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Premier jour du reste de ta vie (Le) VOIR Recommande
Cette formidable comédie dramatique prend le pari de couvrir une douzaine d'années dans la vie d'une famille en s'attardant sur cinq journées-clés, que complètent quelques flash-back et un épilogue. À travers ce récit habilement construit, où chaque chapitre est comme un court métrage au ton et au style différents, nous apprenons à intimement connaître et aimer les attachants membres de cette famille.

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Le Premier Jour du reste de ta vie

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ARTICLE - 30 octobre 2008
Marc-André Grondin: "J'ai eu une passe comme le personnage, à 16-17 ans, où je ne foutais rien de ma vie."
Dans Le Premier Jour du reste de ta vie, de Rémi Bezançon, Marc-André Grondin interprète le fils rêveur d'une famille française.
 
Après s'être fait plus discret ces dernières années, les offres intéressantes n'ayant curieusement pas abondé à la suite de C.R.A.Z.Y., Marc-André Grondin nous revient non pas dans un film québécois mais dans Le Premier Jour du reste de ta vie, un long métrage de Rémi Bezançon qu'il a tourné en France.

"Je cherchais du travail, ça faisait deux ans que je n'avais pas travaillé ici, confie le comédien. Je recevais des trucs de la France, mes agents là-bas travaillaient fort, ils me faisaient venir pour rencontrer des gens... Et puis en l'espace de quelques jours, j'ai eu la confirmation que j'allais jouer dans un téléfilm [ndlr: Les Cerfs-volants, une adaptation d'un roman de Romain Gary] et dans le film de Rémi."

Le Premier Jour du reste de ta vie raconte l'histoire de la famille Duval, qu'on suit de la fin des années 1980 au début des années 2000. Le scénario est découpé en cinq parties, chacune dépeignant une journée décisive dans la vie d'un des personnages parmi les parents Robert (Jacques Gamblin) et Marie-Jeanne (Zabou Breitman) et leurs enfants Albert (Pio Marmaï), Fleur (Déborah François) et Raphaël (Grondin).

"On a fait une mise en scène différente pour chaque journée, explique Bezançon. Par exemple, pour la journée de Raphaël, qui a un tempérament rêveur, on est beaucoup en Steadicam, une caméra qui flotte un peu... Tandis que pour la journée de Fleur, qui a 16 ans et qui vit plusieurs bouleversements, on est en caméra épaule, il faut qu'on la suive plus étroitement. Chaque fois, je me suis dit: "Tel personnage est comme ça, donc on va filmer de cette manière-là.""

Le film étant construit ainsi, chaque personnage se retrouve tour à tour au premier plan et plus en retrait. "Quand on a commencé à tourner, se rappelle Grondin, ça a pris beaucoup de temps avant qu'on arrive à ma journée. Alors pendant les trois premières semaines, j'arrivais sur le plateau et j'avais une phrase à dire, ou je faisais juste m'asseoir. J'étais comme un figurant! Ç'a été un peu bizarre, mais en même temps, ça m'a permis d'observer comment ça se passait et de me familiariser avec l'équipe."

En Raphaël, un jeune passionné de musique rock et d'air guitar qui ne sait pas trop ce qu'il veut faire de sa vie, Grondin a retrouvé un peu de lui-même à une autre époque: "J'ai eu une passe comme le personnage, à 16-17 ans, où je ne foutais rien de ma vie. Je faisais juste fumer des joints chez nous, je passais en fantôme. Je crois qu'on a tous eu une passe un peu comme ça... À un moment donné dans ta vie, il faut que tu choisisses ta voie, mais des fois, t'es pas rendu là encore, ça ne te tente pas nécessairement d'être là tout de suite. Raphaël, je pense que c'est ça, il n'y a rien qui l'a allumé encore pour le faire évoluer."

Pour sa part, Bezançon attribue le côté "branleur" du personnage au fait qu'il est l'enfant du milieu de la famille: "Il y a eu la pression des études et de la réussite sur l'aîné, il y a la petite soeur qui est très couvée, mais l'enfant du milieu, bon, ce n'est pas qu'on s'en fout, mais on l'oublie un peu..."

Avec ses cinq personnages principaux et son histoire qui traverse douze ans en moins de deux heures, Le Premier Jour du reste de ta vie est un film dense et riche en rebondissements. "Je pense que c'est important de garder un bon rythme pour que le public demeure intéressé, estime Grondin. C'est pour ça que j'ai dit à Rémi que ça aurait peut-être été bien qu'il coupe toutes les autres journées et qu'il garde juste la mienne!"


