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Ben X

Ben, un adolescent autiste, vit replié sur lui-même. Il est excessivement sensible au monde qui l'entoure mais incapable d'y interagir "normalement". Pire, comme ce semble être le cas dans toutes les écoles, ceux qui sont différents sont souvent cruellement harcelés et ridiculisés par les autres jeunes, et Ben ne fait malheureusement pas figure d'exception. Balthazar nous fait partager de façon presque insoutenable l'angoisse et la frustration que ressent l'adolescent autiste face à sa difficulté et, surtout, celle des autres à accepter son état.
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Ben X
La Passion de Ben X
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Nic Balthazar: "On dit souvent qu'on cherche une histoire et que c'est l'histoire qui nous trouve, et là, ça a vraiment été le cas."
photo: Bevis Martin et Charlie Youle
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Avec Ben X, Grand Prix des Amériques au dernier FFM, Nic Balthazar réalise un premier film audacieux et touchant.
Montréal occupe une place spéciale dans le coeur du cinéaste flamand Nic Balthazar, qui y a présenté Ben X pour la toute première fois l'an dernier, dans le cadre du Festival des films du monde. Récoltant immédiatement la faveur autant du public que des critiques, le film est reparti avec le Grand Prix des Amériques (remporté ex æquo avec Un secret de Claude Miller). Pas mal pour un premier long métrage! Il n'est donc pas étonnant que, à l'occasion de la sortie en salle de Ben X, Balthazar ait tenu à accompagner à nouveau son film là où tout a commencé. "C'est grâce à Montréal que ma vie a été totalement bouleversée, confie-t-il, visiblement ému. C'est la semaine la plus inoubliable de ma vie que j'ai passée au Festival. Je n'oublierai jamais le premier visionnement au Cinéma Impérial, à 9 h 30 du matin. Déjà que de voir le premier film qu'on a fait dans une des plus belles salles en Amérique du Nord, c'était un rêve. Puis, à la fin, quand tout le monde s'est levé et a applaudi le film pendant cinq minutes, on n'en revenait pas... Je suis allé demander aux gens du Festival si c'était normal, si les gens faisaient toujours ça pour chaque film, mais ils m'ont dit que ce n'était pas arrivé à un film depuis Once Were Warriors, 13 ans auparavant!" À l'instar des cinéastes de la Nouvelle Vague, Balthazar a longtemps été critique de cinéma avant d'effectuer un passage à la réalisation. "Ce qu'il faut faire pour apprendre à faire des films, c'est en voir beaucoup. Puis j'ai aussi pu parler à tous mes grands héros, de Jim Jarmusch à Ken Loach, Brian De Palma, Peter Greenaway... Et quand est venu le moment de tourner mon film, j'ai repris beaucoup de choses que j'avais apprises pendant ces interviews", explique celui qui cite aussi Mike Leigh et M. Night Shyamalan parmi ses influences. Malgré sa passion pour le cinéma, les circonstances ont fait que Balthazar s'est d'abord retrouvé à raconter l'histoire de Ben X dans un roman: "On m'avait demandé d'écrire un livre pour les jeunes qui ne lisent pas, se rappelle-t-il. Le défi, c'était d'écrire quelque chose qui leur collerait à la peau tout de suite. Le jour même où l'on me demande de faire cela, il y a ce jeune de 17 ans qui se suicide en se jetant du haut d'un château médiéval dans la ville où je vis, et il s'avère qu'il était atteint du syndrome d'Asperger, mais surtout qu'il avait été harcelé à mort. On dit souvent qu'on cherche une histoire et que c'est l'histoire qui nous trouve, et là, ça a vraiment été le cas." Ainsi est né le personnage de Ben (Greg Timmermans), un adolescent autiste qui vit replié sur lui-même, excessivement sensible au monde qui l'entoure mais