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Musique
Pierre Lapointe - Mutantès
Rock
27 et 28 fév 2009 à 20h
Salle Wilfrid-Pelletier
175, rue Ste-Catherine O., Mtl · (514) 842-2112

Pierre Lapointe

Pierre qui roule


ARTICLE - 24 juillet 2008
Pierre Lapointe: "En art, il n'y a pas de faux pas; chaque pas croche te permet d'aller dix fois plus loin."
Pierre Lapointe propose une création multidisciplinaire, à l'image de ses rêves les plus éclatés, conçue avec une équipe de rêve... Aux grands mots les grands moyens.
 
Après être entré en chanson québécoise par la grande porte, très tôt en carrière Pierre Lapointe a reçu le cadeau le plus précieux: les moyens de ses ambitions. "Et je me sens privilégié", reconnaît-il du haut du sixième étage de l'Hôtel Hyatt, installé sur une terrasse ensoleillée avec vue sur la scène où il se produisait il y a un an en compagnie de l'Orchestre Métropolitain du Grand Montréal dirigé par Yannick Nézet-Séguin, un autre surdoué hyperactif de son espèce.

Avis à ceux qui croyaient que le petit roi de la pop québécoise avait atteint un sommet avec ce spectacle réunissant quelque 100 000 festivaliers: il est déjà occupé à la création d'un autre projet d'envergure dont il parle avec fébrilité et des feux d'artifice dans les yeux. "Mutantès est inspiré d'une histoire qui me trotte dans la tête depuis que j'ai 14 ans et qui devrait parvenir à maturité dans 7 ou 8 ans, s'emballe-t-il. C'est un projet qui va se terminer sous une autre forme que celle d'un spectacle; pour l'instant, je ne sais pas encore laquelle. Un album devrait paraître au cours de 2009."

L'ÉQUIPAGE

Mutantès, un spectacle presque entièrement constitué de nouvelles chansons, met en scène la quête de bonheur d'un jeune mutant. Pour cette création multidisciplinaire à grand déploiement, Lapointe a rassemblé une équipe de haut calibre: Claude Poissant en assure la mise en scène; Martin Labrecque (qui a, entre autres projets, travaillé avec le Cirque du Soleil) est aux éclairages; Geneviève Lizotte, déjà conceptrice visuelle et styliste de quelques précédents shows de Lapointe, s'occupe de la scénographie; Philippe Brault, fidèle collaborateur, est posté aux arrangements; Marie-Chantale Vaillancourt a cousu des costumes "minimalistes, épurés, japonais, à la coupe super moderne", dixit Lapointe; et Frédérick Gravel, un chorégraphe ayant collaboré notamment avec Dave St-Pierre, a conçu des mouvements pour non-danseurs. "Je ramasse des idées pendant quelques années et ensuite je garroche tout dans le même pain. Même si, vu de l'extérieur, ça semble un peu compliqué, l'intégration de toutes ces disciplines s'est faite naturellement."

Pour ce happening d'avant-garde, Lapointe et son équipage ont disposé d'un budget digne des grands opéras, grâce auquel ils ont mené maintes recherches avant d'en arriver à une forme aboutie. Souriant et détendu, vêtu d'un chic veston gris souris à haut col, le chanteur a l'aura de celui à qui tout réussit. Pourtant, cette histoire de mutant post-moderne a pris forme à la suite d'un spectacle où il s'était consciemment mis en danger pour finalement se casser les dents...

QU'EN EST-IL DE LA CHANCE?

"C'était l'an dernier, toujours aux FrancoFolies. Je revenais d'Europe et j'ai eu l'envie soudaine de faire un spectacle solo, sans mes musiciens, se souvient-il. La veille, j'ai changé toutes mes mélodies. Je n'étais pas prêt, je suis arrivé sur scène mort de peur. J'étais complètement out, ma voix était étrange. Certains critiques se sont demandé si j'allais flancher avant le show avec l'OMGM... Mais je l'ai fait quand même parce que je sentais que quelque chose allait se passer. Rendu à la dernière chanson, Pointant le nord, j'ai eu trois blancs de mémoire. Je me suis alors tourné vers l'auditoire et j'ai dit: "Vous savez quoi, je suis épuisé et je ne la ferai pas, mais sachez que je vous aime beaucoup." On peut dire que le show a fini en queue de poisson. Je suis sorti de là en "shakant"..."

