les magazines.
L’utilisation du vélo pour se rendre au bureau gagne en popularité, non
seulement sur les routes, mais également dans les médias.
Par contre, les gens qui écrivent sur le sujet ou qui font
la promotion du vélo-boulot-dodo ne prétendent pas que cette solution
s’applique à tout le monde. Oui, le covoiturage est une solution. Oui, le
transport en commun en est une autre. Et, oui, le vélo occupe une place de
choix sur cette liste. Pour tous ses avantages, il représente une alternative
valable à l’automobile dans une proportion élevée de déplacement tel que
l’indique M. Proulx dans son article. Pour les distances trop longues, il y a
les trains, les autobus, le métro et le covoiturage.
Et puis utiliser son vélo, est-ce que c’est plus compliqué
que de courir après ses clefs, d’aller mettre de l’essence en râlant sur le
prix, aller au garage pour sa vidange d’huile, changer de pneus deux fois par
année, payer pour des réparations, mettre du lave-glace, etc.?
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19 juin 2008, 16:45
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C'est la seule question qui me chatouille. Car un bémol s'impose tout de go; parlons d'hygiène personnelle. Qui peut se permettre d'aller au travail après avoir fait du vélo? Car au-delà de la question de garder des odeurs corporelles propres à l'espace public, il y a aussi une question de confort pendant la journée de travail. La bicyclette comme moyen de transport est une idée louable bien sûr, mais pour les gens qui comme moi se trouveraient moins disposés, le métro, l'autobus et la marche semblent des options tout à fait simples qui prennent tout autant le virage vert, non? Par contre, j'adopte le patin à roues alignées pour aller faire de légères emplettes ou pour aller à la bibliothèque. Ce sont des moment dans l'espace public de courte durée qui ne sont donc pas indisposants. Je n'ai qu'à transporter de petits souliers dans mon sac à eau et emmener mes patins dans ma main (avis à ceux qui sont découragés par le manque d'espace pour vélos). Aller travailler à bicyclette comporte son lot d'organisation, alors chapeau à ceux qui s'y plaisent et...chapeau à ceux qui s'enfournent dans le métro!
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19 juin 2008, 13:14
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Ah comme j'aimerais pouvoir me rendre a velo, au boulot, a chaque matin, au soleil levant. J'ai essayer pendant 2 mois. Le résultat? Retour au metro. Trouver un endroit pour le velo, se changer en arrivant au boulot, être lavée de sueur, trempée de pluie, froler la collision avec une voiture, fatiguée en arrivant a destination,..etc etc. Non, plus jamais. Un calvaire.
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19 juin 2008, 11:35
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Rien n'a le don de m'exaspérer comme de tomber sur des trucs faisant la promotion de mesures complètement déconnectées, devant lesquelles certains se pâment, convaincus qu'ils sont d'avoir découvert la huitième merveille du monde. Et cette idée saugrenue de pédaler pour se rendre au travail, que l'on manque presque de sens civique si on ne le fait pas, arrive depuis un bon moment en tête de liste dans mon palmarès de la bêtise. À part peut-être ceux et celles qui n'ont qu'une petite jobine, qui n'ont pas à mettre en péril leur sécurité (et celle de tous les autres sur leur passage) parce qu'ils n'ont pas à traverser une ville achalandée aux heures de pointe, à part des exceptions de ce genre donc, on s'abstiendra coûte que coûte d'enfourcher un vélo pour aller au boulot. Une simple affaire de gros bon sens.
Pas d'accord? Hum... Vous pensez peut-être que je suis contre l'idée pour de sombres motifs personnels, que je me déplace le postérieur en gros 4X4 polluant, seul à bord de surcroît, et que je ne suis finalement qu'un autre de ces misérables capitalistes égoïstes qu'il faut vivement dénoncer. C'est bien ça? Eh bien, non. Vous n'y êtes pas du tout. À diverses reprises déjà, j'ai écrit ici même que je ne monte que très rarement en auto et que je me tape, avec plaisir, une bonne heure de marche pour me rendre à l'épicerie et en revenir. Si je suis tellement contre l'idée du vélo-boulot c'est, entre autres raisons, parce qu'il ne s'agit pas de la solution à quelque problème que ce soit, pollution ou ce que vous voudrez. C'est même, oserais-je ajouter, tout le contraire. Une véritable nuisance collective.
Et même si vous êtes tout disposé à vous embarrasser à chaque fois de tout le bataclan requis, lequel s'avère digne d'une véritable expédition, tel que le casque, le cadenas, la sacoche de transport, l'imperméable, sans oublier la bouteille d'eau, vos dossiers et la photo de votre belle-mère si vous y tenez, vous pourriez beaucoup plus simplement et efficacement vous rendre à votre travail en contribuant au mieux-être de la planète. Cela vous étonne? N'avez-vous jamais entendu parler de ce concept révolutionnaire appelé co-voiturage, cette entente amiable entre personnes responsables? Et, à tout prendre, et en particulier le vélo, le transport en commun malgré toutes ses lacunes s'avère encore, et de loin, préférable.
Mais je sens que vous avez réponse à tout cela. Ainsi, pour pallier le risque que votre vélo ne fasse partie des milliers volés chaque année à Montréal seulement, vous êtes prêt à suivre le judicieux conseil de Vélo Québec de vous procurer "un vélo simple et peu coûteux". En somme, vous pédalerez tous les jours sur une minoune à deux roues, une vieille bécane fatiguée dont personne ne veut... Ah! le plaisir d'éviter les nids-de-poule sur un engin aussi performant! Mais, si ce n'est peut-être pas tout à fait comme cela que vous envisagiez la chose, sachez bien que c'est pourtant telle qu'elle se présente dans la réalité, quand on range ses lunettes roses. Alors, co-voiturage et transport en commun. Pensez-y.
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