incapable d'y interagir "normalement". Pire, comme ce semble être le cas dans toutes les écoles, ceux qui sont différents sont souvent cruellement harcelés et ridiculisés par les autres jeunes, et Ben ne fait malheureusement pas figure d'exception. "Mon but a toujours été, autant pour le film que pour la pièce et le livre auparavant, de donner une voix à tous ces gens qu'on n'entend pas, ceux qui souffrent en silence. Le titre du roman en néerlandais était Niets was alles wat hij zei, qui signifie "rien était tout ce qu'il disait". Il y a une telle souffrance chez tant de gens qui gardent leur douleur à l'intérieur, et l'autisme n'est finalement qu'une allégorie pour tous ces adolescents qui ont le même problème, qui se sentent mal compris par le monde et qui ne comprennent pas le monde autour d'eux." À voir si vous aimez / Run, Lola, Run de Tom Tykwer, Moi de Yan England, Rain Man de Barry Levinson
ooo BEN X
Avant d'être un film, Ben X a pris la forme d'un roman, puis d'une pièce de théâtre, tous signés Nic Balthazar. Difficile d'imaginer de quoi pouvaient avoir l'air ces versions tant la dernière en date est profondément cinématographique. Certes, on retrouve un certain côté littéraire dans la narration en voix hors champ et les témoignages à la caméra style documentaire intégrés au récit, mais une des grandes forces de Ben X demeure la façon dont les images et le montage nous plongent dans l'état d'esprit de Ben (bouleversant Greg Timmermans). Balthazar nous fait partager de façon presque insoutenable l'angoisse et la frustration que ressent l'adolescent autiste face à sa difficulté et, surtout, celle des autres à accepter son état. L'autre élément extraordinaire de Ben X est l'utilisation des codes et de l'esthétique des jeux vidéo. D'autres films ont déjà accompli ceci avec brio auparavant, notamment Run, Lola, Run, mais il est plus audacieux de le faire dans le contexte d'un drame que dans un film d'action. De plus, ceci n'est pas un exercice de style gratuit: Ben trouve une échappatoire salvatrice en évoluant dans l'univers virtuel d'ArchLord, où il peut non seulement être qui il veut, mais aussi devenir un héros et gagner le respect et l'amour d'une princesse. Le plus intéressant est que, même quand Ben ne joue pas, Balthazar continue d'incorporer des images du jeu, qui reflètent ce que Ben vit à chaque moment. Bref, autant thématiquement que sur le plan de la forme, Ben X impressionne et surprend. 
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16 juin 2009, 07:05
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Ce film m'a replongé dans mes années d'enfance et d'adolescence. Une période difficile pour être différent. Une période cruelle car la différence rend inconfortable et souvent attirent les sarcasmes et le harcèlement. Ce film est très dérangeant, il démontre sans complaisance un être au prise avec sa condition humaine. Il n'a pas sa place dans l'instituton. Il est incompris de tous, enfants et adultes ne l'acceptent pas. Il n'a d'autre choix que de se réfugier dans un monde imaginaire pour s'exprimer.
Le réalisateur a réussit un film brillant. Il utilise le monde virtuel de manière très efficace et nous plonge en même temps dans une réalité à la limite du supportable. Il y a des scènes de harcèlement d'une cruauté qui nous amène au bord de la nausée. Il dépeint bien l'humanité dans toute sa différence et sa complexité. Il nous piège et nous promène et on se demande souvent ce qui est réel ou irréel.
Le jeune comédien est vraiment extraordinaire dans ce rôle très ardu à rendre. Il est juste et crédible. On ne l'oublira jamais tellement il nous bouleverse. On devrait montrer ce film dans les écoles afin de sensibiliser les étudiants à la différence.