À voir si vous aimez /
Six Feet Under d'Alan Ball, C.R.A.Z.Y. de Jean-Marc Vallée, 5x2 de François Ozon

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LE PREMIER JOUR DU RESTE DE TA VIE

Cette formidable comédie dramatique prend le pari de couvrir une douzaine d'années dans la vie d'une famille en s'attardant sur cinq journées-clés, que complètent quelques flash-back et un épilogue. À travers ce récit habilement construit, où chaque chapitre est comme un court métrage au ton et au style différents, nous apprenons à intimement connaître et aimer les attachants membres de cette famille, tous joués avec coeur et humour par Jacques Gamblin, Zabou Breitman, Pio Marmaï, Déborah François et Marc-André Grondin, parfaitement convaincant en jeune Français. L'intelligence et la sensibilité du scénario de Rémi Bezançon n'ont d'égal que l'inventivité et le dynamisme de sa mise en scène, et le tout est merveilleusement agrémenté de la musique originale de Sinclair et de chansons d'artistes tels qu'Indochine, The Divine Comedy et David Bowie.

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10 janv. 2009, 11:08
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Les plus anciens se rappellent Les Plouffe de Roger Lemelin, qui les rassemblait devant le petit écran dans les années 1950. Au tableau de nos institutions, la famille est peut-être la plus malmenée, mais certains y tiennent encore, comme à la prunelle de leurs yeux. Beaucoup d’hypocrisie se cache derrière la célébration qu’on lui fait. À preuve, ce n’est pas d’hier que l’on vient à sa rescousse, comme Marcel Dubé l’a fait avec Médée, un jeune qui se sacrifie pour les siens après la mort de ses parents. En saisissant le relais, Rémi Bezançon rappelle que la famille est le lieu privilégié du développement harmonieux de ses membres. La prémisse heureuse présidant aux unions s’étiole souvent avec le temps. Et pour survivre, il est de mise d’exercer ses crocs en représailles contre les soi-disant carences parentales. Le scénariste signale que les apparences sont trompeuses. Il ne faut pas attendre la maladie ou la mort pour le réaliser. Derrière l’image chiante de la famille se cache un amour toujours vivant. À partir d’éléments empruntés à un cours 101 de psychologie, il a tracé le portrait de l’entourage d’un chauffeur de taxi. À travers un moment capital de leur vie, il illustre comment on s’est sentis déclassés aux yeux d’autrui. Cette trame rapproche le film d’une chronique un peu éparpillée. Tout concourt à détruire cette famille, mais des événements douloureux viennent la sauver. Ce n’est qu’après un long prologue ennuyeux que nous entrons dans le vif de l’action alors que les ressentiments des personnages éclatent au grand jour. Il est évident que l’on cherche notre apitoiement afin de nous décrocher quelques larmes rentables au box office. La recette aurait exigé l’usage du blender pour plus d’onctuosité, sans compter les raccourcis qui taisent, par exemple, comment l’un des fils soit devenu un œnologue aguerri dès sa naissance. Bref, ce film très hexagonal déballe un triste constat, qui faisait dire à André Gide : « Famille, je te hais. »
01 janv. 2009, 16:59
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Le battage médiatique ne semblant pas exceptionnel, ainsi que son accessibilité dans les cinémas, je ne savais pas particulièrement à quoi m'attendre en entrant dans la salle du cinéma Quartier Latin. Un film de répertoire un peu étrange, un film typiquement français, une vulgaire caricature de la vie ...? Déjà premier bon signe, je n'étais pas seule dans la salle ! Reste que j'ignorais l'essence du film, la curiosité m'y a menée.

 Film bien monté, de façon des plus intéressante, nous permettant d'apprendre à connaître les personnages sous divers facettes, à travers plusieurs époques de leurs vies et avec l'évolution culturelle et la maturité que cela apporte à chacun.

 Marc-André Grondin mérite vraiment une mention particulière, pour son rôle de jeune musicien français particulièrement bien interprété, avec un accent qui semble des plus naturel, sans être exagéré ou encore agressant.

 Je n'ai pas trouvé que le film tombait dans les clichés typiques des histoires familiales, tout en y trouvant une belle morale comme on les aime à la fin, et une émotivité certaine qu'ils nous font ressentir aux travers de leurs aventures, qui ne sont pourtant pas extraordinaires, mais interprétées de façon bien significatives. Une belle conclusion, boucle bouclées et petite larme essuyée.