Ensuite, désireux de comprendre ce qui s'était passé, Pierre Lapointe s'est mis à réécouter son spectacle: "En ce qui concerne la voix, ça n'allait pas du tout, mais dans le flow et dans l'énergie, c'était ça! J'ai passé pas mal de temps à écouter des chants de prisonniers afro-américains qui avaient travaillé enchaînés dans des champs de coton, poursuit-il. Ils disaient que lorsqu'on chante à la chaleur et qu'on est épuisé, à un moment donné, on ne sent plus son corps et on touche Dieu. J'étais tellement plongé dans un état de mal-être ce soir-là que c'est devenu mon blues de prisonnier à moi. Une fois que j'ai compris ça, j'ai composé toutes les chansons de Mutantès... en l'espace de deux semaines! Alors que ça faisait deux ans que je les avais en tête! En art, il n'y a pas de faux pas; chaque pas croche te permet d'aller dix fois plus loin."

MUTATIONS

Dès ses débuts, Lapointe avait annoncé son intention de ne pas se cantonner dans un genre (la chanson classique). Ceux qui l'ont vu interpréter Je reviendrai à Bons Baisers de France ont eu un avant-goût de la métamorphose dont il est question. On n'avait jusqu'ici jamais entendu de beats évoquant les rythmes de No Cars Go d'Arcade Fire dans le répertoire de Lapointe: "Mutantès est à la fois rock et très épuré. Il y a des tounes a cappella, interprétées avec un choeur de comédiens-chanteurs. C'est vraiment du superbe-beau! Et à l'inverse, il y a des moments plus rock. Bon, tout le monde va dire: "Ouin, ouin, Pierre Lapointe qui fait du rock..." O.K., c'est du rock esthète, intello et propre, mais du rock quand même."

Si le secret entourant Mutantès - orthographié avec l'accent grave pour éviter que les gens prononcent "matantes" - reste entier ou presque, le principal intéressé révèle avoir beaucoup évolué au plan de l'écriture. Pourtant, dans la lignée des oxymores et associations libres qui font sa prose ("endomètre rebelle", "cieux galvanisés", "être debout sur sa tête", etc.), la première chanson du spectacle s'intitule Le Prisme bienveillant. Lapointe a compris il y a longtemps qu'en balançant ses images éclatées avec des mélodies accrocheuses et d'irrésistibles arrangements de "violons disco", il parviendrait toujours à charmer l'oreille. "Comme dans Qu'en est-il de la chance, par exemple. Les gens n'ont même pas eu le temps de se demander ce que ça signifiait, "les oiseaux se meurent au pays de la transe". Pourquoi j'éprouverais un malaise à lancer des images quand d'autres se contentent de hurler "que je t'aime" vingt fois en ligne? La scène est un amplificateur formidable, un garrocheur d'émotions. Moi, tout ce que je veux avec Mutantès, c'est toucher les gens. Qu'ils se mettent à brailler sans comprendre ce qui leur arrive."


Les 31 juillet, 1er et 2 août (à 18 h et 21 h 30)
À la Salle Wilfrid-Pelletier

À écouter si vous aimez /
L'exubérance de Diane Dufresne, la grandiloquence de Robert Lepage, le délire de Katerine

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UNE CLEF POUR ENTRER DANS MUTANTÈS

Au Brésil, trois ans après le coup d'État de 1964, l'idée d'une musique universelle, poreuse, ouverte aux courants rock, blues, jazz, prog et psychédélique germe dans l'esprit de quelques musiciens allumés dont Gilberto Gil, Caetano Veloso et Os Mutantes ("les mutants" en portugais), tous associés au mouvement tropicalia (ou tropicalisme). "Je suis un grand fan d'Os Mutantes, admet Lapointe. Ce groupe est né en réaction à un régime politique oppressant. Toute la gang de tropicalia s'est mise à faire de la musique révolutionnaire. Ils sont devenus des monstres sacrés que la politique n'a jamais pu ébranler. Dans Mutantès, il est aussi question d'un peuple opprimé qui se révolte et du pouvoir immense de la musique."

