Gregory Charles
L'amant
ARTICLE -
6 décembre 2007
Frédérick Plamondon
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"Le groove, c'est l'incarnation physique de la musique. Je ne veux pas du tout avoir l'air indécent, là, mais c'est un rythme de baise. Mon album s'inspire beaucoup de ça, c'est un album pornographique."
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Viril et intime, Loin de la lumière intronise Gregory Charles au temple de la renommée des crooners québécois. À l'aube de la quarantaine, le chanteur semble être au sommet de sa forme et de son art.
Il y a de ces gens qui font partie du paysage culturel depuis tellement longtemps qu'ils donnent l'impression de ne pas changer. On aurait cru que c'était le cas de Gregory Charles: toujours souriant, accueillant et de bon goût, un peu taquin, un peu amusé et avec l'éclat de l'innocence. L'artiste qu'on croyait intemporel a bien mûri. Le chanteur nous avoue qu'il faut avoir le goût du risque pour produire un spectacle pendant tout le mois de décembre: "C'est peut-être ambitieux de faire autant de spectacles à Québec, mais j'avais envie de passer un mois avec mes musiciens à avoir du plaisir, dans une salle que j'aime. Le Capitole c'est juste la bonne grandeur pour que tout le monde soit à l'aise. C'est intime."La proximité qu'il entretient avec son public est à l'image de celle qu'il a avec son orchestre, dont il est très fier. "Mes musiciens sont tellement extraordinaires qu'à chaque soir c'est comme peindre un nouveau tableau. À Paris on a fait une version flamenco de La Bohème, c'était magique! Ça va avoir l'air prétentieux ce que je vais dire là, mais mes camarades et moi, quand on écoute de la musique, on voit le code en arrière des morceaux et on peut jouer avec autant qu'on veut." Assuré et confiant, Gregory Charles préfère de loin les dangers de la spontanéité et les risques de l'improvisation aux spectacles réglés au quart de tour et qui ne laissent pas de place pour la surprise et l'inattendu. Tant par respect pour ses musiciens que par amour pour la musique, il se refuse à produire le même spectacle un mois durant. "On n'a pas de répertoire fixe. On improvise tout, on transforme le déroulement du show selon notre humeur. On va faire plus d'une vingtaine de spectacles; tu ne peux pas demander à des musiciens de ce calibre-là, dont Paul Brochu à la batterie, de jouer toujours la même chose pendant 25 représentations en ligne!" Hédoniste, l'affection qu'il porte à la musique est très concrète: "C'est une langue que je parle couramment et que je peux traduire facilement. C'est elle qui me révèle le mieux. Dans Loin de la lumière, je raconte mes propres angoisses et le soul est ce qui rend le mieux mes préoccupations du moment: la capacité de vivre à deux, d'être honnête et ouvert à l'autre. J'ai été un bon performeur, mais pas un très bon amant, et c'est ce que j'explore dans l'album." Son premier projet francophone, très personnel et complètement exempt de censure, est transi d'impressions de révérence et de sacré auxquelles se joint une ambiance feutrée empreinte de volupté. "Le groove, c'est l'incarnation physique de la musique. C'est la façon de passer de son côté intellectuel à son côté plus charnu et sensuel. Je ne veux pas du tout avoir l'air indécent, là, mais c'est un rythme de baise. Mon album s'inspire beaucoup de ça, c'est un album pornographique." Jusqu'au 31 décembre Au Théâtre Capitole Voir calendrier Rock/Pop À écouter si vous aimez / Tom Jones, Jean-Pierre Ferland, Richard Cheese
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26 déc. 2007, 06:33
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En effet, Gregory Charles est un véritable amant. Il aime tellement son public qu'il passe la Saint-Valentin 2006 avec son public ainsi que la soirée de Noel 2007.
Je suis certaine que cet homme se diviserait en millier s'il pouvait le faire. Je pense que Gregory Charles est incapable de semer la souffrance sur son passage.
Plus je le découvre, plus je m'attache à sa personne.
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19 déc. 2007, 04:35
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S'il nous fallait une preuve supplémentaire pour réaliser à quel point la musique et Gregory Charles ne font qu'un, nous l'avons eu avec son spectacle, Loin de la lumière, spectacle pourtant des plus coloré, tant par le soutien spectaculaire des éclairages que par les propos et les performances de cet artiste aux multiples talents. Cet amour qu'il a pour la musique et ses dons pour l'interpréter le rendent en effet capable de transformer n'importe quelle chanson, fut-elle d'une facture simplette, en quelque chose d'autre et d'original, revampée par la créativité musicale de l'artiste.
De cette facilité qu'il possède de tout interpréter et de le recréer, il nous en donné 21 exemples en improvisant à partir des demandes spéciales que des spectateurs lui avaient faites sur de petits billets, lesquels furent déposés dans un contenant dont il retirait sur scène et au hasard les gagnants. J'ai rarement vu des artistes capables de se mettre dans une telle situation, car il lui fallait être capable de se souvenir à la fois des paroles et des notes de ces demandes pigées au hasard. Mais cette performance, il ne devait pas être le seul capable de l'exécuter. C'est ainsi que ses musiciens et ses choristes furent capables d'attaquer ensemble et au quart de tour des chansons pour lesquelles l'artiste ne leur avait donné que quelques indications sommaires. Je n'ai malheureusement pas retenu le nom de tous ces prodigieux musiciens et de ces choristes. J'ai pourtant retenu les noms de Kim Richardson et d'Élisabeth Blouin Bratwate qui font aussi la fortune de Belle et Bum avec leur talent d'interprète.
Voilà donc en somme un spectacle hors du commun.
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09 déc. 2007, 22:46
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Gregory Charles animait un concert de Noël à l’Église St-Jean Baptiste ce dimanche. En compagnie du Collège vocal de Laval et de plusieurs musiciens, dont un organiste, il entonne un répertoire de chants de Noël qui nous sont familiers. Une partie de l’assistance, en voix, s’est jointe au choeur pour l’Oratorio de Camil St-Saens et est demeurée avec eux jusqu’à la fin du spectacle.
À l’exception du jubé qui était fermé, il y avait foule pour entendre le chanteur et ses accompagnateurs. Produit par Radio-Canada, qui distribuait les laissez-passer, le concert sera rediffusé sur les ondes des deux chaines musicales, les 24 et 25 décembre prochains. Un moment agréable, qui anticipe l’ambiance des fêtes à venir et qui a su ravir son auditoire, en considérant l’ovation et les applaudissements tout au long de la prestation.
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