Bernard Landry
Enfant de la patrie
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Bernard Landry: "Il y a une dimension contemporaine au projet, qui n'existait pas du temps de René Lévesque. La mondialisation, qui a progressé de manière inéluctable et irréversible, rend l'indépendance plus nécessaire qu'avant. Pour une raison bien simple: le concert des nations fait que de plus en plus, les décisions sont prises à l'échelle internationale."
photo: Stéphane Najman
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Bernard Landry prend part à Questions nationales, un film de Roger Boire et Jean-Pierre Roy qui met en relation les démarches indépendantistes québécoise, écossaise et catalane. Un regard autre sur une question non soluble dans le temps.
Si seulement c'était un jeu d'enfant, semble se dire Bernard Landry. Si seulement il suffisait d'aligner les cubes, comme sur notre couverture de la semaine, pour former une nation nouvelle. Ce ténor de la cause nationaliste, premier ministre de 2001 à 2003, est bien placé pour savoir qu'il n'en est rien. Pourtant, comme en témoigne sa participation à Questions nationales, ce documentaire dit "indépendant et non partisan", il a toujours la foi et croit plus que jamais qu'on entendra bientôt la voix du Québec dans le grand concert des nations. "L'Ukraine est devenue indépendante après quelque chose comme sept siècles", nous dira-t-il en entrevue. "On ne va quand même pas désespérer après 40 ans!"S'il y a un écueil à éviter cependant, et il profite de la présente tribune pour le rappeler aux plus impatients de son camp, c'est bien de chercher à accorder coûte que coûte le projet au goût du jour. "Il est sûr que la proposition doit être adaptée à notre temps, mais le fond des choses est toujours le même. Les motivations fondamentales de l'indépendance des États-Unis d'Amérique, en 1776, étaient les mêmes que celles du projet d'indépendance du Québec aujourd'hui ou de l'indépendance du Kosovo il y a deux ans. Elles se résument à une idée toute simple: les nations doivent être libres. C'est une question de dignité, mais aussi d'intérêts et de rapports harmonieux avec le reste du monde. Une province n'a pas accès à la table des nations, ce n'est pas à sa portée. C'était vrai il y a cent ans, ça l'est encore aujourd'hui." VISION PÉRIPHÉRIQUE Roger Boire et Jean-Pierre Roy, qui signent Questions nationales, donnent la parole à Bernard Landry ainsi qu'à d'autres politiciens et penseurs d'ici - Gilles Duceppe, Jonathan Valois, Louis Bernard, Stéphane Dion, Louis Balthazar, Jocelyn Létourneau -, mais l'intérêt de leur film est d'abord dans la mise en parallèle de trois démarches. Le genre d'exercice qui plaît à Bernard Landry. "Ce sont trois démarches présentant des convergences et des différences, évidemment. En Catalogne, par exemple, je crois qu'il n'y a plus que 50 % de la population qui soit d'origine catalane. Ça nous donne une circonstance bien différente. En Écosse, la différence est moindre sur ce plan. Il faut dire que ce pays est moins ouvert que bien d'autres en matière d'immigration. Or la convergence est majeure: ces trois groupes humains constituent, indiscutablement, des nations", soutient l'ancien premier ministre. Nations qui ne figurent cependant pas, tel que le rappelle le film de Boire et Roy, parmi les 111 pays qui ont, depuis 50 ans, proclamé leur indépendance. "Ces trois-là sont pour moi, renchérit Landry, une drôle d'illustration du fait que toutes les nations qui peuvent être libres le sont déjà... sauf trois ou quatre. Quand je dis "qui peuvent être libres", j'exclus par exemple des nations amérindiennes au Québec, reconnues par l'Assemblée nationale, qui comptent 6000 membres. Évidemment, il n'est pas question pour elles d'être aux Nations Unies et d'avoir un véritable statut national." Une autre idée exprimée par plusieurs, dans Questions nationales, est celle de la complémentarité des mouvements. Idée chère à Landry. "Je m'étonne toujours de cet argument: "Les autres s'unissent; vous, vous voulez vous séparer." Voyons donc... Est-ce que tous les pays membres de l'Union européenne sont membres des Nations Unies? Réponse: oui. Est-ce qu'ils contrôlent leurs impôts et leurs taxes? Réponse: oui. Allez dire à Nicolas Sarkozy que la France pourrait n'être qu'une province de l'Europe, il vous répondrait sans doute: "Casse-toi, pauvre con!"" FACTEURS D'EMPÊCHEMENT "Un des grands mystères de ma vie, dit Bernard Landry dans une scène de Questions nationales, c'est que ce ne soit pas encore fait." Phrase qui ouvre une liste de facteurs d'empêchement, chaque intervenant essayant tant bien que mal de mettre le doigt sur le bobo. Quant au temps qu'il a fallu pour que l'idée s'enracine, Landry y va, par exemple, d'une explication assez prosaïque: "Pour mes grands-parents, les Canayens, avec un y comme on le prononçait dans le temps, c'était