Pierre Lapointe n'est d'ailleurs pas le seul à revendiquer l'influence d'Os Mutantes. En 1993, Kurt Cobain avait fait le voeu, publiquement, d'une tournée-réunion du fameux groupe de São Paulo. Beck y fait référence dans sa chanson Tropicalia, sur un album nommé, justement, Mutations. Et David Byrne, grand fan lui aussi, lançait en 1999 une compilation d'Os Mutantes sous son étiquette de musique du monde Luaka Bop. (Marie Hélène Poitras)

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DU CÔTÉ DE LA DANSE

"Pierre est venu me chercher parce qu'il connaissait un peu mon travail et qu'il était sûr que je ne créerais pas quelque chose qui fasse casino", lance Frédérick Gravel. Chorégraphe novateur de la relève en danse contemporaine, il est connu pour ses créations iconoclastes et subversives où l'humour, la gestion de l'espace, du temps et de la musique bousculent agréablement les habitudes des spectateurs. Pour Mutantès, il a dû muter, lui aussi, pour mettre en mouvement 13 non-danseurs: les 12 membres du choeur et Lapointe lui-même, désireux de quitter le banc de son piano pour s'impliquer plus physiquement.

"Je me suis laissé un peu inspirer par les chorégraphies de Bob Fosse dans Sweet Charity avec une pointe d'ironie, commente Gravel. On ne le reconnaîtra pas forcément, sauf peut-être dans ces positions extrêmes qu'il aimait bien, de toujours être un peu à côté de ses pompes avec le bassin complètement tordu. J'ai exploré ça avec les artistes pour les rendre vivants, investis physiquement, sans que ce ne soit trop chorégraphique tout le temps."

Si le contexte d'un spectacle à grand déploiement est une nouveauté totale pour Gravel, ses fans devraient le reconnaître dans les immobilités, le désalignement corporel et une certaine sobriété dans la chorégraphie. Une sobriété d'autant plus efficace ici que les chanteurs-comédiens-danseurs partagent la scène avec huit musiciens et une scénographie imposante. "Il y a beaucoup de mouvements d'ensemble pour qu'on puisse tout capter." (Fabienne Cabado)

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14 août 2008, 08:58
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L'an dernier, quasi à pareille date j'écrivais à chaud mes impressions au sujet du grand concert extérieur que donna Pierre Lapointe, accompagné de l'Orchestre Métropolitain du grand Montréal, sur l'esplanade de la Place des Arts. En guise de cadeau à ce festival chéri des montréalais, Pierre Lapointe présente hier, aujourd'hui et demain une création à saveur psychédélique tout droit sortie des rêves les plus fous. D'emblée présenté comme une sorte de pastiche à la Tim Burton, où toute lumière est réflexion, comme le reflet de l'âme sur le sol jonchant ses restes, ce concert s'avère plutôt une véritable tragédie. Une tragédie dans le sens Grec du terme, mais tentée d'une saveur rétro futuriste complètement éclatée.
Pierre Lapointe est accompagné sur scène de 13 danseurs, formant un moule émotif autour de sa personne. Ceux-ci semblent flotter sur scène autour d'un Lapointe tout droit sorti d'un rêve psychédélique. La mise en scène de Claude Poissant est magistrale. Tout simplement grandiose. Les personnages flottent au dessus du néant. Les musiciens de scène sont époustouflant en mélangeant les registres et les références. D'une introduction électronique jusqu'à un froid cri strident d'un violon. On en retient même un peu l'impression que ce concert est surtout un exercice de stylistique scénique. Une sorte de ballet cosmique, une sorte de rêve spatial qui prend place devant nos yeux. La musique apparaissait secondaire dans cet état d'esprit tellement l'élégance de la mise en scène sublimait tout. La qualité est irréprochable. Réflexions sur le sol, effets d'espace, lumières, piano à queue noir en silhouette. Toute la scène respire l'élégance même.