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03 juil. 2008, 09:59
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Visiter les camps pour autistes de Crabtree ou de Saint-Hippolyte est suffisant pour nous convaincre de l’ampleur du problème. D’ailleurs, on y affecte souvent un moniteur par enfant. Il faut admirer les parents que Nic Balthazar met en vedette dans Ben X. Les difficultés de l’ado partagent le même temps que celles de sa famille. Choix judicieux de sa part de ne pas avoir décomposé ce tout indivisible, sinon il n’aurait présenté qu’un cahier de charges ennuyeux, dont un autiste peut être victime. En plus des préoccupations parentales, le film fait ressortir évidemment ce que l’ignorance peut engendrer. La différence est soumise à l’intolérance. Les pairs se valorisent aux dépens des plus faibles par crainte de leur ressembler, surtout chez les adolescents qui ont l’esprit de mouton pour se sécuriser. Leur cruauté est exacerbée quand il s’agit de montrer à l’autre qu’il n’est pas une copie conforme du troupeau. Les relations malsaines de la fratrie sont souvent dénoncées. L’université McGill a même interdit l’existence d’une équipe de football à cause d’abus du genre. Et l’offense suprême est évidemment la mise à poils en public. Ben ne peut échapper à cette humiliation. Qu’il pense au suicide est d’une logique plausible. L’assassinat moral est pire que la balle qui élimine le soi-disant indésirable. Le réalisateur joue avec ces notions en les incorporant dans un jeu virtuel auquel se livre le héros. Il s’est inspiré des jeux vidéo pour mettre en exergue sa personnalité renfrognée. Heureusement, la technologie se présente comme guérisseuse de l’âme. Depuis quelque temps, elle a ouvert le champ de l’imaginaire de nos artistes de la plume ou de la caméra, comme l’a prouvé Fulvio Caccia dans La Frontière tatouée. La souris à la rescousse du bonheur ou de son contraire ! Film bien de son temps, dont le scénario ressemble à une nouvelle littéraire qui tente d’égarer le spectateur dans les dédales qui mènent au dénouement.
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16 juin 2008, 15:58
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Mon eX s'appelait Ben, et alors?! Un jour longtemps marqué d'une croix, mais y'a longtemps surtout, il a fait une grosse croix sur nous, comme une croix de barbelé, une qui déchire tout sans retour; tchaktchak faisait l'oiseau, la guillotine aussi, comme harakiri. On traîne un temps sa croix, pis on la plante là, dans le champ des souvenirs en friche. On s'croise même plus maintenant: il s'est cousu la bouche d'une croix, pis moi j'y crois juste plus.
C'qu'est bénéfique avec les eX, c'est qu'une fois qu'on décroise les fers, qu'y'a plus de X du tout, qu'on ne se vexe plus pour des prétextes, et que croix-d'bois croix-d'fer on nous y reprendra plus, on peut à nouveau croiser un peu d'amour, s'y faire croire un peu, et croquer du X à pleines joues sans complexe. Alors un jour longtemps après, un jour récent tout compte fait, un jour de printemps, 'me suis éprise d'un drôle d'oiseau que j'avais déjà trop croisé sans qu'on se vole un peu de temps à deux. Et par la même occasion - allez savoir pourquoi? - je suis tombée sous le charme des pingouins, manchots, et autres macareux polaires et bancales mais si attendrissants et étonnants. Dans Le pingouin d'Andreï Kourkov, Victor partage sa mélancolique routine avec son manchot Micha, et devient l'auteur mystérieux et traqué des "petites croix", nécrologies grinçantes et philosophiques sur des personnalités jugées verreuses qui s'annoncent comme leur arrêt de mort prochain. Roman curieux comme l'oiseau en question, assez lent et anodin, assez incertain dans l'intrigue et son dénouement, marrant par touches contrastées et légères, fidèle à une humeur indifférente et passablement ordinaire, maussadement égale, instinctivement paresseuse et plate.
On retrouve de cette simplicité dans "Ben X", dans la dualité du quotidien répété, rassurant et pénible à la fois. Le sujet est autrement sérieux, sur l'autisme, son épreuve au jour le jour, sa perception et ses répréssions sociales. Le film oscille entre plusieurs genres relativement originaux, du moins aérés: le jeu-vidéo-dont-vous-êtes-le-héros, le documentaire-témoignage, l'imaginaire intérieur à penchants maniaco-paranoïaques. Un bon filon, egréné avec justesse et progressivement, sans trop de longueurs ni d'apitoiement. Ben est evidemment un jeune homme plus qu'attachant, son univers est rendu très accessible dans la fiction, et c'est assez subtilement que le scénario bascule dans l'équilibre inverse réalité/imaginaire. Une nouvelle forme de jeu prend le dessus pour bousculer une réalité devenue insupportable et absurdement cruelle et dégénérée. On ne perçoit pas tout de suite la glissade, on hésite sur le degré de réel et la distance à adopter, on est transposé dans une dimension intermédiaire dont les contours, les faits, les sentiments et les dangers sont plus flous. Ces incertitudes offrent une latitude plus libre pour réfléchir sans être immédiatement porté à juger. On semble plus ouvert à accepter la manigance qui se dévoile quelles que soient les limites qu'elle transgresse, puisque Ben, qui en est le centre et la cible, paraît aussi de plus en plus l'instigateur éclairé, et l'ultime bénéficiaire vengé. Bien sûr la fin est moins dramatique et plus jolie que tout ce à quoi on était presque prêt désormais, même si quelques bémols de réalité nous rattrappent afin de ne pas oublier qu'il s'agit d'autisme. Entendons-nous: un autisme léger apparemment, tourné en poétique et joueur. Reste que le projet de montrer des facettes paradoxales et fascinantes de cette maladie à l'écran est incontestablement bien et prudemment mené.