17 déc. 2008, 10:41
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Nous avons tous, du moins les plus vieux d'entre nous, belle souvenance de cette série télévisée écrite par Janette Bertrand/Jean Lajeunesse et qui mettait hebdomadairement en scène leurs histoires de famille. «Quelle famille!» en était le titre et combien de Québécois/ses s'y sont reconnus à travers ces épisodes.

Le premier jour du reste de ma vie va dans le même sens, mais de l'autre côté de l'Atlantique, un enfant en moins et le chien, eh bien! on l'enterre au tout début. Grande maison, que le grand-père se fait un malin plaisir à rappeler qu'il la finance; un père, chauffeur de taxi et une mère au foyer; un fils étudiant en médecine (plasticien, ironiquement!), un deuxième - formidablement interprêté par Marc-André Grondin qui adopte l'accent français avec beaucoup de panache - ce deuxième, qui ne sait trop que faire de lui, de son avenir et se réfugie dans la musique et les rêves; une fille, la cadette, qui tente de survivre dans cet univers parfois tendu mais univers qui répond intelligemment bien à la définition de la famille moderne des années 1980 à 2000.

Construit en cinq épisodes, le fim aborde les réalités parfois tragiques, souvent au bord du précipice mais toujours portées par la réconciliation voire la rédemption de cette famille qui éclate mais sait se reconstituer selon les événements, les plus malheureux favorisant leur réunion. Et il y en a des événements! Afin de nous les mieux rendre, le réalisateur a choisi de focuser un regard introspectif sur une journée dans la vie de chacun/chacune tout en démontrant sans plaidoyer moralisateur ou prêchi-prêcha que vivre ensemble n'est pas simple mais que vivre séparé n'est guère mieux. C'est touchant, absolument pas mélo-dramatique, entièrement dévoué à la clarification de ces personnages qui évoluent intimement et beaucoup aussi au contact des expériences de leurs proches (parents, grand-parent, frères et soeur). 

On nous fait passer, en deux heures, dans l'âme d'humains qui ont en commun le réel de la vraie vie, autant celle que l'on souhaite cacher dans un journal intime, dans des recoins, des jardins secrets de soi mais que l'obligation de partager le même espace et le même temps oblige tout doucemnent à se découvrir soi-même puis se révéler aux autres.

La famille c'est le premier nid, le premier cocon, celui qui ne fera plus notre affaire et cela assez tôt pour qu'on veuille le quitter; mais la famille c'est aussi, et beaucoup, ces liens inextricables qui font que l'on se revient, se redécouvre et qu'on s'aime... pour la vie et pour la mort.

C'est beaucoup cela que le film réussit. Non pas à porter un jugement critique sur une institution vieille comme les hommes, mais sur ce comment on vit lorsqu'on y arrive, s'y plait, la quitte mais qui toujours ressemblera  à ce que nous y avons appris.

 

22 nov. 2008, 09:16
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Ce film est parvenu à m'émouvoir profondément. J'étais surprise de voir à quelle vitesse pouvaient se succéder la tristesse profonde et le rire irrépressible! Je me suis rappelé les éléments que j'adorais dans la télésérie Six pieds sous terre. Je veux parler de la dynamique familiale que l'on voit évoluer, des rôles que chacun occupe dans sa propre vie, des moments-clé de l'existence de chaque personne, de drames réalistes et bien dépeints ainsi que d'anecdotes savoureuses. On évoque des sujets délicats et on réussit à ne pas tomber dans les clichés. J'ai senti qu'on visait à toujours laisser une note d'espoir à propos de chaque situation plus difficile, on ne se complaisait pas dans la victimisation. Le film est également empreint d'un symbolisme intéressant. Les répliques sont mordantes et les acteurs, irréprochables. Il s'agit sans contredit d'un des meilleurs films qu'il m'a été donné de voir cette année et je pense qu'il a la grande qualité de pouvoir rejoindre plusieurs publics, que différentes générations s'y reconnaîtront.

17 nov. 2008, 16:46
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Ce film d'une sensibilité étonnante déteint réellement sur la réalité. À la fois touchante, aux propos désarmantes; c'est une hymne à la vie. À sa folie, à sa candeur, au moment de détresse comme au moment de succès; à la multitude de facettes que prend le tournant de notre vie, d'une simplicité sans rigueur, mais d'une vérité absolue! 12 ans dans la vie d'une famille, sans longueur! Un petit trésor!

FICHE-INFO
Pays: France
Année: 2008
Durée: 1h54
Catégorie: Comédie dramatique
Classification: Général
De: Rémi Bezançon Avec: Jacques Gamblin, Marc-André Grondin, Zabou Breitman, Déborah François