eux-mêmes! L'idée de sortir du Canada n'avait aucun sens. On chantait d'ailleurs à l'époque On est Canayens ou ben on l'est pas, une chanson que Trudeau a osé reprendre à un certain moment dans son argumentaire fédéraliste. La génération de mon grand-père avait le coeur au Canada, elle a cru au rêve messianique, cru que le Canada, c'était eux, qu'ils en auraient le contrôle et que le français serait partout. Ils ont été cruellement trompés et déçus. À l'extérieur du Québec, d'ailleurs, le français recule sans cesse." Sans désespérer, l'homme politique prône la lucidité. "La résilience acadienne est la plus convaincante, elle est impeccable, mais même eux ont des problèmes... On dit qu'ils sont assimilés à 10 % par génération. Dans l'Ouest, c'est 25 %, et jusqu'à 50 % dans certains cas. Ça va vite, vous savez." Bernard Landry, dont on connaît la passion pour l'histoire et ses repères, enchaîne avec la nécessité de cultiver la mémoire. "C'est l'histoire qui donne à ce projet-là ses perspectives fondamentales. Extraire la discussion d'un cadre historique, c'est se couper de ce qui lui donne sa légitimité. J'ajoute que je connais très peu d'historiens qui ne soient pas indépendantistes." CLIMAT FAVORABLE À ceux, nombreux, qui disent ne plus s'intéresser à la question, jugeant qu'elle appartient au passé bien plus qu'à l'avenir, Bernard Landry répond: "Il y a une dimension contemporaine au projet, qui n'existait pas du temps de René Lévesque. La mondialisation, qui a progressé de manière inéluctable et irréversible, rend l'indépendance plus nécessaire qu'avant. Pour une raison bien simple: le concert des nations fait que de plus en plus, les décisions sont prises à l'échelle internationale. Ce qui veut dire que si on ne fait pas l'indépendance, le Québec va reculer. Si on ne prend plus certaines décisions ni à Québec ni à Ottawa, mais dans des forums internationaux où Ottawa va nous représenter, il est clair que nous ne serons pas entendus." Parmi les champs dans lesquels peut se renouveler la proposition de souveraineté, l'écologie. "La question de l'environnement est éclairante de ce point de vue-là. Le Canada, pays des sables bitumineux, du charbon, du gaz, va parler pour nous à Kyoto, alors que nous, les premiers de la classe, nous ne serons pas présents", s'inquiète-t-il, avant de vanter l'étendue des réponses québécoises à la crise climatique, l'éolien entre autres. Or, il a beau dire que nous sommes extrêmement bien placés, sur tous les plans, Landry comme ses amis catalans ou écossais doivent composer avec des chiffres pas toujours réjouissants. "Oh, les chiffres bougent plus qu'on ne le croit, assure-t-il. Le dernier sondage que moi j'ai reçu comme chef du PQ, donc en 2007, donnait à la souveraineté un appui de 54 %. Oui il y a des dents de scie, oui il y a des conjonctures - ce 54 % était en plein durant le scandale des commandites -, mais souvenons-nous également qu'à dix mois du référendum de 1995, nous étions à 40 %... Si on a entre 45 et 50 aujourd'hui, avec tout le brassage d'idées d'une campagne référendaire, on finit à 60!" On l'aura compris, les difficultés rencontrées n'ont pas entamé son légendaire enthousiasme. Après tout, non uno die Roma ædificata est... Le 31 août et le 2 septembre Au Festival des films du monde www.ffm-montreal.org
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QUESTIONS NATIONALES
Jean-Pierre Roy et Roger Boire nous proposent de faire ce que nous faisons rarement: lier la lutte indépendantiste d'ici à ce que l'on peut observer ailleurs dans le monde. Présenté en première au Festival des films du monde, le 31 août, leur film Questions nationales approfondit les désaccords politiques indissociables de la vie politique d'ici, mais également ce qui divise l'opinion en Écosse, où le SNP (Parti national écossais), élu en 2007, entend tenir un référendum sur l'indépendance nationale en 2010, et en Catalogne, où existe un fort mouvement de défense de la culture et de la langue catalanes.Sous les latitudes écossaises, on expliquera la délicate problématique du pétrole écossais, qui depuis les années 70 enrichit Londres, et de l'organisation d'un mouvement nationaliste qui compte parmi ses figures de proue un certain Sean Connery. Sur le front de la lutte catalane, que résume à l'écran le coloré Jordi Pujol, président de la Catalogne de 1980 à 2003, on montrera le chemin parcouru depuis l'ère franquiste, alors qu'il était strictement interdit de parler catalan en public, jusqu'à la situation actuelle, cette riche province jouissant d'une relative autonomie mais ayant de grandes difficultés à obtenir davantage dans une Espagne sourde aux visées nationalistes en son sein. À l'heure où le mouvement souverainiste québécois peine à reprendre son élan, certains trouveront à tout le moins dans ce Questions nationales la réconfortante impression de ne pas prêcher seuls dans le désert.