Par respect pour les spectateurs à venir et pour conserver la sensation d'intemporalité de ce concert, les détails sur ces chansons ne seront pas révélés ici. Sachons toutefois que ce concert constitue un showcase déguisé. Lapointe présente ses pièces à un public restreint. Disons seulement qu'une majorité du nouveau répertoire, ô précieuse marchandise, est composé au piano sous forme de balades mélancoliques. Un peu comme un hymne chanté aux étoiles. Pierre Lapointe nous invite dans son vaisseau spatial avec lui. La scène s'illumine, les étoiles scintillent de partout, et nous sommes témoins d'un véritable ballet cosmique emprunté à Star Trek. Une porte lumineuse franchie, on entre de plein pied dans le cerveau de Pierre Lapointe. Les coeurs soutiennent la prestation de façon détachée, sans jamais gêner le contact direct avec le public.

"Je reviendrai" et "au bar des suicidés" volent la vedette. Nous ne serons jamais plus qu'un amas de chair face à sa douleur. La porte est ouverte. À nous d'entrer en ces lieux complètement délirants et incroyablement stylés. Émouvante soirée où on revient sur terre le coeur encore vibrant de l'écho du coeur grec, dont le saut dans le néant de l'arrière scène dépeint à lui-seul le suicide des suicidés. Pierre Lapointe aura fait voler ses oiseaux de malheur dans une salle entière. Seul bémol, nous sommes littéralement emportés par un tourbillon de mélancolie. Coup sur coup, pièce sur pièce, si bien que l'ensemble est esthétiquement parfait, mais il est difficile de saisir chaque pièce tellement tout est éblouissant. L'overdose de paroles est si prononcée, qu'on ne se souvient véritablement d'aucune pièce tellement elle se succèdent dans un rythme effréné, espacées seulement par de long silences où il ne se passe strictement rien.

Les nouvelles chansons, plus épurées musicalement que La Forêt des Mal Aimés sont lourdes de douleur et d'émotivité. Sentiment amoureux, rejet, on sent une importante remise en question existentielle dans les pièces. Il faudra définitivement les écouter sur un album pour réussir à décanter toute leur signification. Les voir en spectacle ne peut permettre que d'effleurer leur profondeur.

Mutantès, à la salle Wilfrid Pelletier de la Place des Arts: tout simplement tragique.

05 août 2008, 11:03
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Une fois de plus, Pierre Lapointe a démontré qu'il était hors catégorie, inclassable. Chapeau bas bel artiste pour ce spectacle culotté!

Pierre Lapointe ne cesse de surprendre. D’ailleurs, il a dépassé l’artiste pop pour ceux qui le placent toujours dans cette catégorie. Une étiquette trop facile. Pierre Lapointe est un Créateur, un artiste audacieux. Moi qui suis sensible aux mots, je dois dire que son écriture m’étonne et me touche. Écrire aussi bien à 28 ans… c’est un pur ravissement! Sa musique est unique également  avec un certain élan, il me semble, dirigé vers la tradition «chanson française».

Puis, je me plais à constater que de jeunes québécois l’aiment et l’applaudissent : ça fait du bien! Qu’une partie de notre jeunesse se détourne de l’américanisation et du prêt-à-emporter en écoutant Pierre Lapointe, c’est réjouissant et rassurant à la fois. L’artiste qui a un sens poussé de l’esthétisme et de l’originalité ne tombe jamais dans la facilité. Il ne fait rien «comme les autres». Alors pour des jeunes qui se construisent et qui ont malheureusement trop souvent tendance à faire «comme les autres», suivant le goût du jour, Pierre Lapointe arrive à point. Il devient, à cet égard, un formidable éveilleur d'esprit même s’il n’en a pas le mandat.

Monsieur Lapointe, vous êtes un artiste d’exception, culturellement  important pour le Québec. Sachez rester ici; oubliez l’exil si cela devait s’avérer tentant un jour pour vous…!