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22 mai 2008, 11:14
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On m'avait fait de très bons commentaires sur ce film et je n'ai vraiment pas été déçue. Ce genre de film psychologique me faisait un peu peur, mais il est remplit d'une profondeur extraordinaire et de ''punchs'' à vous jeter par terre. Ne soyez pas découragé par la première moitié du film qui est assez pesante; elle est essentielle pour donner tout son sens à la suite!
À voir!
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14 mai 2008, 21:42
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Magnifique! Le film que je viens de voir m'a jetée à terre. L'harmonisation presque parfaite du jeu vidéo avec la vie réelle de Ben, la profondeur des acteurs qui viennent nous rejoindre jusqu'aux tréfonds, la justesse des sentiments et des situations que vit cet adolescent avec un trouble envahissant du développement(Asperger) , alors je dis mille fois bravo a Nic Balthazar! Comment fait-il pour décrire exactement ce que vit cet ado, tel que j'en connais? Comment arrive-t-il à montrer les sentiments de ses deux parents tout comme son jeune frère face à sa différence d'une telle façon? Bref, comment il s'y prend pour mettre le doigt sur cette vie si difficile pour les personnes "différentes"? Faut-il qu'il ait touché de près à cette réalité pour en être si proche...
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11 mai 2008, 09:04
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Il y a beaucoup dans ce film - l'autisme chez l'adolescent, le harcelement à l'école, les jeux électroniques en ligne - un film qui frôle le documentaire, présenté comme une tragédie s'achevant presque... en comédie.
D'abord, signalons le jeu particulièrement efficace de Greg Timmermans qui sait, d'entrée de jeu, nous plonger dans cet univers intérieur d'un adolescent autiste, là où personne encore ne peut s'aventurer et revenir pour nous éclairer sur ce qui s'y passe vraiment. Nous guider, aussi, dans cet univers extérieur qu'il s'acharne à bloquer par toutes sortes de gadgets n'ayant pour effet que de le ramener vers ce qui l'entoure et qu'il ne connaît pas émotivement, qu'il ne sait «affectivement» pas décoder. Timmermans prête à BenX des yeux sans vie, des yeux à l'affût de ce qu'il ne peut saisir, comprendre et qu'il interprète à partir d'un seul système de référence: son jeu virutel en ligne auquel il s'accroche comme à la pure réalité.
Les prises de vue et le montage vont dans le même sens de sorte que parfois les deux mondes s'engluent l'une dans l'autre au point que le spectateur s'en trouve pour ainsi dire... emmêlé. Comme si de Terrien nous devenions instantanément Martien et qu'il fallait, du seul fait que l'on entend ce qui se passe, comprendre et réagir adéquatement.
On ne peut pas. Tout comme l'entourage de Benx, à l'exception de sa mère et son jeune frère qui l'acceptent dans ses manies, ses habitudes, ses codes difficilement décryptables et vivent à côté de lui sans véritablement savoir d'où il vient et où il s'en va. Il n'en est pas de même pour ses confrères et consoeursà l'école qui le harcèlent comme on tarabuste ce qui est différent, ce que l'on n'arrive pas à bien interprèter. Et ça dégnénère. Au point que BenX, incapable de se défendre sauf lorsqu'on l'invite à associer la réalité ambiante à celle de son jeu électronqiue dans lequel il excelle, élaborera un plan, une stratégie. À ne pas dévoiler sinon le punch final du film s'en trouverait foutu.
Tout cela nous mène à un pas de cette question: les jeux électroniques en ligne favorisent-ils l'acquisition d'une forme d'autisme chez ceux qui en deviennent «accros»? Les adeptes de ces jeux se coupent-ils à ce point de la réalité, qu'au-delà de l'écran et de leur «nickname» les relations sociales voire humaines deviennent impossibles ou, pire, inutiles? Le film pose la question sans y répondre, Balthzar est ailleurs, mais tout près.