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03 sept. 2009, 14:49
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Je suis allé voir Questions Nationales, de messieurs Roger Boire et Jean- Pierre Roy. La belle trouvaille de ces deux cinéastes, c'est d'avoir mis en parallèle avec le Québec ,deux autres pays, la Catalogne et l'Écosse, qui hésitent à faire la souveraineté. J'ai écrit hésitent, parce que les trois peuples semblent vouloir aller dans la même direction, malgré leurs NON ponctuels, et se rapprocher inexorablement de leur émancipation. Ici, le NON de 95 fut pas mal moins NON que celui de 80. Ainsi, nos politiciens et chroniqueurs fédéralistes s'en apercevraient s'ils étaient moins myopes. Quand les Québécois causent politique, n'écoutez pas ce qu'ils disent, regardez d'abord où s'en vont leurs pieds...
Le politologue Louis Balthazar croit plutôt que les hésitations des Québécois à faire la souveraineté découlent de la relative prospérité de notre peuple et des fruits produits par la Révolution Tranquille. Sans doute, mais c'est aussi ce qui a permis au mouvement souverainiste de bien asseoir chez les Québécois leur désir d'émancipation.
Ce que ce documentaire met surtout en lumière, et qui m'apparaît tout à fait remarquable, c'est cette idée que le Québec aurait peut-être intérêt à faire des alliances politiques stratégiques avec les politiciens écossais et catalans. Une coalition qui permettrait de mettre en commun, d'échanger entre chacun des partenaires ce qui fait défaut chez les autres . Cette coalition, par ailleurs, elle me semble d'ores et déjà inévitable, ici, entre les politiciens souverainistes qui sont dans d'autres partis politiques que le PQ. Le PQ, il faut le dire une bonne fois, et c'est la grande révélation de ce documentaire, à mon avis, le PQ donc, ne fera pas seul la souveraineté du Québec, et il risque d'en être totalement exclu s'il s'enferme plus longtemps dans ses certitudes à cet égard.
Une autre donne dans ce documentaire fait éclater en mille miettes un mensonge paralysant colporté depuis longtemps, autant chez les fédéra;listes que les indépendantistes, à savoir que dans notre quête, nous sommes seuls. Désormais, nous savons que ce n'est pas vrai. Une excuse de moins au service de notre hésitation...
Aussi, l'humour et la patience éclairée de Jordi Pujol nous font du bien et nous éloignent des sottises proférées par certains personnages présents dans ce documentaire. Ne reculant devant aucune idée gigantesque, le politologue Guy Laforest vient nous faire accroire que l'hostilité des anglo-canadiens à notre égard se rapproche de celle des Serbo-Croates!!! Ben mon vieux!!! Le seul Serbo-Croate qui ait sévi en politique canadienne contre le Québec, depuis 40ans,si je ne m'abuse, il était Québécois et il se nommait Pierre Elliott Trudeau, avec ses Mesures de Guerre...
Et il faut être dépositaire d'une arrogance à toute épreuve chez Stéphane Dion,pour venir nous dire en pleine face, dans le film,que la prochaine fois, il faudra au OUI un mandat très clair pour négocier.Un mandat clair??? Avec 50.4% de NON, 10% de moins qu'en 80, je trouve que la lumière commence à s'éteindre sérieusement dans la logique de monsieur Dion. Parizeau aurait du aller négocier avec Ottawa, en 95, au lieu de dire ses conneries sur l'argent et le vote ethnique...
Mais alors c'est quoi qui nous empêche de dire OUI?? Plus on avançait dans ce documentaire, plus la réponse, discrète, se faisait entendre chez tous les acteurs québécois, catalans, écossais. La peur de la souveraineté? Pas du tout. Je dirais plutôt la trouille devant la prochaine fois, chez des gens qui savent qu'ils devront sauter, une bonne fois, qui savent qu'ils vont sauter. C'est moins la souveraineté qui fait peur, bien plus le saut...
Devant ce qui s'en vient, pas de demi-mesure possible. Ma grande tristesse, en sortant du cinéma, c'est face au PQ. La gouvernance à la pièce de madame Marois, ce ne marchera pas. Elle me fait penser à l'image terrible qui coiffe la critique de Tristan Malavoy Racine. Landry devant les lettres éparpillées du mot nation, ça fait dispersé, disloqué, dépecé. Non merci...