Josée DuDemaine

 

 

04 août 2008, 14:42
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MUTANTÈS
Création inédite pour les 20 ans des Francofolies de Montréal.
MUTANTÈS,    de Pierre Lapointe en ce vendredi, premier août 2008 à la Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, Montréal.
D'entrée de jeu, Pierre Lapointe nous avise en toutes lettres dans le programme de la soirée: " Merci d'être là et de partager avec moi l'aboutissement d'un rêve fou, d'un concept éclaté..."  Et il a raison. Arrive MUTANTÈS.   
Tout est noir. Lever de rideau. Nous voilà plongeant dans un monde  inconnu; Pierre Lapointe nous entraine dans des mondes parallèles, futuristes. Comme un grand bloc. Comme un grand choc. Seront-nous les mutants?  Des effets visuels qui nous transportent au-delà de l'imagination, un décor simple mais ô combien efficace. Des sculptures de lumières. Des rayons évanescents. La lumière devient un personnage, jeux de lueurs, lumières étranges. Voyons les titres de ses chansons très révélateurs  :  "Ces étranges lueurs",  "Le prisme bienveillant",  "Les lignes de la mains",  "Les éphérites"  (sont-ils les enfants d'Abraham ?)" , "Tu es à moi",  "L'amour solaire",  "Coulent les rires",  "L'enfant de ma mère",  "Saint-Jean liquéfié",  "Les perles de nos yeux",  "Je reviendrai",  "Au bar des suicidés",  "Nous restions là",  "Les sentiments humains",  "Deux par deux rassemblés",  "Le halo des amoureux",  "Tel un seul homme",  "Comme si c'était hier",  "De glace",  "Le cycle des lumières",  "Les petites morts".  En plus de ces effets visuels, les choristes-danseurs accompagnent et soulignent le voyage translucide de MUTANTÈS dans les hautes sphères. Mutantès est créé par Pierre Lapointe et Claude Poissant qui en assure également la mise en scène. Scénographie de Genevièeve Lizotte, conception des éclairages: Martin Labrecque, chorégraphie Frédérique Gravel et les musiciens de Mutantès: Josianne Hébert, Philippe Brault, Philippe Bergeron, Guido Del Fabbro, Alex McMahon, Joseph Marchand, Tony Albino. Dans le petit programme-dépliant,  Pierre Lapointe nous avise: "Malheureusement pour vous, vous m'aimerez encore plus... alors, laissez-vous aller ... "
Et on se laisse emporter et c'est un harmonieux enchantement....

02 août 2008, 00:29
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Ce n'est pas une petite allumette qui va s'éteindre dans la seconde qui suit, dans l'oubli.  Ayant vu Mutantès, on se dit qu'il conviendra bientôt de refaire la généalogie des arts de la scène d'ici à partir de cette solide interprétation de la «volonté de puissance» et du devenir soi, lignes d'horizon blessées, rejouées ici avec audace en brassant les cartes du coeur dans l'éclat de cette «étrange fusion des frères».  Après la Dufresne, en effet, Brossard-Tremblay, Lepage, Maheu, Lock, Charlebois, Desjardins de Kanasuta, le Cirque du Soleil, Plamondon, Céline, Arcade Fire, après tout ce foisonnement artistique divers et impressionnant, Mutantès, oeuvre farouchement collective, fait une saillie dans l'imaginaire et le showbizz québécois en sera marqué d'une pierre blanche, d'un Pierre Lapointe.    

27 juil. 2008, 08:41
2 commentaire(s)
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Il n'y a qu'une seule chose que je n'aime pas de Pierre Lapointe : c'est qu'il partage son patronyme avec celui d'Éric...

Peccadille, sans doute, mais l'autre jour, j'écoutais un reportage sur les francofolies et lors d'un vox pop, on demandait au spectateurs qui était leur artiste favori. Plusieurs ont répondu "Lapointe" et moi de me demander "Pierre" ou "Éric" ?

Parce si j'adore le premier, j'abhorre le deuxième.  L'un est mélancolie, originalité et talent : l'autre est "fast-food".

En tous cas ! C'était mon commentaire et je ne ferais qu'ajouter que l'album "Pierre Lapointe et l'orchestre symphonique de Montréal" est majestueux.

Voilà !

 

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