Un excellent film qui nous fait réfléchir sur les difficultés de la communication dans un monde où les moyens pour l'appuyer sont gigantesques; nous captive par un personnage que l'on qualifierait de virtuel si la science médicale ne lui avait pas trouvé un nom; mais surtout, ce film nous présente l'autisme à partir de situations tellement actuelles qu'il soit issu de faits vécus ne surprend absolument pas.
Il faudra le revoir.
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08 mai 2008, 16:05
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Alors que l'adolescence est un période difficile pour plusieurs jeune, Ben, en plus, est frappé par une affection qui le rend différent. L'autisme. Ou plus précisément le syndrome d'Asperger. Il vit dans son propre univers, où il joue à des jeux vidéos, essayant de traverser l'épaisse barrière qui le sépare des autres. Son ordinateur est sa porte d'entrée vers un monde qui le rend heureux. Filmé dans une position humiliante et extrait propagé par voie électronique, Ben songe au suicide jusqu'à ce que surgisse dans sa vie cette fille, héroïne de son jeu, qui l'aidera dans sa quête du bonheur et régler le problème d'intimidation dont il est victime.
Premier film de Nic Balthazar inspiré d'un fait divers où un autiste se suicide après avoir subi de constantes agressions et adapté de son propre roman, le réalisateur réussit, sans l'aide d'un grand budget, à nous offrir un film efficace et plutôt bien ficelé. Mettant l'accent sur un montage nerveux, le but est évidemment de rejoindre les jeunes et de poser un regard sur la solitude engendrée par l'informatique et sur une réalité sociale difficile. Il réussit à intéresser en mettant en parallèle la vie de l'adolescent et sa perception à-travers des scènes de son jeu vidéo. Le souffre-douleur est efficacement interprété par Greg Timmermans et est flanqué de plusieurs personnages secondaires qui gravitent autour de lui. Avec sa musique électronique et son propos, il est évident que le film a des ambitions commerciales, raflant d'ailleurs trois prix, dont celui du public, au dernier Festival des films du monde de Montréal. Malgré tout, il manque quelque chose pour que la recette prenne parfaitement. Peut-être est-ce cette fin maintes fois utilisée? Malgré tout, le réalisateur nous montre un talent certain à faire beaucoup avec peu et le discours reste actuel. Malgré les faiblesses, c'est à voir.
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30 avr. 2008, 10:46
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À des lieux d'une similitude quelconque avec les nombreuses adaptations cinématographiques de jeux vidéo, Ben X, de Nic Balthazar, démontre d'un bel effort d'union des genres. Joingnant les deux univers du protagoniste principal, le récit oscille entre la réalité et un monde virtuel issu d'un jeu vidéo auquel Ben, un jeune homme légèrement autiste, a choisi de rattacher sa vie.
On pourrait facilement qualifier le film "d'hybride" au sens où la 3D d'Archlord, un jeu informatique fictif, parsème le film et contribue à l'avancement de l'histoire. Le fait est que Ben y trace constamment des parallèles avec sa propre vie, où il est méprisé par ses pairs. Si la chose paraît bénigne dû au statut intellectuel du personnage, il n'en demeure pas moins qu'on n’est pas si loin de la réalité. À un moment où de massifs jeux de rôle en ligne sont des plus populaires, et ce, souvent de manière excessive, la dévotion de Ben envers ce jeu prend un tout autre sens. Le film touche ainsi un point sensible.
En plus de mélanger les genres visuels, l'esthétique du long-métrage est particulièrement soignée. Sans être tout à fait le style frénétique de réalisateurs tel que Darren Aronofsky, qui continue vraisemblablement d'influencer la jeune génération de cinéaste, le style de Balthazar, surtout par la photographie, est glauque et nerveux, accentuant bien l'état d'esprit de son protagoniste. L'influence baroque médiévale du jeu vidéo se retrouve aussi dans la réalité de Ben.
Or, si esthétiquement le film est intéressant et réussi, il souffre de lacunes scénaristiques. Certains segments sont vraiment durs à acquiescer et nuisent à l'immersion générale. De plus, un peu à la manière de Van Sant avec To Die For, le réalisateur a choisi d'ajouter des témoignages des personnages à l'histoire, choses qui n'apportent qu'un très faible complément à l'ensemble du film.