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30 août 2009, 08:09
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Ce film, Questions nationales, devrait afficher la mise en garde "Pour adultes avertis"... Parce qu'il faut vraiment bien saisir des tas de subtilités quant aux véritables enjeux. Ainsi, la souveraineté n'est pas une fin en soi, mais plutôt une manière d'être, un état. Lorsqu'elle permet de mieux réaliser des projets de société viables, en accord avec les aspirations réelles et vérifiables de la population, celle-ci s'avère alors souhaitable et préférable à toute autre forme de constitution politique.
Or, le point capital ici se résume aux quelques mots ci-dessus: "mieux réaliser des projets de société".
Un Québec indépendant, par exemple, serait-il davantage en mesure - par le biais d'une accession à la souveraineté - de mieux tirer son épingle du jeu à l'heure de la Grande Mondialisation? Le chemin menant à une éventuelle souveraineté est-il celui qu'il nous faut obligatoirement privilégier? Et si notre salut collectif s'avérait bien davantage favorisé par un itinéraire tout autre, par l'emprunt d'un chemin comportant, tout compte fait, beaucoup moins d'embûches et plus sûrement garant de ce qui nous tient fondamentalement à coeur, tel que la préservation et même le rayonnement accru de notre langue française et de nos valeurs culturelles propres?
Pour l'avoir si souvent exprimé, je me contenterai ici de dire que le morcellement du Canada nous jetterait probablement assez tôt, presque pieds et poings liés, dans la cage à homards de l'Oncle Sam. Pas seulement le Québec mais toutes les autres parties du Canada, également. Nous deviendrions rapidement partie intégrante, et bien malgré nous, du grand rêve américain d'hégémonie territoriale nord-américaine. Et, dans ces conditions d'assimilation forcée, la langue française ainsi que la culture québécoise en baveraient vite...
L'autre voie qui s'offre à nous, l'alternative à celle de la souveraineté, en est une où nous avons régulièrement tâté la consistance du revêtement, sans jamais franchement nous décider à l'emprunter, toujours là à hésiter, à faire du sur place, à reculer puis à revenir. Un déchirement qui ne nous sert aucunement. Pourtant, il nous serait possiblement autrement plus facile de prendre le contrôle du pays a mari usque ad mare qu'il nous serait facile de nous en séparer, sans fortement risquer d'y perdre toutes nos billes!
Le Canada est un très grand pays, regorgeant de ressources des plus diverses, et il nous serait certainement beaucoup plus profitable, à nous tous Québécois et autres Canadiens, d'y consolider notre présence, plutôt que de risquer de finalement devenir une prochaine grosse prise (en pièces détachées, et donc plus facilement digérables...) de notre voisin rapace au sud de notre frontière.
Cessons donc de nous chamailler, et travaillons enfin ensemble. Il y va de nos meilleurs intérêts, du moins il me semble...
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29 août 2009, 00:41
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"Un des grands mystères de ma vie, dit Bernard Landry dans une scène de Questions nationales, c'est que ce ne soit pas encore arrivé." Mystère ? Se pourrait-il qu'un certain Rest Of Canada et un certain French Power Corporation aient eu les moyens persuasifs et subtils de faire comprendre aux "provinciaux" qu'un Québec à côté des USA agrandis d'un ROC soit en position fâcheuse ! Le vrai trouble identitaire est celui du ROC depuis toujours et non pas celui du Québec comme plusieurs pseudo-analystes ont tenté de nous le faire croire récemment lors d'une "crise des accommodements raisonnables" ! Le Québec est au centre géographique et historique du Canada. Ce n'est pas impossible que les "provinciaux" aient mieux compris (en 1980 et 1995) et continuent de bien comprendre une certaine "protection" offerte par un certain Canada à côté de la superpuissance américaine qui nous "colonise" depuis plusieurs décennies !
Le mystère qu'évoque M. Landry s'éluciderait pourtant un peu si on se donnait parfois la peine de bien (re)lire un certain intellectuel fait premier ministre ... du nom de Pierre E. Trudeau que cite justement M. Landry ! " Aujourd'hui on ne peut ni ne veut vraiment faire l'indépendance du Québec : alors on parle de "statut particulier". On aura le mot à défaut de la chose. " disait-il en 1967 dans son avant-propos de "Le fédéralisme et la société canadienne-française" peu de temps avant qu'il ne devienne "le plus grand Premier Ministre du Canada" ... " On ne peut ni ne veut vraiment faire l'indépendance du Québec " disait-il en 1967. En 2006, une certain économiste du nom de Jean Charest disait en France à propos de la souverainté du Québec : « Oui, nous avons les moyens. Personne ne remet en question la capacité
du Québec financièrement [...] sauf que la vraie question est la
suivante: qu'est-ce qui est dans notre intérêt, à nous? » À bien méditer JD PS À faire acheminer à qui de droit et au besoin.
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