Même si Ben X est un film vraisemblablement inégal, il reste une oeuvre profondément originale et spéciale. Une oeuvre qui vous fera sans aucun doute réfléchir sur la discrimination et la différence. En ce sens, un film nécessaire.
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28 avr. 2008, 00:57
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Je souhaite ça à chaque spectateur de cinéma. Cette sensation de vibrer au même rythme qu'une salle au grand complet. Il y a trop longtemps que ça ne m'était pas arrivé. Une seule respiration qui s'accorde au souffle d'un personnage principal malmené, auquel il fait bon s'attacher, comme deux amis dépareillés unis par la force de leur solitude. Parce que Ben, pour autiste qu'il soit, n'en est surtout pas moins humain. Sa quête n'est pas originale (être accepté tel qu'il est), mais elle est plus que fondamentale. Chacun la vit au jour le jour, bien sûr dans le regard des autres, mais l'épine dorsale de cet élan viscéral demeure la façon que l'on a de vivre avec soi-même.
Le Théâtre Maisonneuve était plein à craquer. C'était un dimanche, si ma mémoire est bonne. Ce n'était pas une heure de cinéma à proprement parler, mais comme nous étions en période de festival (Ben X a partagé, avec le dernier Miller, le Grand Prix des Amériques à un certain FFM !), les cinéphiles ne regardent pas à la dépense du temps. Alors la décharge fut encore plus grande quand les bancs ont claqué à la toute fin, non pas parce que les gens quittaient en trombe mais bien parce qu'ils avaient ressenti l'envie (encore peu commune au cinéma) de se lever pour applaudir l'œuvre qui leur avait été donnée de voir. J'étais debout moi aussi, et je m'étonnais de tous les sons qui bourdonnaient dans mes oreilles. Un monsieur assez âgé répétait continuellement à sa femme, pendant que le générique final défilait : « C'est extraordinaire, c'est merveilleux, c'est extraordinaire ! » Et mes yeux de s'emplir de je ne sais quelle fierté de partager ce moment d'émotion unique avec une horde d'inconnus.
Et pourtant, Dieu sait que j'ai eu peur dès les premières secondes du film, high-tech à souhait ! J'ai prié : faites que ce ne soit pas qu'un gros joujou truffé d'effets spéciaux, dénué de cœur et de cerveau... Que nenni ! Le réalisateur et scénariste Nic Balthazar a démenti mes craintes en moins de deux, et avec finesse et subtilité par-dessus le marché. Sa démarche, héritière de plusieurs traces délicates du style documentaire, est parvenue - l'air de rien - à allier la grande émotion d'un drame humain à une technologie haute gamme qui ne pouvait que renforcer la solitude de ce Ben meurtri par sa naissance même. « Every end is a beginning », y souffle-t-on. On souhaite à ce film d'avoir des milliers de vie, qu'on le diffuse dans tous les circuits, des écoles secondaires aux écrans du monde entier. Et que son interprète principal, le phénoménal Greg Timmermans, qui se surpasse d'intériorité vibrante, décroche des rôles de cette trempe encore longtemps !
À en être game over. Gaga. Sur le cul.
Une marque au cœur.
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25 avr. 2008, 22:00
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D’après info-santé, l’autisme est un trouble du développement, qui se manifeste chez les enfants avant l’âge de 2-3 ans. La définition de cette maladie a été élargie et désignée par, un trouble envahissant du développement, témoignant du fait que ce problème se manifeste de différentes façons et à des degrés variés. L’autisme, semble avoir une forte implication génétique, mais il peut aussi se manifester dans des familles sans antécédent. Les effets perçus, se retrouvent généralement de trois façons. Il influence la manière de communiquer de l’enfant, tant sur le plan verbal que non verbal. Deuxièmement, par son interaction sociale, tant physique que verbale. Dernièrement, il peut faire en sorte qu’une personne répète sans cesse des comportements ou des mots.
C’est donc là, que ce long-métrage prendra tout son essor. Car, il tentera d’ouvrir les yeux d’un regard didactique, en nous faisant partager la vie habituelle d’un individu, qui doit survire parmi un monde de performance. On ne parlera jamais trop de ce sujet, car le jour où l’on cessera, cela signifiera donc, que toutes personnes ayant une différence psychologique, mentale, ou physique, sera pleinement accepter tel qu’il est. Mais, je ne crois que ce ne soit pas pour demain, ni même après demain! Le réalisateur, Nic Blathazar, lance un goute d’eau d’empathie dans un océan d’incompréhension. Sa façon d’aborder le sujet est réaliste/hyperréaliste/surréaliste, cruel, et fort touchant. Il a su passer par le drame, pour nous laisser un arrière-goût de ce que peut endurer, tous les Ben de la terre.
Basé sur fait vécu voilà, un adolescent peu ordinaire. Pourtant, adulé par sa mère, et surprotégé par un frère trop mature pour son jeune âge, il n’en demeure pas moins un être tout à fait différent. Le monde extérieur, lui paraît d’une violence sans merci. Diantre, il n’a pas tout à fait tort! Tout ce qu’il fera, deviendra un effort incroyable à dominer. Étant différent de la normalité, il y aura toujours de ces individus, qu’ils se doivent de régner sur les autres. Attention, de ne pas aller sur leur territoire. Ils ne cesseront de harceler, d’humilier, tout en le poussant en dehors de ses propres limites, justes pour le plaisir de faire souffrir. Il n’est qu’alors le Benny Boy, celui que l’on fera danser, en tirant sur son pantalon… sur le pupitre d’école, tout en filmant sur leur cellulaire.
Ce n’est que devant son ordinateur, qu’il retrouvera son équilibre dans lequel, il bascule dans un univers de paix. Enfin, il se donne la permission d’être un invincible héros, le cœur haletant pour une certaine Scarlite. Il décidera donc d’en finir, avec son douloureux fardeau journalier par l’unique moyen, qui pourra ensoleiller le reste de sa vie. De plein fouet, il entrera en contact avec la femme de ses rêves… Ce qui ne l’empêchera pas, de vouloir mettre à exécution son plan. Encore mieux, Ben parviendra à faire intervenir ses parents, afin de réaliser son rêve : mourir! Qui n’aimerait pas assister, ne serait-ce qu’une seule fois, à ses propres funérailles. Ne serait-ce que pour voir la binette de ceux, qui n’ont jamais eu d’estime, et d’entrevoir l’infime partie de ceux qui l’acceptaient tel qu’il fut…
Un film, d’une rare intensité. On aborde, encore l’un des derniers tabous sociaux, car malgré la soi-disant ouverture d’esprit, nombreux sont ceux, qui ne s’en tiennent qu’à leurs préjugés! Des comédiens tout à fait géniaux : Greg Timmermans, Laura Verlinden, Marijke Pinoy, Pol Goossen Titus De Vogdt et Maarten Claeyssens. Une œuvre magistrale.
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24 avr. 2008, 15:53
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Comme pour compenser le harcèlenent continu qu'il endure à l'école, Ben, nouveau ¨Tommy¨, se métamorphose en sorcier des jeux vidéo. L' ado torturé écoule de longues heures devant l'écran, dans des duels ludiques avec un comparse imaginaire du nom de Scarlite. En apparence Ben vit ses phantasmes en ligne, un terrain de jeu répliquant, dans une autre dimension, les traumatismes quotidiens qu'il confronte avec angoisse et incertitude.
Les séquences détaillant l'humiliation subie par Ben sont évoquées avec une saisissante dextérité par le cinéaste et auteur Nic Balthazar. Nous entrevoyons les démons qui hantent la réalité du jeune homme et voyons comment les silhouettes imaginaires peuplant les jeux lui servent d'exutoires et de faire-valoir. Le jeune premier Greg Timmermans s'investit avec une intensité douloureuse parfois dans le rôle du jeune rêveur éprouvé. Et Maarten Claeyssens s'impose dans celui du collègue de classe infernal, enfermé dans sa haine de la différence et son intolérance brutale.
Des imprévus jaillissent ici et là durant cet intense étude psychologique qui jette aussi un regard sans fard sur l'interaction malaisée au sein de la famille d'un ¨étrange¨. Maijken Pinot incarne avec conviction la mère troublée de Ben.
Tourné dans la partie flamande de la Belgique, BEN X est un regard contemporain porté avec acuité sur l'éternelle problématique des dysfonctionnels cherchant l'intégration. Son recours habile aux jeux électroniques permet de jeter un éclairage inédit sur une bien triste situation.
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12 avr. 2008, 19:26
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Comment réagirions-nous face à l'intolérance ? Que ferions-nous face aux harcèlements répétitifs, aux humiliations ou encore aux violences gratuites ? C'est la question que l'on se pose ... Ben lui, vit un quotidien infernal causé par l'incompréhension des autres : il souffre d'autisme. Mais le vrai problème du ''rejet'' est dans le monde réel, car dans sa vie virtuelle il est en contrôle total de la situation. Ce mélange des deux univers est carrément génial. Mais comment ce garçon (acteur admirable) s'en sortira-t-il? Ben X : un bijou de film touchant, dérangeant, rythmé et une finale inoubliable. Courez-y !
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10 avr. 2008, 15:20
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Vous aimez les jeux vidéo en ligne ? Voyez ce film.
Vous n'aimez pas les jeux vidéo en ligne ? Voyez ce film.
La cruauté entre ado vous préoccupe ? Voyez ce film.
L'intégration des autistes dans les classes régulières vous intéresse ? Voyez ce film.
Vous êtes hypersensible ? Voyez ce film, mais accompagné.
Un traitement de l'autisme bien plus réaliste et intéressant que Rain Man.
Un incontournable de l'année, merci au distributeur de nous faire découvrir le cinéma flamand.
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10 avr. 2008, 11:13
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Bonjour,
Quel bon film. On voit qu'il n'est pas facile de vivre en société lorsque nous sommes différent et encore plus quand nous sommes ado. Film intense. La seul chose qui me dérangeait du film sont les clin d'oeil au jeux vidéo.
Sylvie Champagne
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10 avr. 2008, 10:36
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Invité par mon copain, je me vois assis dans la salle de cinéma sans réellement savoir ce qui s'en vient! Film tiré d'un fait vécu, autisme d'un ados vivant cela difficilement, surtout l'interaction avec des 'copains' voyous l'exploitant à outrance. Le film débute sur un jeu vidéo accompagné d'un témoignage de sa mère sur le thème que seule la mort apporte l'intérêt des gens! Bon y va mourir!! Me dis-je intérieurement! Mais malgré tout je demeure sur place et laisse couler les images devant mes yeux. Le parrallèle entre la vie du jeune et de son monde virtuel (jeu vidéo) est assez claire et intéressant. Bien sûr ses défaillances dans le monde réel lui sont des avantages dans le jeu en ligne. Il est donc le héro d'une jeune fille dans ce monde alors qu'il est le larbin de service dans la réalité Je me laisse prendre par les sentiments et me hérisse devant l'abus des jeunes de son écoles qui lui rende la vie infernal. Je ne m'habiturai jamais à la cruauté des gens. Pourtant inexorablement, je pré-sentais la direction qu'allait prendre le jeune autisme devant tant d'amertume! Moment de subtil lucidité sous l'effet de narcotique administré de force par les deux voyous sous évolués. Apporte un souffle d'espoir à la mère éperdue d'amour pour ce grand renfermé!! Mais ce qui doit arrivé arriva! La vie réelle devait rencontrer le monde virtuel. La jeune déesse lui fixe un rdv! Malheur comment peut-il? C'est alors que l'histoire prend une tournure des plus intéressante. Le héro va-til convoiter sa jeune déesse? Va-til subir encore le sort des ses boureaux? Ou va-til offrir sa vie en échange de pouvoir vivre différemment? J'ai vraiment apprécié ce film! Allez-y et découvrez que les différences ne viennent pas des autres mais de nous!
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Pays:
Belgique
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Pays-Bas
Année: 2008
Durée: 1h33
Catégorie: Drame
Classification: 13 ans et +
De: Nic Balthazar
Avec: Greg Timmermans, Laura Verlinden, Marijke Pinoy
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Région de Montréal
Québec / Bas-Laurent
Outaouais
Mauricie / Centre du Québec
Estrie
Saguenay Alma
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Cinéma Banque Scotia Montréal
Cinéma IMAX Telus du Centre des sciences de Mtl
M.d.c. Plateau Mont-Royal
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